‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 148 sur 182 · Omis dans la rédaction latine · texte numérisé non relu

Omis dans la rédaction latine

321. Cette réponse n'est pas à sa place dans la rédaction définitive. Cf. l'article d'accusation XLIV.

322. Jules QiLiicherat identifie Jean Manchon, qui ne figure que cette fois-là au procès, avec un chanoine de la collégiale de Mantes (Rymer, t. X, p. 41). Ce ne paraît pas être le même personnage que Jean Manchon, originaire du diocèse de Bayeux, licencié en théologie en 1397, maître régent à Paris en 1403, confesseur du roi en 141 3, que l'on rencontre avec Pierre Cauchon, parmi les Universitaires qui travaillèrent à la réforme Cabochienne. Chanoine de Chartres, on le trouve cette année-là au concile de Paris parmi les maîtres qui délibèrent sur l'urgence qu'il y avait à extirper l'hérésie au royaume de France. En 14 14, on négligea de lui demander son avis sur la condamnation de Jean Petit (il lui eût été favorable). En 1420, ce Jean Manchon est envoyé à Troyes, comme ambassadeur de l'Université, avec Pierre Cauchon et Jean Beaupère. L'Université le recommanda au pape, puis, au doyen et au chapitre de Bayeux pour en faire un évêque (Chart. Univ. Paris., t. IV, p. 27 et n., 76, 253, 273, 280, 377). Il semble qu'il y ait erreur dans la transcription.

323. « Saint Jehan ! » était également le juron de Charles VII {Chronique Martiiiiaiie, éd. P. Champion, p. 45).

324. Franquet d'Arras, capitaine de routiers, « vaillant homme d'armes. . . tenant le parti du duc de Bourgogne », qui. était allé « courre sur les marches de ses ennemis, vers Laigni sur Marne », avec 300 combattants ; ils furent défaits par la Pucelle et ses gens, au mois de mai 1430, et passés à l'épée (cf. Monstrelet, Cagny, Chartier, Chastellain).

325. Le seigneur de VOurs, c'est-à-dire le propriétaire de l'hôtellerie de ce nom, à la porte Baudoyer à Paris. Cette maison de l'Ours est encore signalée comme hôtellerie dans un document de 1465 (Arch. nat., KK. 1009, fol. 71). — M. Anatole France (Fie de Jeanne d'Arc, t. II, p. 142 et suiv.), le premier, a reconnu dans ce « seigneur » Maître Jacquet Guillaume, un homme du parti armagnac sur lequel nous renseignent des documents parisiens (A. Longnon, Paris pendant la domination anglaise. Paris, 1878, p. 118 et s., 307).

326. Château de Beaulieu en Vermandois près de Compiégne, place de Jean de Luxembourg où Jeanne séjourna entre mai et juillet 1430 au témoignage de Perceval de Cagny.

327. C'est-à-dire, une occasion fortuite de partir. — Cf. La Practicque et enchiridion des causes criminelles... par Josse deDamhoudere.Louvain, 1555 p. 31 :« Quiconque est constitué prisonnier criminel, et il en sorteet rompt par force, trouvant l'huys ouvert, est à punir par bannissement, ou aultrement arbitrairement à la discrétion du juge ; mais s'il en sorte à violence et force, et que le delict pour lequel il estoit emprisonné est divulgé et notoire, ou qu'il en est convaincu partesmoings, tors fait il a puguir corporellement, ores que le deiict, ou crime, ne fust au paravant capital, car l'infraction de prisons le rend coulpable. Tout emprisonné s'enfuyant de prisons, navrant ou tuant le cipier, vient à punir capitallement par Tespée... »

328. La robe ou cotardie constituait le vêtement usuel. Sa jupe, très ample, comportait en général une traîne ou queue de longueur variable en rapport avec le rang social de la dame qui la portait. Quant au corsage de la robe, il était ajusté, avec

des manches moyennement ciroitcs et un décoUetage assez hardi, qui, à l'époque de Charles VII, s'étendit même jusqu'à la ceinture, placée, il est vrai, toujours très haut(Enlart, Manuel d'Archéologie française..., t. IIÎ : Le Costume, 1916, p. 109).

529. Houppelande, robe très étoffée à l'usage des deux sexes, pourvue de très amples manches, froncée à la taille, serrée par une ceinture et dont le bas traînait à terre. Les bourgeoises cherchaient à imiter les modes dispendieuses et gênantes des dames nobles, bien que desvètenicntsaussi longs fussent particulièrement gênants pour circuler librement parla ville. La houppelande se porta à partir de 1370 environ et fut abandonnée sous Charles VII, sauf dans les Flandres (Enlart, op. cit., p. 109, 573; VioUet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier français, (1872), t. III, p. 472).

330. Le chaperon des femmes se distinguait de celui des hommes notamment en ce que l'encolure ou goulée, fendue^e haut en bas et laissée ouverte, dégageait le devant du col que les femmes couvraient d'une touaille. La partie inférieure du chaperon flottait sur les épaules et la nuque en manière de bavolet ; enfin, outre la coiffe, lebavolet ou couvre-nuque et la goulée, le chaperon féminin se complétait par des oreillettes ou coquillons qui retombaient sur les côtés du visage. Cette coiffure, composée, ainsi qu'il vient d'être dit, de diverses pièces dont la terminologie fut toujours assez flottante, subit au cours des âges, notamment du xivc au xvie siècle, de nombreuses modifications de détail (Enlart, op. cit., p. 220).

331. Ces mots ont été omis dans la rédaction définitive. 532. Ce clerc était sans doute Nicolas Taquel.

333. Le procès, et non pas le livre de Poitiers, comme' on le dit souvent. Il s'agissait, comme on le verra plus loin, d'un registre en français dont Guillaume Manchon est dit avoir donné lecture dans la séance du 24 mars.

334. La minute dit « langage des anges ». -—Cf. article XXXIV : « Interrogée comment elle reconnut que c'était langage des anges... »

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