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Je demande pardon à tous ceux que j’ai offensés ow scandalisés et je supplie qui de droit de vouloir me remettre ce que je pourrais leur devoir.
Je pardonne, de mon côté, de bon cœur, tout le mal qu'on m'a fait, et, en varticulier, à ceux qui pourraient être la cause de ma mort.
Je donne mon Crucifix et les quatorze Images de mon petit Chemin de Croix à ma bien aimée épouse Sophie Delage. |
Mon chapelet à mon bon et infortuné vieux père, à qui je demande pardon de toutes les peines que je lui ai causées, en sollicitant sa dernière bénédiction.
Mes petites images qui m’ont tant consolé et fortifié, à chacun de mes chers enfants, et à ma bonne vieille mère, mon petit Jésus portant sa croix.
Au pauvre petit que je n'ai pas vu, une médaille de P’Immaculée Conception ge m’a donnée pour lui le Saint Evique de Montréal, qui a passé avec moi ma dernière nuit sur la terre.
A mon cher et dévoué frère Damase, ainsi qu’à mes chères sœurs et beile-sœur, les images marquées à leurs noms respectifs.
Je meurs content et résigné à la sainte volonté de Dieu, le remerciant de ses infinies miséricordes, lui demandant son saint Paradis, et en priant pour tous ceux qui m'ont fait ou désiré me füire du bien, qui prient pour moi, qui m'assistent à la mort et pour tous ceux que je laisse dans la prison. J’emporte un souvenir particulier du Capitaine du Ward (guichetier) qui a été si bon pour moi.
O ! Marie, ! la porte dn ciel, je vous recommande en mourant de vous souvenir du haut du ciel, du geolier de la prison, de sa bonne famille et d2 tous les employés qui se sont tant intéressés à moi pendant les jours de ma captivité,
Dieu seul sait ce que je dois au Rév. et bon Monsieur Villeneuve, mon confesseur, et aux bonnes sœurs de. la Providence qui ont tant adouci les angoisses de mes derniers jours sur la terre.
Que Dieu le leur rende au centuple dès cette vie et dans l’autre.
(Signé,) JEAN-BAPTISTE BEAUREGARD.
© COMPIAINTE CONDAMNNÉ BEAUREGARD.
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AIR :—Pierre, en suivant les pas du Souverain Monarque.
Encore un criminel frappé par ta justice !
Seigneur, {a volonté soit faite ! son forfüit, Cous S’il le doit expier par un cruel supplice, Je le Pardonne lui, Ssigneur, tout le mal qu'il a fait ! Malg
9, | Peut
T1 est là ! son cachot nous voile sa souffrance.
Dieu seul peut consoler cet homme dans sa nuit ; | Saté Dieu seul peut lui donner cette grande espérance | Dur Qui fait qu’on hait le monde et sa joie, et son bruit. | Son s: 3, 1 Lors, On dit qu’il se repent, à son heure dernière, | D’avoir, pour un peu d’or, immolé l’innocent ; «Ex Qu’il fléchit les genoux et que, dans sa prière, b «Tu On l'entend s’accuser d’avoir versé son sang, Et la à, L’épo O débauche fatale ! horrible intempérance !
Que n’as-tu de bonne heure évité leurs excès, Pourc Beauregard, aujourd’hui, les bras de la potence Chart Ne reclameraicnt pas l’hôte des cabarets. | Lorsq | L’enf 5. F Mais li religion, cette admirable mère, Lorsque tout t’abandonne, accourt sur ton chemin; Comr Plus ton angoisse est forte et ta douleur amère, | Desr Plus sa parole est douce et plus douce est sa main. | Je va
Ta ve
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ns © manette oo SP
Sous la forme d’un prêtre, elle vient à toute heure, Sourire au condamné, dans son obscur cachot ; C’est un de ses enfants, c’est une âme qui pleure Qu’elle veut consoler au pied de l’échafaud.
C’est moi qui lai tué, dit-il au saint ministre;
A ses navrants appels à ma sourde pitié
J’ai répondu trois fois, et d’une voix sinistre :
‘“ Meurs et rends tes écus !” je le frappai du pié.
Sous mes coups redoublés bientôt Charron s’affaisse. Je le prends à la gorge et saisis ses cheveux.
Malgré mes doigts crispés dans sa chair, sa détresse Peut s’exhaler encore en longs cris douloureux.
Sa tête s’inclinait sur sa rauque poitrine.
Du poids de tout mon corps je l’écrasai soudain. Son sang jaillit à flots des yeux, de la narine.... Lors, j'ouïs une voix qui me disait : ‘ Caïn !
«€ Exécrable Caïn, qu’as-tu fait de ton frère ?
‘6 Tu l'avais en ta garde et tu l’as immolé !”?
Et la voix dans mon cœur grondait comme un tonnerre: L’épouvante me prit ; car lieu m'avait parlé.
Pourquoi n’ai-je pas fui? Ce souvenir me navre! Charron n’était pas mort; il aurait survécu ! Lorsqu’aux rapides flots je lançai son cadavre, L’enfer était en moi; Dieu me semblait vaincu !
Comme le châtiment toujours suivit le crime,
Des passants m’ayant vu, je fus incarcéré. ar Je vais mourir! Mon Dieu, tu venges ma victime ! Ta volonté soit faite et ton uom adoré !