‹ Principes du système musical et de l'harmonie théorique et appliquéeChapitre 81 sur 125 · SP · texte numérisé non relu

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Mozart, Quintette à cordes en sol mineur.

Les distinctions qu'on a essayé de faire entre les cas permis ou non de fausse relation sont purement arbitraires. Dans les cas très complexes, pour les préparations comme pour les résolutions, d'une manière générale, les procédés indirects et extensifs cessent naturellement de trouver place; c'est tout ce qu'on peut dire à cet égard.

On peut encore remarquer ici que V attaque de la note altérée peut se trouver très facilitée, lorsqu'elle est précédée de la note diatonique sur laquelle elle aurait par retour sa résolution naturelle a3}.

Dissonance et Altération en concours

432. Rien ne s'oppose à ce que le mouvement naturel de la note altérée amène une dissonance de contact, qui se résoudrait alors dans les conditions connues.

* Ri. R.I.

Rapprochées ou simultanées, la dissonance et l'altération ne gardent pas moins leur indépendance et doivent se résoudre chacune selon sa nature.

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Tous ces mouvements sont normaux, en gardant toujours la série UT. En a', l'altération ne se produit que sur la résolution ascendante au grave de la dissonance. En b et d, on peut remarquer le mouvement chromatique accompagnant la résolution implicite de la dissonance. Ce n'est du reste, il est aisé de s'en rendre compte, qu'avec ce genre de résolution de la dissonance que l'altération peut se résoudre simultanément et non postérieurement comme en a et c, ou encore s'il s'agit de neuvième mineure produite par abaissement du terme supérieur, comme en e, ou par haussement du terme inférieur, comme en e.

433. Mais nous ne saurions admettre, comme Reher (§ 185), que « l'obligation de résolulion d'une dissonance cesse par le mouvement chromatique de l'un de ses termes ».

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Du moins, dans des successions telles que /et g, en supposant que ce qui suit ne constitue aucune résolution extensive, l'analyse exige, à notre avis, une considération non seulement modulative, mais encore enharmonique, le fa en /et le si en g exerçant en réalité des fonctions appartenant à leurs homophones mis en /' et ut\? en g' (491).

434. Et quand une succession de ce genre, /', par exemple, conduit à un échange de parties, il ne paraît pas douteux que la véritable écriture soit h' et non h (Cf. 491).

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De la sorte, il n'y a ni enharmonie ni même modulation.

Écriture des accords altérés

435. Nous sommes amené par ce qui vient d'être dit à envisager d'une manière plus générale la question d'écriture des degrés chromatiques (V. 427).

Renouvelons ici l'affirmation d'un principe général déjà invoqué et qui dérive de celui d'unité de composition. On peut Vappe\ev principe d'inertie ou de moindre mouvement, et le formuler ainsi : Toutes les fois que, dans l'analyse, plusieurs interprétations sont possibles, on doit toujours préférer la plus simple, c'est-à-dire celle qui comporte le maintien ou la moindre déviation de la série tonale en cours, et en général le mouvement harmonique le plus naturel et le moins divergent, le tout par rapport à ce qui précède et à ce qui suit, les considérations plus éloignées ne s'imposant qu'en cas de nécessité, à défaut des autres plus proches.

Quand elle suffit, la considération altération prime donc celle de modulation.

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Assurément la manière d'écrire courante a n'a rien d'incorrect, et l'on peut admettre ici, par suite de la présence du sol dans le 4e accord, l'analyse par simple altération avec résolution implicite du fa$; mais la considération modulation, quoique non plus formelle comme dans l'exemple donné plus haut (430, c), sera aussi très aisément acceptée par l'oreille comme à une série la plus voisine possible; en tout cas, il n'y aurait même pas d'autre écriture possible, en supposant la superposition de la partie ornementale a\ avec le mouvement fat, - mi; mais, à défaut de celle-ci, la notation b, où le sol'p peut abaisser le sol^ au troisième accord, est plus tonale, maintenant plus affirmativement la série UT, et le contrepoint b' peut imposer cette écriture. On objectera peut-être la succession des deux septièmes; mais nous avons vu qu'elles sont parfaitement acceptables .404). Il est du reste facile de les éviter par l'échange des parties en c. Quant à la fausse relation du sol\? auvo/t] de la

basse, nous ne voyons pas en quoi la succession j ict

( la

( sol\} ( fa

celle de

\ fa *

si serait plus blâmable que

mi

la à fa 8

En employant quatre parties, au lieu de cinq, on pourrait avoir, avec résolution implicite, la réalisation moins pesante :

si qu'aucun musicien n'hésitera à écrire. (Cf. 125, 427, 430, 452, 538.)

sol

Il est facile de trouver des cas analogues où l'écriture du faf, à la place du sol\? serait ridicule et impossible :

ir»

Et l'on ne peut dire qu'il existe au 2e accord de y une modulation que suffirait à démentir la pédale sol t], surtout en supposant l'adjonction d'une seconde pédale d'ut.

En ce qui concerne le si\? souvent substitué sans motif au la$, contentons-nous d'un seul exemple où il serait mpossible de le faire.

•1 LI m I : » jlm

Souvent cette impossibilité se produira lorsque le même degré existera à la fois naturel et altéré. Or il est curieux de constater que la mauvaise écriture fréquente dans ce cas est due simplement à la gène de noter en simultanéité ce double degré; mais on tombe alors de mal en pis, comme dans ce passage :

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Schumann, Dichterliebe, op. 48, XIII.

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