Voir note
225. Les ornements royaux, déposés au Trésor de Saint-Denis après le sacre, étaient alors aux mains des Anglais.
226. Quand on a parcouru les registres des municipalités de ce temps, on sait que c'était là une constante préoccupation des villes.
227. Nicolas Lami, Amici, cursor en jhéologie en 1422, bachelier en 1423, licencié à Paris en 1428, recteur en 1426 et 1429. En vertu de lettres de régale de Henri, roi d'Angleterre, il prend possession du canonicat de Jean Chuffard à Beauvais, au temps de Cauchon (Reg. de'délib. du chapitre, 23 février 1427, n. st.).
Il n'assista que ce jour-là au procès et partit de suite pour le concile de Bâle où
il arriva entre le 9 et le 13 avril 1431 (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne irArc, p. 26 ; Chartulariim Univ. Paris., IV, p, 405, 419, saj)- Nicolas Lami joua un rôle important au concile. Le 18 octobre 143 1, il écrivait au chancelier Rolin pour qu'il intervînt auprès des capitaines bourguignons qui opéraient entre Belfort et Altkirch, menaçant la sécurité aux environs de Bâle. Le 18 mars 1432, à Paris, devant le Parlement, il faisait un récit des événements du concile et protestait, avec la dernière violence, contrç sa dissolution « à la très grant honte et infamie du pape ». On retrouve Nicolas Lami, chargé de missions par les Pères, à Cologne, en France, en Angleterre. Le 10 mars 1436, le concile décide de lui conférer un canonicatà Tournai. Le 10 novembre 1439, Nicolas Lami est mandé à Bourges par Charles VII, lors de la consultation du clergé de France ; on le retrouve, en 1447, à la conférence de Lyon qui devait définir la question de l'abdication de Félix V(N. Valois, ic Pape et le Concile, t. I, p. 115, 131, 140, 200, 369 ; t. II, P- 225, 333).
On sailqueNicolas Lami rencontra h. Bâle le célèbre docteur alsacien, JeanNider, prieur des Dominicains, et auteur du Fornticarium qu'il avait composé pour diriger les religieux de son ordre dans la recherche del'hérésie. Ce « très zélé découvreur de sorcières», suivant le mot de Trithème, tint de Lami son information sur Jeanne d'Arc et sur les deux femmes se disant envoyées de Dieu qui furent condamnées à Paris.
Au rapport de Nicolas Lami, Jeanne « avait avoué avoir eu familiarité avec un ange de Dieu qui, au sentiment d'un grand nombre de personnes très lettrées, n'était qu'un esprit malin, ainsi qu'il résulte de beaucoup de preuves et de conjectures )) .
228. Guillaume Evrard (Evraniii,Eurardi,Eurart,Euerarii,i\nt hui donc pas l'appeler Érart) reçu le premier à la licence en théologie le 31 décembre 1429, ne parvint à la maîtrise que le 18 mars 1437. ^u 24 mars au 25 juin 1450,11 fut recteur de l'Université. On voit qu'il était « maistre du neveu de monseigneur », l'archevêque de Rouen. Le chapitre lui fit donner 10 1, quant il partit « des grammairiens de Navarre » (Arch. de la Seine-Inférieure. G. 30, compte de 1428-1429). Guillaume Evrard est dit maître des artiens et il accompagna à Rouen le neveu et les livres de Mgr (Ibid.). En 1434, on le trouve curé de l'église de Saint-Pierre-des- Arcis en la Cité et, en 1441, il tendait à obtenir la cure de Saint-Gervais de Paris. Depuis 1440 Guillaume Evrard était principal du Collège de Navarre, la vieille maison lettrée qui avait été pillée par les Bourguignons en 1418 et qui inspirera la grande réforme universitaire. Reçu chanoine de Notre-Dame, le 12 avril 1458, où il obtint de continuer son enseignement en vertu du décret de Bâle et de la Pragmatique (Arch. nât., LL. 241), Guillaume Evrard mourut le 6 novembre 1470 (Denifie et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 26).
Gérard Machct, le confesseur de Charles VII et l'examinateur de Jeanne à Poitiers, le présente dans sa correspondance comme un homme « d'une très illustre vertu et d'une sagesse quasi céleste ». Il lui déclare tout le plaisir qu'il aura de le recevoir à Castres et se défend d'avoir écouté des calomnies à son endroit (Bibl. nat., ms. lat. 8577, fol. 34>4î^°. 50^°, 5 3)-
Son rôle dans le procès se borne à avoir assisté à la séance du 3 mars, où il ne prit pas la parole. Guillaume Evrard partit aussitôt, avec d'autres universitaires, pour le concile de Bâle où il arriva entre le 9 et le 21 avril 143 1 (Denifle et Cha-
telain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 26; Chartularium Univ. Paris., IV, passim). Dans l'affaire du schisme, G. Evrard joua un rôle assez considérable ; il fut une *açond'agentdeliaisonentreles Pères, l'Université, leParlement. Le2i février 1438, Guillaume Evrard requérait du Parlement l'enregistrement des décrets de la 31e session. Au mois de décembre 1440, ce « maître solennel » rendait compte à Louis Aleman de la mission de Sabrevois, déclarant que chaque jour « éclataient la vérité et la justice du concile ». Il offrait de se rendre auprès du roi pour l'éclairer à ce sujet. En 1446, Guillaume Evrard argumentera pour le parti du pape Eugène IV et l'union (N. Valois, Le Pape et Je Concile, t. II, p. 122, 238-240, 302). Ce personnage n'a donc rien à voir avec le violent Guillaume Erart, dont on parlera ailleurs. M. Georges Recouna, ancien élève de TÉcole des chartes, prépare des notices sur ces deux religieux.
229. Gilles Caxivet, JEgidius Caniveli, ou Quenivet, de la nation Picarde. Licencié en médecine le 20 mars 1422, il prit part à l'enseignement de la Faculté dès le 9 novembre 1423 (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 26 ; Chartularium Univ. Paris., IV, p. 403, 421, 437, 446, 461, 486, 500, 549, 574). Le 20 mai 1437, il ^st dit maître es arts et en médecine : par faveur apostolique Gilles Canivet fut reçu par procuration comme chanoine de Notre-Dame de Paris à la place de Jean Hubert (Arch. nat., LL. 241).
En 1439, ^^ Eustache Quenivet est dit lieutenant du bailli de Caen (Bibl. nat., fr. 26066, p. 3833).
230. Roland L'Escrivaix, Scriptoris, reçu licencié en médecine en mars 1424, figure parmi les maîtres régents de cette Faculté à partir du mois de décembre de la même année; il est doyen, de novembre 1427 ànovembre 1450 (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 26). On le trouve mentionné, pour la dernière fois, comme maître régent au mois de novembre 1443 (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Pfl/-/5., t. IV, p. 635).
231. Guillaume de La Chambre, le jeune, de Caméra, né vers 1403, licencié en médecine le 6 mars 1430, qui prit part ensuite à l'enseignement de la Faculté (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 43). On voit qu'il était toujours régent au mois de novembre 1452 (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, p. 738).
Fils de Guillaume, physicien de la reine, il vendit en 1430 à la Nation de Normandie une maison qu'il possédait rue Galande, en commun avec son frère Jean , écuyer (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 43).
Juge assidu du procès, Guillaume de La Chambre visita Jeanne comme médecin et il assista à son supplice. Il assura, lors de la réhabilitation, que sa sentence lui fut arrachée par l'évêque de Beauvais. Son témoignage, entièrement favorable à la Pucelle, est celui d'un esprit clairvoyant et très précis.
232. Faire bonne chère à quelqu'un c'est lui faire bon visage.
233. Marie d'Anjou, née le 18 octobre 1404, qui épousa le roi Charles VII en 1413. C'était une personne pieuse, crédule même, bonne et sans beauté.
234. Le château de Beaurevoir, où Jeanne demeura prisonnière du mois d'août au mois de novembre 1430 n'existe plus (cf. Gomart, Jeanne d'Arc au château de
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Beaurevotr, Cambrai, 1865, in-8; Ch. Poette, Beaurevoir, son ivir.ieii château fort, Saint-Quentin, 1894, in-8).
235. La demoiselle de Luxembourg, Jeanne, sœur du comte Waleran, « moult ancienne » dit Monstrelet en 1430 (IV, p. 401), et qui était alors à Beaurevoir « ou gouvernement de messire Jehan de Luxembourg, son nepveu » . Elle venait d'hériter des seigneuries de son frère, comme la plus proche héritière de Philippe de Brabant, et prit dès lors le nom de comtesse de Ligny et de Saint-Pol. « Et pour tant qu'elle amoit moult cordialement son dit neveu », elle lui légua la plupart de ses seigneuries, au grand mécontentement du seigneur d'Enghien, son frère aîné. Cette vieille demoiselle était la sœur de l'illustre saint, Pierre de Luxembourg, et la marraine du roi Charles VIL Elle mourut à BouIogne-sur-Mer, le 13 octobre 1430.
236. Jeanne de Béthune, vicomtesse de Meaux, mariée à Jean de Luxembourg> de tendance française à ce que l'on croit.
237. Jeanne d'Arc demeura à Arras depuis octobre 1430. On sait peu de chose sur ce séjour. C'est dans cette ville, à son entrée ou lors de sa sortie, que Jeanne aperçut entre les mains d'un Ecossais l'image où elle était représentée devant le roi et sous les armes, un genou à terre. La ville de Tournai lui fit porter 20 à 25 écus d'or. Le gouverneur d'Arras, David de Brimeu, correspondit à son sujet avec Jean de Luxembourg et Philippe le Bon, alors à Malines (Pierre Champion, Notes sur Jeanne d' Arc, I,dans le Moyen-Age, t. XI, 1907 ; H. Debout, Jeanne d'Arc prisonnière à Arias, 1894; Jeanne d'Arc et les villes d'Arras et de Tournai, 1906).
238. Au chapitre 125 de son Arbre des Batailles, Honoré Bonet traite des bannières et des panonceaux ; il résulte de ce texte que la plus grande liberté régnait sur le mode de les prendre, comme le dit précisément Jeanne : « Veoir nous fault une autre chose des armes, des banières et des penonchaulx que les gens d'armes et aultres gentilz hommes ont coustume de porter et de paindre en draps et en pareraens es sales et es parois, et la ou leur vient à plaisir, se chacun les peult paindre et porter à son vouloir. Car il y en a aucunes qui sont faictes et ordonnées pour Testât de dignités, si comme est le signal de l'église, lequel est député pour la dignité impériale, la fleur de lis pour Thostel de France, le lièpart pour Engletere. . . après nous avons armes selon les offices, si comme nous dirions des capituliers de Thoulouse, lesquels durans leurs offices portent les armes delà ville. . . Et sy avons une aultre manière de ces armes, lesquelles chascun a pris à son plaisir. . . »
239. Lance réelle, et non pas la lance entendue comme unité militaire. Vovez plus bas.