FONDATIONS DIRECTES SUR LE SOLIDE
Lorsqu'on procède à une fondation directe à l’air libre sur le terrain solide, plusieurs cas peuvent se présenter :
4° Il arrive que l’assise solide est presque à fleur de sol, au-dessus du niveau des eaux, et il n’y a alors qu'à exécuter une fouille insignifiante et à préparer la base de la maçonnerie ;
> Souvent aussi, l'assise solide est à une profondeur notable, et il faut recourir pour l'atteindre à une fouille dont les parois, en général, ne se maintiennent pas d'elles-mêmes ; il faut parer aux éboulements, soutenir les terres par des madriers que contrebutent des pièces transversales, ou étrésillons, réunissant les parois opposées dont elles maintiennent l'écartement. Tantôt il n’existe pas d’infiltrations, et l'on creuse à sec; tantôt, au contraire, l’eau pénètre dans la fouille en plus ou moins grande abondance, et il faut recourir à des appareils d'épuisement plus ou moins puissants. Dans tous les cas, le procédé reste le même;
3° Lorsque le sol est recouvert par les eaux, si la profondeur n'est pas trop grande, on entoure l'emplacement de la fondation par des digues imperméables, ou batardeaux ; on épuise à l’intérieur de cette enceinte, et on exécute la fouille jusqu'à la profondeur voulue.
4 Quand la profondeur d’eau est plus considérable ou que l'espace fait défaut, on peut substituer aux bâtardeaux un coffrage, ou caisson sans fond, que l’on immerge à l'emplacement choisi; on épuise à l’intérieur de ce caisson à parois étanches, puis on y construit le massif de fon-
ation.
De cet examen général résulte la division du présent chapitre :
4° Fondation directe sans fouille ni épuisement ;
2° Fondation dans une fouille, avec ou sans épuisement ;
3° Fondation dans une enceinte de bâtardeaux, avec épuisement ; 4° Fondation dans un caisson étanche, avec épuisement;
ÿ° Description sommaire des appareils d’épuisement.