‹ Principes élémentaires de pharmaceutique. Ou, Exposition du système des connaissances relatives à l'art du pharmacienChapitre 28 sur 66 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Pharraacy is so intimately connectcd with chemistry, that the former can neilher be understood as a science, nor practised as an art, without a constant reference to the principles of the latter.

( Düncan, Eclinb. New. Dispcns.)

Des Médicaments chimiques, ou du 4e ordre. — Notions * élémentaires de Chimie. — Classification des produits de cet ordre.

Les médicaments du quatrième ordre et que Ton com prend sous le, titre de Combinés, sont tous ceux qui peuvent être soumis à Faction chimique ou qui en sont le produit; en sorte que celle dénomination s’applique à la fois aux corps simples inorganiques employés en médecine, et aux composés qui sont le produit de Faction réciproque de ces corps les uns sur les autres.

L’action chimique a, comme nous l’avons dit, pour caractère et pour résultat de douer les corps qui lui ont ôté soumis de propriétés nouvelles et spéciales. Elle peut avoir deux objets : i° Celui de combiner ensemble des corps d’abord isolés : c’est la Composition ou la Synthèse ;

2° celui de séparer des principes primitivement réunis ,

c’est FA n a lyse ou la Décomposition.

On donne îe nom de Corps simples ou d’ELÉMENTs h

ceux qui, traités par tous les moyens d’analyse, ne fournissent que des particules semblables entre elles, ou d’une seule et même nature , comme l’or, le fer, le soufre et plusieurs autres. Les corps Composés, au contraire, renferment des particules de diverses espèces; mais elles sont unies si intimement, que le plus petit fragment de l’un de ces corps que l’on puisse détacher, contient encore une particule de chacun des éléments dont il est chimiquement composé. Ainsi, la moindre particule d’iodure de plomb que l’on puisse isoler par une action mécanique, contiendra encore deux molécules, l’une de plomb et l’autre d iode , qui ne pourront être séparées Tune de l’autre que par une action chimique.

On exprime assez bien cette différence entre un corps simple on physique , et un corps composé ou chimique , en donnant aux plus petites fractions du premier le nom de particules ou de molécules intégrantes , et à celles du second le nom de molécules constituantes ou dé atomes.

« La force qui porte les particules des corps à se réunir se nomme attraction . On l’appelle cohésion lorsqu’elle s'exerce entre des particules de même nature; quand elle retient combinés les divers éléments d’un composé chimique , elle se nomme affinité. »

L'affinité est une propriété générale des corps chimiques, dont chacun d’eux est pourvu à un degré plus ou moins élevé relativement aux autres corps avec lesquels il peut se trouver en contact. L affinité paraît n’être autre chose que la capacité électrique, ou, du moins, toute combinaison

serait le résultat de l’échange des électricités opposées dont sont doués les corps entre lesquels l’affinité s’exerce.

Puisque l’affinité propre Tarie d’intensité entre les différents corps , il est clair que si on ajoute à deux éléments combinés , A et B , un troisième élément G , doué h l’égard de l’un des deux premiers (B, par ex.) d’une affinité supérieure à celle qui unissait entre eux A M B , il y aura : i° décomposition de A B; 2° combinaison nouvelle entre B et C ; 3° élimination du corps A. Ce résultat est ce que l’on nomme affinité élective simple.

L’affinité élective double ne peut s’exercer qu’entre quatre corps élémentaires au moins, unis primitivement deux à deux, ou, comme on le dit, en composés binaires . Soient • les corps A B et C D ,* si G est doué à l’égard de A d’une affinité plus grande que B , il se formera C A, et B devenu libre pourra s’unir à D abandonné par G, pour former B D. Ge jeu de combinaisons peut même s’exercer entre un plus grand nombre de corps , et c’est ce qui arrive fréquemment dans les opérations de la chimie.

Les corps simples ou élémentaires étant, ou le point de départ, ou le but final de toute action chimique, il est évident que c’est par leur étude qu’il faut préluder à celle de leurs combinaisons. Les bornes de cet ouvrage ne nous permettraient pas d’entrer dans tous les détails qui se rapportent à Fhistoire particulière de chacun de ces corps. D’ailleurs un grand nombre d’entre eux ne sont d’aucun usage en médecine. Nous devrons donc nous borner à donner une notion succincte de leurs caractères les

plus importants , et à présenter quelques généralités sur les combinaisons les plus remarquables et les plus employées dans lesquelles ils figurent.

§ i. Le nombre des corps simples aujourd’hui connus s’élève à cinquante-quatre. Sans nous arrêter à la classification qu’en a donnée M. Ampère, et qui, modifiée par M. Berthier, se représentera plus loin, quand nous les considérerons sous le point de vue minéralogique, nous allons les passer rapidement en revue, en suivant l’ordre le plus généralement adopté, et qui établit entre eux deux grandes divisions principales : les métalloïdes elles métaux.

On comprend , sous la dénomination de Métalloïdes, treize corps simples ou élémentaires dont les caractères , très-variés d’ailleurs, s’éloignent assez de ceux que l’on attribue aux métaux pour ne pouvoir être confondus avec ces derniers. On les nomme :

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