‹ Problêmes d'astronomie nautique et de navigation, précédés de la description et de l'usage des instrumens, et suivis d'un recueil de tables nécessaires a la résolution de ces problêmesChapitre 356 sur 356 · I.e Dragon · texte numérisé non relu

I.e Dragon

Cassiopée.

L’Aigle.

Céphéc.

La Giraffe,

Le Dauphin.

Le llouvier.

Pcrsée.

Pégase.

La Couronne.

Le Cocher.

Andromède.

Hercule.

Le Lynx.

Le Triangle.

Explication et lsage

V ingt au Sud du Zodiaque.

La Haleine. L’Hydre femelle. L’Indien.

L'Eridan. Le Corbeau. La Grue.

Orion. Le Centaure. Le Poisson.

Le Lièvre. La Croix. Le Phénix.

La Colombe. Le Loup. L'Hydre mâle.

Le grand Chien. Le Triangle. La Dorade.

Le Navire. Le Paon.

Les étoiles de la première grandeur sont à peu près au nombre de vingt , dont six servent daus les observations des distances lunaires, elles nous offriront, dans le ciel, des points remarquables dont on peut faire usage pour connaître la sphère céleste.

Quatre au Nord du Zodiaque.

a. du Cocher ou la Chèvre. a. de l'Aigle ou Altair.

a. du Bouvier ou Arcturus. a de la Lyre ou H'ega.

Six parmi les étoiles zodiacales.

a. du Taureau ou Aliiebaran. « de la Vierge ou l’Epi.

<t des Gémeaux ou Castor. «• du Scorpion ou AnTARÈS.

a. du Lion ou Régulus. « du Poisson A ou FüMALUAUT.

Dix au Sud du Zodiaque.

(I d'Oriou ou Tligel. <*■ du Navire ou Canopus.

« d'Orion ou l'Epaule droite. (I du Navire,

a du grand Chien ou Sjrrius. H du Centaure.

« du petit Chien ou Procjon. *■ du Centaure.

a. de l’Eridan ou Achemar. et de la Croix.

Les six dernières ne sont pas visibles sur l’horiion de Brest

Les étoiles de la deuxième grandeur sout moins brillantes que les précédentes, mais

elles ont encore un éclat remarquable; leur nombre s’élève à environ cinquante, parmi

lesquelles deux servent aux observations des distances :

£ des Gémeaux ou Polllx. « de Pégase ou Makkab.

Quoique les étoiles de la troisième grandeur soient moins lumineuses que les précédentes , cependant on les distingue aisément dans le ciel, surtout lorsqu'elles n’ont autour d'elles que des étoiles plus petites : leur nombre s’élève jusqu'à près de deux cents : une d'elles sert aux observations des distances :

a • du Bélier.

Les nombres d'étoiles augmentent très-rapidement , à mesure que l’ordre de grandeur diminue , et le nombre des étoiles dont les positions sont déjà déterminées , eu allant jusqu’à la septième grandeur inclusivement , monte à près de vingt mille.

Divers moyens peuvent être employés à reconnaître le ciel ; ils exigent tous des cartes célestes d’un format semblable à celui des caries marines. ( Planisphère céleste à l’usage de la marine , une feuille grand aigle, avec une instruction j«-8°, Brest.

La connaissance des neuf étoiles dont on calcule les distances à la lune , est indispensable ; c’est surtout de celles-là dont on doit s’occuper. On peut parvenir a les connaître par la méthode suivante : c’est d’estimer l’heure de Paris correspondante à celle du lieu de l’observation , de prendre dans la Connaissance des Temps la distance approchée à laquelle la lune doit être de l’étoile à l'heure estimée, et de placer l'alidade de l'instrument sur celte distance ; alors on pointera la lunette vers une étoile placée à l’Oricut ou à l’Occident de la lune, selon que la distance approchée a été prise parmi

les dislances an* étoiles orientales ou occidentales ; et conservant toujours IV toile dans le champ de la luuette , on fera tourner l'instrument autour de l’axe optique , jusqu’à ce que son plan passe par la lune. 1

Si l’alidade a été mise sur unc distance assez approchée de la véritable, et que l'étoile vers laquelle on a pointé soit celle dont on a pris la distance approchée, on apercevra alors les deux astres l’un près de l’autre dans le champ de la lunette; cependant comme il peut arriver que plusieurs étoiles remplissent cette condition, il faudra, pour faire cesser toute incertitude , faire attention à la remarque suivante : que l’étoile choisie étant zodiacale .ou près de cette zône . doit être toujours placée à peu près sur la droite perpendiculaire à la ligne qui joint les pointes du croissant de la lune.

La connaissance des noms d’un certain nombre d’étoiles remarquables . peut servir à en déterminer beaucoup d’autres. On tend un fil , par exemple, en le plaçant de maniéré à aligner trois étoiles, dont deux sont déjà connues (il suffit que ret alignement soit approché), sur la carte on y forme le même alignement qui conduit ainsi sur I’etoile inconnue , en ayant égard à la similitude des distances. Par suite de la révolution apparente du ciel , les étoiles , tout en conservant leurs distances et leurs relations mutuelles , tournent avec le ciel ; les lignes idéales qui les joignent en reçoivent des directions variables. Telle droite qu’on imagine passer par deux étoiles, se trouve tantôt horizontale, tantôt inclinée, tantôt verticale.; ce sont surtout les étoiles situées autour du pôle qui présentent ces variations d’une manière remarquable.

Parmi les divers alignements qui peuvent être formés ponr reconnaître les étoiles employées dans les distances lunaires, nous indiquerons les suivants :

« Du Bf.lier est une étoile de la troisième grandeur, placée à l’Ouest des Pléiades, à une distance d’environ a3° ; on la connaîtra en tirant une ligne de f de Cassiopée a y d’Andromède , et ensuite entre les étoiles du triangle. Une autre ligne menée de <f de Persée jusqu’à |5 , fera connaître aussi cette étoile.

Aldébaran de la constellation du Taureau, est une étoile de la première grandeur, à 35” E. de * du Bélier et i4" S. E. des Pléïades ; ou, si de e de Cassiopée on lire une ligne par « de Persée , elle passera prolongée par Aldébaran. Cette étoile et plusieurs autres, qui sont auprès, forment par leur arrangement une espèce de V; Aldébaran est à l’extrémité d’un des jambages : ce groupe d’étoiles se nomme les Ilyadcs.

Elle est aussi à une distance de a3" N. O. de trois étoiles en ligne droite formant le Baudrier d’Orion , et vulgairement appelées Trois Pi ois.

Pollux est l’étoile $ de la constellatiou des Gémeaux; elle est de seronde grandeur, éloignée d’ Aldébaran à PE. N. E. de 45J ; cette étoile est éloignée de a de 1a même constellatiou, d’environ 4° an N. O. En regardant i’éloil» « du Coclicr comme le sommet d’un triangle isocèle qui aurait la base an Sud, et dont Aldébaran serait l’angle à l’Ouest, tt des Gémeaux l’étoile la plus Nord sera l’angle à l’Est , afin de ne pas prendre Castor ou * des Gémeaux pour Pollux ou 0 de la même constellation , ou sc rappellera que Pollux est la plus Sud des deux.

Régulés ou * du Lion , est une etoile de la première grandeur , à l’E. '/i S. E. de Pollux , d’environ 37" 3o' ; elle se trouvera snr la ligne menée par <f et y du quadrilatère de la grande Ourse. Une autre ligne menée par l’étoile polaire et <* cl 0 du quadrilatère

de la grande Ourse , passera à environ 12” à PE. de Béguins.

L’En ou a de la Vierge, est une étoile brillante à PE. S. E. de Régules et qui en

est éloignée d’environ 5o" : si l’on imagine une ligne droite par l’étoile polaire et par

Ç du milieu de la queue de la grande Ourse, elle passera par PEpi, qui d’ailleurs 11’a pas d’étoile brillante près de lui.

Antarès ou « du Scorpion, est une étoile de la première grandeur, à PE. S. E. de l’Epi, à une distance de 46“ avec a6“ de déclinaison Sud; cette étoile est remarquable par sa couleur ronge : à PO. N. O. et S. S. E. de chaque côté , à environ 2 , est placée une étoile de la troisième on quatrième grandeur; Antarès n’est environné d’aucune etoile brillante. La Lyre ou W^iga , Arclurus ou a du Bouvier, et Antarès forment un grand triangle isocèle dont Arcturus est le sommet

a. de l’Aigle ou Altair, La constellation de l’Aigle sc distingue par trois étoiles disposées sur une ligne droite: la plus belle des trois, qui est <t, est au N. £. d’ Antarès, b

53o Explication et csage

environ Go" de distance; les deux antres sont au N. N. O. à 2°, et y au S. S. E. à 3*. La direction de la ligne formée par ces trois étoiles va sur la Ljre.

Fomalhmjt ou « du Poisson austral , est une étoile de première grandeur au S. E. de « de l’Aigle, à 0u“ de distance scelle étoile est celle qui des neuf étoiles employées dans les distances lunaires, a la plus grande déclinaison Sud.

Mark AB ou «■ de Pégase est une étoile de deuxième grandeur, à l’E. M N. de et de l’Aigie, à 48" de distance, cl à l’O. de et du Itélier , à uuc distance de 44“ : celte étoile est remarquable par un grar.d quadrilatère qu’elle forme avec trois étoiles de la seconde grandeur, dont une est commune avec Andromède; les deux autres appartiennent à la constellation de Pégase, qui peut aussi se reconnaître en prolongeant la ligne qui va des gardes îr et /3 de la grande Ourse à la Polaire, on traverse au- delà de Cassiopée et Céphée , le quarré de Pégase ; les deux étoiles méridionales de ce quarré sont y on Algénib et et ou Mariait ; les deux septentrionales sont (S ou Schéat , à l’O. au-dessus de Markab , et la tete et d’Andromède (qui complète le quarré de Pégase ) , au-dessus d’Algénib.

De l'usage de la Table CX pour reconnaître l'état du ciel à un instant

quelconque de la nuit.

Celte Table , jointe à une carte céleste , donne le moyen le plus simple et le plus commode d’apprendre à reconnaître les étoiles. Les heures T. M. données sont comptées astronomiquement d’un midi à l’autre , et quoiqu’elles ne soient qu'approchées , elles seront toujours d’une exactitude suffisante pour l’usage proposé ; de plus , on remarquera que les heures des passages contenues dans une colonne quelconque , vont en augmentant de quantités égales , aux différences en ai des étoiles, et que ces heures étant comparées à celles qui leurs correspondent dans la coluunc suivante, toutes les différences sont égales entre elles, à la quantité constante 3q”‘,4, c’est-à-dire à l’accélération des étoiles en îo jours , ce qui donne pour i jour.

Nous savons qu'une moitié de la 6phèrc céleste est toujours visible sur notre horizon , mais que ce ne serait qu’autant que notre latitude serait nulle , que son mouvement diurne apparent nous ferait voir successivement la totalité de la sphère céleste ; quand notre latitude n’est pas nulle , ce mouvement ne nous fait voir que l’hémisphère céleste correspondant à celui nue nous habitons , augmenté d’une zône commençant à l’équateur et se terminant au parallèle céleste de l’autre hémisphère, qui en est éloigné d’une quantité égale au complément de notre latitude ; d’où il résulte qu'une étoile ne peut passer au méridien au dessus de notre horizon , qu’autant que sa déclinaison sera de même dénomination que notre latitude , ou bien qu’étant d’une dénomination contraire , elle sera moindre que le complément de cette latitude. Nous remarquerons aussi qu’une étoile se trouvant au. méridien d’un lieu, son aziuiutli est connu, et que pour déterminer entièrement sa position par rapport à l'horizon, il ne reste plus qu’à trouver son élévation, ou ce qui est de même, sa hauteur méridienne.

Pour l’obtenir, i". si la déclinaison de l’étoile est de même dénomination que la latitude du lieu , ajoutcz-la au complément de cette latitude , si la somme est plus petite que 90“, elle vous donnera la hauteur méridienne de l’etoile qui sera située vers le coté du pôle abaissé sous l'horizon si la somme est égale à go* , la hauteur méridienne sera de la même quantité et l’étoile sera au zénith du lieu enfin, si la somme surpasse Qo°, son supplémeut donnera la hauteur méridienne, et l’étoile sera placée du côté du pôle élevé. 2". Si la déclinaison de l’étoile est d’une dénomination contraire à la latitude du lieu, rctranchet-la du complément de cette latitude , le reste donnera la hauteur méridienne tic l’étoile , qui sera située vers le pôle abaissé.

Exemple 1. Etant situé par 48" de latitude Nord (le complément est de 4a”) î on demande l’état du ciel le 9 Février à 8 heures du soir.

Dans la Table CX , cherchons dans l’argument supérieur l’époque donnée (Février, colonne 9 jours), elle nous fera connaître :

**• Que la première étoile de celte Table (ce Andromède) a passé au méridien à a1, 43'” ,5 et qu’à cet iuslant son élévation vers le Sud était de 4a” •+• 28’ 12' = 70° ta';

des Tables. 53i

qu'à 8 heures du soir cette étoile doit se trouver à l’Ouest du méridien à une distance horaire de S*1 - a1, 43”, 5 ou de 5k i6",5.

a*. Que la dixième étoile (* Taureau oti Aldf.baran) a passé au méridien à 7’* io",2» avec une hauteur méridienne de 4a" + «ti* 11' ou de 58” ir vers le Sud; que maintenant elle est à l’Ouest à une distance horaire de 8k - 7k 10”, 2 ou de ok 4q",0‘

3.° Que la onzième étoile de la Table ( a Cocher ou la Chèvre) a passé au méridien à 7k 48", 3; qu’à cet instant sa hauteur était de 4a“ + 45° 5o' ou de 87° 5o' vers le Sud et près du zénith; maintenant elle est à l’Ouest à une distance horaire de 8k - 7k 48”, 3 ou de ok 11 ”,7.

4”. La treizième étoile f $ Taureau) est au méridien avec une hauteur de 4a ° + 28° 28' ou de 70° 28' vers le Sud.

Toutes les étoiles qui, dans la Table, suivent la treizième jusqu’à la quarante-unième , sont à l’Kst du méridien, parmi lesquelles nous ne citerons que la vingt -septième ( <z grande Ourse), dont le passage aura lieu à i3k 37", 2 avec une hauteur méridienne égale au supplément de 4a° + 82“ 87' ou de io4° 37' , c’est-à-dire que cette hauteur sera de 75" u3' vers le Nord ; maintenant cette étoile est à l’Est du méridien à une distance horaire de i3b 37“, 2 — 8" du de 5k 37“, 2.

Exemple 2. On demande quel est l’état du ciel le 12 Octobre à 11 heures du soir, dans un lieu dont la latitude est de 48° Sud (le complément est de 44°).

L’époque donnée, 12 Octobre, ne se trouve pas immédiatement dans l’argument supérieur de la Table CX , mais il tombe entre les colonnes du 7 et du 17 Octobre, dont les heures correspondantes contenues dans ces colonnes diffèrent entre elles d’une même quantité, qui est de 3g“, 3, différence relative à dix jours d’intervalle, ce qui donnera 19”, 7 pour la différence de 5 jours qui se trouve entre le 12 et le 17 Octobre, d’où il résulte que pour avoir les heures des passages pour le 12, il suffira d’ajouter à toutes celles de la colonne du 17 la quantité 19“, 4 î cela posé , nous trouverons :

i*. Que la première étoile (a. Andromède) a passé au méridien à iok 37", 6 ayant une hauteur de i5° 48' vers le Nord, et qu’à 11 heures du soir elle sera à l’Ouest du méridien à une distance horaire de ou 22“,

2”. Que la seconde étoile ( y Pégase ou A llgènib ) a passé au méridien à rok 42", 4 ayant une hauteur de 29° 43' vers ie Nord, et qu’à nk clic se trouvera à l’Ouest à une distauce horaire de o1' 17 ”,6.

3”. Que la troisième étoile ( /3 Pialeine ) passera au méridien à uk i3“ ayant une hauteur de 62° 53' vers le Nord, et qu’à nk elle se trouve à l’Est du méridien à une distance horaire de ok i3“.

4°. Que la cinquième étoile ( * Eridan ou Achemar) passera au méridien à i2k 9™ ,3 ayant une hauteur égale au supplément de la somme du complément de la latitude ajouté à la déclinaison de l’étoile, c’est-à-dire de 77° 5G' vers le Sud, et qu’à nk du soir elle se trouvera à l’Est à une distance horaire de 11 9", 3.

Toutes les heures trouvées sont en temps moyen , elles peuvent être converties en temps vrai en faisant usage de l’équation du temps contenue dans la dernière ligne de chaque page ; ces heures seront toujours suffisamment exactes pour le but proposé ; dans les cas où il faudrait les obtenir avec plus de précision , il faudrait recourir au Problème VII.

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