‹ Procès verbal de la conférence coloniale [microforme]Chapitre 36 sur 65 · CABLES TÉLÉGRAPHIQUES POUR L'AUSTRALIE · texte numérisé non relu

CABLES TÉLÉGRAPHIQUES POUR L'AUSTRALIE

MÉMORANDUM DE 8IR JULIUS VOGEL, MAITRE GÉNÉRAL DES POSTES DE LA NouveLLE-ZÉLANDE,

Il est très expédient, je pense, que les différentes colonies australasiennes on viennent à un arrangement commun au sujet des câbles té'égraphiques.

2. Nous sommes beaucoup redevabies, et js puis dire reconnaissants, aux compagnies particulières qui nous ont jusqu'ici procuré la télégraphie sous-marine, mais nous ne pouvons subir plus longtemps leurs tarifs prohibitifs, qu’elles maintiendront plus ou moins tant qu’elles exerceront un monopole,

SRREE————————…"…”…"…….….…—….….—….—….….—.—.——"————— ——— ———…— "ZE —————….—…—…—…—…—…—…———

3. Los risques que l’on supposait inhéronts à ce genre d'entreprises ont favorisé le monopole de ces compagnies. Cette supposition n’a plus de raison d'être, car il est certain q..) les câbles pouvent être sûrement posés et réparéa; pratiquement, ils ne présentent pas plus de risques aujourd’hui que les lignes télézraphiques terrestres,

4. Je vais dans ce mémorandum esquisser un projet par lequel les gouvernemeuts peuvent et doivent, à mon avis, se charger dès à présent de tout le servics télégraphique ; s'ils ne voulaient pas l'entreprendre tout de suite, jo leur recommanderais de tendre graduellement à ce but, ce qui peut se faire en subventionnant une compagnie de concurrence à des conditions qui pormottent aux gouvernomeonts d'acheter les câbles quand ils le voudront,

5. Je crois que +i les gouvernements avaient la propriété des câbles, ils pourraient adopter un tarif d'entière transmission de 16, 6d. nar mot ponr Is dépêches urgentes, et de 18. pour les dépèches ordinaires et colles de ia presse, entre les colonies et l’Enrope, et que bientôt ils réaliseraient an profit sur leurs opérations. Alors môme qu'ils subiraient uno porte par cette grande réforme, je prétends qu'il est peu d’ob;:is pour lesquels ils puissent juire une dépense plus profitable, :

6. L'utilité de la télégraphie est pour le moins en rais& ; des distances franchies, ou, co qui revient À la même chose, en raison du temps épargné, Je suis même porté à croire que le rapport de l'utilité à la distance est plus que simple, c'està dire que l'avantage serait relativement plus que double pour une distance double; mais en admettant que ce rapport soit simple, on voit que les facilités offertes par l'usage d'un câble seraient quatre ou cinq fois plus avantageuses pour les cilons do l'Australie que pour les habitants des Etats-Unis. Il est cependant À peu près impossible d'apprécier à leur valeur les avantages qu'ont retirés de la télégraphie à bon marché à travers l’Atlantiquo les pays sur los rivagss desquels viennent atterrir los câbles anglo-américains, #lle a eu financièrement et commercialement d'immenses résultats et n’a peut-être pas été moins importante dans ses conséquences sociales, littéraires ct éducationnelles,

7. Personne ne peut douter qu'avec la télégraphie à bas prix par câble les colonies austrolasionnes ne prissent un très rapide accroissement et ne fussent moins exposées à des revers.

8. Si les colonies veulent prendre à leur charge le service des câbles, elles devront acquérir les intérêts existants, en tant qu'ils concernent l'Australie, pourvu que les propriétaires consentent À vendre à un prix raisonnable, et j'entends par là un peu supérieur au prix de reconstruction ; si les propriétaires refusaient un prix raisonnable, les gouvernements coloniaux aviseraient, Dans une jaste mesure, les compagnies doivent être traitées avec libéralité.

9. Il est nécessaire de considérer brièvement la situation des compagnies de l'Eastern et de l’Eastern Extension, qu'on peut regarder à tous égards comme seules chargées aujourd'hui de la télégraphie sous-marine entre l'Australie et l'Europe, Je ne parle pas de l’aide occasionnelle de la compagnie Indo-Européenne, car ce:te aide est réciproque. Evitant la critique autant que possible, je vais considérer la situation des compagnies de l’Eastern et de l'Eastern Extension comme si ellos n'étaient qu’une seule et même compagnie.

10. Ces compagnies ont à elles deux 31,960 nœuds de câbles, quelynes stsamers et nombre de stations, Leur capital, d'après leurs titres en cours au Stock Exchange on juillet dernier, s'é'ève à plus de £11,350,000. Leur fonds de réserve est de £9300,000, de sorte qu’elles ont un capital de £10,500,000 à peu près en circulation.

Déduetion faite de la valeur des steamers et des stations, les câbles doivent revenir à plus de £300 par nœud, prix double de celui pour lequel les gouvernements pourraient avoir des câbles très bien conditionnés, Si les gouvernements sochargeaiont de la télégraphie sous-marine, la compagnie perdrait tout son trafic entre l'Australie et l’Ang'eterre, mais non pas en beaucoup d’endroits situés hors de la route adoptée par les gouvernements, Pour quelques-uns au moins de ces endroits, il n’y aurait pas de concurrence à craindre, et le trafic des compagnies y aurait une importance considérable, ce qui compenserait pour autant la diminution de l'actif des câbles, Cela serait ainsi, j'espère, car il ne faut pas que Ia grande œuvre due à l'esprit d'en-

attend par an d’expld lignes

elle sex Pour la

de sept

Zu

56 lo il est ls no 03,

UvOrorvic® nmant une monts

raient rentes, t l'Eue qu'ils 8 pour

nchies, o porté re que nais en l'usage Austrapossible marché y câbles éaultats A litté-

leg coloit moins

devront u que Les à un pou sonnable, npagnies

hwnies de

e seules ope. Je e:te aide gituation n'étaient

stramers ÿxchange e est de rculation.

revenir À nts pourargeaiont Australie o adoptée n'y aurait portance es câbles, sprit d'en-

treprise et À l'énergie commercialo de ces compagnies soit infructueuse pour ceux qui l’ont accomplie.

11. Les lignes australiennes ne forment qu'une partie des câbles possédés par les compagnies. Il n'est pas facile de déterriner la longueur de ces lignes, qui ont été doublées on grande partie par différentes routes et pour d'autres objots que ceux de la simple duplication. Par oxemple, il y a plus d’une ligne do câbles entre l'Angleterre, Malte et Lisbonne; il y a une ligne double entre Bombay et Suez et plus d'une ligne entre Java et Singapour; il y a aussi une double ligne entre l'Australie et Java, Une ligne simplo entre l'Australie ot Falmouth par la route actuelle (mais qu'on doublerait entre la Nouvelle-Zélande et Sydnoy, la Tasmanie et Victoria), partant de Darwin et touchant à Jave, Singapour, Penang, Madras, Bombay, Aden, Suez, Alexandrie, Malte pour aboutir à Falmouth, aurait un développement de 11,703 nœuds de câble, à quoi il faut ajouter les lignes terrestres (qui n’appartiennent pas, jo crois, aux compagnies) entro Madras et Bombay, et les lignes terrestres égyptieunes, faisant en tout environ 650 milles, 11 serait important, si l’on acquerrait ‘e réseau de la compagnie, d’avoir aussi les 1,100 nœuds de ligne double entre Darwin et Java, les 600 nœuds entre Batavia et Singapour, les 300 rœads (pour une seconde ruute) entre Singapour et Penang, et les 850 nœuds entre Penang et Rangoon. Il y a autsi environ 3,000 rœuds de câb'e double entre Bombay et Suez, mais les compagnies no voudraient ,as probablement céder cette partie. Elles préféroraient la garder et convenir d’une aide en cas d'accidents. Retranchant donc ces 3,000 nœuds, nous avons 2,850 nœuds à ajouter aux 11,703 ci-dessus mentionné:, ce qui fait une longueur totale de 14,553 nœuds, Quelques-uns des câbles sont recouverts d’un ruban de cuivre, ce qui en augmente le coût; mais il n'y a pas de donto qu'on pourrait remplacer le tout pour moins de £2,500,000; cela comprend les lignos australiennes, néo-zélandaises et les lignes doubles australiennestasmaniennes, Les lignes terrestres de l’Australie méridionale, d'Adeliile à Darwin, coûtent £180,000, II serait équitable d'estimer que la moitié au moins de cette somme a été dépeneée dans l'intérêt de toutes les colonies, * .

2, J'ai présenté ces chiffres pour donner uno idée de la déponse à faire si l'on vout achoter les lignes des compagnies. Les observations qui vont suivre se basent sur cette proposition que les gouvernements coloniaux devraient commencer par avoir la possession do deux lignes sur les trois routes praticables, savoir : la présente route ; celle par le Pacifique, Vancouver, le Canada et l'Atlantique ; celle par Ceylan, l'île Maurice, Natal, le cap de Bonne-Espérance et Saint-Vincent.

13. Pour payer équitablement les compagnies, indemniser l'Australie méridionale et créer ure ligne par la route du Canada ou par celle du Cap, je suis convaincu qu’il suffirait, on comprenant les steamers nécessaires pour les réparations, d'une somme de £5,000,000, Si l'on no traitait pas avec les compagnies, on pourrait obtenir deux lignes pour beaucoup moins.

14. Jo nropose donc que les gouvernements colonianx commencent par s'assurer de deux lig es et des navires nécessaires, moyennant une somme d’au plus £5,000,000, S'ils font un emprunt sous leur garantie collective, ils auront l'argent à 34 pour 100, ou à 3 pour 100 avec la garantie impériale Au premier taux d'intérêt, la charge annuelle serait de £175,000.

15. Dèx que le revenu des deux lignes le permettra, il faudra mettre de côté chaque année une somme de £150,000 pour les frais d'entretien ces câbles ot pour leur renouvellement tous les quinze ans à pou près. Dans les commencemonts. et en attendant le développement du trafic, on résorverait seulement une somme de £50,000 par année pour ces objots, la charge des steamers de réparation figurant aux frais d'exploitation. Je ne propose pas le rachat du capital, L'établissemont de nouvelles lignes tiendrait lieu d'amortissement,

16. J'ai fait avec soin le calcul de la dépense annuelle. Pour la route actuelle, elle serait do £125,680, Cela comprend la dépense et l'assurance de cinq steamers pour le service des réparations et les frais de neuf stations entre Falmouth et Bombay, de sept entre Madras et Nelson et de douse stations terrestres entre Madras, Adélside

et Sydney. La dépense annuelle des steamers est estimés à £15,382 pour chacun; celle des stations terrestres à £1,500 pour chacune, et celle des stations de câble à £1,500 pour chacuno, avec 20 pour 100 en sus, Oa a fait aussi nne provision pour les services d'électriciens spéciaux indépendamment du personnel ordinaire des stations. Les salaires sont estimés à moins que ceux donnés par le compagnies, parce que Îles gouvernements n'auraient pas besoin d'adopter l'échelle élevée des compagnies, Les frais d'exploitation des compagries de l’Eastern et de l'Eastern Extension se sont élevé:, pour toutes les stations, la dernière année dont il a été fait rapport, à £272,361, et les frais d'entretion et de réparation à £132,967.

17. L’estimation de la dépense annuelle de la route du Cap cst de £73,300, ce qui comprend douzs stations, sept électriciens spéciaux, 20 jour 100 pour les déponses imprévues et trois steamers pour les réparations, La déponse annuelle de la ronte du Pacifique jusqu'à la terre fermo d: la Co'ombie Britannique ost estinéo à £48,200, co qui comprend sopt stations, six électric ons, 70 paar 10) pour les dépenses imprévues et deux sieamers pour les réoarations, Jo n'ai pas calculé ce que cûterait le transit par le Canada et par l'Atlantique ja1-qu'à l'Angloterre, car tou: dépendrait des conventions à intervenir.

18, Je crois avoir suffisamment démontré qu’une somme de £200,000 couvrirait larrement les frais annuels d'exploitation; en y ajoutant £175,000 pour les intérêts et £50,000 (première réserve à taire) pour l'entretien et les renouve!lements, nous avons un total de £123,000 commo dépanse annuelle. [Il faudra de plus, d'ici à quelques annéos, défiayer les subventions existantes, qui s'élèvent à environ £37,0)0 par année, y compris la subvention des câbles de la Tasmanie.

19. Avoc un système double, si les deux câbles fonctionnaient pendant chaque minute de l’année et qu'ils eussent la puissances ordinaire de conduction, ils pourraient transmettre 21,000,000 de mots par année. Il n’y aurait auvuno difficulté, ai lu demande l'exigeait, À faire passer sur Les deux lignes 19,000,000 de mots, outre un nombre considérable de mots entre les stations intermédiaires, Quelque roite que l’on adopte, il y aura plusieurs stations intermédiaires, où se tera un échange actif de dépèches. J’évalue le produit dos dépè:hes intermédiaires an tiers des dépêhes d’entière transmission, et en évaluant à 10,000,000 mots le total de ces dernières, je laisse une large marge pour le trufic intermédiaire.

20. Dans le; calculs que je vais faire, j'estime le trafic d'entière transmission à 5,000,000 de mots, laissant une marge de 5,000,000 pour son angmentation. Mais le trafic s'é'èvera-t il d'abord à 5,000,0:0 de mots ? Cela fait une somme considérable de corresponda: co. Pour en donner une juste idée, il suffit do dire que cela éxale à peu près sept colonnes de journel, à texte serré, par jour, les dimanches compris ; cela représente sept fois le trac échangé actuellement entre l'Australie et l'Europe, un septième de la correspondance du câble de l'Atlantique depuis la réluction du tarif, et un peu plns d’un huitième du nombre de mots télégraphiés annuellement dans l'intérieur de la Nouvelle-Zélande. Il ne faut pas perdre de vue que je ne fais pas entrer seulement en compte les dépèches d’'entière transmission entre l’Europe et l'Australie. Une ligne suivant la route du Cap aurait des dépêches échangées entre l'Europe et Ceylan, l'île Maurice, le Natal, le Cap, sans mentionner des lieux moins importants ; uno ligne passant par la mer Rouge aurait les dépèches de Java, de Singapour, et probablement de quelques autres stations importantes, suivant les conditions de l’arrangement ; une ligne par la route du Pacifique aurait le trafic de Fiji, de Honolulu, et on y raccorderait probablement les embranchements de la Nouvelle Calédonie et de Tiiti, et peut-être de la Chine et du Japon. Indépendamment de ces appoints, je suis convaincu qu'avec le grand abaissement da tarif, la télésraphie entre l'Australie et l’Angleterre deviendrait bientôt aussi fréquente qu’elle est rare aujourd'hui ; elle précèderait la correspondance par lettres dans une iofinité de cas et servirait pour transiger de grandes affaires commerciales comme celles qui se font entre les Etats-Unis et l'Angleterre, et qui sont encore inconnues en Australie,

de 1

pour le gc au li nom} cide desse s'enti que beauc porta soit d

trouv

se ren j'indiq mieux toutes une 8e devrai routes

une n premie dans ce

[A ordina tions q fera pa risques ot que que le sent pa gouveri orérati la Chind J'ai é'é eu depu intellect tres par prise de

domain a l'intérêt renouve

WeLLind

aeun ; ible à ur les tions.

ue les .. Les @ sont 12,861,

300, ce ponses pute du 18,200, im pré:

erait le rait des

uvrirait intérêts its, NOUS i à quel- ,090 par

t chaque surraient , si lu de- 3 un n0Mque l'on e actif de dépè ;hes nières, j9

mission à Mais le aidérable 4 ézale à compris ; l'E&arope, uction du uellement ne fais pas Europe et 6es entre bux moins | Java, de uivant les trafic de snts de ES dépendama tarif, la fréquente dans une lea comme inconnues

nent —

21, Voici l'estimation des recettes d'après la baso indiquée (non compris les frais de transmission par les lignes terrestres australiennes) : | Estimat'on, sous le tarif de 18. 6d, et de 1s, plus lo trafic intosrmédiairo : — 2 500 000 mots à 15, 6d 2,500 000 mots à 13... EE Trafic intermédiaire.

ste d den est sad issus ne ssssasresesssss 5 187.500 125,000 100,060

son srsossesosssesosssosscess & 412,000

REREIETELELPEEETEELTREEEEENT TEE TT)

Totale

Ceci laisse au début un petit déficit qui, partagé entre les gouvernements, ferait pour chacun une somme minime. Ce déicit serait couvert par l'épargne effectuée &i le gouvernement impérial garantissait le prêt, ou par une subvention qu'il donnerait au lieu de garantie, Dans tous les cas, l'accroissement du trafic entre un grand nombre de centres importants convertirait bientôt le déficit en excédant, Le calcul ci-dessus n’est que pour la moitié de la capacité ce travail des câbles, J'omets à dessein de tenir comyie de la concurrence des compagnies actuelles, si elles ne s'entendaient pas avec les gouvernements ; toute opposition de leur part ne serait que temporaire. Avec leur dispendieuse organisation, elles ne peuvent abaisser beaucoup leurs tarifs, et si les gouvernements n'achetaient pas leurs lignes, le capital portant intérêt serait bien moindre.

22. La responsabilité devrait, À mon avis, se partager soit d’aprôs la population soit d’après l’usage du câble, ou d'après ces deux données à la fois; ou bien, on trouverait peut être plus facile de régler cette question de commun accord.

23, Il serait bien à soubaiter quo les directeurs des postes dea différentes colonies se rencontrassent pour discuter Ce sujet. Si quelque combinaison comme celle que j'indique ne peut se former, les gouvernements auront à rechercher ce qu'il y a de mieux à faire. Les compagnies existantes désirent en venir à des arrangements, mais toutes leurs propositions tendent à maintenir leur monopole et à nous laisser avec une seule route. Si les colonies ne sont pas disposées à se charger du service, elles devraient aider une nouvelle compagnie à établir une autre line afin d'avoir deux routes et la concurrence.

24, Si les gouvernements ont soin dans toute convention qu'ils concluront avec une nouvelle compagnie, de se réserver la faculté d'acheter ses câbles, ce sera un premier pas vers l'acquisition de deux réseaux de câbles, mefure que je recommande dans ce mémorandum.

25. En terminant, j'exprime l'espoir qu'on re s'arrêtera pas aux arguments ordinaires qui vont être opposés par les représentants des compagnies aux propositions que j'émets ici. Ils vont probablement alléguer que l’abaissement du tarif ne fera pas augmenter notablement le trafic ; que les entreprises de câbles entraînent des risques ; que les câbles ne peuvent être immergés avec sûreté dans les eaux profondes ot que la concurrence tend à nuire à l'efficacité du service. Jis diront peut être aussi que le gouvernement de l’Inde apportera des obstacles. Les compagnies ne réfléchissent pas que le gouvernement de l'Inde pourrait bien faire beaucoup plus pour des gouvernements coloniaux anglais que pour des compagnies commerciales dont les opérations n’intéressent pas seulement les colonies, mais aussi d’autres pays, comme la Chine et le Japon, Ces arguments que je rappelle ont induit bien des gens en erreur ; j'ai é'é moi-même du nombre; c’est parce qu'on y a cru que l’entreprise privée a eu depuis tant d'années le monopole d’un précieux agent de progrès matériel et intellectuel, Tout ce qui peut se dire au sujet de l'exploitation des télégraphcs terrestres par les gouvernements, peut être invoqué, et à plus f. rte 1airon, en faveur de la prise de posression par eux des câbles qui mettent en rapport les différentes parties des domaines de Sa Majesté. Permettre une taxe sur ces moyens de cummunication dans l'intérêt de particuliers est chose plus contraire à l’esprit du siècle quo ne le serait le renouvellement d'un impôt sur les carreaux des fenêtres ou sur le papier d'imprimer’a,

Page 1