‹ Principes fondamentaux de la science forestièreChapitre 82 sur 105 · DISTRICT N. N · texte numérisé non relu

DISTRICT N. N

consignée DANS l'année N. N '

par N. N.

Premier cliapitre.

Situation , étendue , limites, climat, terrain, sol.

A quelle division territoriale, à quel ressort de juridiction et perception des finances appartient le district ; puis , de plus , à quelle administration supérieure ou inférieure des forêts, à quelle juridiction forestière (gruerie) , etc. ? — Quand et par qui et d'après quelle mesure l'arpentage a-t-il été fait ? — Résultat de cet arpentage , c'est-à-dire étendue. — Le district est-il contigu ou se composet-il de parties isolées (parcelles) , et quelles sont ces parties ? — Dans quel état se trouvent les limites? — Quelle est la nature du climat et comment influe-t-il sur la végétation ligneuse? — Quels.

sont les rapports des terrains ? — Quelles sont les espèces de montagnes que l'on y rencontre, et dans quelle extension se présentent-elles , et quelle est , en général , la nature du sol ? — Comment apparaît la fécondité d'après les climat , terrain et sol réunis ?

Deuxième eltapltre.

Rapports légaux.

Le district est-il propriété libre ou non , et quels sont les servitudes, droits privilégiés et observances dont il est grevé ou qui lui appartiennent? — Sur quoi se fondent-ils , et quelle influence ont-ils sur le revenu? Quelles sont les considérations auxquelles prêtent leur achat ou leur limitation?

Troisièuie cliapltre.

Traitement , ctat et produit.

Traitement jusque-là et état présent. — Nature et étendue des espèces de bois. — Rapport des classes. — Nature des essences en général et des différentes classes d'âge en particulier. — Développement des vues et des principes qui ont dirigé la marche adoptée pour le plan d'économie. — Mode à venir d'exploitation ( ou modes ) , circonscription et étendue des surfaces dans ce mode , formation des cantons d'économie , etc. — Tiaite-

ment d'économie futur et considération des égards et des mesures à y prendre. — Produit et état. — Développements respectifs. — Considérations sur le repeuplement et la remise en pied. — Circonscription ou clôture des cultures nécessaires.

<||iiatrièiiie clmpitre.

Profits secondaires.

Énumération de ces profits. — Dispositions légales ou règlements à ce relatifs. — Considérations sur l'influence de leurs dispositions.

CiiiqiBièine cliapitre.

Vénerie.

Extension de la chasse d'après les espèces de gibier et d'après les surfaces.- — Enumération des particularités qui peuvent s'y rencontrer.

Sixième cltafiitre.

Comple'ment.

Outre les points mentionnés ci-dessus, tout ce qui se présente de remarquable doit être porté dans ce chapitre ; par exemple , quand et par qui ont été arrêtées l'organisation et l'évaluation , à dater de quelle époque elles sont mises en vigueur, la mention des travaux particuliers de voirie^ s'il y a lieu, etc.

De l'arrêté des parties d'abatage et cultures.

Afin de faciliter Taperçu des lieux qui, dans le temps le plus prochain, sont à désigner pour la hache et pour la culture, on en doit dresser un relevé séparé. Cela se fait ou par un extrait des dates respectives que l'on tire de la description spéciale du registre du rapport , et. on accompagne le relevé séparé de notices telles que, le but envisagé, elles suppléent ainsi à ce registre, et contiennent le plus essentiel de ce qui est relatif à la coupe et à la culture, et de ce qu'il importe de connaître pour la décennie suivante.

Là où une description spéciale n'a même pas été faite , mais où l'on s'est borné à étendre toute la recherche du revenu à un court espace de temps , — par exemple aux dix années à venir les plus rapprochées , — naturellement un pareil relevé ne peut s'appeler extrait, mais, quant au contenu, il reste cependant le même.

Des cartes à compartiments carrés (cartes-filets ou damier).

Un grand inconvénient qu'on n'a pu encore dissiper, c'est que toutes les cartes se rétrécissent, et non-seulement souffrent beaucoup par l'usage, mais encore finissent par se détériorer, et ont besoin d'un renouvellement. C'est surtout le cas pour les cartes forestières, que l'on est souvent dans le cas d'employer en plein air par le mauvais temps, et qu'en

général il est beaucoup plus difficile de ménager. De plus encore , chaque copie dressée plus tard sera plus inexacte que loriginal, et celui-ci, qui sert à la confection des copies, perd à son tour. A cause de cela, il paraît très-essentiel de trouver un moyen qui permette de construire , à l'avenir, de nouvelles caries, sans qu'il soit besoin de faire une nouvelle levée de plan. Avec la levée par la table (planchette) , on considère, comme un moyen de ce genre, ce qu'on appelle les cartes à filets, cartes sur lesquelles le réseau des lignes des séries exécutées dans un district est dessiné et contien t toutes les pierres de sûreté avec la désignation précise, le projet décrit de la distance, et, autant que possible aussi, les angles que les lignes des séries forment entre elles.

A l'aide de pareilles indications par le filet (ou damier fictif), on peut rétablir la figure d'une carte originale qui, pour être complétée, n'a plus besoin que d'une nouvelle levée des détails.

TROISIEME SECTION

MESURES POUR MAINTENIR E> VIGUEUR LA RÉGULARITÉ DANS l'exploitation.

Introduction.

Les mesures pour assurer la maintenue sont tout

aussi importantes que l'opération de l'établissement et de l'évaluation mêmes.

Une forêt dont Tétendue , les provisions de bois et les autres rapports ne sont pas suffisamment connus, et au traitement de laquelle ne président pas toujours des vues arrêtées, ne saurait être convenablement administrée. Pendant que le rapportdes jardins et des cbamps n'est le plus souvent que le produit d'une année, ceux des forêts consistent dans le revenu de beaucoup d'années, nous dirons même de siècles entiers; et pendant que, dans l'économie rurale, on trouve facilement à remédier, en peu d'années, à une culture défectueuse ou à une méprise quelconque, et qu'à proprement dire il ne peut pas y avoir d'excès dans la récolte du produit existant, il faut ordinairement, dans l'économie forestière, de longues suites d'années pour corriger des mesures vicieuses.

Ces vérités ont été reconnues déjà depuis longtemps , et dans cette vue on a essayé des arpentages , des fixationsd'économie et revenus dans presque toute l'Allemagne. Mais autrefois on croyait qu'il suffisait, à tout jamais, d'un seul arpentage et d'une seule évaluation, et qu'ensuite on pouvait abandonner la chose à elle-même, tandis que, cependant, la nature de l'objet réclame une élaboration et un renouvellement constants des travaux de taxation. C'est pour CL'la que, dans toutes les entreprises de ce genre, une dissolution devient, de fait, plus ou moins imminente au bout de peu d'années , à moins qu'un travail complémentaire soutenu ne les maintienne en vi-

gueur et ne les conserve en les engrenant dans l'économie pratique; car il est impossible d'établir un règlement d'exploitation qui brave tous les événements, dont les dispositions conservent pour toujours la même opportunité et dont les cotes de revenus demeurent toujours exactes. Chaque ordre d'établissement forestier peut se trouver soumis à des accidents qui l'interrompent, et à des rapports changeants à l'infini, et pour cette raison on a donc besoin de certaines mesures qui le conservent en état normal , quelle que soit la perfection qu'il présente en luimême. Or, maintenant, ces mesures rendent nécessaires les dispositions préparatoires suivantes : 1° La tenue d'un livre d'économie ou de contrôle, joint au mesurage avec la mention complémentaire de toutes les modifications qui ont eu Ireu dans les surfaces (par exemple, dans les coupes faites), et 2° Les révisions de taxation forestière.

Premier chapitre.

DB LA TENUE DU LIVRE d'ÈcO'OMIE ET DES NOTES COMPLÉMENTAIRES.

Du livre cV«fcononiie.

Le but du livre d'économie est de donner un aperçu

exact qui indique si, dans un district, il y a provision ou déficit provenant d'anticipation, d'où provient l'une ou l'autre; de fournir des notices sur l'époque ou la manière dont les coupes ont été faites en différents temps, et de procurer l'expérience et les éclaircissements sur les rapports de production dans les diverses contenances et dans des districts entiers. Il faut pour cela que l'on puisse, d'après ce livre , se rendre compte et s'instruire de ce qui suit : 1 ° Combien on a coupé dans chaque année , et dans quel rapport le revenu effectif des bois se trouve avec la cote du revenu (ou état); 2° Quelle masse de bois a donnée, par la coupe, chaque localité de la forêt; de quelle manière ces bois ont été enlevés, et dans quel rapport le volume de bois obtenu se trouve avec la masse portée dans l'évaluation.

D'après cela, il faut que le livre d'économie renferme deux divisions, savoir ;

1° La division A , pour comparer le revenu avec

la cote de l'état de la forêt, et 2° La division B , pour l'indication du détail de chaque explication, en particulier, et pour la comparaison du rapport avec l'évaluation. On peut voir la manière d'établir ces deux divisions d'après les modèles ci-annexés sous A et B.

ExplicatioB relative à la rate'gorie A.

Dans cette catégorie, on énumère^, à la fin de

l'année de comptabilité forestière, dans Tordre résultant de la série du numérotage des divisions et subdivisions du district, tout le bois tiré de celles-ci dans le cours de cette année , puis on fait la balance avec l'état.

Comme cependant l'examen , pour reconnaître s'il y a, en définitive, excès ou déficit, ne peut se faire d'une manière précise qu'en considérant les années écoulées, il faut, dès lors, à partir de la deuxième année, avoir encore égard, annuellement, au résultat de l'année précédente.

La disposition de cette catégorie est indiquée par le modèle sub A, et il sufiit de faire observer que, pour faciliter l'aperçu , on indiquera sur le tableau, à la fin de chaque année, quelles sont les localités qui ont été , dans cette année , complètement épuisées par les coupes, — et ces localités servent de comparaison.

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