‹ Procédés de l'assemblée des électeurs du comté de Montréal [microforme]Chapitre 2 sur 4 · GE FE D & 0 0 O · texte numérisé non relu

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DU COMTÉ DE ANION TREAL, Tenue à Saint Laurent le 15 Mai 1937.

Imprime’ par ordre du Comite’ central et permanent du Comte’ de Montreal.

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Conformément à un avis publié dans les journaux de cette ville, et 1û aux portes des Eglises des différentes paroisses une assemblée nombreuse et très respectable des électeurs du comté de Muntréal fut tenue lundi, le 15 mai 1837, à St.

Laurent, chef-lieu, pour prendre en considération les mesures coëércitives propo-

sées par le ministère à la chambre des

communes le 6 mars dernier, et pour aviser aux moyens de protéger les droits et les libertés du peuple de cette province contre l’agression projetée. A onze heures et demie ca ouvrit l'assemblée, et sur une motion à cet effet :

Louis Roy PorTELANCE, écuyer, fui appelé au fauteuil, et CHEVALIER DE LorimiEer, écuyer, N.P., fut nommé Secrétaire.

L’honorable Louis Josepx PAPINEAU vint alors en avant et reçut l’accueil le -plus cordial et le plus flatteur.

Après son discours et ceux des MM.

Cherrier, Jobin, Lachapelle, le Dr. Valois, J. Bell, J. A. Gagnon et le Dr.

O’Callaghan, les Résolutions suivantes furent dûment proposées et agréées dans l'ordre ci-après :—

Sur motion de M. Paschal Persillier Lachapelle, de la Côte des Neiges, secondé par M. Joseph Bineite, de Ste. Geneviève.

Résolu, —1. Que les résolutions soumises au nom du ministère anglai lord Jobn Russell le 6 mars dernier,

les communes de la métropole, détruisent de fait les droits et les libertés du peuple de cette province, droits et libertés que nous regardons camme les droits de naissance du citoyen anglais solennellement proclamés par lacte déclaratoire de la 18e Geo. IIT ; que cette violation est d’autant plus odieuse qu’elle est accompagnée de l’aveu de la justice des plaintes du pays quant à la constitution vicieuse du conse ; législatif, l’un des principaux motifs qui ont forcé la Représentation de cette colonie à refuser les subsides afin d’obtenir la réparation de ce grief, source première de tous les abus qui pèsent sur

cette province.

Sur motion d'André Jobin, écuyer, M.

P. P. secondé par C. S. Cherrier, écr.

Résolu, —2. Que le peuple de cette province avait lieu de s’attendre par le rappel du ci-devent gouverneur en chef, que son successeur suivrait une per plus juste, plus libérale et plus franche :

qu’il a été trompé dans cette attente en voyant le vieux système de déception et d’intrigres accompagner tous les actes de la présente administration : que tout ce qu’il y a d’injuste et d’atroce dans le plan de coërcition projeté par le ministère anglais est de la suggestion du gouverneur actuel et de ses associés qui, se donnant cumme missionnaires de paix et de coneiliation, n’ont employé ce moyen que pou me

race décevoir et qui dans le tems mê

où ils fesajent des promesses do larges réformes sollicitaient l’intervention du parlement impérial afin que par l'exercice de la force il nous ravit nes droits.

Sur motion du Capt. Stanislas David, du Sault-au-Récol'et, secondé par Mr.

François Tavernier, de Montréal.

Résolu, —3. Que quand nous avons demandé l'intervention du parlement impérial pour le bon: gruvernement de cette province, nous no l’avons fuit qu’en expriment le sens dans lequel il devait nous accorder des réformes voulues par la grande majorité des habitans du. pays :

que ce ne sont pas d'après des vues européenne : ou des recommandations d’individus étrangers au pays et à son état social que nos institutions palitiques doivent

être changées, mais seulement d’après.

nos vœux et les recommandations exprimées par nos représentans librement élus et seuls compétens à connaître des beéoins qu’ils, partagent avec nous et à ré-

formor des institutions dont ils sentent:

comme nous les funestes effets : que nous répudions- d'avance les faibles palliatifs que l’on prétend apporter à des maux dont on laisse subaister la source et que nous persistons à demander, par l’extersion du

système électif, des institutions analogues

à celles des ci-devant colouies de la Nouvelle-Angleterre, comme les seules qui

conviennent à-notre état de société et les.

seules qui puissent faire c2sser en Canada.

d’odieuses distinctions nationales que nous

répudions, et comme les seules qui puise.

sent y servir de base à un bon gouvernement.

Sur motion de Mr. Joseph Labelle, de la Longue Pointe, secondé par Mr. François Quenneville, de St. Laurent.

Résolu,--4.. Que la politique astucieuse suivie par Archibald comte de Gosford, jointe aux mesures tyranniquer proposées par le ministère et snutenues par.une majorité dans la chambre des communes, ôte tout: espoir: aux colons d'attendre aucune justice de la métropole tant que des hommes de principes plus justes et libéraux n'auront pas la direction des. conseils de PEtat : et qu’en conséquence nous prions nos représentans, nos concitoyens der autres comtés de la:province, nos frères co.

lons des provinces. voisines, de ne plus

suivre la routine avilissante de demander au roi, aux lords et à leurs vassaux dans:

la chambre des communes, cette justice:

que nous n’avons attendue de leu part, qu’alors que nous ne les connaissions point. ù

Sur motion du Dr. Valois, J. P. de la Pointe Claire secondé par Mr. Ludger Duvernay, de Montréal.

Résolu,—5. Que duns les circonstances actuelles, il est urgent de recourir en:

premier lieu à. quelques moyens de paralyser Pattaque dirigée: contre nos droits et

nos libertés, en tarissant le source du re-. .

venu que les mesures du ministère on!

pour but de nous dérober.

Sur. motion de Mr. Urbain Desrochers, dela Pointe-aux-Trembles, secondé par.

Mr. Réini Lecavalier.

Résolu,—6. Que le revenu dont nos oppresseurs veulent inconstitutionnellement s'emparer se prelève principalement.

‘eur les rums et eaux de vie,. sur les vins, #

les.thés,, les sucres-et les tabacs régulièrement.importés et payant des droits d’en-

trée aux douanes ; que le bonheur public et privé serait: grandement promu par 4

l’abstinence des vins et des spiritueux et que nous la recommandons fortement à nos concitoyens :—Qu'en. second lieu

nous recommandons à ceux qui ne sous- À

criront pas à l’abstinence absolue de ces

articles de ne faire vsage que de ceux qg É:

seront manufacturés dans ce pays.

en 3e. lieu, quant à ceux qu’ils ne pour- Ë raient se procurer du crû du pays, de faire.

usuge de ceux-là seulement qui auront été *

importés en.contrebande des Etats-Unis.

Sur motion du Capt. J. Bte. Cadieur,. 4

dela Pointe-aux-Trembles, secondé par. Mr. François Malo, de la même place.

Résolu,—1. Qu’une autre. santé

dtoit de deux et demi pour cent perçu sur.

les marchandises manufacturées dans le

royaume uni de la Grande-Bretagne et. ” d’Irlande, à.leur entrée dans les ports de # cette province et qu’une grande partie des ?

produits de cette nature surtout dans les %

e partie * du revenu provincial se prélève par un. ?

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peuvent.se fabriquer dans ce pays ou se % tirer des. Etats-Unis : que nous engageons * e nous recommaudons à nos citoyens

et

de faire usage de ceux-ci de préférence,

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