JoHANNÈs Le ToNNELLiER, prêtre de Rouen
476. Laurent Leduc, Laurentius Diicis, prêtre de Rouen, qui n'est pas autrement connu. A-t-il quelques rapports avec Guillaume Leduc, président au Parlement de Paris, qui reçoit 6 1. t., pour son voyage en Angleterre où il avait été envoyé parle roi, le 11 avril 1432, n. st. (Bibl. nat., fr. 26055, n° 1786).
477. On trouvera des détails sur la forme de ces nionitions générales chez Nicolas Eymeric, Directorium Inqiiisitorum, p. 437.
478. Sans doute. Mais Paul a surtout exalté l'esprit de prophétie.
479. Voir Durand de Maillane, Dictionnain' de droit canonique, ad. v. Schisme, hérésie.
480. Ch. xxii, 5. Non induetur millier veste virili, nec vir utetur veste feminea : àbomindbilis enim apud Deutn est qui facit hoc. « La femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ccS choses est en abomination à Dieu. »
481. Paul, Epitre aux Corinthiens I, xi, 5-6. Oninis aiiteiii mulier orans aut prophetans non velato capite... natn si non velatnr mulier, tondeatur.'j . Virquideni non débet velare capiit suiim... 13. Decet mulieretn non velatam orare Deum ?... « Toute femme qui prie ou qui prophétise, la tête découverte, déshonore son chef, car elle et la femme rasée, c'est exactement de même. Si une femme ne se voile pas la tête, qu'elle se fasse donc couper les cheveux ; mais s'il est honteux à une femme d'avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu'elle se voile. L'homme ne doit pas avoir la tête couverte, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l'homme... Je vous en fais juges vous-mêmes : est-il bienséant qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature même ne vous enseignet-elle pas que c'est une honte à un homme de porter de longs cheveux, tandis que c'est une gloire pour la femme, qu'une longue chevelure, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile ?... »
482. Ce passage est important et laisse entendre que des juges de Rouen con- ' naissaient l'opinion de certaines personnes entourant Charles VII, qu'ils avaient pressenties sans doute. C'est pourquoi ils offraient toujours à Jeanne de consulter quelques-uns de ces clercs qui lui eussent été peu favorables.
483. La rédaction définitive a omis une question importante qui justifie cette réponse — : Item lui fut dit : « Autrefois vous avez dit que vos fiiits fussent vus et visités, comme il est contenu en la cédule précédente ». Répond qu'autant elle en répond maintenant, etc.