DISCOURS
L'EOMW. L. d.
FAPFINELT
% Prononcé à l'assemblée du Comié de Montréal, tenue à J | Saint Laurent le 15 Mai 1837.
oncitoyens,
: Nous sommes réunis dans des circonsnces pénibles, mais qui offrent l’avantage de vous faire distinguer vos vrais d’avec vos ux amis, ceux qui le sont pour un tems, @e ceux quile sont pour toujours. Nous @mmes en lutte avec les anciens ennemis du Days. Le gouverneur, les deux conseils, les Mhges, la majorité des autres fonctionnaires publics, leurs créatures et leurs suppots que Mos représentants ont dénoncés depuis longpmps comme formant une faction corrompue, ostile aux droits du peuple et mue par l’in- Mprêt seul à soutenir un syslême de gouver- Mement vicieux. Cela n’est pas inquiétant.
Æette faction quand elle agira seule est aux Mbois. Elle a la même volonté qu’elle a tou- Durs eue de nuire,mais elle n’a plusle même ouvoir de le faire. C’est toujours une bête halfaisante, qui aime à mordre et à déchibr, mais qui ne. peut que rugir, parce que AMours lui avez rogné les griffes etlimé les dents, Ipplaudissemens.) Pour eux les tems sont changés, jugez de Mur différence. Il y a quelques années lors- Que votre ancien représentant,toujours fidèle à Mbs intérêts et que vous venez de choisir pour Mésider cette assemblée, vous servait au ement, lorsqué bientôt après lui j’entrais ins la vie publique en 1810, un mauvais Puverneur jetait les représentants en prison ; puis ce tes les représentants ont chassé %s mauvais gouverneurs. Autrefois, . pour buverner et mettre à l’abri des plaintes de MArsemblée les bas courtisans ses complices, D tyran Craig était obligé de se montrer, ‘pur faire peur, comme bien plus méchant
Minétit Ina pas réussi à faire peur.
‘le peuple s’est moqué de lui, et des pro- Mamations royales, des mandements et des
sermons déplacés, arrachés par surprise, et fulminés pour le frapper de terreur. Aujourd’hui pour gouverner, et mettre les bas courtisans ses complices à abri de la punition que leur a justement infligée l’Assemblée, le gouverneur est obligé de se montrer larmoyant pour faire pitié, et de se donner poubien meilleur qu’il n’est en réalité. Il s’est fait humble et cerassant pour tromper. Le miel, sur les lèvres, le fiel dans le cœur, il a fait plus, de mal par ses artifices, que ses prédé-
-<esseurs n’en ont fait par leurs violences ;
néanmoins le mal n’est consommé, et ses artifices sont usés. La publication de ses instructions qu’il avait mutilées et mésinterprétées; la publication des rapports, dans lesquels l’on admet que cette ruse lui était nécessaire pour qu’il put débuter dans son adininistration avec quelque chance de succès, ont fait tomber le masque. Il peut acheter quelques traîtres, il ne peut plus tremper des patriotes. Et comme dans un pays honnête le nombre des lâches qui sont en vente et à l’encan ne peut pas être considérable, ils ne sont pas à craindre. La circonstance nouvelle dont nos perpétuels ennemis vont vouloir tirer avantage, c’est que le parlement britannique prend parti contre nous. C’est que le ministre ne comptant pour rien les justes plaintes du peuple, n’a de sensibilité et de prédilections que pour des employés corrompus ; qu’il veut voler votre argent pour payer vos serviteurs que vos représentans ont refusé de payer parce que d’après l’avis de cette autorité compétente ils ont été paresseux, infidèles, incapables ; qu’ils ont voulu renvoyer de votre service parce qu’ils vous faisaient du tort ; qui insolemment sont restés chez vous malgré vous, et qui, lorsque
vous leur refusez un salaire qu’ils n'ont pas gagné, s’associent avec des voleurs étrangers pour vous dérober. Cette diflicuité est grande, mais elle n’est pas nouvelle, mais elle n’est pas insurmontable, Ce parlement tout
uissant, les Américaine l’ont glorieusement battu, il y a quelque années: C’est un spectacle consolateur.pour les peuples que de se reporter à l’époque de 1774; d’appleudir aux eflorts vertueux et au succès complet qui fut opposé à la même tentative qui est commencée contre vous. Ce parlement tout puissant, son injustice nous a déjà mis en lutte avec lui, et notre résistance constitutionnelle l’a déjà arrêté. En 1822 le ministère s’était montré un instrument oppresseur entre les mains de la faction officielle du Canada, et les communes s'étaient montrées, les dociles esclaves du ministre en l’appuyant dans sa tentative d'union des deux provinces par une très grande majorité. Le ministère Melbourne est également l’instrument oppresseur que fait jouer à son service la même faction ofëcielle et tory du Canada, et la grande majorité des communes dans une question coloniale qu’elles comprennent peu et à laquelle elles n’attachent aucun intérêt, et encore la tourbe docile qui marche comme le ministre la pousse. Les temps d’épreuve sont arrivés ; ces temps sont d’une grande utilité au public. Ils lui apprennent à distinguer ceux qui sont patriotes aux jours sereins, mais que le premier jour d'orage disperse; ceux qui sont patriotes quand il n’y a pas de sacrifices à faire, de ceux qui le sont au tems des sacrifices ; ceux dont tout le mérite consiste à crier: Huzza,nous sommes avec la majorité, mais si elle ne réussit pas bien vite, nous nous tiendrone à l’écart et trariquilles, et ceux qui disent: dans la bonne et dans la mauvaise fortune, nous sommes pour le peuple ; s’il est maltraité nous ne nous tiendrons pas à l’écart; nous ne serons pas tranquilles,nous le défendrons à tout risque : nous sommes pour les principes, et s’ils sont violés nous les maintiendrons contre quelqu’autorité que ce soit, tant que nos cœurs battront ; tant que nos bouches pourront proclamer la vérité pourrontexhaler la plainte et le reproche. (AÆpplaudissemens )
Vous comprenez l’importance du sujet qui nous réunit. Nous ne sommes pas ici pour nous livrer à des élans d’une juste indignation, à de brulants appels à la vengeance et
aux passioné, qui ne scraient que srop justf fiables ; nous sommes pour discourir ense ble, familièrement, sans réserve ni réticenc sans dissimulation ni ménagement pour dd hommes pervers et des mesures iniques; pou nous occuper de nos communs intérête; por mesurer quelle est l'étendue du mal que 1»
nous veut faire ; quels en sont les odieux and teurs ; quels obstacles nous pouvons opposci quelle punition nous leurdevons infliger, 4 L’étendue du mal que Pon nous veut faire c’est l’insulte etle mépris avec lesquels uf gouvernement persécuteur repousse toutes l
chacune des réformes que vous avez del
mandées! c’est de vous préparer un avenf
plus mauvais que ne l’a été un passé déjà ini
supportable : C’est enfin de vous voler, di
vous arraçher le fruit de vos sueurs et de vol
travaux pour soudoyer ct rendre plus ineo lents vos serviteurs, dont vous n’avez dé; que trop de raisons de vous plaindre. (C’« vraie.)
Dans tous les temps, les Anglais, depui qu’ils ont le système représentatif,ont profess( la doctrine, et l’ont scellée de leur sang, qué leurs rois ct leurs officiers n’avaient droi
à recevoir aucun autre salaire, aucuñ autre subside, que ceux auquels ils auraienf
donné leur libre consentement exprimé pal leurs réprésentants. Ils ont toujours cré qu’il était également juste de tirer l’épé contre celni qui violait la loi, en cherchar! à briser la porte de leur maison pour les dé. rober, et contre ceux qui violaient la loi ed cherchant à briser les portes du dépôt de l’ar
gent public, dontils avaient remis les cleff
à leurs représentants. Dans cette juste légitime défense de ieurs propriétés, ils on! quelquefois chassé du royaume les gouvernen:
qui violaient des droits aussi chers quelquefoi ils leur ont tranché la tête. Tout cela étaï pour établir un droit que lord Russuell à Pins tigation de lord Gosford apprête à violer:
notre égard.. L'histoire nous dit que les An’!
glais ont bien fait de hair leurs oppreseeurs jus
qu’à les emprisonner à les chasser, à les tuer!
nous ferions donc bien de haïr les n6
jusqu’à les prier au moins pour leur honneur
et notre bonheur de faire voile au plus vite. Les électeurs de ce cumté ont presque tou:
jours bien rempli leur devoir: vous le rem-# plissiez en choisissant pour votre représentantà
ji ya près de quarante ans, un homme au forme et intègre que l’est notre respectable
éaident»
brnmes q ntent au)!
hesfois il y
voueme
urs prom s été ler que tou auverneu
à placer e pntre la bus voulu 1e les & ousser (qu n d'eux jendra ja otre bien
a conseill ous en fit econde [f uire,et ne atut de l:
lyadesh ause du ; Neurs, qu Déaucoup le la cau: Mbicds del i ce q rédéces és belles ouvait l uis que ont cont d'amour
hussi étr:
ui-ci vic e faisaie vague, |
éaident, et depuis lui presque toujours des ; brames qui tels Qué ceux qui vous repréque (rop just@ntent aujourd’hui,lui ent ressemblé.Si queliscourir ensen@esfois il y a eu erreur, si des candidats sont baus au hustings avec des protestations de vouement ei plausibles que vous ayez été
uvons opposer
dis que toujours celui qui se rapprochait des ns infliser,
wuverneurs s’éloignait du peuple, parce nous veut faire@ue les gouverneurs ont tous eu la manie de ec lesquels ul placer en une opposition inconstitutionnelle ousse toutes d@pntre la majorité de la chambre, Ils ont Vous avez deus voulu être les maîtres, quand ils ne sont arer un avenue les serviteurs; nous parquer et nous passé déja inMfousser quand ils doivent nous suivre, Au- Vous voler, dun d'eux n’est jamais venu,aucun d’eux ne Veurs et de voMfiendra jamais, pour s'intéresser vivement à le plus ineootre bien-être, mais bien pour avancer le lien. Ils voient bien vite que la plûpart des
employés publics leurs ressemblent si fort sous 18e rapport, qu’ils ne sont jamais longtemps ns devenir bons amis et faire cause comune contre vous et vos représentants. Sous e point devue le dernier venu,n’est pas meil- Pur que ses devanciers. Tout le mal plus > aucuSrandque par le passé, dont vous menace els ils auraien@naintenant le ministre, le gouverneur actuel exprimé pal@a conseillé. Il a même demandé que l’on toujours crilous en fit beaucoup plus, mais le ministre ne le tirer l’épélloconde pas pleinement son ‘ardeur à vous en cherchanBuire,et ne propose pas l'abolition sollicitée du à pour les défBtatut de la 1ère. année de Guillaume quatre. aient la loi ef] y a des hommes qui ont ci-devant soutenu la 1 dépôt de l’arMipause du pays contre tous les autres gouverremis les clefiiheurs, qui leur ont fait la guerre pour de cetie juste eMbéaucoup moindres fautés et qui, déserteurs riétés, ils one la cause du peuple, sont aujourd’hui aux les gouvernanMMbieds de lord Gosford et trouvent bon chez rs QuelquefoiMui ce qu’ils ont trouvé mauvais chez ses out cela étañibrédécesseurs. Tant qu'ils n’avaient que ussuell à l’ins es belles paroles et ses fausses promesses, on te à violer/ÆBouvait leur pardonner leur erreur, mais deit que les An /MBuis que ses écrits plus forts que ses propos presseurs jus Mont connus, il faut avoir une aussi forte dose ser, à les tuer M@’amour propre, pour ne pas revenir d’un ir cs nÔ aussi étrange aveuglement, qu’une faible dose
con Le avaient droi
leur honneud’amour du pays.
a plus vite, Les autrès gouverneurs ont comme ce- | prerque tou MMui-ci violé le dépôt du revenu public. Ils vous Je rem-8e faisaient avec quelque gêne parla crainte représentantà Vague, quoiqu’éloignée d'accusation par les homme aus | : .
> respectable
onu déni
communes, Celui-ci travaille à renverser cette dernière et faible barrière à {a rapacité de ceux qui laisseront comme lui, leur pays,leur famille, leurs plaisirs, pour l’amour de vous, diront-ils, pour Pamour de votre argent, vous dis-je. fl ne restera plus aucun frein À, l’impudeur avec laquelle les gouverneurs se sont presque tous montrés coinme des r.venturiers nécessiteux, par leur hardiesse à violer la loi pour sc payer leurs appointements en les dérobant, Je ne connais pas un autre pays où un pareil crime se soit jamais continué ‘aussi longtemps avec impunité.La morale publique est outragée et perdue, si les hommes honnétes ne flétrissent pas par leur mépris @e et ouvert, n’isolent pas par leur détermination de navoir avec eux aucun rapport même de civilité ; ne dénoncent pas comme ennemis du Canada,tous ceux qui, du premier au dernier, du gouverneur au conétable, recevront l'argent du pays, d’après la disposition, soit d’un statut anglais, soit de toute autre autorité que celle de vos représentants.
L'argent qu'a pris lord Gosford, largent qu’il fait prendre par l’entremise de lord Russell, l'argent que celui-ci ne lui permet pas de prendre quoiqu'il ait démandé de le faire, sont des motifs pour lesquels si vous avez eu raison de haïr une fois Dalhousie et Aylmer, vous aurez trois fois raison de haïr Gosford ; pour lesquels, si vous avez accusé ceux là avec assez d’unanimité, de force, et de perséverance, pour vous en voir délivrés après de longues années de souffïances, vous devez accuser celui-ci avec assez d’unanimité, de force et de persévérance pour vous en voir délivrés sous un court délai. Et déjà en effet il aurait dû laisser la province depuis longtemps, s’il y avait eu franchise et fixité dans la déclaration qu’il répétait à tous venants, lors de son arrivée, que s’il ne gagnaït-pas la confiance du pay, s’il n’y effectuait pas de grandes réformes, s’il ne fesait pas renaitre le contentement, il n’attendrait pas l’arrivée d’une frégate pour mettre à la voile, mais se jetterait dans le premier vaisseau marchand qui laissserait Québec. .L’es-
‘pérance est vivace chez cet homme;s’il ima-
ge que les mesquines réformes qu’il a, disent dés flatteurs, la bonne intention de tenter, quañd il sortira de sa longue létargie, se: ront propres à lui mériter de grandes actions: de grâces. Nous connaissons le mal. positif qu’il a fait, par: les réponses de lord Russell à
nos demandes de réforme ; le bien qu’il médite eat encore un impénétrable mystère ou une fiction gratuite.
Vous avez demandé dans la proportion de 90,000 contre 10,000 signataires que le conseil législatif fut électif ; non, dit l’écho de lord Cosford ; que le conseil exécutif fut responsable aux communes du pays ; non, qu’un tribunal digne de la confiance publique connût des malversations des juges et autres employés prévaricateurs j non, que les usurpations du parlement britannique par ses actes de 16gislation interne pour nous, fussent réparés par l’abrogation de ces actes ; non. J'en aurais jusqu’à demain à détailler ainsi toutes vos justes demandes, et tous les refus que la haine et l'intrigue vous ont préparés, par l’en tremise de la plus inutile commission qui ait
jamais été imaginée. Eh bien ! tous ces refus injustes EU ‘ut votre volonté d’avoir ces réformes? Non. Donnent-ils à l’homtne qui les a conseillés des titres à notre estime, à notre argent? Non. Quand il partira qu’emportera t-il donc,notre argent ? Oui; notre bonne opiniôn 7? Non. Il y a longtemps qu’il prévoit que telle sera l’issue d’une administration qui dans sa premiére année, avait déjà produit pour vous plus de fruits amers, pour lui plus d’humiliations, que n’en a dévorées son odieux prédécesseur pendant toute la durée de la sienne. Il les a reçues à pleines mains et de tous les partis et de toutes les nuances d’opinion. Pour la part du peuple, il a laissé périr dans le conseil législatif des bonnes lois en foule, sans le plusléger effort pour les préserver. Vous avez connaissance de ses longues lamentations, de ses cuisants chagrins, de ses injustes reproches à vos représentants, parce qu'ils n’ont point donné votre argent à lui ni aux autres employés qu’ils jugeaient ne pas le mériter, L'on ne peut avoir d’entrailles de mère plus tendres et plus brûlantes,d’exquise sensibilité, pour la gène de la horde officielle, ai de cœur plus glacé aux souffrances du uple. .Y a-t-il parmi nous tous un seul omme, qui ait quelque connaissance qu’il soit jamais échappé deslèvres de lord Gosford, l'expression du plus faible regret, du plus léger reproché,sur le refus inconstitutionnel du conseil législatif du- bill d’appropriation de quarante mille louis pour l'avancement de l'oducation primaire? Non. Un sentirosa' de haine effrénée, da persécution bru-
tale, et d’ignorance la plus abrutissante, saturent les têtes, ulcèrent les cœurs de ceux qui ont pu se résoudre à fermer les écoles à quarante mille enfans assidus à #’y rendre, et disposés à en profiter.Exécration à jamais pour les détestables persécuteurs du penple ui lui ont fait ce mal irréparable ! 08ord et ses associés sont leurs confédérés, Pas un mot d’improbation contre celte énorme irjustice, qui pèse, non surle luxe de quelques officiels trop chèrement rétribués, mais sur un peuple tout entier ; sur l’une des premières nécessités des classes industrielles, Au contraire, dans les rapports des Coimmissaires, dans leur gros livre qui bientôt ne sera conau que sous un titre déjà fameux, et sera appelé le livre des trois imposteurs, l’on { cherche à pallier l’atrocité de cette inconduite. Le conseil, dit-cn, par la crainte qu’il ne restât pas assez d’argent pour le paiement @ des arrérages, et d’après la considération de quelques vices actes de la loi, n’a pas con- # couru à ce bill. (Cette coupable approba- té tion aura de coupables approbateurs, qui À pou: l’excuser prétendront que le gouverneur il par respect pour l’indépendance du conseil, ne devait pas s'intéresser à y faire adopter ( cette mesure. Quelle servile adulation chez ceux qui, imaginant cette futile et captieuse plaidoierie, ne réclament pas contre les re- } pessbes déplacés que s’est permisle même omme vis-à-vis de la chambre d’assemblée ! %à Lequel des deux corps donc est constitué pour être indépendant du gouverneur, et lequel pour l’abriter et lui obéir? Le conseil n’est institué que pour être ployé, broyé et trituré, comme le voudront l'intérêt et la ! fantaisie du moment chez le pouvoir, qui l’a créé,sous la condition implicite de le trouver toujours obéissant et subordonné à ses fins.
Le conseil doit être guidé par un instinct qui l’enchaîne à une suite certaine d’actions, que doit prévoir et prédire la puissance qui le tira du néant. Quand donc un gouverneur aurait dit à ces automates : Le cœur,si vous en avez, est chez vous tellement aride qu’il ne vous dit rien en faveur de la jeunesse en- Dos tière de ce pays, soit. L'intérêt de vos mêbrs, ont maitres ne permet pas que vous les livriesz (fil ai aux reproches, à la honte qui, dans le dixneuvième siècle, les avilira, si par les aboie- : ments de leurs chiens couchants contre les écoles, ils paraissent être les fauteurs d’une ignorance plus crasse que celle du neuvième
plaisir, :
ction, p:
u faire
industrielles,
du consei}, faire adopter ulation chez
ntre
J’assemblée ! À
st constitué
rneur, et le-
conployé, broyé
ntérêt et la 1
voir, qui l’a le le trouver é à ses fins.
instinct qui actions, que ce qui le tigouverneur
nfédérés, Pas te énorme ire de queltribués, mais une des pre-
et captieuse
Dcle, d’une ignorance 6 à celle de la
bpart d’entre vous.” Cet avis, n’eût été une caressante gronderie, moins humilianpour eux que les tortures qui leur ont slquefois arraché quelque lois favorable pays, telle que celle d’une appropriation nuelle sous sir Francis Burton,mulgré leur us antérieurs, ou quelque contradiction
pn tangible dans les vingt quatre heures, tel-
que la taxe sur les émigrés, rejetée un comme inconstitutionnelle et adoptée le
hdemain comme voulue par les ministres !
pmbien il faudrait n’avoir pas le cœur ca-
dien, quelque nom que l’on portât, pour se re le parasite et le suisse du château charpar sa consigne de le défendre à tort et à
vers, envers et contre tous, tant qu’il sera
sagèrement occupé par lord Gosford, pour u.er son mutisme à l’occasion du bill des
doles ; pour avoir lu son apologie du con-
sur ce sujet, et ne pas admettre depuis ce hps au moins, pour ne pas proclamer hau-
nent, que chaque journée du séjour proi 1@bgé de cet homme dans le pays, est une @ulte et un cruel fléau dont nous ne pou-
s demander notre délivrance avec trop rdeur. Que d’autres le flattent menson-
Mrement, comme il les aime et les abreuve
itreusement, pour les avilir, vous ne lui
rdonnerez jamais, en songeant qu’il y a
centaines d’enfants organisés par la pre-
lence pour le dépasser en talents et en
naissances, que sa froide indifférence, ou distractions des affaires, ou son abandon plaisir, auront privé des bienfaits de l’ins- Ction, parcequ’il n’a pas su, ou n’a pas u faire un pas,ni dire un mot,pour que le
Mhseil donnât votre argent, non le sien, au
tien de vos écoles.Le bill des jurés, celui incorporation des villes,la complétion du
al de Chambly, en faveur duquel il n’a
voulu se donner la peine d’écrire un F3 Ï 4 pure forme, de peur de laisser ir de la caisse quelque parcelle de votre pnu, qu’il était décidé à faire enlever par
@fparlement anglais, et une foule d’autres bofines lois établies sous de mauvais gouver- Murs, ont été rejetécs sous celui-ci, sans Mil ait fait le moindre effort pour les con-
rer, ni exprimé le moindre regret de Îles perdues.
Ÿ Quant aux humiliations qu'il a dévorées,
il rappeler les bravades et les défis que ont portés les carabiniers ; la quiétude
philo ophique avec laquelle il peut tous les Jours lire et relire la liste des tais cents enrôlés de cette folle et coupable association, liste qu’ils lui ont fournie, pour le livrer à la risée puisqu'il n’a rien fait contre aucun d’eux, pas même contre ceux qui,portan tdes commissions d’ofliciers de paix,étaient si bien préparès à la guerre? la moquerie authentique avec laquelle la magistrature l’a informé qu’elle mettait à néant -a proclamation, vû qu’il n’y avait plus de carabiniers, mais une bien simple et innocente légion britannique ; le petit mouvement d’amour propre qu’il ressentit pendant un petit moment, quand il a souhaité avoir les noms des magistrats, qui assistaient à cette solennelle délibération, pour, avec la plus dévote mansuétude, les réintégrer quelques jours plus tard sur ure nouvelle commission de la paix, et prouver que pour eux, il aurait toujours dans le cœær le pardon des injures, et du sang innocent qu’ils ont tyranniquement fait répandre.
Faut-il rappeler qu'après avoir eu lappui d’une partie nombreuse des membres de la chambre, qui ont cru à la sincérité de ses promesses de réforme, qui dans l'attente qu’il avait fait naître, et qu’il n’a pas réalisée, de le voir améhorer le personnel des deux conseils, séparer les emplois aceumulés, puvir les fonctionnaires délinquants, avant de rencontrer de nouveau le parlement provincial, avaient été disposés à l’appuyer en attendant les réformes constitutives, qu’ils ont promis à leurs électeurs de demander et qu’ils ne eont pas, j’espére, disposés à abandonuer, comme le dit, mensongèrement sans doute, l’intrigant Gipps, il a perdu en septembre dernier cet appui? Faut-il rappeler qu’il est aiguillonné, par un homme assez peu clairvoyant pour l’avoir engagé à réunir le parlement à cette époque, quand d’après ses instructions, il était libre de ne pas le réunir, s’il ne devait attendre aucun succès de cette démarche, en lui assurant que la minorité était devenue majorité, et que bien d’autres seraient prêts à girouetter tout comme lui, puisqu’il avait bien pu guérir de la démagogie la plus exaltée pour passer au servilisme le plus sincère, et qu’il n’y avait pas à douter qu’il aurait une session et de l’argent? Un aveugle conduisait un aveugle; ile sonttombés dans le fossé ; il n’a eu ni session, ni argent, il a ainsi exhibé une nullité d'influence qui dépasse cellé d’aucun de ses prédécesseurs ? -
——hilnre 2. ?
Faut-il rappeler qu’il s’est mis hors d'état d’ef fectuer lui-même avec quelque chance de succès de changement: dans le personnel du conseil législatif, pour lui donner quelque titre à la confiance du peuple ?
81 avuit pu éblouir et séduire par des nominations au moins équivoques, faites avant que ses dénis de justice et de réformes constitutives, son n° *pris des principes constitutionnels,en sollicitant l’intervention du parlement impérial, pour vous dérober le revenu public,-eussent éié connus, il aurait eu quelque moyen de faire tomber dans le piége, d’entrainer dans la maison des ineurables, quelques citoyens influens.
Mais aujourd’hui que les principes politiques de lord Gcsord sont promulgués, quiconque y entre à sa nomination, duit b'ea comprendre qu'il y va pour appuyer ses docuines. Sans cette publicité il aurait pu dire comme lord Aylmer, si vous croyez que l'élection du conseil iégislatif suit néces: aire au retour de la paix et du bon gouvernement, entrez y pour donner plus de poids à cette demande, quand elle sera appuyée par les deux chambres ; touts combinaison politique possible, est préférable à leur désunion continuelle. Il est clair, s’il ôsait l’avouer, que la combinaison politique qui plairait le mieux à ce whig libéral, à ce politique éclairé et profond, serait celle qui le débarrasscrait de la Représentation toute entière et pour toujours, puisqu'il trouve juste de la dépouiller de son contrôle sur le revenu, sans lequel elle est moins que rien, moins que lui, et aurait mains d’influence sur lui, sur ses successeurs, et sur les employés publics, qu’il n’en a eu l’automne dernier sur les dé libéiations de l’Assemblée, Il r’ignore pas que tout ce qu'il y a d’hommes influens et avec des intérêts prmanens dans le pays, ont signé des requêtes, insistant sur l’indispensable nécessité de rendre le conseil électif. Il ne peut donc nommer personne de la majorité, qui ne consente, pour entrer dans un corps déjà nullifié par la déconsidération et la défaveur qu’il est justement attirées, à faire abjaration entre ses mains, des engagemens qu'il avait pris pour le pays et avec le pays. Dès lorsil troquera toute son influence pour la livrée du conseil. Il faut donc qu’il se rabatte à faire ses choix dans la minorité constitu-
tionnelle, où dans quelqu'uutre minoritédl obscure, d'hommes qu'il tirern de la toi!
peur politique dar:s laquelle ils ont toujourd ral, for dormi loin de la vie publique, por les ins Mi rticulie tiler dans la pairie canadienne, cette con-@rt ces « trefaçon de bas aïloi, d’une autre pairie Gus plus « elle-mèine ne vaut que peu, Qu'il en conStats de
vienne, son administration est finie, son@uissant € tour est passé, un autre gouverneur esétablir « devenu nécessaite pour passer aussi vitéllout avoi que lui, sil veut étayer le système verBurs, la p moulu ; pour sefaire une bille et grand été à la réputation, s’il veut le reconstruire à neul@ls mêm tel que les vœux, les besoins, la localiél origine
de colonies continentales voiiics doléges sj Etats-Unis, le demandent ; tel qu’il p'isseetion nm soutenir une comparaison favorable avecimmens: la structure de gouvernement la plus pai-# travaga faite, que le génie et la vertü aient encore M@lébiter d: élevée pour le bonheur de l’homme en #6-fernemen ciéié, Le système colonial européen doifovinces êtie refait et refondu ; ou la misèie, h'cessant
paralysie de Pesprit et de l’industrie, le: sont ét haines et les cissentions en sont le résulte celui c si naturel et si constant, que toutes les ec-MŒur popu louies ont les motifs les plus urgents x Œtats et vancer l’heute de leur séparation. Qui ndépend dit colonie, dit pillage et :nsolence cherement g les gouvernans, abaissement et pénuric@finimen
chez les gouverné: Les Etats-Unis nS”ensemt peuvent avoir de colonies. Leur consti-Melles
tution pourvoit d’avance à ce qu’un terii- S'en aur
toire dès qu’il a 60,000 habitans puisse sissent di constituer en un état libre et indépendant Bervitude Il devient le maître et larbitre absolu del bien rc son sort. Il n’a pas à craindre la nomina Mhaies des tion d’officiers, qui y seraient envoyés pas-Be toutes sagèrement, pour s'enrichir au galop, ot Etats n aller digérer d’énormes richesses mal ac ntier, quises à mille lieues de distance ; pour sol-MSonfédér liciter. du gouvernement général, qu’il in plus tervienue et donne à des monopoleurs étran- tent un
gers les terres de l’état à un tiers du prix nsemb auquel il les vendra aux citoyens résidens ; un éta pour qu’il dépouille la législature locale écr un
du droit de régler toutes ses dépenses lo- placé cales quand et comme elle l’entendra ; feuvent
pour qu’il altère et refasse les lois et cou- Men ne le tumes locales sans y rien comprendre, etui que c porte l’insécurité dans la jouissance de: arquée prapriétés et l'incertitude’ dans l’adminis-t de la tration de la justice. bciatio
Cette ans le st-ce à udier l”
Pour faire la paix, déclarer la guèrre, et} régler le commerce, le gouvernement gé-#
utre minorité era de la toi Is ont toujourd », por les ins ne, celle conutre pairie qui Qu'il en conf est finie, son püuverneur es ser aussi vite eystème ver Île et granddf struire à neulM 8, la localité voiiies des el qu’il pt issef voruble avec® it la plus pari ü aient encore# homme en 6-4 européen doitf la misère, h#
industrie, les
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aration. Qui isolence chez t et pénurie tats-Unis nel Leur consti-{ e qu’un terii-f ans puisse se . indépendant. A re absulu del lre la nomina:!
envoyés pasau galop, ot! sses mal acice ; pour sol-i éral, qu’il in-* poleurs étran-!
tiers du prix!
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)mprendre, et} ouissance des % ns l’adminis-A
r la guërre, et ornement gé-:
dial, formé de délégations de chaque état rticulier, décide souverainement, A hrt ces attributions restreintes, il n’a guè- 8 plus d'autorité sur le plus faible des tats de l’Union, qu’il n’en a sur le plus issant empire étranger. Quiconque vient établir dans une des souveruineté:, ne eut avoir, pour la raison qu’il vient d’ailurs, la prétention insultante pour la s0été à laquelle il vient s’aggréger, de dire, as même d'imaginer, qu’une différence origine lui puisse donner droit à des priléges spéciaux ; qu'il faut pour sa proction modifier les inetitutions que veut mmense majorité native ; et mille autres travagances quetous les Européens vont ébiter dans toutes les colonies. Ce gouernement est si bien réglé que les treize ovinces toutes désunies eten querelies cessantes, quand elles étaient anglaises, > sont étendues sur un territoire quadruple e celui qu’elles occupaient ; ont quintuplé eur population, doublé le nombre de leurs tats et formé vingt six souverainctés dépendantes groupées autour du gouvererment général, et qui se gouvernent avec finiment plus de facilité, d’harmonie, ’ensemble, de puissance, de prospérité, w’elles n’en ont jamais connus, qu’elles ’en auraient jamais pu connaître, si elles ssent demeurées dans la dépendance et la ervitude coloniale. Ce gouvernement est
i bien réglé par les limites connues et dé-
aies des attributions distinctes et séparées e toutes les autorités, qu’un égul nombre P Etats nouveaux additionels, un conticent ntier, pourraient #’y adjoindre et s’y onfédérer, sans qu’il en résultât
plus léger trouble dans le mouvedent uniforme et le progrès continu de ensemble. Le:s accessions successives un état, puis d’un autre, n’y peuvent éer un hors d’œuvre.n’y glisser une pièce bplacée qui vienne heurter celles qui se
Meuvent dans une orbite régulière, dont
en ne les peut faire sortir. La place de
Qui que ce soit qui voudra s’y réunir, est
harquée d’avance : c’ast celle de légalité | de la fraternité, avec les plus libres aspciations qu’il y ait au monde. (applaudis.
Cette union est séduisante, et la nôtre
s le moment actuel est humiliante.
st-ce à dire que de suite nous devons réudier l’une, pour épouser l’autre? Dou-
cement ! Si cet arrangement était le seul qui jrût rétablir Ja paix du ménage, oui, 11 ÿ faudrait avi ir recours. S’ilestbien clair et bien établi, que la déteru ination de lord Russell est un p'an fixe et arrêté auquel il donnera suite à l’avenir, à moins que nous ne nous soumettions à toutes ses exigences; que les colonies sont conservées, non dans l'intérêt ré iproques des peuples, mais dans celui du patronage et de la coriuption ministérielle, l’histoire des nnciennes plantations recommencera avec le mème résultat inévitable. Les ministres whigs de Gillaume quatre ne le venlent pas plus, ce résultat, mais ne le préparent pas oins, que les ministres tories de George él s'ils veulent faire revivre les pré:entions tyranniques,que les immortels auteurs de la déclaration d’indépendance ont suffisamment réfutées, etque lérée de Washington sembiait avoir tuées et glétruites, avec des circonstances assez humiliantes à l'orgueil aristocratique du parlement anglais pour laisser aux colons l’espoir qu’il n’entreprendrait jamais de les ressusciter. Il a dit qu’il ne taxerait jamais les colonies, en vue d’y créer un revenu ; qu’il n’entreprendrait jamais d’approprier leur revenu. ‘Lord Gosford et lord Russell Pont invité à mentir, à fausser ses promessés,et ils ont trouvé des hommes disposés à mentir, à forfaire à l'honneur. Il est vrai qu'ils leur ont assuré que la même détermination, si elle étut emportée par une grande majorité, nous paraitrait très sage ; que si elle n’était emportée que par une füible majorité, elle nous parattrait très folle. Ilest toujours facile à un ministère noble appelé whig, d’avoir un point de rapprochement avte une opposition noble appelée tory. Il ne s’agit eatr’eux que d’un peu plus ou d’un peu moins d’art, dans le choix des moyens les plus propres à restreindre dans les bornes les plus étroites, les prétentions des peuples à participer à l’exercice du pouvoir. Celui des Canadas,auront-ils dit,dépasse les bornes dans lesquelles vous et nous voulons le renfermet. Passez nous une injustice contre lui, nous vous en passerons une contre quelqu’autre colonie. Cela fortifie toujours les bons principes de suprémntiodu parlement impérial, en faveur des amis que vous et nous y enverrons aîternativement pouren faire lexploitation, W’uil-
leurs, il n’y a aucun risque. Nos cominis- feinte, qu’elle ne fut portée à abuser dés saires nous assurent que nous pouvons pouvoir pour vexer la minorité. Cette mr3l, tout oser contre ces étrangers que nous ligne et fausse imputation, à laquelle ils on n'avons jimais bien gouvernés, qui en con- donné tant de poids, se réfute assez d’ellé séquence ne peuvont nous estimer, mas mêine par le seul fait que la chambre, qui qui, malgré cela, haïssent plus ÎLs Ameri- a natu-alisé tous les étrangers qui vien-# cains que nous, et par cette antipüthie draient s’établir en Canada, prouve as:ez souffriront tout de notre part. Je n’en par cet acte de libéralité, qu’elle est incadoute nullement, l’on s’uveugle en Angle- pable d’adopter la noti:n contradictoire deg terre par le folle supposition,que nous avons vouloir mettre obstacle à l’établissemerntgk les plus violens préjugés contre nos plus naturel et de plein droit de co-sujetif proches voisins, et cotte erreur est la cau. Quiconque vient pour partager notre sort; se principale du déduin avec lequel on s’en- et comme un égal, est un ami qui sera bieng hardit à nous maltraiter de plus en plus venu, n'importe quel e:t le lieu de sa nais-1ià violeminent. Le gouvernement américain sance ; quiconque vient arrogamment dé-@ est le moins dispendicux qu'il soit possible cider à son gré de notré sort et de nos in-€ de concevoir, et celui qui est le plus propre érêts, et avec des pratentions affichées def de tous à exciter l’émulation la plus avan- supériorité, est un ennemi qui sera mal ve-< tageuse à l’état. Toutes les charges étant nu, n’importe quel est le lieu de sa nais-f électives, elles y sont exercées par laristo- sance. Tout ce système de calomnie@ cratie nature le, celle que la Providence contre nous n’est inventé que dans linté- ja donne aux sociétés pour leur bonheur,l’aris- rêt des employés publics, du système vie di tocratie des vertus et des talents,tandisqu’en cieux qui les enrichit si fort, et appauvrit si # Europe et ici elles sont exeicées par les fort la province ; qui est si favorable à leur # aristocraties contre nature de la naissance, irresponsabilité, et si nuisible à l’action li- 1 de l’argent, de la bassesse intrigante, que bre, et impassible des lois. Enfin lorsqu’on | l'enfer ou la folie ont données aux sociétés voit le ministre porter en leur faveur des Æe pour leur. opprobre et leur malheur. Le attaques si rudes aux principes les plus cer- M gouvernement anglais,après nous avoir re- tains du droit'public ! lorsqu’en les payant, fusé les améliorations que nous avons sol- il les affranchit de toute surveillance, de À licitées, conserve-t-il les mêmes titres que tout contrôle de la part des représentans : s’il nous les avait concédées, à cet appui du peuple, une foule de partisaus détrom- ! que nous lui avons prodigué, quand Île pays pés n’abandonneront-ils pas un gouverne- Me a été envahi par nos voisins? L’on nous ment qui organise l’arbitraire et le despo- | disait alors, que nos lois propres et parti- tisme ? Il me suffit des résolutions adoptées | culières étaient placées sous la sauve garde par une aussi grande majorité de la cham- ; de lhonneur et de la puissahce britannique bre des communes asservie à la volonté du 3 et que toutes les libertés et franchises du ministre, pour dire que jamais ce gouver- æ sujet né dans la métropole étaient notre nement, à moins que les radicaux ne par- | commun héitage. Aujourd’hui nos lois viennent au puuvoir,ne voudra rendre justi- ;! sont renversées, nous sommes des étran- ce au Canada ;que désormais le Canada ne ? gers dans le pays de notre naissance, et doit plus s’abaisser à la lui demander, muis ceux qui viennent d’outre mer prétendent qu’il doit se préparer à se l’assurer. Mais, | à des arrangemens politiques qui doivent dira-t-on, la plus odieuse de ces résolutione, } les protéger contre de inauvais fières. cclle qui tend à vous enlever votre argent, ? Tout Part des commissaires n’a qu’un but, n’est pas encore passée, ne faut-il pas alien- 2&°® celui de perpétuer cette séparation des ra- dre ? Qu’elle passe ou ne passe pas, nos dé- # ces, en la mentionnant avec affectation,en marches doivent être les mêmes. Les gou- 45 vingt occasions où il n’y avait pas lieu dele vernemens, celui de:la marâtre, et celui de °# faire ; en laissant percer leur partiales pré- la colonie, l’ont proposéé, l’ont voulue. Aileetions . pour leurs co-sujete Européens, Vous ne leur donnerez jamais voire confiet leurs étroites antipathics contre leurs co- ance. Ler‘7 tort est complet, il est con- : sujets Canadiens. Rien dans la conduite sommé, en autant qu’ila dépendu d'eux. : de” la:chambrene justifiait l’appréhension Ils pourront être arrêtés, je ge l'espère
ée à abuser de üéinmoin, Ils se sont trop avancés té. Cette mag; reculer de bonne volonté. Ils ne s’arlaquelle ils on@e-ont pas d’eux-mèmes. Le peuple ante assez dell; los épie et les menace, ses nobles
: chambre, quénpathies éclattent en notre faveur. gers qui vien-MDans les communes, l'élite des talens prouve as:e2188 plus distingnés de l’Angleterre se sont Pelle est inca-él8vé: avec cent fais, mille fois, plus d’élontradictoire degiince, que j2 ne le puis faire, en expres- Pétablissementglhns d'indignation la plus amère contre de co-sujetf£roce persécution que les ministres prézer notre s0rtBraient contre nou: ; en denonciations les ni qui sera biens propres à les avilir anx yeux de P'Eueu de sa nais-fibe, sur liaconséquente contradiction ogamment dé-@Pil y a dans leur politique, qui à la fin rtet de nos in-@ après des siècles d'oppression contre 1 affichées dePlande infortunée, devient livérale, parii sera mal ve-@lque l'Irlande se fait craindre ; qui est si eu de sa nais-Biise et :i rampante vis-à-vis de la Rusgie, de calomnie@M aussi se fait craindre ; et qui est si ine dans linté- fite, arrogante, et déduisneuse à l’égard u système vie d® Canada, qu’ils ne craignent point. Ils et appauvrit si fsentent l’indignité avec laquelle nous vorable à leur Æ@mmes maltrnités, aussi vivement que s à l’action li- fus le pouvons faire, et nous coniseilleut, infin lorsqu’on ec plus de hardivsse que je ne le ferais ur faveur des employer de suite la résistänce: Ils 8 les plus cer- Bus font des reproches, si nous n’y avont en les payant, #Bs recours. Un membre du patlement, rvéillance, de 8 la plus grande fortune, des plus beaux représentans Mens, des meilleurs nrincipes, du dévouesaus détrom- ent le plus honorable à la cause Cu Peuun gouverne- Me, à l’amour de la j.stice, à la liberté etle despo- 8 Canada, s’est écrié en présence des mi: ions adoptées Mstres:,, Oui ! si vous pretendeZ Consomé de la cham- er votre œuvre d’iniquité; c’est pour les la volonté du Manadiens une abligatiôn miorale que de is cé gouver- us résister. Oui ! si le même sang coulait caux ne par- ns leurs veinès,que celui qui a produit les rendre justi- Washington, les Franklin, les Jefferson, ils le Canada ne us chasseraient de leur pays, comme mander, mais (Bus avez été jüstement chassés des anurer. Mais, Mpnnes colonies Il y a eu à Londres des je résolutions, Meemblécs, dane lesquelles le peuple a votre argent, À t écho a ces nobles sentimens; à cep é: t-il pas alten- Prgiques invectives contre de coupables pas, nos dé: Miniitres, à cétte bienveillante sympathie ss. Lés gou- Pur vos souffrances, a ces encourageans , ét celui de ertissemens qu’il est de notre devoir et ont voulue. notre intérêt de repouiser la violence * Vlr la violence. Je dois le dire, ce n’est
à +4 cn 1 la peursni le scrupule, qui me porte à endu d'eux. Mre que l’heure n’a pas sonné, où nous de es Pespère ns répandre à cet appel.
Co n’est pas la peur: si la nécessité pe
était, la force du pays, dans son éloigne:
ment de l’Angleterre ct sa proximité des’ Etats-Unis, pourait effertuer cet objet: — Ue n’est pas le scrüpule ; quiconque. est familiarisé avec la connaissance de lhistoire de la juste et glorieuse révolution des Etats-Unis, voit un concert si ünanime des hommes les plus éclairés et les plus vertueux de toùs les pays du monde; qui appläudissent à la résistänce hérniqie et morale, qu’opposèrent Îr8g Améticains à Pusurpation du parlement britannique, qui voulut les dépouiller, et appropriër Jeur revenu, comme il prétend aujourd’hui faire du riôtre, que se serait pour ainsi dire s’associer aux réputations les plus grandes et les plus pures des tems modernes, qué de marchor avec succès dans la voie qu'ont tracée les patriotes de 74: Lu situation des deux pays est difiérente ; et nos amis d'Angleterre ne là comprennent pas, quand ils nous ctoient dignès de blâme, et une race inferieure, si nous né résistons pas de suité. Je conndis ün peu mon pays, pour avoir étudié son histoire, pour avoir été par les circonstances, jeté depuis trente ans de la manière la plus active däns les émbarras de la vie publique, décidé à ÿ faire infléxiblemient mon devoir tant que j’y serais engagé, indiflérent quant à moi à ÿ demeurer, ou plutôt désireux d’en sortir, si le triomphe des droits du peuple n’en donnait l’occasion favorable: Pendant ce long espace de tems, jai vu vos représentans sans cessé êt sans relâche, assaillis tour'à tour pär les violènces, les calomnies, les cäresses et les artifices de l’exécutif, et dé la presse vénalé qu’il a soudoyée quelquefois directement, toujours par des préférences pour les impressions, souvent par les lafgesses de ceux à qui il a dohné ou promis du gain où des honneurs, sortir de chaque ltte' victorieux; de chaque élection généralé dé plus eh plus épurés et dévoués aux intérêts popé#lairess L’opinion publique s’est formée. Plus vous les avez vu maltraités, plus vous vous êtes montrés affectionnés et empressés à les prendre soûs votre protection. Quiconque s’est détaché de la majorité de la chambre a fini par épouser les passio "s et les intérêts d'employés dont il avait prouvé la eorruption et pressé: le chatiment, fa perdu votre confiance. Le flot démocrätique « coulé irrésistiblement
(14) de prut
Fr Mystème
par une pente qui,devenant de plus en plus croire que le gouvernement de la métro minorit rapide, renversera sans violons efforts, les pole était plus éclairé, était à notre égart pas « impuissars obstacles que l’on peut tenter moins malveillant,était plus porté à la justi 4 vd de lui opposer. Dans ces circonstances, ce que celui de la colonie.Les voilà muinte@ à r
faut-il abattre, o: n’est-il pas mieux d’user, nant détrompé:. ‘un et Pautre subordon@ {nent un mauvais gouvernement, pat la résis- nent toute autre contidération à celle de lient, tu tance const'tutionnelle que l’on peut, que sollitude pour leurs employés. Dans le tem@in meille l’on doit, lui faire éprouver en parlement ? où vous attendiez des réformes, Padminis à handons Ceriains du succès des futures élections tration actuelle appelle à la magistratur@mement dans un avenir de plusieurs antiées, faut-il des hommes qui l'ont avilie, qui l’ont do. LA Pi meurtrir l’arbre violemment le premier jour minée, qui l’ont cffrayée par l’appui qu'ilé pt y d'automne, avec des pierres et des bâtons, ont prêté à ces carabiniers, qui, s'ils a @S .? den quand tout indique que les fruits tombe- vaient pu un jour faire du mal dans la ville Qc in d* ront au second jour ? Ceux qui commet- auraient été chatiés le lendemain par lee dimi tent un vol qui justifierait en principe des campagnes; elle y appelle des hommes,don(@t-à -dire mesures extrêmes, ont perdu en Canada les mains encore rongies par leffusion dulis les ré toute influence mcrale. Vous avez vu a- sang innocent, n’ont pas été lavées pail ntaux f
vec quelle facilité vos représentans ont l’acquittement d’un petit juré, et qui ont vu pates
biffé les insolentes menaces de Stanley. toutes les autorités civiles et judiciaire, pi Îlest vrai qu’ils’en rappelle, qu'il exha- combinée pour les soustraire au procés sé ; 1 par le sa rage etses projets de vengeance ; rieux qu’ils deveient subir, Elle renvoie siè-] Mhs pouvo mais sa ruge et ses projets sont im- ger sur le triounal un juge que l'ivresse end@vingt m puissans, quand il n’est pas saisi du pou- avait fait tomber. Ælle soustrait au pro-@Buand le: voir, et ses trahisons à tous les partis, l’en cès criminels qu’il devraient subir, desfiitis la sut ont probablement exclu pour longtemps. fonctionnaire prévaricateurs, qu’elle a con-SR* P°i" Néanmoins, si lui, ou Ceux à qui il peut vaincus de dilapidation, qu’elle a l'air te
me maxi donner à al, M tion à t este à c e reve
pour le ons cha in,ou di [thé aus ne sont.
es que c 8 bâtir,
et en ir. ce i assez
importé ette err ennemi:
brdre fu We des sualistes
inspirer ses préjugés et ses fureurs, redou- de ne déplacer qu'a regret, en suspendant blent d'effort contre nous, nous devons en leur faveur le cours de la loi, Et com-à nous préparer. pour être en mesure de les ment oserait-elle en effet punir sévèrement rencontrer, partout où ils voudront aller. un crime qu’elle s’est permis sous un au! S’ils marchent dans la voie de lillégalité tre forme. Dans le pays, elle est la con- 38 et de l’injustice, marchons d’un pas égal tinuation de celles contre lesquelles vos À ou plus rapide dans celle de la résistance. plaintes ont été unanimes ; auprès des mi-£ Ils ont dans leur voie fait un pas, nous eñ nistre, ses pernicieux conseils ont été plus ferons deux aujourd’hui dans la nôtre. Ils désastreux. Elle ne peut donc demander spfhront pour le moment; ils nous en fa- votre confiance et votre argent, qu’àäprès ciliteront d’autres pour la suite, s’ils deve- qu’elle aura obtenu, que vous exprimiez vo- 8 naient aécessaires. (applaudissemens) tre repontir des protestions, que vous avez A
11 faut que le pécheur soit puni par où il signées depuis dix ans, et des élections li- $ a péché. Le gouvernement des nobles de bérales que vous avez faites ; qu’aprèo ! l'Angleterre vous hait pour toujours; il que vous lui aurez dit, que vous êtes dis- 4 faut le payer de retour, Il vous hait par- posés à biffer vos signatures, à changer vos ce qu’il aime le despotisme, et que vous représentans, fidèles au mandat que vous à aimez la liberté ; parce que vous avez ces- leur avez donné. Je crois pouvoir lui dire, € sé de lui envoyer de loyales adresses, et au nom des neuf dixièmes des électeurs, les avez remplacés par des remonirances qu’elle vienne donc, si elle l’ose, faire ces
et des protestations contre linconduite ce extravagantes propositions. (applaud.) Jeu te q HS , > | ES s les pa ses employés au milieu de vous. Mais tout Vous connaissez le mäl que l’on veut vous 4 alien
ment le ures qui quinze trés pe!
indust
ce qui excite contre nous les persécutions faire, et ses coupables autegre, délibérons sur du gonverement, ent ce qui. exo. Lo. ls agite de re remêde su mal, et en À eympathies du peuple : anglfis, exprimées Li ncolemment les réforrnes auxquelles yens ! pour nous jusqu'à l'enthousiasme. .: avez droit Combinonsnots de plus enplue |
Nous étions faibles, parce qu’au milieu fortement pour les harceler et les contrarier de, nous, il y avait une portion nombreuse. ais tous Jeurs projets. Ils se croient la mis: “de nos concitoyens, qui avait le tort de sion de rexer Ja majorité sous le prétexte men-
de prutéger la minorité ; qu’ils continuent ystème inconstitutionnel de gouvernement minorité. Ceux de leurs fauteurs qui ne t pas achetés, sont à la veille de voir, qu’il a pas d’autre moëif de persister dans cette urdité, que Id sale considération de leurs olimens et qu’ils sont incapables de tout timent plus relevé. L’or est le dieu qu’ils brent, tuonsleur dieu, nous les convertirons n meilleur culte? Les réformes que nous handons diminuraiént les dépenses du gouément de vingt mille louis par an, voilà ection réelle des ministres à consentir à nos handes. S'ils privent leurs amis ici de ce énu, cinquante colonies et possessions di.
ses demanderunt les mêmes réformes.
cune d’elles séparément n’offrirait pas une de diminution aux moyens de l'influence, t-à-dire, de la corruption ministérielle, s les réformes étendues à toutes, restituent aux peuples des millions que la noblesse dérobe, Puisqu’ils ne veulent pas d’une itution volontaire, qu’ils la fassent forcéc. st l’avidité qui les rend insolens et coupa- ; la pauvreté les convertira à la modestie.
s pouvons bien vite leur arracher au-delà vingt mille louis qu’ils reçoivent de trop ; uand les ministres verront que nous avons is la substance, ils cesseront de nons perséer pour l’ombre. Il faut que nous fassions bien à nous-même et à nos amis, et du mal os ennemis. Je serais loin d’invoquer la e maxime dansla vie privée : jà il fant donner à son ennemi, et rendre le bien pour al. Mais un peuple doit repousser la pertion à tout prix, à tout risque et la rendre este à ceux qui se la permettent. (Applaud.) e revenu que l’on veut nous voler, se compour les deuxtiers, des taxes que nous ons chaque fois que nous buvons un verre in,ou de liqueurs spiritueuses, et une tasse [thé au sucre. Nos consommations en objet ne sont. nullement de nécessité, sont plus es que celles que nous fesons en fer pour s batir, défricher et cultiver nos terres, en reten étoffes pour nous chausser et nous r. Une année portant l’autre, il n’est pus i assez de bled du pays pour payer ce qui a importé de vins et de spiritueux. Il suffit
ette erreur pour nous appauvrir, et enrichir ennemis. Pour réformer efficacement ce brdre funeste, nous n’avons pas besoin de Me des Messieurs, Ils sont tropsouvent des Alisualistes qui ciennent plus à leur vin et à ar luxe qu'aux intérêts de la patrie. Dans 8 les pays c’est la masse du peuple, ce sont classes moyennes et les classes pauvres qui ment le revenu, ce snnt les classes supéres qui le dévorent. Ce ne sont nullement
de la métro à notre égai(k orté à la justi s voilà muintel
n à celle de l4 Dans le tem es, l’adminis di magistratur® qui lont do.
Pappui qu'il qui, s'ils a 1 dans la ville!
main par le# hommes, dont
et judiciaires au procés sé} le renvoie siè-N e l’ivresse end@ trait au pro-# nt subir, desfh qu’elle a con-$ ’elle a Pair n sapin oi Et com.% r sévèrement sous un au-# > est la con-i esquelles vos après des mi-à ont été plus ac demander ent, qu’àprès 4 xxprimiez vo- #R ue vous avez fl élections li- 8 ; qu'après à jus êtes dischanger vos 4 it que vous à voir lui dire, € s électeurs, À se, faire ces pplaud.) n veut vons À lélibérons sur A mal, et d’en :
ré Vous téfe- |} uinze à vingt piasires d i
| ! ji piastres de taxes que paient Lo * très petit nombre de familles riches, de S conticier industrie, de leur crédit, où de leurs vols,
ient la mis+ étexte men-
qui grossissent le revenu, ce sont une, deux, outrois piastres, que payaient volontiers cent mille chefs de famille, quand léurs Représentans en pouvaient régler l’emploi pour soutenir des écoles et améliorer le pays, qu’ils cesseront Lientôt de payer, quand on lo ladite, quand on les vole. De la prétention du parlement anglais à vous arracher £140,000 sans votre consentement, découlera bien vite celle de vous arracher quoique ce suit que la cupidité des gouverneurs les portera à dewadiièt, Si vous admettez que cette intervention puisse être tolérée pour le vel de la plus petite partie de votre propriété, vous admettez que vous la souffrirez pour le vol de quelque portion que ce soit que voudra vous ravir un parlement,qui avait juré sa foi et Son honneur de ne le pas faire. Et puisqu’il est disposé À devenir parjure quand le ministre l’exige, quel espoir nous resterait-il, qu’il s’arrétât à quelqu’excès que le vou'ût pousser la même autorité ? Il vous a donné l’acte déclaratoire de 1778, par lequel il s’est engagé à ne pas approprier votte revenu. Par respect pour ce principe, il vous a donné il y asix ans l’acte de la première Guillaume quatre. Mais lord Gosfou et lord Russell veulent w’il s’abaisse à se contredire en le révoquant e fait dans les vœux de lor& Russell, et expressément par une loi dans les vœux plus où trés et plus tyranniques de lord Gostord. Ils oublient quelle profonde flétrissure avait été imntimée au front des ministres de George trois, lorsque l’Acte déclaratoire de 78 fut passé. La plus belle et la plus forte armée que l’Europe eut encore vorrie sur l’Amérique, venait de mettre bas les armes devant de simples milices américaines, .sans organisation, sans discipline, devant de bons cultivateurs, comme il y en a encore, qui savaient aimer leur pays et tirer aux tourtes, qui n’étaient forts que de la justice de eur cause, mais qui ignoraient les premiers élémens de toute tactique militaire. Cette formidable armée anglaise était commandée par le général Bourgoyne, membre de la chambre des communes, qui après avoir aidé aux ministres, par sun suffrage et ses discours, à préparer l’oppression des Américains, prêtait son bras et son épee par la compléter, et pour les écraser facilement, disait-il. Rien de plus ininsolent et de plus sangunaire que la procia mation qu’il jetait dans le public au moment de son entrée dans le territoire ennemi, en ne donnant qu’un court délai à ses habitans, jour venir mettre bas les armes devant lui, solliciter le pardon de leur rébellion, ou tomber sous les forces irrésistibles qu’il commandait, ou sous la hache et les tortures des sauvages ses alliés, trop nombreux, ajoutait-il, pour qu’il put restreindre leur fureur, Après toute cette jactance, lui-même après avoir perdu la moitié de son armée, mettait bas :es aimes devant ceux qu’il avait menacés avec une si brutale férocité
t que fussent terminés les délais qu’il avait voitise du bien d’autrui, d’arrière pat l'iné Mes leur menti sàleur repentir, Ce fut un jour de diguation du peuple anglais, qui ne voulait plfilles faire joie pour les peuples, un jour d'effroi pour leurs tolerer la moindre perte de ses gains pour nou peau tyrans, qui dans leur consternation passérent le nager Vorgueil ministériel, ou pour accroi les ve statut de 1778. Ceux qui en demandent la vio- ‘la trop grande influence, et la puissance ‘emeure lation redoublent l’humiliation de l’Angleterre, pur de l'aristocratie, et qui enhardirei aisance en l’entrajnant à reconnaitre que ce ne fut par les colonistes à cette résistance salutaire qu’ ains in la justice, mais la souffrance, qui lui fit pro- étaient éloignés de prévoir ni de vouloir, qualiettiit d clamer cette charte des droits coloniaux qu’is ils commencèrent leur organisation de comitiffiiaturelle veut aujourd'hui déchirer (Applaudissemens.) de correspondance et de non consommation. ‘Æféent, ou
Est-il donc si pénible de se priver de quel- IL est des hammes qui croient que des prottfäison pre ques jouissances de luxe inutile,de se priver de tations et la non consommation sont des bg 1% prépas boire des liqueurs empoisonnées d’une taxe dé- ens insuffisants, et que les circonstances en (Mauvaise sormais odieuse, puisqu'elle doit avoir l’etfet mandent de plus rigoureux. Ceux là du moi: Ahhoñt, là de nous rendre si méprisables, si nous la pay- sont bons Anglais;sont bons Canadiens, peut-Mäkceilent ons? Quels conseils nous ont donné ceux de tre meilleurs que nous qui ne sommes pas primé en. nos amis qui ont si honorablement pris notre encore à les suivre , mais ceux qui cherchent arte étai défense en parlement ? Ils ont dit aux minis- déverser du ridicule sur les moyens Proples cultu tres: les Canadiens sauront vous punir, et se comme trop violents ; qui les rejettent sans Brre, don combiner pour appauvrir votre commerce et proposer de meilleurs, je ne puis me défenl'favaux, é votre revenu. pi sauront suivre l’exemple, de les soupçonner d’avoir par légèreté, 1 ence q aussi sage qu’honorable que leur ont donné les ignorance, par manie de contredire, ou par "Banque, Américains. Ces dénonciations sont un con- nalité, dépouillé le capot gris des Canadieë prouver seil Ex sur la connaissance qu’ils ont, de l’ef.. pour endosser la livrée dorée du Château, la fois.
fet qu’il peut produire sur ce qui les entoure. Messieurs, j° vois ici des citoyens de tou Meureux C'est ld marche qu’ont pris les Américains dix les paroisses du comté, j'y reconnais les inf ennent ans avant de combattre. Ils ont bien com- ences solides, durables, mneritées qui ont 4 mencé,et ils ont bien fini, dans des circons- toutes les élections. Pesez les raisons que tances semblables à celles où nous sommes pla: vous donne, pesez celles que d’autres amis (#4 cés. Nousn’en sommes qu’à bien commencer. prouvés vous donneront à l’appui des résolul Nous ne savons pas où s’arrêtera PAngleterre, ons qui vont être.lues, et dont ma conversati® nous ne pouvons donc dire encore où s'arrêtera avec vous n’est que le commentaire. Si vo le Canada. (Applaudissemens,) les trouvez bonnes, si vous les adoptez, je s
En mille sept cent soixante-quatre com qu’elles deviendront à votre recommandatio} mencèrent les combinaisons contre le commer. d’après vos exemples et: vos explications, ce de lamétropole; encouragement à l’établis- règle de conduité de vos concitoyens. Ce sement de manufactures domestiques, les habi- suffit à l’objet que nous devons avoit en vii tudes louables du travaii et de la fuite du luxe,et celui d'obtenir justice, avec le degré d’actitl dès lors l’augmentation de la fortune publique, qui suffira chaque jour à l’état de nos affaire à le moyen, dix ans plus tard, d’employer tout avec les moyens d’après le nouvel aspect qu'Af ce qu’ils avaient gagné, tout ce qu’ils n’a- les pourraient prendre d’accroitre ce degi
ains dis celles q Disonnée bi tuaie nt par irait not nu soui ropre bie > ceux time de } Quelqu hire le c
vaient pas prodigué sur du vin ou des soiries, d’action : avec la determination infléxible 4 ] qi ne peuvent jamais être une nécessité, sur persévérante de finir par avoir justice. 4 u canon et de la poudre qui étaient devenus Je croisque nous devons prendre l’engageme "2 pour eux une nécessité.‘ Nous pouvons espé- de discontinuer Pusage des vins, eaux de vi M@lle détru: rer, qu’éclairée par cette exemple, la métrope- rums et de toutes autres. liqueurs spiritueustirgné su le ne nous réduira pas aux mêmes extrémités ; importées ettaxées. [on trouvera l’avanta/brloyé à C’est une espérance, non une ceïtitude. Sans publicet particulier dans labstinence de c'tence. | 4 aller jusques là, leur exemple d’industrie et d’é objets. Mais qu’au moins, ceux qui croi #@fLe co conomie nous est utile pour les temps de cal- trouver de l’utilité dans l’usage des spirituew# goûts me, il nous est indispensable pour les temps de ceux qui veulenten faire usage prennent (#SRets don trouble, Quelque soit l’avenir incertain qui ceux qui sont fabriqués dans le pays, plutifux que nous est réservé, le tems est venu où leurs pre: que de ceux qui viennent du dehors. Vous, C0 sont a {f miers bons exemples de non consommation,sont particulier, cultivateurs, vous feriez par là veur le so HR bons à copier. IL faut un dogmatisme et un tre bien. C’est une remarque que font tou 8ièst pour pédantisme plus que cynique, pour ne voir que les étrangers, que font les meilleurs cultivah à de fo du, ridicule dans un moyen de légitime défense, teurs parmi vous, qu’il y a une trop forte proie à celle
{ e nous recommandent des contemporains in- portion de terres ensemencées en bled. Celiiations niment éclairés et dévoués à notre cause, et s'explique, par la circonstance q. : jusqu’à ctiuses
qui fut si puissant et si efficace dans le temps dernières années, les menus grains n’avaien Brchand passé ; qui jeta le ministère dans des mouve- pas un prix assez élevé pour dédommager de BBduits C ments d’oscillation d’avant, poussé par sa con- frais de culture, Les brasseries etles distill: "TIs devi
En
services passés (19) en temps de
» pour vos lois . Vous n’aves ce soit, lorsquef
résenter comme.
ures,mais aussi els il avait pro:
e signer des pé-sk
vont recdoublerges nront fait quel-J@!
6, il séra temilé ir donner cette
C d lier que cette se contre toutes vue d’avoir uni
si vite grandi aux Etats Unisque les terres voisinage ne peuvent plus les nourrir. Il donc là des bouches tout aussi bien qu’en rope pour manger nos grains. Que nous en terait-il pour les leur porter ? Pas plus de à huit sols par minot. Si donc il n°y avait de droit d’entrée de trente sols par minot à frontière américoine, nous y porterions notre avec nos chevaux et nos bateaux si nons pulions. Qui gagnerait ces trente sols et les À huit sols de transport? L’habitant qui le Urait faire, l'habitant pour qui est tout le ail de faire pousser le bled, Qui est-ce qui gne maintenant ? le marchand anglais qu.
prte dans son navire. Ilen est ainsi des es grains, des bois et d’autres produits. A ception des propriétaires des vaisseaux irope, nous avons tous le plus grand intéavoir un marché voisin plutôt qu’éloigné y vendre les fruits de notretravail. Cette le requête à porter au Congrès vous sera te dans quelques jours pour votre signature ur celles des autres comtés de la province.
iers à la signer avec plaisir ; aussi fier et px de l’adresser à une autorité de qui j'esjustice et bienveillance, que je serais 1x d’en adresser à ceux de qui je n’attends les mêmes sentiments. (Applaudissemens.) ais pour faire signe- cette requête ; pour er des associations qui encouragent l’éta-
oi 4
L est pour une fin si utile, que je serai des,
tère de ce bill, il faudra des repressailles plus ou moins fortes. Dans tous les casune réunion nombreuse élue dans les assemblées de comté devrait dans un tems peu élo'gné siéger en convention, pour signaler toute l'étendue du mal que serait de nature à produire la nouvelle intervention parlementaire, et indiquer avec poids et autorité le choix des mesures additionelles les pins propres À en faire manquer le but. T'ous les membres de l’assemblée et du conseil, qui auront pris part aux réunions dans lesquelles le peuple se concerte et se combine contre la coërcition, qui y donneront leur adhésion, seraient de plein droit membres de la convention. Quelques uns voudraient que ces personnes seules formassent cette assemblée. Dans les temsordinaires et pour l’œuvre de législation qu’elles doivent remplir avec les autres parties co-ordonnées de la législature, elles sont peutêtre en assez grand nombre,
Pour des circonstances extraordinaires,quandil s’agit de se charger d’une responsabilité nouvelle de proposer des mesures qui ne peuvent dans les commencements avoir d’autres sanction que celle de la confiance,ces personnes ne sont peut-être pas assez nombreuses ; elles doivent désirer s’aider des lumières et du patriotisme d’associés que leur donneront les assemblées de comté. D'ailleurs il serait difficile d’espérer de Jes réunir toutes. Plusieurs qui en chambre soutiendraient avec énergie les droits de Ja pa-
+ Cette dette nement de l’U4 guuvernem entif} alculable avant ublique. L’hy4l es du Haut--Cuel au Congrès pou grains et autre} être portés cheg r obtenir remis angers ont pay nt apportés aux le congrès peull veut des négofl ds venant d’un® de faibles colo à requête a étl ensement il nf rs Üe session, 1} sible d’avoir uo es de personnek t d’autres menk ain étaient biell
trie, parce qu’ils ont dé ‘égation spéciale de le faire, pourraient s’embarrasser des subtilités de la chicane et hésiter à remplir le même de. voir, dans une réunion où ils ne seraient pas convoqués par proclamation. Quelques-uns peuvent avoir cru, que s’adresser au parlement pour qu’il nous facilitât les réformés constitutives que nous avons demandées, était reconnaître la compétence de ce tribunalet le revétir du droit de prononcer en dernier ressort ; qu’il ne s’agit plus d’examiner si sa décision est juste ou inique, mais qu’il faut. s’y soumettre, comme ayant force de chose jugée, L’individu qui aura été souvent en procès, n’aura souvent eu de son avocat que ces tristes paroles . pour. toute consolation, et il dira qu'il faut supporter le tort fait à son pays par une décision injuste, avec la même r Etes qu’il suppere le tort que lui fait la chose mal jugée.— L ne se réunirait pas à une convention où l’on maintiendraït qu’une nation. n’a pas d’autre juge en dernier ressort que Dieu, et qu’elle. ne
ement au milieu de nous de manufactures » cultures nouvelles, qui engagent les s à nous seconder dans nos efforts pour dier la consommation des objets taxés; pour illir des renseignemens propres à éclairer à choix des objets dont il serait le plus utile iter la fabrication, ou la contrebande ; pour ppondre dans tous les comtés, dans les pros voisines, en Angleterre, ou ailleurs,par- Ù nous trouverons de la sympathie, avec Êres réformistes et radicaux, qui veulent ice et la liberté pour les hommes et qui tque les institutions électives sont les:plus ta toutes à procurer ces inapréciables its ; il est nécessaire d’organiser un cole ce comté qui aura le pouvoir d’ajouter ombre à mesure qu’il deviendra utile de.
e. : Une couple de personnes de chaque à. pourrait ,suflire pour. établir. dans ne un, comité, auxiliaire, Si, une. semra ienion s’effectue dans une grande de la province, elle mettra dans.nos effort;
ure. Maintenail mble et, le concert. qui. peuvent seuls les pete déléguer à aucune autorité. sur la terre, d'en Angleterre. efiicaces, e, droit de la mal juger. De l'absence de artie des membres dansune telle convention
t d’après l'aperçu des plans du ministère .
expliqué. par les résolutions de lord Rusue.nous proposons, les mesures de.pré-
e marchand qi nner à celui qé le moins, part
’exécutifet tout ce qui en, dépend intrigue -
c rajentet argueraint pour prouver que la réunion le nous. Depuis détaillées jusqu’à,ce moment. Ces d’une portion et non du tout rend nulles.ses reles manufacturæ@Bons seront suivies d’un ill qui peut,les..commendations,. jusqu’à ce, . quelles soient der singulièrement, -pour les rendre ou débatues pour être, validées ou infirmées en moins méchañtes. D’après le catac- session régulière. Mais une partie du peuple
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(et je crois que la grande rh gp ne veut pas sans laquelle les remyluçans seraient perverti se laisser avilir et dépouiller) ne veut pas pour etbientôt aussi criminels que les remplacés. se mettre en mesure de réclamer avec Lo. dd ont l'insolence de dire quelquefois aux 16! ficacité, attendre le momént choisi par l’exéeu- formatears : que n’allez vous ailleurs jouir def tif pour réunir le parlement. Elle sppellers institutions que vous trouvez si belles? C’edl par des élections spéciales ceux qu'elle trou- parceque nous les trouvons si belles que now vera être dans là disposition de prendre de voulons rester at pays pour les lui procurer. "4 suite des précautions protectrices ; qui seront C’est esque d'anciennes colonies anglaise disposés à s’asseinbler et s’ajourner à telles pé- ont joui du droit d'élire leurs gouverneurs, leur “4 riodes que le demandera non l'exécutif mais conseillers législatifs et exécutif, leurs juge M le progrès en Angleterre de l’empiétation.— leurs magistrats, leurs officiers de miiices, qu M Une délégation de quelques unes des person- le peuple a droit à toute cette étendue de pn 2 nes ici présentes devrait donc être choisie pour vilèges, quand il lu désirera. C’est parcequ'x VA se réunir à cette fin à ceux des représentans ef moment où le ministère anglais s’apprête à un dés membres du conseil qui croiront comme violence, qui détruit pour toujours tout senti A vous qu’il faut prochainement délibérer en ment d’estime et de confiance pour les hommes convention sur la situation nouvelle où nous de sa caste pris en masse, l’irn d'eux ndme# peut jeter le bill de lord Russell. qu’ils ne doivent pas s’opiniftrer à gouvern/ à Je vous expose quel est à peu près l’ensem- ce pays contre la volonté de la majorité, et 41 ble d’une doùzaine de résolutions qui vont vous si elle persiste dans seé instances, il sera i « être lues, et les motifs préssants qui me portent devoir du parlement de finir par y procéde 0 à croire qu’elles méritent votre approbation et que j’espère,quoique faiblement,que nous avoué votre appui cordial. (Applaudissemens.) le moyen d'obtenir plus que nous n'avons encor Les représentans pourront-ils être asservis + demandé et süccessivement tout ce que noi ce degré d’humiliation que de voter de l’argent, demanderons. Tant que cet espoir sera cel lorsqu'ils ne le peuvent p'us faite librement,lors d’une grande partie de la société, il faudra que la déclaration officielle du gouvernenr sera rénfermer dans des mesurés analogues à cell la formule obligé : « messieurs, sa majesté àt- que nous prenons aüjourd’hui ; s’il s’éteint tor tend de votre libéralité que Vous donnerez les à fait, les circonstances décideront de cell subsides ordinaires au soutien de son excellent qu’alors il faudra adopter. Mais je suis sûr 42 gouvernement » et qu’il séra sous-entendu, si vôus comme de moi-mêine. Les principes qui vous ne le donnez pas, nous l’arracherons.— mont invariablement guidé depuis trénté ar Se prétera qui voudra à cette simagrée deshio. chaque nouvelle véxation contrée mon pr# norante pour le comédien qui la prononcerait n’a fait que les fortifier, et vous ef moi nous 14 d’un air de sincérité et d’un ton de gravité, et cesserons de demander justice pleine et entièr# pour les esclaves tremblans qui le recevraient à bôn poids et à bonne meture comme le peup# d’un air de respect. Ce rôle n’est pas celui le veut ef l’entend,et non pas goutte-à-goutil qüi convient à la Représentation du Canadæ; dans le mesquin petit détail, qui suffit à la 8 ce n’est pas celüi qué Von en peut craîndre à pacité et à la bonne volonté pour nous qu’ont et} moins qu'elle ne dégènère bien à l'avenir; toüs les gouverneurs et tous les ministres dei à moins qu’elle n’abjure les. engagemens lord North jusqu’à ce jour. Dans la vie publiqi qu’elle a si solennellement prie depüis un les circonstances m’ont misen latte pend nombre d’années.— Notre revenu entamé par trente ans avec la plupart des gouverneurs, le parlement britannique, les représentans qui dés lors avec la foule inñnombtable et insatiab sous le poids de cette üsurpation donneraient dés flatteurs et des parasites qui attends} un sou Au gouverneur qui l’a provoquée, de- toute leur importance et leur aisance des {à viendraient ses complices et sés instrümens veurs du maitre, parcequ'ils ne trouvent aucul pour établir votre servitude. Il vaudrait bien ressource en eux mêmes, où n’apprécient f Mieux n’avoir pas du tout de Représentation, ce qu’il vaut, le premier des biens, l’indépe® que d’en avoir urie qui serait à délibérer sur dance de l’esprit et du caractère, Delà {à es objets de législation, avec le sentiment ennemis politiques violents et en grard nombii qu’elle n’est pas libre de dire oui, ot non, fur Il n’ÿ a rien à quoi l’homme public qua chacune des propositions qui peuvent êtré faites est s noère, doive demeurer aussi indiffé en faveur d'intérêts adverses à ceux de ses Îl en doit être fier ef réjoai plutôt qu’attristé #4 constituans. CAPES) Et pour moi j'espère,quelque besoin que je pif} Ceux qui font le malheur du pays qui ont se avoir deme corrigersous d’autres rappo exercé le pouvoir si abusivement, qu’ils ont que je vivrai jüsqu’au dernier moment dans por la conviction dans tous lés esprits, que le Lt à de foi politique que pendant ti éplacement de quelques hommes coupables ne d’années,qu’an milieu d'autant d’animosités.: serait qu’un insuffisant répit aux, souffrances n’ai jamais cessé de confesser. (Applautit de la société ; qu’il n’y a qu’un changement de semens prolongés.) #8 système qui puisse créer Une responsabilité, FIN.
aient perverti les remplacés.
uefois aux 16!
leurs jouir de belles? C’en elles que non lui procurer." onies anglaise sverneurs, leur °" fs, leurs juge le miiices, qu M étendue de pn
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s'apprête à un* jours tout senti 2 soûr les homme un d'eux adme# ver à gouvern 4 majorité, et qu & nces, il sera à 4 par y procéde à t;que nous avoit is n'avons encor tout ce que nou spoir sera cel bté, il faudra : # nalogues à celles s’il s’éteint tou deront de cell ais je suis sûr 28 Les principes qi epuis trénté an ontre mon pr jé ef moi nous 14 pleine et entièris comme le peup# outte-à-gout# qui suffit à la «4 ur nous qu’ont et ministres dep * la vie publiqu
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tère, Delà i® en rs nôm n ic quan” ne indiffére :
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que pendant ti it d’animosités LE e (Api OUR TE
Petition au Congres Americain:
Lé projet suivant de PE TITION AU CONGRES AMERI CAIN demandant le rappel des droits imposés dans les Etals-Unis sur nos
grains
commerce entre les Etats et ce pays, a été adopté par le Comité
et sollicitant l'intervention de leur législature pour faciliter le
Central
et permanent du Comté de Montréal, et est soumis aux Réformistes pour leurs signatures, en comformité aux Résolutions adoptées à St, Laurent le 15 Mai 1837, dans l'assemblée des Habitans du Comté
de Montréal.
hp © © ———
À L’Honorable Chambre des Représentans des États - Unis d’ Amérique, assemblés en Congrès. L’humble pétition des soussignés francs-tenanciers et autres habitans du Bas-Canada, ex-
Que vos pétitionnaires désirent vivement que les restrictions oppressives et impolitiques qui gênent le commerce actuel entre cette province et les Etats-Unis sur les blés, bois, thés cotons et autres articles, soient supprimés, de manière que le peuple de ce côté de la frontière puisse acheter aux marchés des Etats-Unis les marchandises qui peuvent lui être utiles, et les payer avec le surplus de ses blés, farines, bois et autres produits, sans être chargé de taxe aux différens ports sur vos frontières.
Les marchés des Canadas sont toujours ouverts aux citoyens des. Etats-Unis, francs de droits, pour concourir avec les fermiers, les meuniers et marchands de bois d’autres colonies, en fournissant à notre consommation domestique, pour la farine, les blés et les bois et
our l’exportation par le St. Laurent, Nos
ois, nos farines et blés sont, au contraire, sujets à une forte taxation quand ils sont exportés à Union. Quand la farine est à 812 le quart à New-York, le blé canadien est sujet à environ 25 cents de droits des Etats-Unis par minot. Une grande partie de l’Ktat de New-York est approvisionnée de bois de cette province, cependant cet article indispensable est assujéti par votre gouvernement à de forts droits. Hl nous paraît que la suppression de cestaxes sur l’industrie tournerait à l’avantage de toutes les parties.
L’interruption de notre commerce par la voie du St. Laurent durant la moitié de l’année et le négoce vaste et croissant des ports de New-York et de Boston, où les achats peuvent se faire avec avantage pour notre consommation domestique, nous induisent à représenter res-
pectueusement qu’il pourrait être d’un avanta” ge réciproque si les droits des douanes maintenant prélevés sur les articles importés de pays étrangers par vos citoyens sujets à une 1emise et restitués à vos marchands sur l’exportation des articles au Canada.
L’attention du gouvernement britannique dans bien des occasions et dans une variété de circonstances, a été instamment appelée sur lPimpolitique de ces taxes et restrictions sur Pindustrie canadienne, qui obligent souvent notre population d'acheter au marché le plus élevé pour vendre au marché le plus bas, dans l'espoir que la demande serait faite au gouvernement des Etats-Unis pour sa co-opération afin d’introduire un système plus simple et meilleur, mais aucun remède n’a été appliqué.
Vos pétitionnaires sont, cependant, heureux de voir que la question de ces restrictions, quant au blé, a été soumise dernièrement à la on favorable de votre honorable cham-
re.
Dans ces circonstances, vu la dépression extrême que nous subissons dans nos affaires et notre propriété, nous espérons qu’on nous excusera de demander respectueusement à votre honorable chambre un réglement de relations commerciales entre nous, tel qu’il puisse offrir au peuple de cette province quelque soulagement, AE préjudice à la prospérité des Etats-
nis.
Qw’il plaise donc à votre honorable chambre de supprimer la taxe actuellement prélevée sur les blés, les farines et les bois canadiens importés aux E. Unis, et d’accoder une remise équivalente au montant des droits de douane perçus sur les marchandises étrangères importées aux Etats-Unis, à être payés lors de leur exportation par terre ou par voie de navigation intérieure en Canada.
Et vos pétitionnaires ne cesseront de prier.