‹ Procès de réhabilitation de Jeanne d'ArcChapitre 73 sur 171 · Et beofi veïïei tmbere, uwkm fiUam lia, boaam. >r · texte numérisé non relu

Et beofi veïïei tmbere, uwkm fiUam lia, boaam. >r

DEPOSITIONS DE TROIS GENTILSHOMMES 13o

lea fées avaient anciennement coutume d'y aller pe promener. Pourtant je ne sache pas que personne les y ait Vues. Je ne sache pas non plus que Jeanne soit jamais allée sons cet arbre.

Comme je vous l'ai dit, Jeanne* étant h Vaucouleurs, demandait aux uns et aux autres qu'on la menât au roi. Elle parlait moult bien *.

Enfin elle fut menée au roi par Bertrand do Poulengy, Jean de Metz et leur?? servants.

Je ne sais rien autre.

Noble homme Geoffroy du Fay, âgé de cinquante ans, dit :

Je me souviens d'avoir 'Connu le père et la mère de Jeanne. Je ne sais pas leurs noms ; mais ce que je sais bien, c'est qu'ils étaient bons chrétiens et vrais catholiques, comme le sont les laboureurs^ : jamais je n'ai ouï dire le contraire. •

Autrefois j'ai vu Jeanne venir à Maxey-sur-Vayse [près Vaucoutêurs), et il était assez fréquent qu'elle vint chez moi. Elle me paraissait bonne, simple, pieuse.

1. « Multum bene loquebatur. » — Au surplus, chez Jeanne, rien de ce vain babil qu'on reproche à maintes femmes. Dans la Chronique de la Pucetle, à propos des antécédents de Jeanne avant son apparition à Orléans, il est dit « qu'elle parlait peu », et, dans, le Registre delphinal, il est dit : « Quand elle estoit » sur faict d'armes, elle estoit hardye et courageuse, et peœlait » haultement du faict de guerre. Et quand elle estoit sans » harnoys, elle estoit moult simple et peu parlant. »

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