‹ Procès en diffamation: M. Delamarche contre le "Cri du peuple"Chapitre 52 sur 57 · CLÉMENT-THOMAS · texte numérisé non relu

CLÉMENT-THOMAS

Nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur

Le grand chancelier de Tordre national de la Légion d'honneur, certifie que par décret du vingt-neuf janvier mil huit cent soixante-onze.

M. DELAM ARCHE, Étienne-Paul, lieutenant-colonel du 53^ régiment de Paris.

A été nommé chevalier de Tordre national de la Légion d'honneur, pour prendre rang du même jour.

Paris, le 2 février 187 i,

P. le grand chancelier.

Le secrétaire général,

DE VAUDRIMER.

Formation d'une Caisse de Bataillon

Paris, le 20 février i87i.

Les soussignés, membres du conseil d'administration du bataillon des volontaires de Montrouge, certifient que sur la proposition de M. Delamarche, commandant, ledit conseil a décidé, le 20 novembre 1870^ qu'une caisse de bataillon serait créée pour subvenir aux besoips les plus pressants des citoyens nécessiteux, des blessés ou de leur famille.

Cette caisse devait être alimentée par les abandons de solde des officiers.

M. Delamarche, conformément à cette décision, a versé entre les mains de M. Lemonnier, trésorier de cette caisse, pour être employées, ainsi qu'il est dit ci-dessus, les sommes

suivantes:

Le 7 décembre 1870. 70 fr.

Le 7 janvier 1871. . 120

Le 7 février 1871. . 150

suit un total de 340 fr. que M. Delamarche a versés à la caisse du bataillon, dont les soussignés

étaient les administrateurs, et qu'il a nrélevés sur les trois mois de solde qui lui ont été alloués pendant le siège.

Pour le conseil cT administration:

Le capitaine de la i'* 0«, Le fourrier d'ordre»

administrateur, trésorier^

Signé: NOIZET. Signé: LEMONNIER.

P.-S. — Le 20 février 1871, M. Lemonnier, quittant le bataillon, a remis le reliauat de la caisse du bataillon, ainsi

que le carnet de caisse, à M. X , devenu ofïicier-payeur et

trésorier de la caisse.

Versailles, le 19 avril 1871.

Monsieur le Préfet,

Je vous adresse la lettre ci-jointe de M™» Veuve ëchâlier, laquelle désirerait savoir si son ills se trouve parmi les prisonniers faits les 3 et 4 avril sur le plateau de Châtillon. Cet homme était garde aux volontaires de Montrouge.

Je désirerais également savoir si le nommé Lemaitre (Gustave), garde au 103* bataillon, se trouve aussi parmi les prisonniers.

Ces renseignements me sont demandés par M. Fournier, employé à la Caisse des dépôts et consignations, qui connaît la famille de Lemaitre.

Ci-joint la lettre de M. Fournier.

Comptant, M. le Préfet, que vous accueillerez favorablement cette demandé, je vous prie d'agréer, etc.

DELAMARGHE.

Lieutenant-colonel commandant les volontaires de Montrouge, retiré à Versailles, chez M. Bidault^ rue de la Paroisse, S6.

Versailles, le i^^ mai I87i.

Extrait d'uae lettre à M. ***, officier aux volontaires

de Montrouge.

Mon cher Lieutenant,

j'avais laissé sur ma solde la somme

de 340 francs qui ont servi exclusivement au bataillon, et sur lesauels il doit vous rester encore 180 francs environ.

Vous me ferez connaître ce que cette somme est devenue et, comme à Versailles, à Brest ou à Belle-Isie, il y a des hommes du bataillon qui sont sans ressources, vous m'enverrez 50 francs dont je disposerai pour faire, à titre d'avance, des envois à ces hommes. Quatre parmi eux sont blessés et soignés à Thôpital de Versailles.

Vous informerez Mesdames de la Bachellerie, Trousset et DoLLiÉ, que leurs maris ou fils sont à Brest, fort de Quélern, que j'ai reçu de leurs nouvelles et qu'ils m'ont dit être aussi bien traités que possible, pour leur position.

Les autres prisonniers sont à Belle Isle et je n'en ai pas eu de nouvelles.

M. Il , lieutenant de brancardiers est à Belle-Isle, avec

son fils Emmanuel, il m'a écrit.

Veuillez donc informer sa femme, qui demeure passage

Kaimbaud, derrière l'église de Montroûge. M. R était

ambulancier ainsi que son fils ; il n'y a nul doute qu'aussitôt l'insurrection termmée, mes démarches ne soient couronnées de succès et qu'il soit promptement élargi. Il réclame du linge et un peu d'argent.

Veuillez agréer, etc.

DEL AM ARCHE

Versailles, le i^^ mai 187 i.

M. R....... prisonnier politique» à Belle-Isle-sur-Mcr.

Monsieur,

Je vous envoie ci-jointe une lettre de votre femme demandant de vos nouvelles. Je lui ai fait parvenir le lieu de votre détention et la nature de vos besoins.

Comme vous ne portiez pas les armes, et que comme ambulancier, vous donniez des soins aux deux partis» il est probable qu'aussitôt l'insurrection vaincue vous serez relaxé.

Je ferai valoir également en votre faveur vos services pendant le siège.

Veuillez agréer, etc.

DELAMARCllE.

VersaillzSf le 5 mai 187i.

M. ***, officier aux volontaires de iMonlrougc.

Monsieur,

J'ai eu des nouvelles des prisonniers de BclIc-IslC; par une lettre du fourrier ***.

Ils sont bien traités pour leur position, mais ils auraient besoin de linge de rechange et d'un peu d'argent.

De plus ils sont sans aucune nouvelle de leur famille, c'est ce qui les inquiète le plus.

Je joins à cette lettre la liste nominative do ces prisonniers, en vous priant de donner de leurs nouvelles îi leurs familles, auxquelles vous ferez également connaître leurs besoins en linge et en argent.

Pour les blessés, le plus jeune des Mettait va bien, il est en convalescence, l'aîné n'est pas aussi heureux, sa blessure est

Ïdus grave et demandera plus de temps à guérir. Informez es parents.

Veuillez agréer, etc.

DELAM ARCHE.

Liste nominative des prisonniers faits à Chàtillon les 3 et 4 avril, visités à Versailles le 6 ou le 7 par M. Delamarche, pour les secourir, donner de leurs nouvelles à leurs familles et les recommander à la bienveillance et à la clémence des autorités, en raison de leur honorable et courageuse conduite pendant le siège contre les prussiens.

Mettau aillé et Mettau jeuiic, Thibaut, Estival, Laniel, Lemonnier, Franchot, DelaBachellerie, Sebourque, Sermet, iMoTÉ, DoLLiÉ fils, Vaumal, Bugeard, Dillévyns, Joseph, Vannier, Signoret, Hardy, Guergue, Becquet, Niollet, Elgar, Thousset, Marius, Gauthier, Félix, Cathelinois, Gauffert, Chardon, Stenet, Herbet, Garault, Poirier, Royer, Sena- JEON, Pint, Delattre, Cadot, Roger père et fils.

Sur ce nombre, quatre étaient blessés et soignés dans la salle des consignés à Versailles.

A notre connaissance tous ces hommes, sauf Elgar, mort pendant sa détention, Mettau aîné, mort des suites de ses blessures et de la Bachellerie, condamné à un mois de prison, ont bénéficié d'une ordonnance de non-lieu ; du moins, nous ne connaissons aucune exception. M. Delamarche avant revu la plupart de ces citoyens, après leur libération en 1871 ou 1872.

M. Delamarche lit cette visite, sollicité par les familles des détenus, et au moyen d'une autorisation que lui accorda M. le général Appert, son ancien chef d*état-major, en raison de ce (fue le bataillon des volontaires avait été cité à Tordre du jour de l'armée, pour sa belle conduite à Buzenval.

Malgré Tautorisation du général Appert, M. Delamarche fut assez mal accueilli par les personnes chargées de la garde des prisonniers.

Dans une deuxième visite, pour éviter ces ennuis, M. Delamarche était accompagné, non par le colonel Gaillard, qu'il n'a pas l'honneur de connaître, mais par plusieurs officiers des volontaires, et M. T..., alors lieutenant-colonel, maintenant général de brigade, q^ui était en résidence à Versailles et n'y exerçait aucune fonction. Cet officier supérieur avait connu M. Delamarche au 19« régiment de ligne où ils servaient ensemble; c'est pourquoi il voulut bien lui prêter ses bons offices dans cette circonstance.

Ordre de mise en liberté

Messieurs Roggen père et fils seront mis en liberté, reconnus innocents, sous la responsabilité du colonel Delamarche.

Général LEVASSOR-SOHVAL.

Extrait d'une lettre du général Levassor-Sorval

Aix, le W octobre i88S.

Ma divisioji avait la prévôté réglementaire, l'officier de gendarmerie.

Général LEVASSOR-SORVAL.

Certificat de résidence Bidault aîné, serrurier, rue de la Paroisse, 26

VersailleSf le iO juin 1871.

J*ai logé chez moi, depuis le 18 mars à onze heures du soir venant de Paris, jusau*au 22 mai inclus, retournant à Paris, M. Delamarche (Paul), lieutenanl-colonel de la gardé Nationale, chevalier de la Légion d'honneur.

François DIDAILT.

Vu pour la légalisation de la signature de M. F»»» Bidault, le 10 juin 1871.

P. le Maire de Versailles,

BARRIN-PERRAULT.

Institution de Ck>mmi88ion8 de secours

Une commission supérieure est instituée pour la distribution des secours, elle sera composée jusqu'à nouvel ordre de MM. HÉUGOxV, maire, Delamârghe, lieutenant-colonel, commandant supérieur de l'arrondissement, et Ricard, chef de comptabilité.

Dans chaque ancien bataillon, une commission de .trois membres est instituée pour la répartition des secours ; deux employés de cette commission feront le travail sous le contrôle du chef de bataillon qui correspondra avec la commission supérieure.

Chaque commission siégera dans le bureau de l'ancien bataillon.

Les secours consisteront pour le moment en distributions de bons de pain et de viande.

Chaque personne recevra par jour 500 grammes de pain et 125 grammes de viande. La distribution se fera pour quatre jours.

Pour amener la régularité et l'ordre dans ce service, chaque chef de bataillon fera immédiatement dresser un état nominatif des nécessiteux, sur des états du modèle ci-dessous.

N- de TA—

Page 1