‹ Problèmes de morale socialeChapitre 209 sur 228 · UN POÈTE NATURALISTE · texte numérisé non relu

UN POÈTE NATURALISTE

Le grand mouvement qui se poursuit si activement dans les sphères de la science doit avoir son contre-coup ailleurs. Sous la pression ou la menace des événements intellectuels qui se préparent, il n'est pas possible que les esprits demeurent en repos, et que la paix même des antiques croyances ne soit pas profondément troublée. Les nouvelles théories, diverses par les explications qu'elles proposent, unanimes par les négations qu'elles imposent, les systèmes qui généralisent si hardiment les résultats des sciences positives et les groupent sous certaines vues d'ensemble, se sont emparés de l'attention publique dans les régions où l'on pense; on a eu bientôt fait d'en déduire toutes les conséquences, d'en mesTirer la portée, d'en déterminer Tinfluence pratique. De là dans les idées un grand ébranlement qui se propage et s'étend.

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