‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 64 sur 213 · PHOTOGRAPHIE DE LA PAROLE I · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE DE LA PAROLE I

dée sur le côté et une tige de support rendent très faciles l'emploi et le réglage de l'appareil (fig. 64).

L'avantage spécial que présente l'oreille inscriptrice, c'est celui d'être toujours et par tous les temps prête à fonctionner, de donner des tracés d'une netteté parfaite et de ne perdre aucune vibration. Non seulement elle sert à recueillir l'air sonore au sortir de la bouche, mais elle est également sensible à celui qui prend son issue par le nez. De plus, appliquée sur le lar}'nx, elle en reproduit les vibrations.

Photographie directe de la parole. — Les divers procédés d'inscription de la parole que nous venons d'énumérer reposent tous sur ce principe, que les membranes reproduisent les vibrations du son excitateur. M. Raps a tenté d'atteindre les vibrations elles-mêmes, et il a été assez heureux pour y réussir. On sait que les physiciens se sont rendus maîtres des faisceaux lumineux, à tel point qu'ils peuvent les diviser, les diriger selon leurs besoins, produire des différences de phases et les amener ainsi à l'interférence S enfin, après les avoir réunis, en recueillir l'image. Quand les faisceaux interférents ont traversé, avant leur réunion, des courbes d'air tranquilles, les images sont constituées par des bandes parallèles alternativement sombres et claires. Mais, si l'on introduit entre les deux faisceaux une différence de marche périodique, en conduisant l'un dans un milieu calme, l'autre dans un milieu animé d'un mouvement vibratoire, les bandes oscillent et forment des courbes sinusoïdales parallèles, qui révèlent le caractère des vibrations de Tair.

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