‹ Procès Mercier [microforme]Chapitre 16 sur 66 · JAMES DUNBAR, C. R · texte numérisé non relu

JAMES DUNBAR, C. R

Aux élections de 1878, :ues adversuires me jouèreat un tour pendable et qui eût été de nature à me causer des torts sérienx dans l'électorat catholique de Bonaventure, si je n'eusse été averti À temps.

Un jour plusieurs centaines de mes portraits, en costume de haut dignitaire maçonnique, furent jetés dans le comté, On m'avait coupé la tête, et on l'avait ajustée sur le corps de M. Dunbar !

De ce moment, il devint pour moi intéressant !

C'est l'une des figures les mieux connues de Québec, figure paisible, caline, sévère, mais sy: pathique. M. Dunbar est franemaçon. Et il est copendant l'un des hommes les moins fanatiques que je corinai.

Îl à cinquante-ne: ! ans et est avocat depuis 1855. Nommé Conseii de la Reine +: 1873, il fut élu au poste de confiance de Bâtonnier du barreau de Québec en 187%. Il est membre du conseil du barrenu depuis 28 ans, Il a été presque sans raterruption substitut du proeureur-général depuis 1878.

[est le type accompli de l'avocat de la Couronne devant un tribunal anglais, où un accusé est présumé innocent, tant qu'il n'a pas été trouvé coupable par un jury composé de ses pairs. M.

M : Le

Dunbar, dans l'exercice de ses fonctions de substitut du pro cureur-général, ne cherche pas le succès quand même. Il veut que justice soit rendue. Toujours digne dans ses expressions, froid dans son maintien, on ne l’a, de mémoire de journaliste, vu s'emporter. . Ses connaissances du droit criminel et des précédents sont très étendues. Il parle le français avec aisance et pureté.

Il ne s’est jamais mêlé de politique. Il a donc peu de chance d'arriver jamais à la magistrature—en ces jours où les services rendus “au parti ” ont parfois plus d'influence et de vaïcsur que l'étude, la correction de conduite, le talent et l'expérience.

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