‹ Principes de statistique théorique et appliquée:Chapitre 68 sur 188 · Hommes, Femmes. Hommes. Femmes · texte numérisé non relu

Hommes, Femmes. Hommes. Femmes

16. Cél. mar. veufs Cél. mar. veuves Cél. mar. veufs Cél. mar. veuves div. div. div. div.

■ J La présentation par tableau à double entrée, comme

19-30 » / l'exemple ci-contre, équivaut à multiplier le nombre

30-50 » \ des colonnes : le résultat est le même que si chaque

50-60 » l colonne était partagée en cinq subdivisions, ce qui

60 et plus. J ferai1 5 x 16 ou 80 colonnes.

E) Une autre question, fort intéressante, est colle-ci : quelles sont les données qui devraient être publiées isolément ? Fautil, dans la statistique d'un pays, descendre jusqu'à l'unité géographique la plus faible, la commune, ou peut-on s'arrêter en deçà ? C'est un problème qui se pose à tout instant et qui a soulevé de vives controverses. Nous pensons que sa solution n'a rien d'impossible. En principe, il faut descendre dans les plus petits détails, parce qu'en dehors do ce qui est publié, le chercheur ne peut pas disposer du matériel rassemblé par le statisticien. Mais, il ne faut pas que ce souci aille jusqu'à la minutie. On peut, on doit adopter

des régies dont l'effet est de réduire la longueur, partant le coût et la durée des publications. Ainsi, pour le recensement industriel belge de 1910, nous avions pris pour règle de ne citer que des communes où, dans l'industrie considérée, dix personnes au moins travaillaient (patrons et ouvriers réunis). Les communes non citées étaient réunies sous la dénomination « autres communes ». Ce simple principe d'élimination, qui n'enlève rien de leur valeur aux données statistiques, a eu pour effet d'alléger la publication de plusieurs milliers de lignes dénuées d'intérêt.

183. La forme matérielle de la présentation peut aussi faire l'objet de quelques remarques.

A) Le format de la publication doit être l'objet d'une sérieuse attention. Les formats trop petits ne se prêtent pas à l'impression de tableaux statistiques, à moins d'employer des caractères microscopiques, fatigants pour tout le monde, illisibles pour quelques-uns. On adopte généralement l'in-8° pour les « Annuaires », qui publient surtout des tableaux résumés, et on réserve l'in-4° aux grandes publications statistiques. Les formats plus grands se placent difficilement dans les bibliothèques : sauf des cas spéciaux, comme lorsqu'il s'agit de collections commencées depuis longtemps, les grands formats, comme les in-folio, ne sont pas à recommander.

B) Un tableau statistique peut être imprimé sur deux pages à condition que le repérage des lignes soit très exact, mais jamais sur quatre. Pour pouvoir consulter utilement une statistique, il faut que l'on ait sous les yeux, à la fois, toutes les données du tableau.

C) Le papier employé doit être mince et résistant. Il ne faut pas viser à l'effet en grossissant les volumes; il faut songer que les publications volumineuses font l'effroi des bibliothécaires.

D) Un tableau statistique doit être rempli, c'est-à-dire

i.a Présentation des résultats statistiques

que toutes ses colonnes doivent être fournies de chiffres. S'il en est autrement, revoyez attentivement votre classification de base et vos en-têtes de colonnes : il y a quelque part des divisions plus minutieuses qu'il ne conviendrait.

E) Lorsque la page est couverte de chiffres, on obtient un bon résultat pour la clarté en laissant une ligne de blanc de cinq en cinq, ou de dix en dix lignes. Lorsque les résultats sont présentés par années, on peut introduire cette ligne de blanc après chaque décade.

Dans un but identique, on peut numéroter les données et répéter ces indications à droite et à gauche du cadre. Le nom des localités ou les chiffres des années peuvent aussi faire l'objet d'une double inscription — à gauche et à droite.

F) Les totaux dans les publications anciennes sont généralement placés à la fin des colonnes et le total général qui résume les totaux partiels des colonnes se trouve à droite. Partant de cette idée que le total est le chiffre qu'on cherche en premier lieu, les statisticiens anglais et américains ont pris pour règle de placer la colonne des totaux à gauche, et même de faire précéder les chiffres de détail, du total général pour le Royaume. L'innovation peut avoir du bon, mais il ne peut être question de condamner le procédé ancien.

Si les données doivent être comparées, il est recommandable de rapprocher les colonnes de totaux se rapportant à ces données.

G) Les colonnes doivent être combinées de façon à assurer une série de contrôles permettant de vérifier l'exactitude matérielle du dépouillement et des additions. Lorsque ces contrôles sont bien établis et qu'on prend la peine de les vérifier avec attention, les erreurs sont infiniment réduites. Les employés, sachant que leur travail est contrôlé, y mettent d'autant plus de soin.

H) Les « coquilles » sont toujours désagréables, mais dans un travail de statistique elles sont désastreuses. On ne

peut donc apporter trop de soins à la correction des épreuves, ni montrer trop d'exigences à l'égard de la capacité professionnelle de l'imprimeur. Les (( bons à tirer » doivent être revus avec attention par une personne qualifiée, le chef du bureau lui-même, s 'il se peut.

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