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I. De la disposition générale et' de la construction des

fourneaux,

§. î L'espace circonscrit dans lequel se trouvent renfermées les substances à traiter et le combustible destiné à leur faire éprouver Une température plus ou moins élevée, s'appelle

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un fourneau. Cet appareil est ordinairement muni d'orifices ou d'entrées, auxquelles on donne souvent le nom de portes, qui servent à y introduire et à en faire sortir diverses matières, ainsi qu'à pratiquer diverses manipulations. Les fourneaux sont ordinairement traversés par un courant d'air indispensable pour la combustion, et à sa sortie ce courant entraîne avec lui diverses substances volatiles, telles que les gaz et les vapeurs formées par la combustion , ainsi que certains produits de l'opération. La construction- des fourneaux présente des difficultés sous plusieurs rapports. Il faut d'abord se procurer des matériaux capables de résister aux effets de la chaleur ; ils ne doivent ni se fendre , ni éclater par son impression , ni se fondre par suite -de son action prolongée. On fait souvent usage de certains grès, après en avoir fait l'essai en petit ou en grand - K plus souvent, et cela est applicable à presque toutes les localités, on fait exprès des briques avec de l'argile réfractaire , c'est-à-dire, qui ne contient ni chaux ni oxides métalliques, et qu'on emploie après l'avoir calcinée légèrement et en la mêlant avec un tiers au moins de vieilles briques réfractaires non vitrifiées. On assure que celles qui sont faites dans des moules de fonte et par la compression due au choc d'un mouton, sont préférables à toutes les autres.

La chaleur produit sur l'ensemble des parties qui composent un fourneau une action tendant à les écarter , à les disjoindre, et par conséquent à les détruire : on la combat en reliant leurs diverses parties par des barres et de» liens de fer forgé, qui se prêtent aux diverses variations que le» changemens de température font éprouver aux dimension» des fourneaux.

On doit aussi chercher à éloigner des fourneaux, et surtout de leurs fondations, toutes les causes d'humidité que l'on peut soupçonner : l'eau qui s'introduit dans la maçonnerie non-seulement refroidit beaucoup le foyer et peut

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le rendre incapable de produire les effets qu'on en attend 9 <!>u du moins occasioncr une consouiination inutile du combustible: mais en outre, en se réduisant en vapeur, elle écarte les pierres de construction et amène une prompte dégradation de l'ensemble. Un des moyens les plus -utilement employés conjiste aménager, à l.i base des fourneaux, des canaux voûtés où l'air puisse circuler, et d'où surtout la va'peur d'eau puisse sortir. Presque tous les fourneaux à réverbère sont établis sur voûte. Enfin, on a été jusqu'à ménager, dan» la maçonnerie fort épaisse qui entoure la chemise des hautsfourneaux à fçr , des canaux ou évents que Ton garnissoit de tuyaux de 161e, afin de faciliter la sortie de la vapeur d'eau du milieu des paremens : toutefois on a abandonné cette pratique comme peu utile. C'est une maxime générale de n'employer un fourneau neuf que quand il est bien sec, et de le chauffer ton purs avec beaucoup de précaution, lorsqu'il est demeuré long-temps sans avoir été mis en feu.

Nous avons dit que souvent les matières que l'on mettoit dans les fourneaux, par exemple, certaines terres et tous les oxjdes métalliques, exerçoient une action chimique sur les parois de ces appareils et les corrodoient promptement. Pour remédier à cet inconvénient grave, on se contente quelquefois de choisir ses matériaux parmi ceux que l'on a reconnu opposer la résistance la plus longue à cette action, et on les remplace lorsqu'ils sont presque détruits \ d'autres fois on fait usage de poussière de charbon, ordinairement mêlée avec de l'argile et humectée ; on peut ainsi donner à ce mélange , qu'on appelle brasque , les formes que l'on désire. Le charbon est, comme on sait, infusible et presque indestructible, lorsqu'il ne se trouve pas en contact avec l'oxigène libre ou combiné. C'est dans des bassins formés dans la brasque que l'on recueille et que l'on conserve pendant plusieurs heures le plomb, le cuivre, l'étain et autres métaux qui viennent d'être obtenus de la fonte des minerais.

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