DE LA CONDUITE DBS COUPES AVEC LES TAILLIS COMPOSES
(ou sous-futaie).
bifférence entre taillis compose et taillis simple.
Le taillis composé se distingue du taillis simple par le bois supérieur réservé (ou bois de réserve).
Qu'entend-OD par bois supérieur (bois de réserve) ou baliveaux .
Le bois que l'on réserve par liges séparées dans une assiette de coupe est nommé bois supérieur (ou baliveaux); le bois, au contraire, de révolution courante (ou s'élevant sous les réserves) s'appelle le sous-bois. Les tiges qui, avec la première conduite de coupe du sous-bois, sont sur pied depuis une révolution s'appellent lais ou baliveaux de l'âge, et ceux qui prennent le nom de baliveaux modernes sont ceux qui ont parcouru deux conduites de coupes. Après cela, ceux qui ont à peu près (1 5u§ — pied) 282 """ de diamètre (trois révolutions et au delà) sont appelés, en général, arbres (ou baliveaux anciens, qu'on divise en première et deuxième classes : viennent encore, après, les vieilles écorces, qu'on pourrait diviser en classes tout aussi bien).
But de la reserve du bois supérieur.
On peut, par la réserve du bois supérieur, chercher à atteindre les buts suivants :
1° Éducation du bois de travail ou de service,
2° Régénération par la chute des semences,
3° Protection du sous-bois,
4° Profit des graines du bois,
5o Augmentation du produit pécuniaire.
Chacun de ces points peut être suivi séparément ou pour lui-même; mais on peut aussi travailler à en obtenir plusieurs à la fois, ou tous ensemble.
Que doit-oii prendre encore en conside'ration avec la réserve du bois supérieur.
1° Le choix de ces mêmes baliveaux, 2° Le nombre de ceux-ci, 3° La répartition des mêmes, 4° L'éducation du recru au moyen des baliveaux, 5° Les espèces de bois qui servent à composer le taillis sous-futaie.
Le choix.
On doit toujours réserver les tiges de chaque espèce de bois les plus belles, les plus saines, les plus entières, et répondant le mieux au but, et qui laissent espérer le meilleur profit.
De la juste quantité des baliveaux.
Le but que Ton cherche à atteindre par le bois supérieur à rés&rver, la quahté de cehii-ci et les rapports de la localité fournissent et conseillent combien, en plus ou en moins, Ton doit prendre de baliveaux.
Répartition des baliveaux.
Après la règle jusqu'ici établie que les baliveaux doivent être distribués dans chaque coupe aussi également que possible, on doit procéder de manière à ce que ces mêmes réserves soient partout classées et alternées dans les espèces et dans les âges. Or, comme ordinairement dans les forêts on ne trouve pas seulement une grande variété dans les terrains, il s'ensuit qu'il est à conseiller sur une certaine place de la coupe telle ou telle espèce de bois plutôt que sur une autre place; mais, comme aussi la qualité même des bois existants est très-différente, cette répartition n'est point à recommander partout également : on doit donc exécuter la répartition d'après la qualité des essences qui surviennent et d'après les rapports locaux.
S^ixièuie chaiiltre.
DE l'ÉCONO.VIIE du JARDINAGE (oU FURBTAGë).
§ ii2.
observation.
L'économie du jardinage est l'opposé de l'économie des taillis ; et par l'exercice d'une coupe préparatoire opérée dans quelques forêts de taillis simples, et encore par la conduite des coupes de taillis à y établir, toute idée d'économie du jardinage dispalait, puisqu'on obtient par l'opération des coupes dans le furetage, ou une futaie par suite de trop faibles éclaircies , ou une forêt de taillis composé , parce que l'on a réservé dans le taillis beaucoup trop de baliveaux.
Dans quels cas doit-on conseiller rëconomie du jardiniige.
Là où par suite du terrain ou du climat l'éducation en coupes ordinaires serait trop difficile, on peut alors recommander l'économie des abatages par forme de furetage ; et là où le bois a besoin de protection contre les influences atmosphériques, cette économie est souvent nécessaire : mais, hors ces cas, l'économie des assiettes de coupes est à préférer à l'économie des jardinées.
Seiitlème eliapitre.
DE l'Économie de l'étêtemkht et de l'êmondagk.
Où conviennent ces économies.
L'étêtement et lemondage des arbres appartiennent davantage à l'économie agricole qu'à l'économie forestière; dans les prairies, sur les chemins par oiî l'on mène le bétail au pacage ou dans les pâturages, auprès des champs soumis au labourage , des eaux cl chemins, l'étêtement, lemondage des arbres, eu égard à plusieurs considérations, deviennent recom-
mandables.