QUATRIÈME JOUR
Jeupt, 7 avril, 1859,
Le juré ayant été choisi la veille, on s'aperçoit que l'intérêt public augmente. La foule est encore plus compacte que les jours précédents ; chuque pouce d'espace est occupé par les centaines de curieux qui attendent avec avidité l'ouverture des procédés.
Le douzième juré est assermenté et chacun des jurés répond à son nom.
L'acte d'accusation est alors lu, et Robert Ould, écr., avocat du district, se lève et s'exprime comme suit, en s’adressant au jury :
Qu'il plaise à la Cour et à messieurs
Mencnepi, 6 avril IK50,
L'appel de la nouvelle liste des jurés est continué, sans qu'il n’intervienne aucun incident remarquable, sauf cette réponse d’un juré qui produisit une profonde sensation, en ce qu’elle renduit parfaitement le sentiment public à l’égard de l'accusé : ‘“ Jacquitterais cet homme, dit-il, si j'étais mis au nombre des jurés.” Et cette autre remarque : “Je ne suis pas préjugé, mais si le prisonnier était coupable, je dirais, peudez-le aussi haut que l’enfer !” (Sensation, puis rire général).
La cour étant intervenue de nouveau pour déclarer un juré disqualifié parce qu’il reconnaissuit ne pas posséder en propriété le montant de $ 800, M. Staunton, l’un des avocats de la défense, prend exception de l’interrogatoire qui a été fait au jury, et en discute la légalité, Son argumentation peut se résumer ainsi: Tout en reconnuissant qu’il existe | les jurés : une loi de l’état du Maryland qui porte| L'acte d'accusation qui vient de la qualification des jurés à $ 800, il pose | vous être lu accuse Daniel E. Sickles, néanmoins en fait —que le Congrès|le prisonnier à la barre, du meurtre voayant pourvu à la qualification des ju- | lontaire de Philip Barton Key. Je vous rés, et n’ayant imposé aucune qualifi-|raconterai, aussi brièvement que possication pécuniaire, cela étant contre les | ble, les principaux incidents de cette principes et la pratique du gouverne-|tragédie, tels que la preuve vous les rément à tous égards, il n’existe, par les| vélera. Je suis sous l'impression que lois des Etats-Unis, aucun fondement à | vous connaissez tous les parties, de rela qualification particulière que lon veut | putation du moius ; l'une d’elles repréimposer comme condition de l’admissi-|sente, au Congrès des Etats-Unis, la bilité d’un homme à agir comme juré,| grande métropole commerciale de l'Udans un territoire faisant partie des|nion; l’autre a longtemps rempli avec Etats-Unis, qui n’est la partie d’aucun | honneur les fonctions d'avocat du gouétat. vernement pour ce district ; et quelques-
La cour décide que l'avocat du gou-|uns d’entre vous l’ont peut-être vu au vernement a le droit de questionner les | poste que j’occupe aujourd’hui.
jurés touchant la qualification pécuniai-| Le erime que comporte l’accusation re. Les lois de l’état du Maryland sont | à été commis en la cité de Washington, devenues celles du comté de Washing-|]e 27 février dernier. C'était le jour ton par un acte du Congrès qui date de | Qu Sabbat—jour qui a été consacré de- 1801. puis plus de dix-huit cents ans à la com-
Le douzième juré ayant été asser-| mémoration de la divine mission qui menté à la veille de l’heure d’ajourner | apporta “ la paix sur la terre et la bonne et le nombre requis se trouvant consé-| volonté aux hommes.” Au doux rayonquemment obtenu, la cour déclare que nement de la lumière qui éclaira ce la pratique ordinairement suivie était | jour, à une heure mitoyenne entre le de n’assermenter le dernier juré que le| matin et le soir, l’accusé commiît cet lendemain, afin que les onze jurés as-|acte. Au moment même ou lécho des sermentés pussent avoir l’occasion d’al- | cloches du temple résonnait dans Pair, ler chez eux et de faire les arrange-!le défunt, n'ayant pas conscience de l’e-
à PROCES SICKLES
pouvantuble enlumite suspendue uu- même que tel était le eus; qu'il doit dessus de si tête, est rencoutré par le lavoir su quand ie premier coup fut tiré prisonnier à la barre dans une desfau coin de Ja rue; qu'il doit certuinerues passantes de cette ville, I dut voir! ment lavoir su quand, subséquerament, immédiatement, d'aprés lPattitude, les !le défunt faisait retentir l’'uir de ses exmouvements et toutes les marques d'un !elumations; et que, si c’est possible, il dessein prémédité qui se résolut en l'ac- | doit encore plus clairement l'avoir su complissement de cette scène d'horreur, quand il se tenait bravement sur sa vieque le prisonnier projettait un ucte san-!tinme, le evo/ver à la main, prêt à guinaire, Sans armes et sans moyens |briser le crâne de celui qu'il avait déjà
de défense, le défunt se servit de ce qu'il put pour sauver sa vie, La preuve démontrera jusqu'à quel point il réussit | à retarder le terrible sort qui lui était reservé.Le prisonnier à la barre s'était rendu à ce carnaval de sang parfaitement | préparé, C'était un arsenal ambulant, | Non seulement il était pourvu de toutes | ses armes à feu, mais il avait encore pris le soin de s’en procurer de différentes espèces, chacune de ces armes, sans doute, possédant sa qualité particulière pour l'exécution de cette œuvre meurtrière. Ce calcutateur adroit et partieutlier sentait la nécessité de s’aider et di revolver et du deringer, et si, avant la rencontre, cette idée traversa l’esprit | du prisonnier à Ja barre, ainsi qu'on!
doit l’admettre en songeunt non seulement au nombre d'urmes à feu qu'il portait, mais encore à l’armoirie temporaire dont il s'était pourvu, car il portait un pardessus, malgré que Ja chaleur du jour fut propre à incoimmoder,—il paraitrait qu'il n’a pas agi avec légèreté, Le défunt opposa rien et n'avait rien à op-
blessé mortellement en trois endroits vitaux, et dont les yeux sentnient déjà se rubattre sur leur prunelle le voile de la mort. Je ne dis pas cela, messieurs les jurés, pour enflammer vos esprits contre le prisonnier à la barre, mais comine une illustration de lu loi commune qui déclare que l'homicide com-
[inis avec une arme meurtrière, par une
personne qui & tout l'avantage de son côté, et sous des circonstances indiquant de la cruunté et de la vengeance (vincdictiveness), est un meurtre, quelles qu'aient été les provocations untérieures,
(L'avocat du district cite alors Wharton, sur l’homicide, page 194).
La preuve, dans le cas actuel, vous démontrera, messieurs, que quelque vindicatifs qu'aient été les sentiments du prisonnier à la barre à l'égard du défunt, lors de lu rencontre, il s'est écoulé un espace de temps suffisant, du commencement au dénouement de la catastrophe, pour que la passion qui l'avait enflammé, quelle qu’ardente qu’elle fût,
poser à cette batterie mouvante, qui [eut eu le temps de s’appaiser. Non seule- 17 pouvait se placer dans n'importe quelle [ment il s’est écoulé un espace de temps position, comme une pièce d'artillerie [suffisamment considérable, mais toutes Les légère en un jour de bataille, —sauf sa | les autres circonstances semblent avoir ne force physique, qui, lors même qu’elle |concouru à ce résultat. Je ne sais pas, Ils était gourvernée par sa présence d’es- | messieurs les jurés, comment un projet te prit, fut toujours très faible ; une légère aussi sanguinaire a pu être entretenu m lorgnette d’opéra qui, quand bien même | durant un si long temps et sous des cir- Ja elle aurait été adroitement lancée, était |constances aussi aggravantes et regret- nm comparativement inoflensive, et, enfin, | tables, excepté que son auteur ait été eu les exclamations de pitié, qui, quoi-|soutenu par une impitoyable soif de ég - qu’elles eussent pu émouvoir d’autres | vengeance. Quatre où cinq coups de m cœurs, atteignirent en cette circonstan- | feu, au moins, furent tirés, et un laps de dé ce, laissez-moi vous le dire, des oreilles |temps plus ou moins long intervint en- de de pierre. tre chaque coup. De ferventes, de fréné- ce MM. les jurés, la preuve, dans le cas | tiques supplications,—telles qu’un hom- ba actuel, vous montrera, depuis le premier | me peut en faire pour sa vie, telles, peut- qi acte de cette tragédie jusqu’au dernier | être, que le désir d’avoir l’occasion de se d et dans chacune de ses scènes d’horreur, | défendre, ou le souvenir des petits êtres et non seulement que le défunt n’était pas humains qu’il laissait groupés autour cc armé, mais que Je prisonnier savait de son cœur, — de ferventes supplica- at
» cus; qu'il doit hier coup fut tiré il doit certuinesubséquenment, r l'uir de ses exc’est possible, il ment l'avoir su mentsur sa vicmain, prêt à qu'il avait déjà n trois endroits X sentnient déjà nelle le voile de cela, messieurs ner vos esprits la barre, mais de la loi com- ‘homicide comrtrière, par une vantage de son ances indiquant ehgeance (vinccurtre, quelles ations antérieu-
te alors Whar- 194).
is actuel, vous , que quelque les sentiments | l'égard du dé- , il s’est écoulé isant, du comint de la catasion qui l’avait nte qu’elle fût, ser. Non seulepace de temps e, mais toutes semblent avoir Je ne sais pas, nent un projet tre entretenu t sous des cir-
tes et regretuteur ait été able soif de
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PROCESS SICKLES n
iuus, dis-je, causees par ces sentiments sont étayces sur l'autorité des siècles divers, ont été entendues et les lèvres | qui les ont consacrées. Les maximes de du défunt les ont proférées. | la loi commune, touchant le crime de ën toute probabilité, le premier coup meurtre,sont fondées sur le sens commun qui atteignit la personne du défunt, le et la commune justice. Quelle que blessa sévèrement à l’aine. De ce mo-| technique que soit cette lui sous d'autres ment, à l'instant au moins où il tomba | rapports, elle ne fuit que statuer sur le sur le pavé, il retruituit dans une attitude | fait, Les truits caractéristiques en sont suppliante ; néanmoins le prisonnier à | essentiellement humains. Les physionola barre ne se désista pas du dessein |mies de ces anciens grands maîtres, de sanguinaire ‘caché dans son cœur ;|nos rudesancêtres, tels qu’ils nous appuil se tenait alors sur le corps abattu | raissent à la lumière de leurs propres et mourant du défunt, Eh! de plus,| maximes, nous semblent être des hommessieurs les jurés, la preuve vous mon-|mes vivants, actuels, comme nous-mêtrera qu'il tentait d'ajouter la mutilutiou | mes. Ces principes doivent toute leur au meurtre, et qu'il en fut empêché | force, et, je puis le dire, leur entière par les personnes qui emporterent en- | véracité, à leur humauité—nou la mosuite lu dépouille inanimée de sa victi-!derne, la maladive ou la seutimentale me de l'endroit où elle était tombée. humanité—mius celle de la crainte de Le meurtre, messieurs les jurés, ainsi | Dieu et de amour des hommes, que la définition en est acceptée par | Et tandis qu'ils tiennent suflisamment presque tout le monde civilisé, est l’uc-|compte de notre nature cominune, ils te de tuer illégalement, maliciensement!|sont le véritable piédestal sur lequel et avec préméditation, un être humain.!repose la sublime figure de la justice L’homicide simple, (2anslaughter) l'ac-| publique. Chaque fois que ces principes te de tuer illégalement un être humain, !sont pervertis, chaque fois qu’ils sont sans mulice préméditée. La distinction | écartés dans le but de protéger le crimientre les deux, tout en étant fréquem-|nel, qu'il soit humble ou qu’il soit puisment un sujet de controverse, est passa- | sant, un soufllet est donné à l’humanité blement bien comprise ; je me permettrai|et à la justice. La société, messieurs, de le démontrer à votre esprit par la | fuit entendre des pleurs, tout autant que citation de quelques-uns des principes|le prisonnier solitaire, et si elles nous généraux reconnus par la loicommune— | parviennent comme un bruit de voix loi qui nous gouverne dans lPadministra- | innombrables, elles ne sont pas moins tion de Ja justice criminelle. condamnables. Le juré qui met en M. Ould cite Wharton, pages 38, 168, | liberté le coupable, dont les taches n’ont 177, 179, 182, 192 et 199. pas été lavées par la preuve durant le Les principes, messieurs, d’après | procès, se soustrait moralement aux oblilesquels le crime de meurtre est jugé,|gations que l’humanité lui impose. ne sont pas nés d’hier ou d’aujourd’hui.! L'expérience, messieurs, a si bien dé- Ils nous sont parvenus consacrés par le | montré la sagesse et la justice de cesprintemps, et ont reçu l’approbation d’hom-|cipes, qu'aucun peuple civilisé ne s’en mes justes, sages et bons. Tandis que|est jamais dépmt:. L'innovation, dans Ja loi qui gouverne et contrôle les hom-!ses moments de plus grande expansion, mes, dans les rapports qu’ils ont entre | n’a jamais encore suggéré l’idée de faire eux, a subi des changements à d’autres | considérer la vengeance soit comme égards ; tandis que l’œuvre de la réfor-| une justification, soit même comme une me et de l’innovation s’est évertuée à | palliation du crime de meurtre. détruire et à remodeler certaines parties| La société humaine ne pourrait pas de la structure de la justice humaine, | exister sur de semblables bases ; la civices grandes, ces superbes, ces anciennes | lisation même deviendrait une impossibases fondamentales de la loi commune | bilité. La loi commune a les égards les qui se rapportent à cette offense, au lieu | plus sacrés pour les droits de l’homme ; d’avoir été altérées, ont été cimentées | tellement que le criminel le plus et raffermies par le temps. S’élançant | insigne qui aurait assumé les fonccomme une arche au-dessus du vaste | tions de juge, de juré ou d’exécuteur, a abfuie qui sépare le passé du présent,elles ! droit, par cette loi, au privilége d’un pro- B
f0 PROCÈS
cès consciencieux et impartial. Cette loi accorde aujourd’hui à Daniel E, Sickles, le prisonnier à la barre, non-seulement ce qu’il a dénié à sa victime— un jury impartial et un juge intègre—
mais de plus, elle le couvre de l4 robe |
immaculée de l'innocence, jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable.
Jusques a quand les faits qui seront prouvés dans le cours de ce procès, Justifieront-ils la présomption de l’innocence, je vous le laisse à déterminer. Quand cette présomption sera-t-elle supplantée par une autre, foudroyante pour le prisonnier en ce que la loi vous autorise et vous commande de la tirer, la présomption de meurtre ressortant de la preuve :
c’est à vous d'en juger. Qu'en outre de cette présomption, les témoignages démontrent, ou non, que le prisonnier ait tué malicieusement et avec préméditation le défunt, c’est ce qui vous reste à décider.
Vous siégez-là, messieurs, en vertu de la loi du pays. Princes ou potentats n’exercèrent jamais de plus hautes fonctions que celles que vous êtes appelés à remplir. Votre devoir est solennel comme la mort, aussi important que la vie. Vos consciences ont été purifiées par l’ordalie de la cour, et vous avez juré solennellement que vous étiez compétents à décider de la culpabilité ou de linnocence du prisonnier à la barre.
Vous siégez-là, messieurs, comme jurés, non pas comme législateurs. Que la loi soit sage on sotte, qu’elle inflige un châtiment trop sévère on trop doux,ce sont choses quine vous concernent pas. Vous êtes ici, pour juger d’après les faits, non pour amender Ja loi. Il vous siérait autant d'annuler la loi qui vous constitue en jury, que d’altérer ou de mettre de côté la loi qui établit où définit le crime de meurtre.
Vous ne devez pas vous occuper non plus, messieurs, du châtiment que la loi inflige à celui qui se rend coupable de ce crime. Cette respousabilité retombe sur le pouvoir qui législate, et la convenance de son exercice et de son administration est une question qui est exclusivement du ressort de l’exécutif et appartient à sa discrétion : lui seul peut remettre le glaive de la justice dans le fourreau, on le laisser retomber sur la tâte du coupable.
SICKLES
Messieurs les jurés, vos devoirs et votre responsabilité sont assez solennels et importants, sans en assumer d’autres iquine vous appartiennent pas. Vous siége pour prononcer dans l'instance soulevée eutre le prisonnier à la barre etle {ministère publie des Etats - Unis, qui allègue que la loi a été violée.
Le cas ainsi posé, vous êtes assemblés pour faire le procès de cet homme. La responsabilité que les conséquences comportent repose ailleurs. Eh! bien plus, messieurs du jury, ces conséquences mêmes, indépendamment de la responsabilité, Sont entre les mains de Ja loi et sous lu garde d’un Dieu sage, miséricordieux et Juste.
Je ne sais pas, messieurs, quelle sera [la marche que suivra la défense dans cette cause ; le saurais-je qu’il ne me lconviendrait pas d'y faire allusion en
ce moment. Cependant, messieurs, si elle est légale et prouvée telle, à votre {satisfaction, rendez le prisonnier à la liberté. Qu'il soit libre comme les vents du ciel !
| Mais si, d'un autre côté, elle n’est pas légale, ou que, l’étant, elle ne soit pas [prouvée je vous le dis, messieurs du jury, au nom du devoir que vous vous devez à vous-mêmes et qe vous devez à votre Dieu et à votre pays, rendez un verdict qui retiendra la main de la violence en tous lieux, et proclamez aux quatre coins du monde attentif que la vertu existé encore dans un corps de jury, n'importe la position du coupable ou l'ampleur de ses prétentions.
La défense se désiste du droit de suivre immédiatement l'avocat du district dans soû adresse au jury, se le réservant pour l’exercer aussitôt que la prenve de la poursuite sera terminée.
Les témoins de la poursuite sont alors appelés. Le témoignage du nommé Jos.
Dudrow est celui qui paraît résumer les faits de la manière la plus claire et la plus succinte. Après avoir prêté serment il dépose et dit :
Le 27 février dernier je remontais le “ Pensylvania Avenue.” J'avais tourné l'encoignure de cette rue et de la rue Madison, quand j’entendis la détonation dun pistolet. Je me retournai et j’aperçus Key fesant un bond de côté. En ce moment Sickles éleva un pistolet pour ‘tirer un seconde fois ; Key se jeta sur
lui de de:
SIC de ap] pêc sir.
tro qui pas qu Vat se 4 les et SiC pou seu cou
ce.
tan de Je cou
la :
l'A qua rap et | ten tête con rec le | et dis ne lit.
ne dét cot se ( soi
vos devoirs et : assez solennels issumer d’autres nt pas. Vous siés l’instance sour à la barre etle Etats - Unis, qui violée.
s êtes assemblés cet homme, La séquences com- Eh! bien plus, sS Conséquences nt de la responmains de la Joi eu sage, miséri-
urs, quelle sera défense dans e qu'il ne me ire ullusion en , messieurs, si *e telle, à votre prisonnier à Ja mme les vents
é, elle n’est pas lle ne soit pas , messieurs du que vous vous jte vous devez ays, rendez un ain de la vio- Sosa tios aux attentif que la S un Corps de n du coupable ntions.
Lu droit de suicat du district se le réservant e la prenve de a.
suite sont alors u nommé Jos.
it résumer les lus claire et ln prêté serment
remontais le J'avais tourné
et de la rue la détonation rnai et j’apere côté. En ce pistolet pour y se jeta sur
PROCES SICKLES 11 veler, Key bondit d'un côté, et en ce monent Sickles élevait son pistolet. Alors M. Key se jetu sur Jui, et il y eut une
lui et le saisit de maniére à Fempécher de tirer. Iis se débattirent un instant ou | deux, puis se trouvèrent séparés, ct | ti, La Sickles fit quelques pas pour s'éloigner lutte entre eux p ndant un mome nt. de Kev. Celui-ci le suivit, cherchai t|Rickles courut ail trottoir, et Key le apparemment à le saisir pour lei! uivit, piottr le saisir, en BU rppnes pêcher de tirer, mais sans y reus- | Alors Sickles s'arrêta, et AT pe sir. Après s'être ainsi rendus près du la face tournée du côté it es : trottoir, Sickles se tourna contre Rey, errant: à ne me {uez pas”! couru qui retraita en criant: 7e one tuez alors à l'arbre.
pas!” Sickles tira alors, Key bondit) quelque peu,mais je Le SAIS pas sice coup |
pus ee V'atteignit. Il criu: au meurtre T et
Lransquestionné par M. Brady :—Je ne connais pas MI. Butterworth hi aucu- . ,. [ue autre des personnes que j'ui vues de- Pod eee puis le commencement jusqu'à la fin de les le poursuivit jusqu'au second arbre |. affaire ; non plus que je me rapoi Aa Un coup AIO RertomBa et | pelle avoir vu aucun des témoins qui Sickles lui posa son pistolet sur la tête jont été assignés. Je ne puis dire exucpour tirer de nouveau, mais li capsule tement quelle partie de la personne de seule partit. Sickles ne tira que trois M. Sickles fut saisie par M. Key ; je coups, au meilleur de ma SOS ei que Key se servit de ses deux ces 16 nosais pis quelle pen la OS" | mains et fai cru voir, de l’eadroit où tance de la gueule du pistolet à Ia tête étais, qu'il avait saisi Sickles par la de Key ; cette distance était très-petite. taille ; le n'ai pas vu ce que Sickles J-testui-où J6fus JUeqi An SAAAE faisait de sa main durant cette lutte qui sonp ;j8 couriis aigre de l'autre rs + {dura une ou deux minutes. Au moment la rue, et je pouvais être éloigné de ln Siekles mit le pistolet sur la tête de l'Avenue de trente à trente cinq pieds, | Key, celni-ei était étendu sur le pavé quand le second coup partit. Je me près du second arbre. J'ai vu M. Key rappelle n'avoir entendu que trois COUPS | levé et emporté ; je n'ai pas vu de et un claquement, Quand l'accusé eut pistolet air le pavé, ni M. Key lnndat tenté de tirer un coup de pistolet à la | nelque chose à M. KSickles, quoique tête de Key, un monsieur, dont je ne
. [mon impression soit en ce sens ; mais connnais pas le nom, venant de la di- je ne puis être positif, Tous les coups rection de la maison du club, le prit par |:
Le turent tirés, au meilleur de ma connaisle bras. Sickles fit un tour sur lui-même sance, avant que M. Key tombât ; il y et deux ou trois pas en arrière. J'enten- eut trois coups de tirés, et une tentative dis Sickles dire quelques mots, mais je je tirer. Je ne pense pas qu'il ait pu ist1 CIIX 6 370; É [a . E +9 PP distinguer qe MA ER re tenter de tirer deux fuis sans réussir, lit.” Key était étendu sur le pavé. . sans que je l’aie observé. ne vis aucune autre personne avant la | | RER | détonation du pistolet. Quand le second | Les autres PRES he Poe coup fut tiré, Sickles était sur la traver-| donnés ce jour-là ne diffèrent pas ce se de la rue, et Key sur la place Madi- en de su rie sl Lt ai rien vu de is’est passé | nons de rapporter. D'autres témoins son. Je n'ai rien vu de ce qui s’est passé |! pons avant d’entendre la première détona-|établi positiveme | Si rrer pci i ] n’y avait rien entre eux e ilpar M. Sickles—27/ «a déshonoré mon lit ! "avait rien entre eux et moi] ICI 4 nore PRET ardt de les voir. Je crois | ou 27 a violé mon lit! Il a été également | ù ‘ + | ré Ç ? 1 H É { re n) es la distance qu'il y avait entre les AE que si ay sa done à ER ut tiré, | de force, une lorgnette € Ê Sickdeux, quand le second coup fat tiré,|de 0, gnette sr i 5 à ieds, malgré que je!les. Un ou deux témoins ont aussi jur était de 15 à 16 pieds, malgré que Je | l ot AE i ; © éâtre de : ù : tion avoir vu Butterworth près du th 1 moment où mon atten ï k fut évaillée par la détonation du pisto- [ce drame ; il avait le dos il et 2 i à is à [la paliss: Il y a eu un peu de contrails n’étaient pas à plus de trois à |la palissade. eu Ut EE pieds l’un Me autre, Je pense |diction dans les témoignages us i de feu ‘qui furent 1 ) : se toucher | du nombre de coups w’ils étaient assez près pour s " Le e la main. Immédiatement après le pre-|tirés, sans que cette div ur pti mier coup, autant que je puis m’en rap-| moins, fût de nature à produire
12 PROCÈS SICKLES
séquences graves pour l'unité de la, M. Ouid.—Oui, pourtant, s'il est tif preuve de la poursuite. chirurgien de l'armée. Sans cela il ne pourrait remplir son devoir.
| M. Brady. — Je crois qu’il peut remplir son devoir sans décharger d’armes à | feu. (Rires).
Thomas Woodward, coronaire, est} La cour décide en faveur de l’objecassermenté. Il dépose et dit en résumé : | tion faite par la défense. J'ai fait une enquête sur le corps de} La poursuite ayant subséquemment Key. Un pistolet Deringer m'a été re- produit le pistolet Deringer et la balle mis. Voici deux clefs et la boîte d’une | pour faire partie de la preuve, la défenlorgnette d’opéra trouvées sur le corps|se objecte à ce que le pistolet soit prode Key, ainsi qu’un mouchoir de joche.|duit pour la raison qu’il n’a pas été iden- (Le témoin donne la description des|tifié.
blessures. Son témoignage s’accorde| La cour décide que le pistolet ayant sous ce rapport avec ce qu’en a dit M.|été trouvé à l’endroit où la blessure mor- Ould, dans son adresse au jury. Les|telle fut infligée, fait partie des res geshabits du défunt sont montrés au jury ;|tæ, et le jury doit en prendre connaiset les trous percés par les balles lui sont | sance. aussi indiqués. Cette partie du témoi-| Quelques moments après, la poursuite gnage produit une profonde impression | annonce que la preuve est close. sur l’auditoire et les marques d’une vive| La défense demande que Ja poursuite sensation s’aperçoivent sur toutes les|soit requise d'amener certains témoins figures). | qui n’ont pas été assignés, tels que MM.
Le Dr. Coolredge est assermenté.—| Butterworth, Robert J, Walker et G. Il a fait un examen post mortem du | Woolridge. Il cite, comme autorités, des corps de Key. Ii décrit les blessures. | incidents analogues qui se prodvisirent . M. Ould lui demande si, d’après les|daps les fameux procès d’Edwards et de lignes décrites par les bciles dans le} Herbert. Deux de ces témoins ont été corps de Key, il pourrait dire dans|examinés devant le corunaire et deux quelle position se trouvait le défunt |devant le grand jury. lorsque les blessures furent infligées.| La poursuite répond que le cas se La défense objecte à cette question. La | trouve à la discrétion de la cour, la rècour décide qu’on a droit de la faire,|gle étant que, là où la raison n'existe la question étant d’un caractère et d’une us, la règle cesse d’être applicable. M. importance purement scientifiques. Le | Carlisle ajoute qu’il a eu de bonnes raimédecin répond alors à la question et|sons pour ne pas assigner M. Buttersa réponse s'accorde avec les dépositions | worth devant le grand j Jury même ; et des témoins sur la position dans laquelle | que son intention est de conserver ces devait être Key lorsque les blessures lui | raisons dans son cœur maintenant et à furent infiigées. Une seule balle a été | toujours. Il pense, cependant, que les extraite du corps de Key. Le Paper crea engagés pour la défense du identifie cette balle au moyen d’une prisonnier sont très bien au fait de ces marque qu’il lui a faite lors de l’ex- 2isons. traction.--Cette balle étant appliquée sur, La cour décide alors que le fait l'ouverture du canon du pistolet Derin- | de la comparution de M. Butterworth ger se trouve être trop grosse pour pou-|comme témoin devant le coronaire n’ovoir y pénétrer, et l'ouverture du Re- blige pas la poursuite à l’a ssigner comme volver est encore plus petite que du |l’un de ses témoins, non plus que l’affipistolet Deringer, de sorte que l’accusé | davit qu’il a donné à la prison, vû que doit s’être servi d'un troisième pistolet. | M. Butterworth paraît en avoir agi ainsi L'avocat de la poursuite demande au | pour rendre un service d’ami à l’accusé témoin s’il peut dire à quelle espèce de | dans le but d’empêcher alors un examen pistolet cette balle peut servir. complet de l'affaire. Quant à MM.
M. Brady objecte, ne croyant pas | Walker et Woolridge, le fait qu’il n’équ’un médecin soit compétent à juger | taient pas présents à cette malheureuse des armes à feu. affaire est suffisant pour faire rejeter lu