PROCES
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REVUZ DU ROI.
ANNIVERSAIRE dc juillet revenait pour la cinquième fois, et avait donné le signal des fêtes consacrées au souvenir de la victoire de i83o. En considérant la situation de la France, on ne devait pas craindre qu'elle fût troublée ] partout l'altitude de la population était calme. Les événemcns de l'extérieur, les agitations d'Angleterre et d'Espagne occupaient principalement les esprits. Au dedans, il existait peu de sujets d'inquiétude ; on savait que l'heure des sanglantes collisions était passée 5 le procès d'avril , objet de tant d'appréhensions, s'éteignait au milieu de la lassitude des partis. Aucun orage , enfin , ne semblait menacer la tranquillité pendant cet anniversaire qu'on se préparait à célébrer dans la capitale avec un éclat inaccoutumé.
Cependant, ainsi que cela est arrivé plusieurs fois depuis i83o, dans des circonstances analogues, il circulait de sourdes rumeurs d'un complot contre les jours du Roi. Au palais des Tuileries et h la Prélecture de police, des lettres anonymes avaient annoncé que la revue pourrait devenir funeste à la famille royale. C'est à l'occasion de ces bruits que le maréchal Mortier, dont la santé était chancelante, sollicité par sa famille de ne point aller à la revue , avait répondu: « Non, non, j'irai -, je suis grand, peut-être couvrirai-je le Roi.» On rapporte même que, la veille, le Roi, ajournant au surlendemain 29 un travail que lui présentait un de ses bibliothécaires, ajouta : « A moins que je ne sois tué demain -, » et que le duc d'Orléans dit au général Baudrand , son premier aide-de-camp : « Général , nous sommes menacés de coups de fusil j mes frères et moi^, nous nous tiendrons constamment près du Roi, pour lui faire un rempart de nos corps-, de votre côté, vous et les autres officiers composant le cortège, au moindre mouvement, rapprochez-vous de S. M. pour couvrir sa personne. »
Parmi toutes ces informations, la mieux constatée est celle qui parvint ^ dans la soirée du 27 , à M. Dyonnet, commissaire de police. Un ouvrier lampiste, nommé Boireau , en sortant de l'atelier de M. Vernert , rue Neuve-des-Petits-Champs , n'Si, avait dit à un de ses camarades ; « Préviens ton père de ne pas aller à la revue , car il y aura du grabuge. » M. Suireau père, en recevant ce conseil, se rendit auprès de M. Dyonnet, alors de service au théâtre de l'Opéra, qui fit son rapport dans la nuit même au préfet
de police. Mais on ne connaissait pas la demeure de Boireaiï, et on ne put le retrouver avant l'heure de la revue. Depuis lors, cet incident a amené des explications fort vives de la part du chef de la police, pour se justifier d'une prétendue négligence , et l'arrestation de Boireau, lequel figure dans l'instruction.
Ces bi'uits, qui avaient peu transpiré dans le public , firent songer un moment à désigner le Champde-Mars pour le lieu de la revue; mais on y renonça, dans la crainte que la longueur du trajet et la chaleur du temps ne réduisissent les rangs de la garde nationale. D'ailleurs, quelle attention pouvait-on accorder à d'aussi vagues inquiétudes? L'emplacement de l'année précédente fut donc conservé.
Le 28 juillet, vers dix heures, par une des plus belles journées de l'été, les légions delà garde nationale et les corps de la garnison de Paris , de Versailles, de Saint-Germain, de Rambouillet, de Fontainebleau , se trouvaient rangés pour la revue sur les bouîevarts et dans leô Champs-Elysées.
L'infanterie de la ligne, placée sous les ordres du lieutenant-général baron Darriule , formait trois brigades, commandées par le général de Lascours, le général de Rumigny, le colonel Debar, et composées de 10 régimens, de 2 bataillons chacun j en voici les noms :
1'^ brigade. Le 22^ de ligne, colonel Levasseur. 45*= — — Fouché.
46^ — — Paillot.
56^ — — Lafeuille.
2^ brigade. Le 3^^ de ligne, colonel Apchié.
/^Z' — — Lacretelle.
— De Négrier.
î" léger, 5-= — • 6* de ligne,
— De Joly.
— Debar.
— Boullé.
Ces régimens occupaient le côté extérieur des boulevarts, depuis la Madeleine, à laquelle le 22' appuyait sa droite, jusqu'au boulevart Saint-Denis où portait sa gauche le 6* de ligne.
Le i" régiment d'artillerie, colonel Delaplace, sous le commandement du général Gourgaud , était placé dans l'avenue des Champs-Elysées, depuis la place de la Concorde jusqu'à la hauteur du carré de Marigny.
La cavalerie, sous les ordres du lieutenant-général comte Gentil Saint-Alphonse, comptait 3^ escadrons, formant 3 brigades, commandées par les généraux Blancard , Faudoas et Lawœstine.
i" brigade. 2" de cuirassiers, colonel De Neuville.
Braun.
Desaix.
— 12^ de dragons,
Valmalette de Constel.
4* de hussards.
Brack.
De Klein euberg.
— i" de chasseurs ,
De Prévost.
Dulembert,
Teissier.
Les deux premières brigades étaient rangées sur les deux côtés de l'avenue des Champs-Elysées , à la suite de l'artillerie ; la 3% sur les boulevarls. Le 6* de chasseurs couvrant le côté de la ville, sa gauche appuyée à la rue des Filles-du-Calvaire; le 5* de chasseurs en face du 6% et le i" à la droite du 5% redescendant jusqu'au milieu du boulevart du Temple, en face de la rue de Saintonge.
Les 12 légions de la garde nationale de Paris étaient rangées sur les boulevarts; les premières légions s'étendant de la rue -de la Pais , où commençait la i" légion , jusqu'à la rue des Filles-du- Caivaire, où finissait la 9% à la gauche du 6* de chasseurs ^ les 3 dernières légions étaient rangées sur le côté opposé , depuis le milieu du boulevart du Temple, vis-à-vis le café Turc, où commençait la lo* légion, à la droite du i" de chasseurs , jusqu'à la Porte-Siint-Martin , où finissait la 12% à la gauche des pompiers.
Dans cette disposition , c'est la 8^ légion qui couvrait le café Turc; elle avait devant elle la 10^.
Les 4 légions de la banlieue occupaient la rue de Rivoli , la rue Castiglione , la rue de la Paix et le côté intérieur des boulevarts , depuis la rue de la Paix, jusqu'à la place de la Madeleine.
La cavalerie de la garde nationale était dans les Champs-Elysées, en face de l'artillerie.
On peut porter à vingt mille hommes le nombre des gardes nationaux présens à la revue.
Ce fut d'abord la 7" légion qui occupa la partie du boulevart du Temple comprise entre la rue du Temple et la rue de Saintonge ; son 3* bataillon ,
commandant Chédeville , rangé devant le jardin Turc, mais, peu de temiDs avant le passai,'e du Roi, un mouvement, qui fut accueilli dans ce bataillon par des murmures, le porta en face du Châteaud'Eau; il fut remplacé par le i" bataillon de la S" légion.
A dix heures et demie, le Roi sortit des Tuileries, accompagné de ses trois fils, les ducs d'Orléans, de Nemours et de Joinville , et suivi d'un nombreux cortège , composé de MM.
Maréchaux de France.
Le comte Lobau.
Le marquis Maison , ministre de la guerre.
Le comte Molitor.
Le duc de Tiévise.
L ieutenaîîs -Généraux .
Baudrand , aide-de-camp du duc d'Orléans.
Bernard, aide-de-camp du roi.
Le baron Boyer.
Le baron Brayer.
Le duc de Choiseul , aide-decamp du Roi.
Le comte Edouard de Colbert.
Le baron Darriule.
Le comte Dejean.
Le baron Delort.
Le comte Durosnel, aide-de-
carap du Roi.
Le comte Excelmaus.
Le duc de Fezensac.
Le comte Fiahaut.
Frécheville.
Le comte Guyot.
Le baron Lallemand.
Le comte Pajol.
Le baron Pelet.
Le vicomte Schramm.
Solignac.
Marée haux-de- Camp.
Le baron Aihalin , aide-decamp du Roi.
Blin. •
Carbone) , aide-de-camp du Roi.
Le baron Desmicliels.
Gourgaud, aide-de-camp du Roi.
Heymès , aide-de-camp du Roi.
Joanès.
Le marquis de Lâchasse de
\ériguy.
Marbot , aide -de- camp du
duc d'Orléans.
De Rohan-Chabot, aide-de-
carap du Roi.
Le vicomte de Rumiguy,
aide-de-camp du Roi.
Tholosé.
Le baron Wolf.
Colonels.
Berthois , aide-de-camp
du Roi. Boyer , aide-de-camp du duc
de Nemours.
D'Houdetot, aidedecampdu Roi.
Chatry de La Fosse.
RafFé , colonel de la gendarmerie de la Seine.
Lieutenans-Colonels .
Dabrin (garde nationale).
Gérard.
Morin.
Pretot.
Reveu.
De La Rochefoucaulu
Chef s-cC Escadron.
Aigoin de Falguerolles.
Biflfeld , officier d'ordonnance du Roi.
Boerio, officier d'ordonnance
du Roi.
Bord.
Boudonville.
Cointet fgarde nationale).
Le comte Defermon (garde
nationale).
Dumas, aide-de-camp du Roi.
Laffitte (garde nationale).
Laverderie (gendarmerie de
la Seine).
Leroux.
Le vicomte Joseph Maison , aide-de-camp du maréchal Maison.
Mé ville.
Peîissier.
Perrin.
Perrot.
De Pritelly fgarde nationale).
Tugnot de La Noyé.
Viterne.
Capitaines.
Berlhier, officier d'ordonnance du Roi.
Berlin de Vaux, officier d'ordonnance du duc d'Orléans.
Borel de Bretizel.
De Chasseloup.
Du Couédic. '
Dalpuget.
Delarue, officier d'ordonnance du Roi.
Duhesme, officier d'ordonnance du Roi.
Le duc d'Elchingen , officier d'ordonnance du duc d'Orléans.
De la Garenne.
Grobon.
D'Hurbal.
De Lassalle , officier d'ordonnance du roi.
Lefebvre.
Lcgris.
Moniguyon, officier d'ordonnance du duc d'Orléans.
Perthuis , officier d'ordonnance du Roi.
Pinel (garde nationale).
Rolland.
De Rouvray, aide-de-canip du général Darriule.
Le comte Oscar de Yillalle.
De Yilliers.
Sous-lieiUenans , élèves à V école d état-major.
Ballus.
Belgaric.
Carcy.
Davoust.
Dieu.
Durrieu.
Labbé .
Lestapis.
Reille.
Robert.
Vico.
Le comte de Rambuleau , préfet de la Seine. Trouessart, commissaire de police du château.
Le Roi, en suivant le front de la garde nationale , avait parcouru la rue de Rivoli , la rue Castiglione , la rue de la Paix et descendu le boulevart jusqu'à la Madeleine-, de là, il avait passé en revue, dans les Champs-Elysées, la cavalerie et l'artillerie-, puis, revenant sur \qs^ boulevarts, la i" brigade d'infanterie de ligne , jusqu'à la rue de la Paix , où il avait repris le front de la garde nationale. En arrivant au boulevart du Temple, vers dix heures et demie, il salue la 8^ légion , dont le colonel et le lieutenantcolonel , MM. Delarue et Rieussec , se joignent au cortège.
Sa Majesté continue d'avancer, et ses regards se portent avec complaisance, des files de la milice parisienne, aux rangs serrés de la population. Jamais le boulevart du Temple n'offrit un coup-d'œil plus animé ; les allées , les fenêtres sont encombrées de spectateurs; le jardin Turc surtout, couronné d'une foule élégante et curieuse, attire l'attention du cortège. Le Roi est parvenu à. la hauteur de ce jardin,
lorsqu'un grenadier du i" Isataillon , M. Edouard Bock, présente une pétition (i), et sort des rangs pour la remettre 5 un aide-de-camp du Roi, M. de Laborde , la reçoit devant Sa Majesté, En ce moment le Roi, dont cette circonstance avait un peu ralenti la marche, avait , à sa droite , la- ligne des grenadiers du i" bataillon, à sa gauche, un peu en avant, M. Delarue et le maréchal Lobau ; à ses côtés, ses trois fils; derrière lui, M. Rieussec, le maréchal Mortier, et sur la même ligne, à gauche, le colonel Raflfé et les ministres ; MM. de Lâchasse de Vérigny, Blin, Heymès, Pelet et d'autres généraux, suivaient immédiatement. Toul-à-coup une sourde détonation, assez semblable à un feu de peloton, se fait entendre. On cherche, ou regarde, on s'interroge sur la cause de cette explosion... un cri d'horreur s'élève. Des chevaux, des hommes, des femmes, des enfans, sont tombés auprès du Roi, dans les rangs de la garde nationale, parmi les spectateurs. Envoyée par une main inconnue, une grêle de mitraille a troué la foule -, le sang ruisselle. Les blessés, étourdis, sans mouvement, gisent à côté des cadavres 5 aussitôt, tous les regards demandent le Roi 5 il est là, avec ses trois fils 5 aucun n'est blessé. A cette machine de mort, dirigée contre lui et ses fils , il a échappé avec ses fils, comme par miracle.
Ici se passe une scène de confusion impossible à décrire. On entend des cris d'effroi, de douleur et de vengeance. vLes uns fuient, épouvantés, les
(i) L'objet de cette pétition était une demande de naturalisation , afin de prendre du service dans l'armée.
ET DE SES COMPLICES. l3
autres se précipitent avec fureur vers une maison de l'autre côté du boulevart, de laquelle, par une fenêtre du troisième , s'échappe une épaisse fumée. Pour un instant, le théâtre de l'assassinat reste vide. Au milieu de ce désordre, le général de Rumigny, rassuré sur les jours du Roi et des princes, s'empresse de porter à la R.eine la nouvelle de cet horrible désastre, et de l'inexplicable bonheur qui a détourné les coups de leur but. Sur la route il la communique en peu de mots aux colonels des légions et de la troupe, et après lui des oiliciers d'état-major viennent la confirmer avec plus de détail 5 de là elle se répand rapidement dans la garde nationale , dans l'armée, dans la population, et l'eflet qu'elle produit est aussi subit qu'unanime. Tous les esprits, toutes les passions se confondent en un même sentiment de douleur et d'indignation.
La famille royale a été épargnée; cependant une balle avait frappé le cheval du duc de Joinville, une autre balle effleuré le front du Roi, une troisième déchiré l'oreille de son cheval 5 ce cheval, par un mouvement brusque, avait fait heurter, contre la tête du cheval du duc de Nemours, le bras gauche du Roi, qui y porta la main et se crut blessé. Les princes se précipitèrent avec anxiété autour de leur père; mais il dissipa promptement leurs inquiétudes-, ce n'était qu'une contusion. Après avoir donné une larme aux victimes, reprenant sa fermeté et son sang-froid , il voulut continuer la revue, quoiqu'on le sollicitât de rentrer au château. Ii poursuivit donc sa route vers la Bastille ^ à son retour, les témoignages les plus vifs d'affection el de sympathie éclatèrent partout
l4 PROCÈS DE FIESCHI
sur son passage. Le défilé, qui eut lieu ensuite sur la place Vendôme, devint encore une longue et universelle manifestation contre cet infàm.e assassinat.
Après le trouble inséparable du premier moment, on s'est empressé de porter secours aux victimes ; on cherche les vivans parmi ceux qui ne sont plus, on les transporte dans des maisons voisines, où quelques médecins, accourus à la hâte, leur donnent les premiers soins. Un convoi de blessés est sur-le-champ dirigé sur l'hôpital Saint-Louis 5 d'autres blessés, la plupart des morts , sont déposés dans le jardin Turc, qui présente l'aspect le pins déplorable. Là, on ne pénètre qu'en frémissant ; là , l'œil parcourt avec une horrible curiosité ces corps mutilés qu'il tremble de reconnaître-, là, au milieu de la douleur générale, s'élèvent par intervalles les éclats des douleurs particulières. Ce sont les deux enfans de M. Inglar pleurant sur leur père tué eîi leur donnant la main 5 M. Bonneville j reconnaissant son ami intime, le colonel Rieussec 5 madame Prudhomme se jetant sur le corps de son mari; M. Léger accourant pour voir son frère qu'il croit blessé, et tombant, à la vue de son cadavre horriblement mutilé^ dans un accès necveux de désespoir que six hommes peuvent à peine contenir j tandis qu'à quelques pas de là, sur le même boulevart, madame la marquise de Vérigny est arrachée mourante , éplorée, des bras de son mari que l'on va trépaner.
Pour reposer le cœur de ces scènes déchirantes, on est heureux d'avoir à parler de la sympathie qui entoura ces nombreuses infortunes 5 de pouvoir dire le pieux empressement des habitans à offrir leurs
ET DE SES COMPLICES. l5
demeures , des assistans à prodiguer leurs services attentifs. Parmi les personnes qui ont porté les secours les plus ellicaces, on cite M. et madame Besson, maîtres du café Turc, M. et madame Poulet, leurs voisins j M. Dupuis, qui fit transporter le général Blin au théâtre Saqui -, M. et madame Dorsay, directeurs du théâtre, par qui le général a été soigné pendant dix jours ; M. Lequesnoy , chez qui le général de Lâchasse de Vérigny a rendu le dernier soupir-, MM. Vicchi, Dumont, Lebrun, Foubert, Bâillon, Epaulard, Catïe, Larroumetz, qui ont recueilli et secouru plusieurs victimes 5 MM. Dumas, Levasseur, Yautier, Tripetin, Micliaud et Bornet, qui ont relevé et conduit deux femmes à l'hôpital Saint-Louis. En première ligne , on doit placer les médecins qui, accourus sur les lieux, ont prodigué leurs soins aux blessés avec le zèle de leur profession; ce sont les docteurs Belhomme , Deslandes , Maindrault, Cazenave fils, médecins de la 8Mégion; Berthier, médecin du bureau de bienfaisance du 7^ arrondissement; Bezuchet, médecin des écoles du ^'^ arrondissement; Boulard, chirurgien de la 6"" légion; Boutin, chirurgien de la 8^ légion; Garant, Cazenave père ; Charbonneau et Durocher, médecins du bureau de bienfaisance du 0'' arrondissement; Delondre, Dubois, Halin, médecins delà 9* légion : Jobert, chirurgien en chef de l'hôpital Saint-Loais ; Lemaistre-FJoriac, médecin de l'octroi; Méru, le baron Michel, médecins de l'école d'étatmajor; Montazeau, Paris, chirurgien de la 7" légion; Richard, Teulier, Heyseh, chirurgien aide-major au 1*' régiment de chasseurs.
l6 PROCÈS DE FIESCHI
Voci la liste des personnes tuëes et blessées.