PRÉFACE I)E L'AUTEUR
cation des strates tertiaires, aussitôt que j’aurais complété la série de recherches dont je m’occupe en ce moment. Par suite de ce nouvel arrangement, je me livrai exclusivement, dans la sixième édition, à l’examen des changements actuellement en voie de s’accomplir à la surface du globe, soit dans le monde organique, soit dans le monde inorganique, et de l’influence que ces changements peuvent avoir sur l’interprétation des monuments géologiques.
Toutefois, pour donner plus d’unité au plan des Principes, jjai pensé qu’il pouvait être à propos d’incorporer certains passages appartenant autrefois au quatrième Livre, dans les essais préliminaires qui suivent immédiatement l’histoire des progrès de la Géologie (Voy. Livre 1). Je me suis efforcé de donner dans ces essais une explication complète des faits et des arguments qui me portent à croire que les forces agissant de nos jours, tant au-dessus qu’au-dessous de la surface de la terre, pourraient fort bien être identiques par leur nature et par leur intensité avec celles qui, à des époques anciennes, ont donné lieu à des révolutions géologiques; c’est-à-dire, que, pour expliquer les phénomènes observés, nous pouvons
PREFACE DE L, AUTKl ll .
nous dispenser de recourir à des catastrophes subites, violentes et générales, et regarder les changements anciens et les changements actuels, tant dans le monde organique que dans le monde inorganique, comme appartenant à une série d’événements uniforme et continue. Or, pour remplir le but que je me proposais d’atteindre, j’ai été obligé de transporter plusieurs passages, et deux chapitres entiers, du quatrième Livre au premier, qui s'est trouvé ainsi augmenté de quatre nouveaux chapitres (le dixième et les suivants, jusqu'au treizième inclusivement).
Comme il serait trop long d’énumérer ici toutes les autres additions et corrections qui ont été introduites dans cette édition, je me bornerai à en citer quelques-unes des plus importantes, pour mettre ceux qui connaissent déjà les Principes, à portée de juger ce que cet ouvrage renferme de nouveau. On verra que presque tous les changements que j’ai été dans le cas d’y apporter étaient devenus nécessaires, par suite des découvertes ou des publications faites depuis 1836, époque où fut écrite la cinquième édition.
J’avais dit auparavant, dans le premier Livre, que l’on n'avait encore trouvé aucun quadrumane