‹ Procès verbal de la conférence coloniale [microforme]Chapitre 55 sur 65 · ELL · texte numérisé non relu

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du commerce et les intérêts généraux de l'Empire dans le Pacifique, demandent la création immédiate d'un service qui pfomet tant pour l'avenir, Les colonies sont familières avec la marche du progrès, dans lequel elles ont foi; mais il y à ici un premier pas à faire; il faut jeter la semence, Pourquoi l'établissement d'une ligne hebdomadaire, ou même semi-mensueile, de steamers sur le Pacifique ne nous feraitil pas entrevoir avec confiance des développements semblables à ceux que des hommes vivants ont vus se produire sur l'Atlantique ?

Le peuple du Canada, a dit M. Fleming, verrait avec grand plaisir le gouverne. ment impérial et les gouvernements australiens coopérer à une entreprise destinée à ouvrir de nouveaux champs à l’activité commerciale, À consolider les intérêts britanniques et à leur assurer la prépondé:ancs sur le Pacifique, Le Canada a déjà dépensé une somme énorme pour des travaux qui rendent possible le nouveau service postal impérial, et il donnerait encore une aide importante pour la création de ce service,

A la séance suivante de la conférence, le lendemain, M. Fleming a traité la question de l'utilité qu’aurait pour l’Empire une route télégraphique vers l'Orient par le Canada, Il a dit qu’une communication télégraphique directe entre le Canada, l'Inde et l’Australie était néce“:aire au développement de la marins marchande sur le Pacifique et au progrès des relations commerciales, Le tarif de la ligne télégraphique actuelle est très élevé à cause des détours de la route et de la fréquente répétition des dépèches," ce qui la rend inutile ou très peu utile pour les hommes d’affaires des deux côtés du Pacifique.

Mais outre les relations commerciales et sociales, il est d’autres considérations de la plus haute importance, Pour ses communications télégraphiques avec l'Asie, l'Afrique et l'Australie, la Grande-Bretagne dépend aujourd'hui de l'amitié de la Turquie, puissance dont la situation est toujours critique et dont le gouvernement ports être continuellement exposé à quelque désastre, Giâce au patriotisme et à

esprit d'entreprise du Canada, une communication télégraphique directe existe entre

Londres et Vancouver ; l'on peut de ce dernier point poser des câbles qui mettront les colonies australiennes et la Nouvelle-Zélande en relations directes avec Londres, sans qu’on ait À passer sur un territoire étranger. De l'Australie, les câbles actuels atteignent l'Inde et l'Afrique méridionale ; le gouvernement métropolitain aurait done ls moyen de télégraphier à toutes les colonies et dépendances britanniques importantes autour du globe, saus s'approcher de l’Europe sur aucun point,

Pour ces raisons, M. Fleming a dit que l'établissement d'un télégraphe entre le Canada et l'Australie est une question qui mérite la plus attentive considération, et a exprimé le plaisir qu’il éprouvait à voir qu'elle avait été signalée à la conférence par le ecrétaire d'Etat des colonies.

M. Fleming a ensuite répondu d’une manière concluante aux objections soulevées par M. Pender de la compagnie de l'Eastern Telegraph contre l'établissement d’un câble direct entre le Canada et l'Australie,

J'ai été frappé de l'importance des assertions de M, Fleming et j'ai insisté pour qu'il conservât ses observations écrites afin qu’elles fussent mises devant le gouvernement de Votre Excellence,

M. Fieming a été écouté avec boaucoup d'intérêt, et a su mieux faire apprécier par les membres du gouvernement de Sa Majosté et los délégués do la Conférence les avantagos et les possibilités de la ronte canadienne pour les communications postales et télégraphiques avec l'Orient. M. Fleming a bien voulu se rendre à ma demande, et j'ai le plaisir de présenter ses observations dans leur tenour.

M. Fleming n’est pas encore de retour en Canada, et je ne puis lui demander de revoir ce rapport ou d'y donner son adhésion, Son absence toutsfois me permet de reconnaître avec beaucoup de gratitude l’aide que j'ai due à son zèle et à son habileté pendant toute la durée de la conférence,

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