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LES PARTIES DU DISCOURS

Toute composition littéraire comprend essentiellement trois parties : un début ou entrée en matière, le développement ou le corps du sujet, la conclusion. Ces trois parties se retrouvent dans le discours.

Les moyens de produire la persuasion constituent la partie fondamentale, le développement ou corps du discours. Mais, avant de développer les preuves gui amènent la persuasion, il est nécessaire de poser la question que l'on veut résoudre, et, la cjuestion résolue, il faut en tirer une conclusion. Poser la question, la résoudre, conclure, voilà les trois parties, essentielles de tout discours.

Les rhéteurs appellent ces trois parties : la proposition, la confirmation et la péroraison.

Mais le discours renferme souvent trois autres parties, que les rhéteurs nomment l'exorde, la narration et la réfutation.

h'exorde est une entrée en matière, destinée à préparer Tauditeur ; il se termine par la position de la question, que nous avons nomvtiée proposition.

La narration intervient dans le discours quand

des faits doivent être apportés à Tappvn de la preuve.

La réfutation a pour but de détruire les raisons contraires à celles que donne l'orateur.

Quoique les six parties ne se rencontrent pas dans tous les discours, nous les étudierons successivement . mais nous rattacherons à la confirmation, la narration et la réfutation qui, le plus souvent, n'en sont que le complément.

§ 1*'". L^EXOnDE.

1. Rôle de l'exorde. — L'exorde est le début du discours; c'est une entrée en matière, une sorte d'avenue qui mène à l'édifice, selon l'image de Quintilien.

Il sert à préparer les auditeurs et à se concilier leur attention et leur bienveillance.

■ 11 importe que la première impression de l'auditeur soit favorable à l'orateur, pour qu'il l'écoute ensuite avec plaisir. Il importe également que tout d'abord l'auditeur sente l'intérêt du sujet qui va être traité, afin qu'il y donne toute son attention.

Cependant, il est des circonstances où l'orateur n'a besoin de se concilier ni cette bienveillance, ni cette attention; l'auditeur est au courant de la question, toute entrée en matière risc[uerait d'être superflue, l'exorde alors n'est pas nécessaire.

Dans ce cas, l'orateur se contente de la proposition. Mais ce cas est rare.

(Jl l'I'.INCIl'ES DE lillÉTOItlQUr:.

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