‹ Principes de physiologie comparéeChapitre 6 sur 141 · IL. “aie · texte numérisé non relu

IL. “aie

terre, ainsi peuplée , tout est arrangé pour la vie : la lumière et la chaleur vivifient les corps organisés ; l'air lui-même, qui forme à la terre une enveloppe de plusieurs lieues d'épaisseur, entre dans la composition de ces corps par des échanges côntinuels et toujours compensés. Enfin l’eau, qui pénètre le sol ou qui se vaporise dans l'atmosphère , l’eau, qui passe incessamment de la mer aux nuages et des nuages à la mer , est un autre élément nécessaire à la vie.

Tous les êtres vivans, quelque diversifiés qu'ils soient, ont des caractères communs : tous naissent de corps semblables à eux, et s’accroissent, aux dépens de molécules étrangères qu'ils assimilent à leur propre substance ; tous sont formés de diverses parties qu’on nomme organes, ce qui les fait eux-mêmes nommer corps organisés; ces organes réunis forment pour chaque être vivant un tout ensemble, un tout concordant et d’une parfaite unité pour les formes, pour les phénomènes et pour la durée ; et comme un seul de ces organes ne saurait être distrait des autres sans nuire à l’ensemble de l'être, à cause de cela chaque corps vivant s'appelle individu. Tous ont une chaleur propre, différente, et jusqu’à un certain degré indépendante des corps environnans ; tous résistent aux lois d’affinité des corps bruts, et les composés qu'ils forment sont dus à d’autres lois que celles par qui s’opèrent les mixtes de la chimie; tous absorbent quelque chose du dehors et le transforment, et tous exhalent quelques principes nés de la vie; tous se reproduisent par des actes semblables aux actes qui les ont eux-mêmes produits ; tous durent un temps variable pour chaque être, mais à-peu-près le même

CHAP. I. IDÉE DES CORPS VIVANS. s:

pour tous les êtres de la même espèce restés à l’état sauvage ou de nature : après cette durée active et : individuelle tous cessent d'exister, et enfin leurs corps se dissipent en leurs plus simples élémens y selon les lois de la chimie universelle.

Ainsi chaque être vivant forme un petit monde par son ensemble , par sonsunité ; mais ce petit monde ne peut subsister isolé du grand. Il y a toujours pour la vie liaison et mutuelle dépendance d'organes , toujours concours et concordance d'actions ; il ÿ a pour chaque être vivant, commerce de chaque partie avec le tout , et du tout avec l’univers. |

Si donc on veut distinguer un corps actuellement Wrant-d'enpe un autre Corps organisé , mais sans”. ; on n’a qu’à s'assurer s’il à commerce ave- . ‘1 ” toure, ou si, au contraire, ilne ““"°1V© plau enpuik rapport avec l'univers, &: "’* vens distinguer un corps: organisé qui.a ces 2 Vivre , d'avec un corps brut et inorganisé -“ Da qu'à voir si les différentes parties de -< Corps sont unies autrement que par l'attraction moléculaire, et si la libre action des élémens finit bientôt par le putréfier ou le consumer.

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