‹ Procès des ministres de Charles XChapitre 1 sur 42 · AVIS DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVIS DE L'ÉDITEUR

Le principal mérite de cette nouvelle édition , c'est que les laits y sont classés avec plus d'ordre que dans la plupart de celles qu'on a publiées jusqu'à ce jour1 : nous commençons par le rapport au roi et les ordonnances du 25 juillet, et nous finissons par l'arrêt de la Cour des pairs, prononcé le 21 décembre à dix heures du soir. Tout ce qui s'est passé avant et après cette époque est étranger à la procédure.

Ce procès des ministres de Charles X doit occuper une des premières places dans les causes célèbres : c'est ce qui nous a porte à n'admettre dans ce volume que ce qui appartient rigoureusement à cette grande affaire. Nous ne nous occupons nullement de décrire la disposition du donjon de V incennes , la disposition de la prison construite au petit Luxembourg pour les quatre ministres ; nous ne nous amusons point à compter les barreaux des fenêtres , à donner l'épaisseur des portes , à compter le nombre des factionnaires, etc., etc. Nous ne donnons aucune relation des événements qui ont suivi les ordonnances du 25 juillet. L'accusation, la défense , et les dépositions des témoins : voilà la véritable histoire des trois journées mé-

Une chose a fixé particulièrement notre attention, ce sont les dépositions des témoins.

Quatorze témoins ont été entendus par la Commission de la Chambre des députés.

Quatre-vingt-dix témoins ont été entendus par la Commission de la Chambre des pairs.

• Une autre édition en 2 volumes in-8# est sortie de notre librairie, flous n'avons pris aucune part a la rédaction de cette édition ; nous atons seuleété chargé de la publication des livraisons telles qu'elles nous étaient lies par les éditeurs.

n AVIS DE L'ÉDITEUR.

Quarante-neuf témoins ont été appelés devant la Cour des pairs.

Il ne faut pas conclure de là que nous devions trouver dans cette procédure cent cinquante-trois dépositions de différents témoins. Quelques uns de ces témoins ont paru devant la Commission de la Chambre des députés, devant la Commission de la Chambre des pairs, et devant la Cour; et la plupart de ceux qui ont paru devant la Cour des pairs avaient été entendus devant la Commission de la Chambre des pairs. Il a donc dû résulter de là un grand nombre de répétitions.

Des quatorze dépositions faites devant la Commission de la Chambre des députes, nous n'en rapportons que sept , et nous disons pourquoi page 49 de ce volume : c'est que deux de celles que nous ne rapportons pas se trouvent répétées devant la Commission de la Chambre des pairs ou devant la Cour, et qué les cinq autres n'offrent aucun intérêt. En voici un exemple.

« Je n'ai point assisté au commencement de la lutte. Je sais seulement que

- le mardi le premier coup de fusil a été tiré par un serpent de la gardé «royale, qui avait long- temps cooché en joue différentes personnes rue

« SaiutHororé. »

Quarante-neuf témoins ont paru devant la Cour des pairs : ici nous ne nous permettons pas le plus léger retranchement, et nous rapportons le plus fidèlement possible les audiences de la Cour, Mais la plupart de ces quarante-neuf témoins avaient déjà été entendus devant la Commission de la Chambre des pairs, et ils n'ont fait que confirmer leurs dépositions devant la Cour : nous avons donc pensé qu'il était inutile de donner deux fois la même chose.

De toutes les dépositions faites devant la Commission de la Chambre des pairs, nous n'avons donc retranché que celles qui ont été répétées devant la Cour, et quelques autres tout-à-fait insignifiantes, et dont voici encore deux exemples:

1' « Je déclare qu'il n'a été fait entre mes mains ni par madame la

- comtesse de Guemon Ranville ni par aucune autre personne, aucun dépôt « de papiers, soit au moment du départ de M. le comte de Guernou, soit avant « ou depuis , et je n'ai aucune counuis&anre qu'il en ait été fait ailleurs. »

2* « J'étais chef d'état- major de la deuxième division d'infanterie de la « garde royale. Le mardi 27 juillet je me rendis à l'état-major pour savoir s'il « y avait des ordres. M. de Chntseul me répondit de rentrer chez moi , et d'y « attendre ceux que l'on m'enverrait. Je restai en conséquence chef moi le • mardi et le mercredi , et je ne reçus aucun ordre} de nuuiîète que je nai

- été témoin d'aucun fait dont je puisse déposer. .

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