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Fig. 147
Course »,650
mt
La pompe à air est à double effet : le tuyau supérieur emmène l'air comprimé qui arrive dans le réservoir par deux soupapes horizontales fonctionnant alternativement ; le tuyau inférieur, débouchant dans une
chambre à section trapèze, donne l'air atmosphérique qui, par le jeu des deux soupapes de la chambre, arrive tantôt à gauche, tantôt à droite du piston.
Sur la figure, le piston est en mouvement de la gauche vers la droite; il aspire par la gauche l’air extérieur et refoule par la droite l’air comprimé. Les orifices des soupapes sont munis de clapets en caoutchouc qui, pendant la période de fermeture, reposent sur des grilles en fonte; l'ouverture des clapets à air comprimé est limitée par des plaques de fonte inclinées faisant saillie sur le fond du réservoir supérieur.
Les pistons en bronze n'ayant pas tardé à s’user, on les garnit avec
une couche de régule, métal antifriction, et depuis, ils ont bien fonctionné.
Le presse-étoupe de la tige du piston est prolongé à droite par une petite caisse à eau qui empêche les rentrées d’air et lubrifie la tige du piston.
Le refroidissement est obtenu par des bâches à eau entourant le cylindre, mais ce procédé était insuffisant, et, au pont de Kehl, la température de l’air comprimé s'élevait à 40°; on eut alors l’idée de recourir à une injection d’eau faite par une pompe ordinaire dans le réservoir à air comprimé.
C'est dans le cylindre même qu'aujourd'hui l’on injecte l’eau pulvérisée. Le compresseur Cail fournissait par minute 4"*7 d'air comprimé à 3,5 atmosphères. L'appareil laissait évidemment à désirer ; il présentait des espaces nuisibles considérables qui devaient réduire beaucoup le rendement ; on en futtrès content au pont de la Voulte, parce que l’on atteignait des profondeurs inférieures à celles du pont de Kehl.
4 Compresseurs du pont de Marmande; prix de revient de la compression. — M. l'ingénieur Séjourné, dans sa notice sur les fondations du pont de Marmande, a donné quelques renseignements sur les compresseurs dont on s’est servi pour cet ouvrage.
On a eu recours à À machines soufllantes de 25, 48, 18 et 12 chevaux, machines horizontales à piston hydraulique à double effet, établi dans le prolongement du'cylindre moteur avec tige de piston commune; ce système, employé au pont de Kehl, marche régulièrement pour les petites vitesses et les basses pressions, mais les oscillations de l’eau du cylindre compresseur absorbent beaucoup de force vive et ne comportent pas de grandes vitesses, ce qui conduit à l'emploi de machines lourdes et encombrantes.
Le volume théorique d'air aspiré par heure pouvait varier, suivant le nombre de tours, de 350 à 583 mètres cubes, pour les trois premières machines, et de 87 à 312 pour la dernière. On se servait pour la distribution de tuyaux en fonte ou en caoutchouc de 0"08 et 010 de diamètre; les premiers coûtaient 6 et 8 francs, et les seconds 20 et 24 francs le mètre.
Les quatre machines représentaient un prix d’achat de 73,000 francs; si l’on ajoute les sas à air comptés à O fr. 70 le kilogramme, les cheminées en tôle à O fr. 65% et les tuyaux, on arrive à une dépense de
405,000 francs pour les frais d'achat du matériel principal, non compris 418,000 francs pour matériel accessoire et 3,600 francs pour 6 vérins de descente. D'où, un total de 126,000 francs pour le pont de Marmande. Il faut compter l'intérêt, l'amortissement, les réparations et la dépréciation à 25 p. 100 de ce capital.
Le tableau suivant donne les consommations d’air pour la pile numéro 1 et la culée du pont de Marmande :
On remarquera que la pression indiquée dans la colonne 4 mesure la pression absolue p diminuée d'une atmosphère p,, c'est le nombre