CHAPITRE XIX. — ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DES DYNAMOS
Mais il y a une autre observation à faire; les spires font toutes, comme ci-dessus, une demi-révolution, mais elles ne partent pas toutes, comme A, d'une position normale à la composante verticale des lignes du cbamp terrestre qu'on utilise : mais la spire B, par exemple, part d*une direction parallèle et atteint une direction parallèle, sans donner de
Fig. 42.
courant induit efficace. L'action est donc proportionnelle à
la valeur moyenne des sinus compris entre o* et i8o% c'est-
à-dire qu'elle est proportionnelle à -; il faut donc multiplier
le résultat obtenu par -> pour compenser cet effet.
En somme, il faut faire intervenir le facteur 2 x - — -n.
Nous aurons par conséquent
S^ sinja S'~"^sinia''
Cette méthode est due à M. Sylvanus Thompson.
6. Étudier V Influence d'une élévation de température sur la perméabilité du noyau.
On sait qu'un noyau dont la température est élevée possède une perméabilité magnétique moindre qu'à froid; l'armature
échauffée semble donc avoir des dimensions réduites; sa surface équivalente est plus petite qu'à froid.
Il convient dès lors de déterminer S par les procédés précédents en opérant sur une bobine dont la température soit égale h celle qu'elle atteint en travail.
Il est vrai que cette valeur de S ne sera encore pas exactement celle qui appartient réellement à Tarmature tournant dans le champ, car les âmes de fer se saturent plus ou moins, sous l'action du flux, et leur effet multiplicateur diminue.
Ces considérations font ressortir le caractère artificiel des calculs qu'on peut effectuer pour déterminer les éléments d'une dynamo; on ne peut leur demander qu'une indication et non pas une solution exacte.
7. Une armature d'induit avait à froid, soit à i6°, une résistance deoy 265 ohm; après une heure de traitait, on la retire du champ et on lui trouve une résistance e/e o, 289 ohm; quelle est approximativement sa température moyenne ?
L'augmentation est de —^ =11 ,09; or, d'après le tableau de
Culley, nous voyons que du fil de cuivre, de teneur 95 pour 100, a une résistance de 0,1611 à j6<' et de 0,1766 à 89*; c'est pré-
cisément le rapport cherché, car-^ — = i ,09. La température
moyenne de la bobine est donc de 39*».
En déterminant la résistance d'une armature d'induit, à âme de fer, il faut se tenir en garde contre les illusions produites par la self-induction de l'induit, qu'on compare à des boîtes de résistance sans self-induction. En opérant donc au pont de Wheatslone, on observera, non pas les premières impulsions, mais les déviations permanentes du galvanoscope.
8. Une armature d'induit a une résistance statique r au repos; quelle est l'augmentation de résistance apparente qu*elle éprouve par self -induction quand l'induit est en mouvement ?
Excitons séparément le champ inducteur; pour n révolutions par minute, la génératrice donne, à circuit ouvert,