u lia quod nou erat sibi similiâ lu dicla villa, ^i
J*ai ouï conter par nombre de personnes que, quand eUe fut à Neuf château, Jeannette logea dans la maison d'une honnête femme nommée la Housse. Elle était toujours en la compagnie de son père et des autres réfugiés de son village.
Je ne sais rien autre.
Discrète personne messire Dominique Jacob, curé de l'église paroissiale deMoutier-sui'^Saulx, âgé de trente-cinq ans, dit :
J ai vu et connu Jeannette pendant les trois ou quatre années qui précédèrent son départ de la maison de son père et de sa mère. Elle était imbue de bonnes mœurs, menait honnête vie et allait souvent à Téglise. Quelquefois, quand les cloches du village sonnaient complies, elle se mettait à genoux et disait pieusement ses oraisons. C'était une fille bonne et sage.
Le dimanche deLœtare-ei à Tépoque du printemps, les enfants, les jeunes filles et les jeunes gens de Domremy vont à Tarbre des Dames pour y danser. J'ai vu Jeanne y aller avec ses compagnes. Elle faisait comme les autres faisaient. Cet arbre des Dames est d'une rare et merveilleuse beauté. C'est pour cela que filles et garçons aiment à y aller danser.
11 y eut un moment où tous les habitants de Domremy s'enfuirent, à cause des gens de guerre, et allèrent à Neufchâtéau. Jeanne était dans le nombre, avec son père et sa mère. C'est en la con&pagnie de ees parents