‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 142 sur 182 · Ceci est seulement dans la minute · texte numérisé non relu

Ceci est seulement dans la minute

270. Les gens de Compiègne que Jeanne portait dans son cœur, et pour leur fidélité et parce qu'ils étaient alors rigoureusement assiégés. La place fut délivrée le 15 octobre 1430. Cf. Pierre Champion, Guillaume de Flavy, p. 54.

271. J'ai suivi la minute française qui a plus de sens. On ne voit pas bien les Bourguignons disant à Jeanne qu'elle avait sauté de U tour ; ils durent lui faire observer qu'elle avait manqué à ses engagements en se sauvant.

272. Guichard Bournel, dit aussi de Thiembronne, écuyer de Picardie que l'on rencontre sous les murs de Paris lors du malheureux assaut de Jeanne, mais qui, au mois de mai 1430, refusa l'entrée de la ville de Soissons aux troupes de la Pucelle, puis la livra «laidement » au roi d'Angleterre pour 4000 saints d'or, avan-

ces par Philippe le Boa, au mois d; juillet. Après la paix d'Arras, Guichard Bourn el fut employé contre les Anglais, envoyé à Ardres par le duc de Bourgogne pour défendre cette ville. Il était encore capitaine de cette place en 1446 et il est dit, en 1463, bailli souverain du comté de Guines (Pierre Champion, Guillaume de F/izt'v, p. 168 ; Félix Brun, Jeanne d'Arc et le capitaine de Soissons en 14JO, Soissons, 1904 ; Nouvelles recherches sur « Je fait de Soissons », Meulan, 1907).

273. Cette forme, solennelle et publique, est plutôt exceptionnelle dans les procès d'hérésie (cf. Nicolas Eymeric, Dircctorium inquisilorum).

274. Le château que Philippe Auguste rit construire en 1205 sur la colline de Bouvreuil, lorsque, vainqueur de Jean sans Terre, il remit la Normandie sous la domination des rois de France (cf. F. Bouquet, Jeanne d'Arc au chdleau de Rouen, 1866 ; Le Livre enchaîné ou Livre des Fontaines par Jacques Le Lieur, éd. V. Sanson, Rouen, 191 1, planche II).

La chapelle, contemporaine de la construction du château, se trouvait à peu près au milieu de la cour, en face de la porte d'entrée de la grosse tour, vis-à-vis le Bailliage.

275. Jean Secard (et non pas Fécard), Secardi, avocat, licencié en décret avant 1^16.

Curé de Saint-Vivien dès 141 1, alors qu'il n'était encore que sous-diacre et écolier à Paris, on voit qu'il s'était employé dans la « composition » de la ville de Rouen payéeà Henri V. En 142 1 , il est mentionné comme maître es arts à Paris et chanoine à Rouen, nomination obtenue seulement en cour de Rome ; aussi le chapitre lui interdit de porter l'habit de l'Église (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, -p. 27). On trouve qu'en 1421, Jean Secard figure à côté de Robert Le Barbier, parmi les membres du clergé normand réunis dans la chapelle archiépiscopale de Rouen qui déclarèrent privés de leurs bénéfices, pour absence, leurs confrères résidant dans les terres soumises à l'obéissance du dauphin (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 1202). C'était donc un personnage tout dévoué aux Anglais. Il permuta, vers 1429, la cure de Saint-Vivien pour celle de Valliquiervilie qu'il posséda jusqu'à sa mort, en novembre 1449 (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 8).

276. Le 22 mai, Jeanne apprit, à Crépy-en-Valois, que le siège allait être mis devant Compiègne . Elle partit à minuit et entra dans Compiègne par la porte de Pierrefonds, entre quatre et cinq heures du matin, le 23 mai 1430 (Perceval de Cagny, p. 174).

277. Sur ces événements, voir A. Sorel, La prise de Jeanne d'Arc devant Compiègne et l'histoire des sièges de la même ville sous Charles Vi el Charles VII, Paris,

1889; Pierre Champion, Guillaume deFlavy, capitaine de Compiègne,VAns, 1906.

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