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PHOTCXÎRAPHIE DE LA PAROLE I

dans lequel les voyelles sont chantées, provoquant des condensations et des dilatations dans l'air libre, tandis que l'air demeure tranquille dans le tube. Les deux faisceaux se réunissent au sortir de S^, après avoir été amenés à l'interférence, et sont projetés, à l'aide d'un objectif de Voigtlander, r, dans le champ d'une fente, /, large de i à 2 *"" et haute de 2 '". Une lentille :( augmente l'intensité lumineuse, et un diaphragme b^ empêche l'entrée des réflexions secondaires. La fente est perpendiculaire à la direction des franges; elle est fermée par un obturateur automatique électrique m. Derrière, est placé un tambour, T, revêtu de papier sensible, qui se déroule perpendiculairement à la fente. La mise au point se fait sur un verre dépoli que l'on substitue au tambour.

Pour obtenir la figure des voyelles, il est nécessaire de les chanter d'une voix forte. Encore n'a-t-on pu avoir d'images nettes que pour a, a, ou (u) ; les voyelles e, /, u (u) sont restées indistinctes.

Avant de s'arrêter au dispositif que je viens de décrire, M. Raps avait tenté de recueillir les vibrations de la voix dans des cavités dont il variait la forme et la dimension; mais il y renonça bientôt pour se débarrasser des résonances étrangères, dont l'influence est considérable *. Je donne, comme spécimen, la voyelle ou (u) chantée sur ré^.

I. Wieâcmanns Annalen der Physik und Chemie (année 1893), nouvelle série, t. L, p. 193 et suiv. : compte rendu dans \t Journal de physique y année 1894, p. 13 9- 141.

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