DE LA SECONDE ÉDITION
Ce D'est pas employer les mots dans leur sens exact que d'appeler seconde édition une publication où la partie nouvelle dépasse de beaucoup l'importance de l'ancienne^ comme c'est le cas pour ce volume, et comme ce sera le cas pour celui qui le suivra. Des cinq parties réunies ici sous le même titre, les deux qui avaient paru d'abord comptent 217 pages, tandis que les trois autres, qui paraissent maintenant pour la première fois, en comptent 425.
Néanmoins, on ne doit pas perdre de vue que quelquesunes des idées maîtresses contenues dans cet ouvrage ont été exprimées il y a plusieurs années. Quand, en 1855, la première édition des Principes de psychologie fut publiée, elle rencontra de la part du public un accueil presque universellement défavorable. La doctrine de l'évolution, presque partout impliquée dans l'ouvrage, était alors couverte de ridicule dans le monde entier, et vue de mauvais œil même dans le monde scientifique. Naturellement donc cet ouvrage, passé sous silence ou signalé avec peu de respect dans les revues, eut peine à obtenir quelque attention, et son contenu resta ignoré, si ce n'est d'un petit nombre de lecteurs choisis. Le grand changement d'attitude qui se produit vis-à-vis de la doctrine de l'évolution eTi ^fewfewX,
XIV PRÉFACE DR LA SKCONDK lî:DlT10N.
depuis ces dix dernières années^ a fait paraître moins inacceptable la doctrine de révolution mentale ; et un résultat de ce changement a été que les maîtresses conceptions énoncées dans la première édition ont récemment obtenu un cours très-étendu. En France, le traité de M. Taine De r intelligence en a fait connaître quelques-unes^ et la lucide exposition de M. Ribot, dans sa Psychologie anglaise contemporaine^ les a présentées toutes sous une forme systématique. En Angleterre, elles se sont glissées par différentes voies. Je puis citer plus spécialement la Physiologie et pathologie de Vesprit^ par le D' Maudsley, dont la première partie est pleine de ces idées. Comme beaucoup de ceux qui liront cette seconde édition des Principes de psychologie n'ont jamais connu la première, et ne peuvent maintenant s'y reporter facilement ; et comme, dans les IIP et IV* parties, ils rencontreront des idées qui leur ont déjà été rendues, par les circonstances que je viens d'indiquer, plus ou moins familières, il est néces«dre que j'expose ces faits, pour prévenir toute méprise.
La partie V*, qui forme ce volume, est celle à laquelle je fais allusion dans le paragraphe final de la préface de hi première édition, et qui a été omise pour les raisons exposées en cet endroit. En remplissant maintenant la demipromesse fait^ alors de l'ajouter enfin au reste, j'ai la satisfaction de sentir que, pendant les quinze ans qui se sont écoulés depuis lors, Thypothèse que j y énonçais a pris le plus haut développement.
1^8 livraisons successives du Système de philosophie qui composent ce volume, ont été remises aux souscripteurs aux dates suivantes: n* ?0 (p. 1 à 82\ juin 1868; — n* 21 (p. 83 à 170), octobre ; - n' ^2 (p. 17-2 à ^2(«\ juillet 1869; — n* 'i'A .p. i?63 ù 3r)0), décembre; — n» -^i 'p. 351 à 443), janvier 1870; — n* 95 (p. ii'i à WM\\
M» 1870; — n' 20 -p. Kf? jusqu'à la fin\ décembre 1870.
^^ntërds viennent en partie de Tétut de ma santé, qui