‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 135 sur 182 · Cf. article XXXIV : « II est bon à savoir · texte numérisé non relu

Cf. article XXXIV : « II est bon à savoir

220. Il serait de peu de profit de rapprocher ces paroles de Jeanne d'autres textes qui déclarent le français la langue angélique ou la plus délectable. Toutefois on peut signaler qu'un Anglais des premières années du xve siècle, désirant enseigner à ses compatriotes le droit langage de Paris, l'a qualifié ainsi : « laquelle language en Angleterre on appelle doulce France » (Donat françois de Barton).

221. Les anneaux turent très souvent dans l'antiquité des amulettes superstitieuses. Ceux que nous possédons encore du xv^ siècle, sans doute parce qu'ils étaient riches, nous présentent surtout des devises amoureuses (cf. Dr Boucher, Sur un anneau du XV'^ siècle dit anneau de Jeanne d' Arc, Rouen, 1910, in-8).

La croyance à la divinitation par les anneaux se rencontre encore chez de bons esprits au xvi< siècle.

222. La mandragore, plante du même genre que la belladone, caractérisée par une énorme souche souterraine à racine pivotante ayant la forme d'un corps humain . Elle répand une violente odeur à laquelle fait allusion le Cantique des Cantiques (vu, 14). Sa vertu magique est bien ancienne, et on la tenait pour propre à se faire aimer : les fruits de la mandragore sont appelés pommes d'amour. Lia céda à la stérile Rachel des mandragores (Genèse, xxx, 14-16). Les mandragores avaient donc des vertus analogues à l'herbe martagon « souveraine pour être eu la grâce des dames », suivant un texte du procès du duc d'Alençon (Bibl. nat., fr. 1844), fol. 92).

Au temps de Jeanne, frère Richard fit brûler de ces mandragores que de sottes

gens conservaient précieusement dans de beaux draps de soie et de lin afin de

. n'être jamais pauvres . On les nommait aussi, par corruption. Mains de gloire, et

on brûlait avec elles des sorciers qui en usaient, à Dijon par exemple, à la fin du

xye siècle.

Dans les inventaires des princes, des rois, il est souvent question d'étuis et de coffrets pour lés conserver (cf. Marcel Hébert, Jeanne d'Arc â-t-ellè abjuré ? in-8, I9i4,p. 76,"etPaul Ladame, Les Mandragores, ou Diables familiers à Genève-au XVI^ et au XVIh siècle, extr. des Mêni. de la Soc. d'Histoire et d'archéologie, t. XXIII).

223. Forteresse du Ponthieu (Somme, arr. d'Abbeville) où Jeanne fut menée à la fin du mois de novembre 1430 (cf. A. de Florival, Jeanne d'Arc dans le Ponthieu (1430), Abbeville, 1904, in-8 ; l'abbé E. Outrequin, Jeanne d'Air au Crotoy, Amiens, 1909, in-i6).

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