Elle peut être diatonique ou altérée
241. La première condition d'une théorie étant d'être générale entraîne la nécessité de cataloguer tous les faits possibles, lorsque le nombre n'en est pas infini ou immense. C'est ce que nous avons fait dans le Tableau IV pour les agrégations diatoniques non altérées, avec l'indication de tous les degrés qui peuvent supporter chaque accord dans une série donnée; et ce que nous aurons à dire en premier lieu ne sera que le développement et l'explication de ce tableau.
242. A l'égard des agrégations altérées, nous nous contenterons plus tard de cataloguer celles de deux sons au plus ou intervalles, le mécanisme connu, appliqué aux accords diatoniques également connus, permettant de constituer toutes les autres, dont il serait difficile et inutile de donner la totalité trop considérable.
243. A ce sujet, il est permis de s'étonner du manque de philosophie des traités les plus sérieux (Barbereau, Reber) qui, au lieu de considérer et établir les possibilités propres à une série unique, se contentent d'envisager des intervalles de hasard, le plus souvent échafaudés sur la môme note, donc appartenant pour la plupart à des séries différentes, ce qui ne peut que créer la confusion dans les idées. Et, pour les intervalles altérés, ils se bornent à en citer un certain nombre en ajoutant : « voici les plus connus et les plus usités », donnant à penser que le nombre en pourrait bien être infini (tandis qu'il est en réalité très limité) et certains inutilisables ! Et le tout sans indiquer les degrés susceptibles de supporter ces intervalles dans une série donnée !
244. L'harmonie diatonique se divise elle-même en harmonie simple et harmonie dissonante [par contact).
PREMIÈRE SECTION