‹ Principes du système musical et de l'harmonie théorique et appliquéeChapitre 17 sur 125 · PT · texte numérisé non relu

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„^ Durées brèves

Durées brèves „5 Durées longues

JT7 j j T J

L'intonation secondaire purement monodique peu! se maintenir en toute durée (S1), et même avec un complément harmonique en accords très brefs (S2). Si elle est brève elle-même en simultanéité, cette condition rend insensible l'imperfection des intervalles, ici octave forte et tierce majeure forte, qu'elle ne permet pas du reste de corriger (S3, S1). Avec des valeurs longues, il en est autrement et, en S'1, la voix supérieure à qui échoient des intonations secondaires fléchit instinctivement au primaire (cf. 57, 211).

Ces flexions amènent un accord qui se pose en durée suffisante à ne contenir que des intervalles primaires.

Pour S2 et S:i, à défaut des deux autres voix, la justesse approchée des quintes et quartes des parties inférieures exécutées au piano suffit à rendre l'expérience démonstrative.

Exemple pour l'accord mineur (durées longues) :

ut

la

si

ut

mi -

- mi =

mi

fa

sol

mi

Ta

sol

la

fa

mi

la

Ce n'est pas seulement le besoin de corriger l'imperfection d'une consonance qui peut donner lieu à flexion ; elle se manifeste même pour une dissonance en tenue suffisamment prolongée.

ut si

sol sol

Ut Ut

Il faut rappeler ici que la tierce mineure faible ne paraît appeler aucune flexion par elle seule, au moins tant que la quinte ne vient pas s'y adjoindre pour former une combinaison

ternaire telle que

ré

et encore ce cas serait sans doute celui où la quinte faible serait le

mieux tolérée, même sans adjonction d'un quatrième son (56, 110, 133).

Ce fait remarquable vient déjà à rencontre de la théorie qui veut toujours voir, dans une simultanéité de deux sons, un fragment d'un accord plus complexe.

133. Il peut être intéressant d'établir quelques schémas de mouvements harmoniques de formes cadentielles pouvant servir de base à la conception de cas plus compliqués.

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