p. Monsabrc, La Pn''lication, j). i
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sacrifices, d'un inonde meilleur, d'espérances immortelles? Et quel est le point du globe où ne s'élève de temps à autre cette voix fortifiante et consolatrice de la chaire chrétienne?
a Son texte est toujours le même, et l'on ne peut en imaginer de plus sublime. Il s'agit toujours, dans ses discours, de Dieu, de l'homme, du monde, du bien et du mal, des misères de notre nature, de la grandeur de notre destinée et de la miséricorde mystérieuse qui peut seule combler l'intervalle. Ce thème universel et éternel est si grand qu'il élève le plus humble esprit et la plus faible parole *. »
Aussi M. Brunetière a-t-il eu raison de dire : « Le plus grand orateur chrétien n'est pas celui que la nature a le mieux doué pour l'éloquence, mais celui qui a eu de sa religion, de sa force et de la diversité des moyens qu'elle possède pour agir sur l'homme, la plus profonde intelligence -. »
2. L'orateur de la chaire doit posséder la science sacrée. C'est la vérité qu'il est chargé de répandre. Il la trouvera d'abord dans l'Écriture Sainte, « divinement inspirée, dit saint PauP, pour l'enseignement de l'humanité « ; puis dans la Tradition conservée par les Pères et les Docteurs de l'Église, et dans la Théologie. Ce sont là les sources proprement dites de la prédication.