‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 68 sur 125 · SEANTE MUSEUM DES ARTS DANS LA SALLE DU LAOCON · texte numérisé non relu

SEANTE MUSEUM DES ARTS DANS LA SALLE DU LAOCON

Pres’hlence du citoyen Brulé. — Seance du 2S JSiros Lan

Le citoyen Brulé étant ahssent par cauze de maladie le citoyen Heynard ocupe le f'auteuille. La seance sou\re a y heures i/4 par la lecture du jiroces \ erhal qui est adopté sans réclamation. Le président rapelle a lassemhié que cette seance étant la derniere du 2''""’ Mois elle doit renouNelé le bureau et il demande quelle \euillent nomé 2 scrutateur. Lassemblé nommé les citoyens Petitot et Babouot.

Le secrétaire fiiit lapelle nominal sur le registre de présence et Ion procédé au scrutin pour le president sur 20 \otant le citoyen Tardieux a 9 \ oix et le citoyen Allaisse 6 \oix. Le citoyen Tardieux est proclamé president et le citoyen Allaisse |iresident adjoint.

Lon passe au scrutin pour nommer les secrétaires par apelle nominale et sur la liste de presence sur 20 \ ôtants le citoyen Garnier a eu 10 \oix et le citoyen Bienaimé a eu 5 \oix.

Le citoyen Garnier est proclamé secrétaire.

Le citoyen Bienaimé secrétaire adjoint.

Le president fait lecture dune letre einoyé par le citoyen Brulé (|ui témoigné ses regrets de ce cpie malade depuis jilus dun mois il na pue présider lassemblé.

Le citoyen Gastel fait des réclamations de ce que lon l’a oté de la liste ou on la\ait inscrit pour demander une gratification il motixe son obsserxation sur une longue maladie et des pertes pécuniaires qui lui ont été des plus prejudiciable on le rehite en lui obsserxant que ne setant pas encore fiit un nom et netant pas dans lage daitre infirme il dexait atendre les concours.

Un membre obsser\ e a [assemblé que tout les artisttes français qui était en Italie lors de [assassinat de Bassevile ont fait de grandes pertes suite de leurs départs forcé et précipité et demande que [assemblé des artistes sinteressent pour eux. Lassemblé consulté invite les dits artistes a faire un écrit ou petion qui motive cette demande et que lassemblé lapuyera.

Des membres sont chargé fraternellement de porter des exemplaires de [ouvrage de Bienaimé au Comité dinstruction publique de la Convention Nationnale.

Un membre demande de quelle maniéré Ion peut recompancer des artistes que des empêchements particuliers ont empeché de concourir.

Lon répond quil y a lieux desperer dapres les bonnes dispositions du jury et du Comité dinstruction publique de la Convention quil y aura sou peut des concourts dencouragements qui metronts tous les art stes de la republique a mesme doptenir des récompences par leurs talents.

Seance leve a 8 heures 1/2.

Garnerey,

Secrétaire.

Lassemble arete que la seance du 2 plm ios naura pas lieux : ce jour étant destinée a feter la chute du dernier roi des français.

SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE DES ARTS

Séance du 8 Pluviôse an 7 de la République une et indivisible.

Après la lecture du procès verbal sur lequel il s’eleve quelques réclamations auxquelles l’assemblée fait droit un membre qui pendant le cours du mois dernier a renqili les fonctions de secrétaire

donne avis qu’il a fait un rele\ é exacte des arretés pris par la Société afin de faciliter les discussions il imite l’asseniMée a charger ses secrétaires de prendre a la\enir cette mesure.

Cette proposition est arretée on arrête de plus cpie l’archix iste fera le relevé des arretés anterieurs et qu’il s’adjoindra aux frais de la So ciete qu’elqu’un pour l’aider dans le traxail s’il le juge neccessaire.

On dépose sur le Bureau la liste des membres composant la Société dressée pour être remise a l’agent national conformement à la loi qui enjoint de prendre cette mesure tous les trois mois.

Les membres chargés de porter au Comité d’instruction publique le rapport sur les tpielques abus introduits dans la re|)artition et l’exe cution des travaux publics rendent compte de leur mission ils informent l’assemblée que le C.omité a écouté le rapjiort avec l’interet tpie son motif sembloit commander et que la réponse du president etoit surtout remar(|uable par cette |)brâse : Le C^omité se fera désormais un devoir de consulter la Société républicaine sur tous les objets tpfi auront (pielcpies rapports av ec les arts.

On produit ensuite la liste des artistes que la Société se propose de présenter au C.omité d’instruction publique comme ayant droit à la munificence nationale ou a des secours provisoires. Le c*^" Allais auteur du tnivail auc|uel cette liste doit être annexée donne lecture de deux nottes qui lui sont communiquées par lesquelles on reclame |)our des artistes cpii avoient été oubliés. L’assemblee fiiit droit a cette réclamation et arreté que les artistes seront portés sur la liste.

On liasse ensuite a la discussion sur chacun des artistes qui doiv ent la composer, un membre observe que les secours ne devant etre accordés cju’a des artistes indigens le cif ' V ien qui n’en n’a pas besoin ne doit pas etre jiroposé, on répond a cette observ ation que la nation ne veut pas seulement accorder des secours aux artistes peu fortunés mais encore recompenser les hommes de mérité.

L’assemblée passe a l’ordre du jour et la discussion se termine par l’admission de la liste présentée, on procédé de suite a la signature du travail du c*'" Allais.

Apres cette opération ie president réclame pour le citoyen François chargé du soin de la salle d’assemblée une augmentation de paye de 20 sols par seance a datter du premier ni\ose dernier. Cette demande est accordée.

Seance le\ée a 9 h. 1/2.

Reçu de Spercieux 3

de Deloine 13

[ J mûts illisibles ] 1^3*.

PROCÈS VERBAL DE LA SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE

Séance du / 2 Pluviôse. — Présidence du citoyen Tardieu.

On fait lecture du procès verbal, il est adopté sans réclamation.

Les citoyens Jacques Louis Descemet, cultixateur Botaniste et François Bonneville peintre, se présentent, la Société les reçoit au nombre de ses membres.

Un des sécrétaires fait part de la satisfaction qu’a témoigné le Comité d’instruction publicjue en recevant le rapport quil etoit chargé de lui présenter au nom de la Société, et l’assure de la considération que le Comité d’instruction publique promet a tout ce qui lui viendra de la part de la Société Républicaine des Arts.

On donne lecture d’un mémoire en faveur du citoyen Milot sculpteur, dans lequel un de ses amis fait remarquer tous les droit de cet artiste estimable et peu fortuné pour être porté sur la liste de ceux que la Société propose comme devant avoir part dans la répartition des sommes accordées par la Convention nationale.

La discussion s’omi'e d’après la lecture de ce mémoire (|ui est ap|)uié. Un membre jiropose de donner |dus d’extension et plus d’importance, a cette liste qui lui paroit trop resserrée, il engage à y placer le citoyen Vincent peintre, — d’autre part on craint que la liste nede\ienne trop considérable, apres de légers débats, la proposition est adoptée, et les noms des citoyens Vincent et Milot sont inscrits,

Quelqu’un demande par suite que le citoyen Cassetex sculpteur arri\é de Rome ou il traxailloit depuis quatorze années, obligé de fàiir cette \ille lors de la persécution contre les français, soit adjoint sur la liste en \ertu des pertes ([u’il a faites, et de l’infortune dans hupielle il se troiue.

On combat la proposition par la raison que la Société a pris l’arreté de ne réclamer qu’en fa\eur des artistes âgés ou infirmes et que le citoyen n’est point dans ce cas. — Dautre coté on obserxe (|u’il doit se réunir aux artistes persécutés comme lui à Rome, notamment ceux (pii logeaient a l’academie de France.

Envain fait on observer que ce cpii regarde ceux ci n’est |)oint l’objet d’une pétition particulière, que ce n’est que l’exécution d’un usage en fiiveur des pensionnaires entretenus en Italie jxir la République, avec lecpiel la réclamation du citoyen Cassetex ne jieut s’allier.

Un membre craint qu’on ne veuille établir une différence entre les artistes pensionnaires, et ceux cpii ne l’étoient pas. Il rappelle un décret c[ui promet des secours aux français persécutés en Italie en Espagne et autres pays, que c’est sur le décret qu’ils doiv ent fonder leurs réclamations.

Après quelques débats le président met aux voix l’inscription du citoyen Cassetex elle est rejettée. — La Société s’en tient a son précédent arreté, d’appuier auprès du Comité d’instruction publique la pétition des artistes qui (int souffert a Rome pour la cause de la Liberté. Elle inv ite le citoyen Cassetex a s’y réunir.

Un des sécretaires donne connoissance d’une pétition a la C.on-

vention nationale présentée par les artistes sculpteurs cl’ornemens. Cette pétition fait naître différentes observations.

Un membre croit qu’efîiectivement il est essentiel d’établir un plan d’etudes et d’encouragemens pour ce genre de sculpture, dont l’architecture dispose si avantageusement, il fait sentir que si dans ce moment on ne peut en\ oïer etudier en Italie les artistes qui s’appliquent a cette partie, on pourroit au moins leur trouver encore d’excellens motifs d’etude dans les précieux restes des monumens antiques conservés dans les départemens méridionaux de la République. Cette discussion n’a point de suite. Un membre avance que ce genre de sculpture sera assez encouragé et ne manquera pas d’étre en vigueur lors de l’exécution des monumens projettés en l’honneur de la Liberté.

Le meme opinant rappelle l’attention de la Société sur la liste qu’elle a arreté; en louant le sentiment d’humanité qui l’a portée a y comprendre quelques veuves infortunées d’artistes, il fait voir que le nombre total de ces citoyennes est très peu considérables, qu’elles sont la plupart plus que sexagénaires, et dans le plus grand besoin. Que depuis l’annéantissement des ci-devant académies dont elles recevoient une modique pension, elles n’ont rien touché de la munificence nationale quoiqu’elles eussent obtenu l’assurance (après une pétition faite en leur nom) quelles ne seroient pas privées de ce secours auquel tient leur existence, il propose donc qu’on ajoute à la liste par forme d’observation le retard qu’elles ont éprouvé jusqu’à ce moment.

Un membre soppose a cette observation ajoutée à la liste par la raison qu’il croit cet article assez important pour fournir la matière d’un travail particulier, il ajoute qu’il a connoissance d’un rapport qui dexoit être fait a la Conxention nationale sur cet objet, dans lequel on portoit le maximum de ces pensions a ^00^ au lieu de 300. D’autres membres demandent que ces citoyennes se bornent a demander l’execution du décret c[ui leur a conservé le traitement dont elles jouissoient axant la suppression des académies. La Société

se détermine a exposer l’etat ou se troinent les citoyennes \eu\es d’artistes et a réclamer en leur Fa\eur, dans un Post scriptiim ajouté a la liste quelle vient de fermer.

'Après cette discussion un membre parle sur les ouvrages intéressant ([ui composoient la bibliothèque de la cide\ant académie d’architecture, il demande si la Société ne jugeroit pas a propos de prendre des renseignemens sur ces objets et demander cpi’ils fussent rendus publics pour faxoriser les progrès de l’instruction.

D’une part on axance que si les doubles de ces ouvrages existent a la Bibliothèque nationale, il est inutile de s’en occuper puisqu’il est libre a chacun d’aller les y consulter. — Q.uelqu’un [dit] que le nombre de ces oux rages est bien peu considérable. — Ici un membre observe c|u’il ignore si lors de la suppression des académies cette bibliothèque a été pillée etdéxastée; mais il assure (ju’outre beaucoup de lixres élémentaires d’architecture il dexoit s’y trouxer des projets de ddlerens maîtres, de plus tous les projets qui ont remporté les grands prix, et les médailles de mois, de meme (|ue les restaurations de monumens anti([ues fiites et enxoyées par les pensionnaires tpie la nation française entretenoit en Italie. L’énoncé de ces difterens objets en fait xoir l’extreme importance.

Un membre croit que c|uelc[ues uns des auteurs a la clôture des académies ont retiré leurs productions. On demande cpi’ils soient imités a les rajiporter, qu’ils ne peux eut les retenir sans se rendre coupables de dilapidation.

On remarque ([ue sans doute ils ne l’ont pas du fiire sans aucune autorisation et c|ue plusieurs ont laissé des reçus de ce (|u’ils emportoient.

D’une part on donne a entendre (|ue si cet enlèvement a eu lieu, ce n’est point une dilapidation, mais une mesure de sûreté pour mettre a couxert des dessins importans, qui aux yeux de l’ignorance auroient pu être détruits comme papiers inutiles : peut être aussi ajoute-ton est ce un mouxement de modestie de la part des auteurs.

qui les a portés a retirer de la publicité des ouvrages qu’ils ne trouvoient pas assez forts pour leur réputation.

Un membre demande que cette discussion soit ajournée a la prochaine séance pour obtenir de plus amples renseignemens. On veut savoir surtout si les tableaux, bas reliefs et projets qui ont remporté des prix appartenoient aux académies qui les avoient couronnés, avant d’accuser de dilapidation les artistes qui ont remporté leurs productions.

On adopte la proposition de nommer deux commissaires pour présenter un rapport, dans lequel ils préciseront les objets qui appartenoient a la ci devant académie d’architecture, les certitudes qu’ils auront acquises sur les droits qu’elle y avoit, et les moyens de faire rentrer ce qui en auroit été détourné.

La Société nomme commissaires a cet effet les citoyens Villers et Bienaimé. Sur une observation que la Commission des travaux publics a dû s’emparer de tous les objets qui se seroient trouvés lors de l’apposition des scellés dans les salles de la dite académie, ce qui paroitroit rendre cette démarché inutile, la Société maintient son arreté, et les fonctions de ses deux commissaires quelle vient de nommer, persuadée que cette démarche est essentielle pour empêcher que cette suite d’ouvrages précieux et intéressans ne soit divisée, et enxoyée partiellement a des ecoles nationales particulières, ce qui porteroit lin grand préjudice a l’instruction publique en ce qui concerne l’architecture.

Un artiste demande la parole pour la prochaine séance, il se propose d’y lire un eloge de son ami Drouais. Elle lui est accordée.

Séance levée a q heures.

Tardieu, Garnier,

E*'. Secrétaire.

Citoyens,

Il est toujours temps d’inviter l’assemMée à rendre justice à ses concitoyens. Un artiste méritant, sous tous les rapports, d’au)ir part aux encouragemens nationaux, a été oublié dans la liste c[ue nous axezdonnée au Comité d’instruction publicpie : ce citoyen est Millot, sculpteur, (pii mérite justement l’estime de tous ceux d’entre nous, depuis le premier pas cpi’il a fait dans la carrière des arts. Son courage constant a été un exemple pour tous ceux (jui l’entouroient, et les |>remiers honneurs (jui lui ont été décernés lui etoient si bien acapiis, (pi’il a fait taire l’einie cpii s’attache toujours aux succès. Il a concouru ciiuj fois aux prix: il a mérité le second; enfin le premier (|ui procuroit l’axantage de la pension à Rome. Ces couronnes bien méritées ne portèrent point de Heurs sans être cueillies à travers des épines et des ronces dont l’infortune l’entouroit : car dans ce meme temps il soutenoit son père indigent et aveugle : ce dont j’ai été témoin.

De retour d’Italie, il fit des démarches cpii étoit alors nécessaires pour entrer dans le Corps académicpie et |>our avoir (juebpies travaux. Il fit d’abord trois figures : la première fut rejetée; la seconde fut reçue pour son aggrégation; elle représentoit Socrates mourant de la ciguë. Il fut obligé d’en faire une troisième pour sa réce|nion. L’hydre renoissoit sous plusieurs formes : car dans ces derniers temps on exigeoitdes statuaires de faire deux figures, dont une pour l’aggi'égation, et l’autre pour la réception, et le marbre en sus. Le monstre est enfin abattu; glcaire à la Société Républicaine des Arts.

Le c'’-' Millot, toujours persévérant, réfléchissant sur son malheureux destin, choisit pour sujet Minos tenant dans son urne notre sort. Il fut reçu sur cette figure.

D’après toutes ces considérations, je pense, citoyens, ([ue le c'’" Millot, prescjue sexagénaire et sans aucun revenu, est un de ceux c|ui ont mérité les encouragemens de la nation. Plusieurs des sculpteurs (|ue

\oiis axez désignés pour y participer sont ses contemporains et ont été témoins de la carrière épineuse qu’il a courue.

Dans ce moment il est hors de Paris occupé à de minces trav aux pour le faire subsister. II sera très-honorable pour la Société de ne pas oublier les absents, et de surprendre agréablement l’homme sans prétentions.

Cet acte de bienfaisance étoit réservé «à la Société Républicaine des Arts, qui n’a d’autre but que la justice dans la distribution des travaux et des récompenses.

Salut et fi'aternité.

Chardin.

.Paris duodi i 2 Pluviôse, l’an 3*^ de la République une et indivi sible.

PROCÈS VERBAL DE LA SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE

Séance du 18 Pluviôse. — Présidence du citoyen Tardieu.

Le procès verbal est adopté sans réclamation.

Au sujet des objets composans la bibliothèque de la ci-devant académie d’architecture, un membre expose a la Société que lors de la suppression des académies, la Commission temporaire des arts fut chargée d’apposer les scellés sur tout ce qui se troux a dans les diftérens emplacemens qu’elles occupoient, que le citoyen Gilbert inventoria tous les objets appartenans a la cidevant académie d’architecture; qu’il y eût un second examen fait par le citoyen David Le Roi, et qu’enfîn tous les objets trouvés dans les ci-devant académies furent inventoriés comme propriétés nationales.

ün annonce qu’eu vertu d’un arreté de la Commission des travaux

OUMMtlNli DES ARTS.

pubiics le citoyen David Le Roi a fait remise a cette commission de tous les susdits effets.

Un des commissaires nommés par la Société pour prendre des renseignements a ce sujet donne avis qu’il s’est transporté avec son collègue a la Commission des travaux publics, ou le citoyen Rontlelet leur a déclaré que tous ces objets n’y avoient été apportés que comme dans un dépôt national provisoire, qu’ils paroissoient destinés a servir à l’instruction de l’école centrale. Que loin d’en vouloir pri\er le public, on a\oit au contraire intention de les exposer tous, afin que les artistes pussent émettre leur opinion sur chacun de ces objets et les apprécier comme dans une sorte de concours.

Le président fait l’oiuerture d’un paquet adressé a la Société Républicaine des Arts par le citoyen P. Vignon architecte.

Un des secrétaires donne lecture d’un des imprimés contenus tlans ce paquet.

P. Vignon dénonce a la Société le rapport qu’elle \ ient de faire imprimer et distribuer. Il prétend que ce n’est qu’un pamphlet que Hienaimé rédacteur de ce rapport fait circulera l’ins<^u de la Société.

Cet écrit de Vignon éprouve l’improbation de la Société, au milieu des réclamations qu’il excite, un membre propose de le brûler.

Un autre s’y oppose et déclare qu’avant égard pour la liberté de la presse, et j>ar respect pour elle meme la Société doit rester calme en maintenant les principes énoncés dans son rapport, qu’évitant soigneusement de s’attaquer aux individus, elle n’a fait que s’acjuitter d’un de\ ()ir qu’elle s’est imposée en dénonçant au Comité d’instruction publique les désordres occasionnés par l’intrigue et par la dilapidation. Que lecture faite de l’imprimé P. Vignon, elle croit de son deu)ir de ne pas y répondre, passant sur cet objet a l’ordre du jour. Que pour donner une marque authentique de sa considération au citoyen Bienaimé et Allais tous deux attaqués par l’auteur du dit imprimé elle arrête qu’il leur sera expédié copie de cet article du procès verbal.

Cette proposition est arretée unaniment.

Un membre relève une erreur qui le concerne insérée dans differens journaux, il assure qu’en présentait a la Convention nationale le tableau du citoyen Renaud, il n’a point eu intention (comme on l’a fait entendre) de demander qu’il fut jugé par le Comité d’instruction publique; tout en rendant justice au mérite et aux connoissances des membres composans ce comité, il est loin de les proposer pour juger des ouvrages des artistes, et qu’il a appuié de tout son pouvoir le renvoi du tableau au juri des arts, sur la motion de Thuriot.

On applaudit vivement la lecture d’un eloge historique de Jean- Germain Drouais, fait par le citoyen Salvert.

Le président se rend l’interprète de la Société il donne a l’orateur des témoignages assurés de sa satisfaction, et de la vénération qu’elle conservera toujours pour ce jeune artiste qui par ses talens prématurés et par les qualités précieuses qu’il avoit reçu de la nature, a laissé a jamais un souvenir douloureux aux amis des arts et de l’hu inanité.

Un membre fixe l’attention de la Société sur les avantages que peuvent procurer aux arts les honneurs qu’un sage gouvernement décerne non seulement aux artistes existans, mais même après la mort a ceux qui ont illustré leur patrie par leurs talens. L’histoire ne nous apprend-elle pas dit-il qu’un peintre expira dans les bras d’un roi, que Rome rendit des honneurs publics a Pétrarque. Ainsi donc c’est a la Republique Française qu’il appartient de distribuer des récompenses au mérité. La mémoire de Drouais est d’autant plus precieuse que le tems a déjà justifié l’estime et l’admiration qu’il s’etoit acquises.

Il propose donc a la Société de prendre l’arreté de porter cet eloge a la Convention nationale, et de demander en le déposant sur le Bureau qu’il soit renvoie a l’examen du Comité d’instruction publique, pour être par suite imprimé et distribué par ordre de la Convention.

On adopte la proposition.

Un membre ajoute par amendement que l’eloge du citoyen Van Goïen Berg soit reuni a 'celui de Drouais. Il fait observer que la figure de Psyché de cet habile sculpteur mort a la fleur de son âge, a paru aux artistes d’un mérite assez grand pour que la Commune des Arts arrête qu’elle seroit acc[uise par la nation pour etre placée dans le muséum.

Cet amendement est aussi adopté.

On fait connoitre un fait qui paroit a\oir échappé au Panégyriste de Drouais.

La Société passe a l’ordre du jour, en imitant toutesfbis ceux cjui auroicnt quelques détails interessans sur les deux artistes dont elle désire honorer la mémoire, a vouloir bien les reunir, et en faire part au citoyen Salvert quelle engage a les rédiger.

Des citoyens membres de la Société et du juri des arts, donnent connoissance des arretés pris par le juri dans sa séance du i y plu\ iose.

On annonce a la Société que plusieurs artistes concurrens se |daignent de ce que l’on apporte journellement au concours des om rages cpii n’y ont jamais été exposés.

On demande si les commissaires nommés par les concurrens en ont connoissance.

Un des commissaires déclare que nommé par les concurrens seulement pour l’exposition des ouvrages, lui ni ses collègues n’ont point pensé a\oir le droit de prolonger leurs fonctions. Que n’ayant point été requis depuis ce tems ils ne se sont point rassemblés.

On les invite a faire leurs recherches sur ces indications dans les salles ou sont exposés les ouvrages, de prendre note de ceux qui leur paroîtront etrangers et d’en faire leur déclaration a la prochaine seance du juri.

Séance levée a ^ heures.

GARiMtR,

Tardieu,

Secrctahe

PROCÈS VERBAL DE LA SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE

Séance du 2 2 Pluviôse. — Présidence du citoyen Tardieu.

En l’absence du sécretaire on ouvre la séance sans entendre la lecture du procès verbal. Le président donne lecture d’une lettre de l’Agent national de la police qui demande a la Société le tableau de ses membres, conformément a la loi. La date de cette lettre est du 24 Nivôse, après une légère discussion l’assemblée arrête que le sécretaire écrira a l’Agent national que la Société a déjà satisfait a sa demande.

Le président communique une lettre du citoyen Romme Député de la Convention nationale, et membre de la Société a laquelle il adresse un ouvrage. L’assemblée le reçoit avec interet et invite le président a en accuser la réception au citoyen Romme.

Le sécretaire se présente au bureau et donne lecture du procès \ erbal.

Après la lecture un membre trouve qu’a l’article de l’imprimé P. Vignon les citoyens Bienaimé et Allais qu’il a attaqués ne lui paroissent pas suffisamment soutenus dans le procès verbal. Il propose une autre rédaction. Un des membres attaqués l’appuie en offrant de donner a la Société des eclaircissemens sur sa conduite. La Société déclare n’en pas avoir besoin, et qu’elle préfère la rédaction du procès verbal.

Plusieurs membres se récrient qu’elle n’est satisfaisante que pour le citoyen Bienaimé, et non pour le citoyen Allais qui n’y est pas compris.

On fait une seconde lecture de la rédaction proposée. — Après quelques débats on demande une seconde lecture de l’article du procès verbal; elle paroit satisfaire a tout en ajoutant qu’il sera déli\ ré

aux citoyens Bienaimé et Allais tous deux attaqués un extrait de l’article qui les concerne. A\ec cette adition le procès xerhal est adopté.

On propose a la Société de faire insérer cet extrait dans les journaux. On s’oppose a ce cpie ce soit la Société. Un membre craint que cela n’entraîne a un combat d’ecrits, il ajoute que |>eut être le rapport a\oit traita des personnalités, que s’il en eut été persuadé, il eut refuse ck le signer, c|u’au surplus les membres attaqués sont libres de rendre public, s’ils le jugent a propos, l’arrété de la Société.

Le rédacteur du rapjiort interjielle l’opinant de déclarer s’il le soupçonne d’axoir a\ancé quelques faussetés lorsqu’il a dénoncé les abus de l’intrigue. Qiielle plus grande preuve de vérité des faits |ieut on exiger. Un de ceux que le rajvport designoit s’est reconnu et s’est nomme lui meme. Ici le rédacteur se plaint de la froideur avec la([uelle on le soutient lui (jui n’a point craint de s’avancer comme organe de la Société. Le préo|unant interromjvt pour réclamer la liberté des opinions et demande c|u’aucun des membres ne se permettent a l’egard d’aucun de leurs freres rien cpii ait un ton de suprématie.

D’autre part on insiste pour (|ue la Société soutienne la fermeté tpielle a déployée. Q,uant a l’insertion de l’article dans les journaux on demande tpie l’assemblée soit consultée par oui, (ni par non. L’ordre du jour est réclamé. On propose d’envoyer au moins une copie au Comité d’instruction |)ublique. Adopté. On passe ensuite a l’ordre du j(vur sur l’insertion dans les journaux, motiv é sur ce (|ue la Société ne doit pas faire de démarches publiques par rapport a un individu, qu’elle doit peu s’inquiéter de l’opinion des intrigans, et que les membres attaqués doivent etre satisfaits de l’article du procès verbal qui les concerne.

On observ e par motion d’ordre que le buste de Marat est disparu qu’il n’auroit du être retiré que d’après un arreté de la Société. Un membre repivnd (|ue |iar suite du décret il avoit cru devoir l’oter. Le buste est rapporté et brisé.

Un des commissaires nommés par les artistes concurrens annonce que s’étant transporté dans les salles d’exposition il a en effet trouvé plusieurs objets récemment apportés au juri, dont plusieurs envoyés par le Comité d’instruction publique. Il propose a la Société de déterminer si elle invitera le juri a ne juger ces objets quapres avoir prononcé sur les ouvrages apportés exactement au concours et inscrits dans la notice imprimée.

On observe que cette question appartient aux concurrens et non a la Société. On croit les commissaires suffisamment autorisés pour faire part au juri de leurs observations; ils sont invités a faire cette démarche.

Un membre du juri observe que plusieurs ouvrages ont été envoyés a tems, mais qu’ils sont restés égarés dans les comités de la Convention nationale, que pour cela ils ne doivent pas être exclus du concours.

Le même donne connoissance des numéros des ouvrages qui ont mérité les suffrages du juri dans sa séance deprimidi. Sur la demande des noms des auteurs, on demande l’ordre du jour jusqua entière certitude.

Le président quitte le bureau et demande la parole pour proposer que l’eloge de Drouais lu a la derniere séance soit imprimé aux frais de la Société, considérant qu’il seroit plutôt connu du public, que d’attendre que l’impression en fut ordonnée par la Convention. Ensuite il propose a la Société pour s’assurer des fonds sur lesquels elle a le droit de compter, de faire demander a ceux qui n’ont point satisfait, s’ils sont dans l’intention de rester membres de la Société, il propose aussi de doubler la somme de chaque trimestre.

On s’oppose a l’augmentation, de crainte qu’elle n’écarte des artistes peu fortunés.

On demande de tous cotés que l’arreté sur l’eloge de Drouais soit maintenu par la raison que celui de Vayen Berg doit y etre reuni et que l’impression ordonnée par la Convention sera un honneur de plus pour la mémoire de ces deux artistes.

Cette proposition est adoptée.

On propose et l’assemblée arrête tpielle imite d’ici a deux séances son trésorier a lui présenter un état exact des fonds qu’il a, de ce cpie doit la Société, et de ce cpii lui est dû.

Séance le\ée a 9 heures.

Tardieu. (Barnier, scaruiiir.

PKOCKST'EKHAI. DE EA SOCIÉTÉ RÉFUMI.ICAINE

Sctmce du 2 S Pluviôse. — Présidence du citoyen Tardieu.

A|u*ès la lecture du procès \erhal un membre Elit rétablir une erreur de date en parlant de la lettre de l’Agent national de la police. La lettre est du 24 ni\ose et non pas du 4- A\ ec cette correction le procès verbal est adopté.

Le trésorier demande la parole pour rendre le compte que la Société lui demandoit d’ici a deux séances. L’assemblée lui témoigne sa satisfaction. Le citoyen Balzac fait observer que voila un an au premier \entose ipi’il remplit cette fonction. Il remercie la Société de la confiance qu’elle lui a accordé; mais il demande a être remplacé par la raison que ses affaires ne lui permettent pas de continuer plus longtems l’agence des fonds de la Société. Qjiielques membres insistent et le sollicitent de se rendre aux désirs de ses frères. On propose au moins de ne procéder a son remplacement qu’au renou- \ellementdu Bureau. Adopté le trésorier déclare qu’il ne peut meme pour cet espace de tems remplir cette tâche il demande que l’on fasse entrer en fonction celui qui lui avoit été adjoint. On répond qu’il a cessé depuis longtems d’assister aux séances. Enfin pour satisfiiire au citoven Balzac, l’assemblée nomme jiar acclamation pour

lui succéder le citoyen Le Brun. On arrête par suite qu’il ne sera point nommé de commissaires pour recevoir les comptes, et que simplement le citoyen Balzac les remettra a son successeur.

Par suite de l’arreté pris par la Société de porter a la Con\ ention Nationale l’eloge historique de Drouais peintre et Vayen Berg sculpteur tous deux enlevés a la fleur de Page a lesperance de la patrie. On donne des renseignemens sur Vayen Berg, dont la \ euve est restée sans fortune a\ ec deux enfans. On invite la Société a joindre son nom a ceux des vem es qu’elle a inscrits sur la liste des artistes cruelle a recommandés au Comité d’instruction publique; et de renouveller la demande déjà faite par la Commune des arts de faire acheter aux frais de la nation sa figure de Psyché pour être placée au Muséum. Ces propositions sont adoptées. On observe que pour plus de célérité et d’exactitude, il seroit instant de faire connoître cet arreté au juri des arts a sa plus prochaine séance. On invite le sécretaire a rédiger toutes ces propositions séance tenante pour que la Société puisse les arrêter et en faire délivrer copie au citoyen Lebrun membre du juri pour la faire connoitre a la seance de Primedi premier \entose.

Le sécretaire donne lecture de la rédaction elle est arretée et copie extraite et délivrée au citoyen Lebrun.

On met en opposition le scrupule et la discrétion que la Société amis en formant ses réclamations en faveur de quelques artistes peu fortunés et hors d’état de subsister de leurs talents , avec l’assurance et la hardiesse de quelques hommes qui ont toujours occupé des places lucratives, et qui ne craignent point de se mettre sur les rangs pour obtenir des secours. On observe que le commis qui a été chargé de faire passer au juri toutes les réclamations faites au Comité d’instruction publicjue les a toutes réunies ensemble comme si elles eussent été toutes au nom de la Société des Arts. On demande que pour faire connoître au juri la circonspection qui a dirigé la Société il soit délivré un double de la liste formée par elle, afin qiiil soit donné aux citoyens Stouf et Lebrun tous deux membres du juri et

de la Société. Adopté. L’archi\ iste softre a donner ce double de la liste aux deux membres ci dessus.

On fait lecture du prospectus d’un ouvrage très intéressant du citoyen Vogel qu’il demande a la Société de vouloir bien l’appuier. On demande qu’il en soit fait mention au procès verbal et l’on imite tous les artistes a se transporter chez le citoyen Vogel pour prendre connoissance de son tra\ailafin d’en pouvoir rendre compte a la Société qui accueille a\ec applaudissemens l’exjîosé de cet important ouvrage.

Un membre demande la parole pour faire part d’une réflexion intéressante sur la belle figure de Psvché de Vayen Berg, il remarque qu’elle n’est qu’en plâtre et par cela meme trop fragile; il propose de la fiiire exécuter en marbre. En appuyant cette réflexion, on observe que l’auteur n’existant plus le marbre ne serait qu’une copie, et que pour que la nation eut l’original d’une maniéré durable il fuidroit le couler en bronze. On appuie ces propositions et l’on arrête qu’elles seront insérées dans l’extrait du procès v erbal cpii sera porté au juri des arts par le citoyen Le Brun en faveur de Vayen Berg. On rend compte des séances du juri du et du zy.

Le cit(îven Sue anatomiste membre de la Société des arts, avant été appelé a porter des secours a nos frères des armées expose tout le regret qu’il a de n’avoir pu assister régulièrement aux séances de la Société il dépose sur le Bureau le premier volume d’un ouv rage anatomique a l’usage des artistes il prie la Société de vouloir bien eti agréer l’hommage qu’il lui en fait il annonce qu’il s’occupe sans relâche a terminer le second volume.

L’assemblée applaudit au citoyen Sue et le president lui témoigné sa reconnoissance.

On demande que mention honorable de cet ouvrage infiniment utile et précieux soit insérée au procès verbal. Adopté. Un membre se plaint de ce que plusieurs séances ont commencé fort tard et se sont terminées avec une nonchalance désespérante pour les amis des arts, il demande que l’on s’occupe d’établir un grand ordre du jour,

véritablement intéressant et sur lequel des membres de la Société seront invités a apporter leurs intentions afin d’employer fructueusement les séances a l’utilité et au progrès des arts.

Séance levée a 9 heures,

Tardieu. Garnier.

Paris le i"' Ventôse lan 3""' de la République française une et impérissable.

Citoyens,

J’ai lu le rapport fait en totre nom au Comité d’instruction de la Convention nationale par le citoyen Bienaimé architecte contre les déprédateurs intrigans de la fortune publique. J’aime a y voir l’energie cjue vous déployez contre des hommes qui font la honte delà France par des productions insencés et je gémis de les \oir encore insulter à la misere d’artistes de mérite, t ous demandez dans \ otre rapport c[ue le Comité confie ses travaux a ceux qui se seront distingués dans les concours. Larchitecture n’est pas jugée ni la peinture, sans doutes quand elles le seront le Comité fera son devoir.

Mais le jugement de la sculpture est déterminer il est tems que \'ous, ou le juri désignent ceux qui doivent remplacer les entrepreneurs de la sculpture. Au mépris des decrets qui mettent en concour la restauration des figures antiques, Francin dont les productions annoncent des talents inferieurs a ceux meme des artistes qui ont eu le moins de \ oix Francin continue a restaurer ou plutôt a gâter les formes sax antes des Grecs et des Romains souvent sa main inhabile et par la même dangereuse en surmontant d’une lourde tête le corp d’une Hebé ou d’une Grâce, profane les contours pleins de charmes qu’a formé le statuaire antique, ne souffrez plus ces abus demandez au Comité d’instruction le remplacement de Francin que chacun enfin soit a sa place et que le bras protecteur de la Société préserx e

d’une restauration barbare c|uelc|ues chefs d’œu\ res qui nous restent et que l’on aime mieux \oir mutilé (|ue reproduit avec des membres sans sentiment sans finesse, qui déparent les beautés dont ils sont entourés et fiitiguent l’ame et l’œil de l’artiste tpii veut voir sans distraction toute la purete de l’antique.

Un autre objet minvite a vous écrire, que votre œil severe se promene au muséum; déjà le peuple admire des vases informes ou il V a des dorures et néglige d’examiner les formes pures de l’antique. Je ne demande pas qu’on écarté de cette reunion l’histoire des arts et de tous les peuples les objets meme les plus ridicules par exemple un carpe bleu vrai décoration du dessert d’un ci devant mais au moins c|u’un catalogue raisonné fasse sentir au peuple ce qu’il doit \ raiment admirer.

L’age et les infirmités, mon caractère, irascible quand je vois tous ces abus, tout mempeche d’aller moime dans des comités, ou mon caractère violent ne pourroit supporter avec patience l’idée d’attendre dans un antichambre et j’ai préférai vous écrire persuadé d’étre lu ici sans difficulté.

() vous dont la pesante vieillesse n’a point ralentit le feu sublime cpii doit echauffer les artistes ne souftrez pas que les arts se dégradent, soutenez cet essort que leur donne la liberté ayez en vue cet interet general et combatez nos ennemis par des moyens qui sont seul a vous c’est a dire en honorant par vos travaux la réputation de la République si ma proposition estapuyée examinez la chacun de vous j’aime a me le persuader a sentit vivement ce que ma lettre vous exprime avec faiblesse heureux si les étincelles du feu qui inanimé peuv ent procurer a mon pays la gloire que je lui désigné et puis je voir enfin le véritable mérité une fois a sa place.

Pmi.ANTiQUE. . . (d

Voir le procès-verbal suivant.

PROCÈS VERBAL DE LA SOCIETE REPUBLICAINE

Seance du 2 Ventôse un ^ de la république une et indivisible.

Apres la lecture du procès verbal sur lequel il ne s’eleve aucune réclamation le C®'^ Lebrun rend compte de la mission dont il avoit été chargé pour le jury des arts sur louvrage de Vancoyenberkg et demande que la liste des artistes pour lesquels la Société a cru devoir reclame auprès du Comité d’instruction publique de la Con- \ ention nationale lui soit remise a l’effet d’en faire usage dans une assemblée qui devoit se tenir chez le c®" Moreau pour décider cet objet l’archiviste est chargé de lui remettre cette liste. Le c®*' Lebrun termine par demander qu’il soit envoyé un extrait du procès verbal au c®" Sue qui dans la precedente séance avoit fait hommage a la Société d’un ouvrage d’anatomie, cette proposition est adoptée.

Un membre obtient la parole pour informer l’assemblée qu’il est d’autant plus instant d’appeler l’attention du gouvernement sur les productions de Vancoyenberkg que la section des Arcis ayant désiré d’acheter sa figure le i o aoust apres avoir nommé des commissaires chargés de s’informer du prix de cette figure refusa d’en faire l’acquisition parce que le prix quoi que modique lui en parut trop elevé et qu’enfin la veuve de l’artiste pressée par le besoin se détermina a la vendre beaucoup au dessous de sa valeur qu’il seroit a craindre que la belle figure de Psyché n’eprouva le meme sort et que pour éviter le mal la nation doit s’empresser d’en enrichir le muséum. Un autre membre donne a l’appui de tous les faits des détails sur la vie privée de Vancoyenberkg, les deux opinans sont invités a conférer du tout avec le c®“ Lebrun chargé d’en instruire l’assemblée qui doit avoir lieu chez le c®“ Moreau.

Le president donne lecture d’une lettre adressée a la Société par un amateur de rantique qui ajirès avoir applaudi a l’energie du raj)port de la Société contre les déprédateurs de la fortune publique l’invite a porter aussi ses regards sur la salle des antiques ou des entrepreneurs de sculpture occupent des ouvriers a la journée non pour restaurer mais pour défigurer des chefs d’œuvres.

L’assemblée délibérant sur cette iin itation un membre demande que pour être chargé de la restauration des figures antiques il fiiille non seulement avoir du talent mais meme avoir été en Italie.

On appuyé cette demande et on observe qu’il existe en Italie des antiques restaurés par Michel Ange dont le travail est au dessus de l’antique meme et on conclut de la (piil est necessaire de faire choix des plus habiles gens pour cette restauration.

On demande la suspension totale des travaux de la salle des anti(|ues pour e\ iter de plus grandes déprédations.

On observe que les travaux sont suspendus et l’assemblée termine cette discussion par arrêter qu’elle s’occupera d’un mode d’execution (pi’elle présentera au Comité d’instruction publi(|ue.

Les commissaires chargés d’examiner la demande du C/'" Vogel déclarent qu’ils la trouvent fondée et l’un d’eux donne lecture d’un projet d’adresse pour appuyer cette demande auprès du Comité (l’Instruction.

L’assemblée s’etant engagé dans une discussion relative aux diverses demandes déjà faites au Comité d’instruction ne termine rien sur cette adresse.

A la demande faite d’une correspondance active entre le Comité d’instruction publique et la Société un membre oppose le mode d’admission des lettres a ce comité d’où il resuite que cette correspondance seroit en cpielque sorte nulle.

Entre plusieurs objets soumis a la discussion l’assemblée s’arrête a ce qui regarde le sallon d’exposition et on demande que le sallon actuel étant occupé par les tableaux de la Belgique ([u’on ne paroissoit point disposé a déplacer facilement les artistes ayent a re-

clamer un autre emplacement dans un monument national pour l’exposition de leurs ouvrages.

Après quelques propositions incidentes toutes relatives a cet objet l’assemblée arrête que dans la prochaine seance il lui sera fait un rapport sur le monument propre a recevoir le sallon d’exposition et nomme a cet effet pour commissaire les c*^'' Garnier et Bazin peintres, Dumont sculpteur, Guillot graveur, et Bienaimé architecte.

Un membre représente que la Société est sur le point de manquer de bois pour son chauhage, l’assemblée invite le c®" Cardon a se rendre chez le c®" Sergent artiste député a la Convention et membre de la Société pour le prier d’user de ses bons offices auprès de la commission des approvisionnements afin d’en obtenir le bois dont la Société a besoin.

Seance levée a 9 h.

PROCES VERBAL DE LA SOCIÉTÉ REPUBLICAINE

Séance du 8 Ventôse an de la République une et indivisible.

Apres la lecture du procès verbal sur lequel il s’elexe quelques réclamations dont l’assemblée renvoyé les objets a nouvelle discussion un secrétaire donne lecture de deux lettres de l’agent national qui invite la Société a se conformer a la loi qui enjoint a toute Société de remettre la liste de ses membres a l’agent national et a l’agence du district sur lequel elle existe. Après quelques observations et une legere discussion sur cet objet l’assemblée arrête que son president individuellement pris en conférera avec l’agent national.

On donne ensuite lecture d’un imprimé intitulé Le Conservatoire du muséum national des arts au Comité d’ Instrucüon publique. Le but de

*■»•( ,\oO y»CH —

cet ouvrage est de demander a la Convention que le muséum soit promptement éclairé par la voûte, l’assemblée applaudit au civisme qui respire dans cet écrit. On observe cependant que cette phrase: « Les plans que nous vous av ons soumis et qui sont le fruit de la méditation et du calcul le plus sev ère démontrent jusqu’à l’ev idence tout l’interet», etc. ne semble pas dicté par l’esprit d’egalite qu’on remarque dans le reste et que l’intérêt |)ublic exigeant qu’un trav ail de cette importance soit mis aux concours ce ne pouvoit être que par erreur que le Conservatoire ait omis de demander lui meme le concours public et présenté particulièrement ses jdans comme capables de répandre de l’interet et de l’éclat sur ses chefs d’œuvres de l’art. En conséquence de cette observation l’assemblée arrête qu’il sera écrit au president du jury des arts sur cet objet et qu’il sera joint a cette lettre copie de cet article de son procès v erbal et qu’aussi copie du dit article sera envoyé au Comité d’instruction publique de la Convention nationale.

Un membre instruit l’assemblée qu’on va procédera la démolition du troisième ordre du portail S‘ Gervais.

On demande cpi’il soit nommé des commissaires chargés de s’informer si cette démolition a lieu pour l’execution d’un projet quelconque, et dans le cas contraire de mettre cet objet au concours, on reclame l’ordre du jour motivé sur l’urgence de la démolition cette partie du portail menaçant ruine et faisant craindre pour la sûreté publique l’ordre du jour ainsi motivé est adopté.

Un membre demande la parole pour inviter a faire un projet sur le portail cette proposition n’a pas de suitte. ,

On propose de donner lecture a la prochaine séance du rapport de Garnier et de celui du rapporteur du Comité d’instruction publique et qu’on y verra que le Comité a donné son assentiment aux demandes de la Société qu’il seroit intéressant d’extraire des archives les difterentes idées emises dans l’assemblée sur les concours, d’en faire un trav ail general cpii seroit adressé et au Comité d’instruction publique et au jury des arts.

Ces propositions dontTutilité est parfaitement sentie sont adoptées sans réclamations.

L’assemblé arrête que trois commissaires seront chargés de cette operation elle nomme a cet effet les c°“ Garnier Beljambe et Espercieux.

Elle arrête en outre que l’archiviste sera adjoint a ces trois commissaires.

Seance levée a q h.

Allais. Th. Bienaimé.

^ Seance du 22 Ven.

La Société Républicaine des arts n’a point tenu sa seance le 22 Ventôse attendu le mauvais tems; quelques uns de ses membres fidels a leur devoir a leur amour pour les arts se sont reunis dans la salle dite du Laoocon lieu ordinaire de ses séances ils avaient bonne intention de continuer les travaux accoutumés, mais l’opinion ayant été émise trop tard chacun s’est retiré. Le président et les secrétaires n’etant point arrivés a l’heure ordinaire on a délibéré néanmoins qu’on ferait part a la prochaine assemblée de l’intention que quelques membres ont manifestée qui est : que dans le cas de quelque evenement semblable les artistes qui seraient réunis dans le lieu des séances on continuerait a discuter les intérêts des arts, afin d’attester à la postérité du zele que artistes ont mis aux progrès des arts & des sciences malgré tous les obstacles possibles.

Procès verbal de la seance du 22.

Detournelle.

COMMUNE DES- ARTS

J-5*( loi )•C^ —

Procès verbal lie la Seance du 2 ÿ ventôse tenue par la Société des arts.

Présidence du citoyen Allais.

Apres la lecture du procès \erbal le citoyen president fait part a la Société d’un arreté du comité des 1 2 de la section muséum, dont \oici la teneur joint au procès verbal, un membre |>rend la j^arole et dit t|Lie l’on ne peut refuser la copie du procès verbal demandé par la commission, un autre membre sans s’opposer a ce que l’on donne copie de cette acte qui peut nuire extraordinairement a l’individu pour lequel il est réclamé pense qu’il est bon que la Société entière délibéré et confirme lextrait du procès verbal, que souvent les circonstances on fait prendre des mesures dans un moment que l’on peut changer dans d’autres un membre appui cette jvroposition, on a dit il exjuilsé de la Société deux de ses membres cest un acte (|ue la Société pouvoit faire dans le moment sans rendre aucun compte a personne et elle a le droit de refuser un extrait du procès verbal <pii pourroit nuire a un artiste, elle n’a pas prétendu en expulsant ces membres leur causer d’autre peine que celle d’etre privé du droit de sieger jvarmi eux. Un membre observe que le procès verbal renferment des discussions sur deux membres il est necessaire cpie lextrait ne regarde que Le Sueur. On arrête qu’a la prochaine seance le procès verbal sera communiqué a la Société afin de rédiger lextrait comme il conviendra.

L’ordre du jour étant la nomination du bureau on y procède, le citoyen Boizot reunit la majorité des voix il est élu president Lebrun vice president, les secrétaires sont les citoyens Legrand et Detournelle.

Le président fait rappelle a la société quelle doit envoyer le nom de ses membres a l’agent national du district apres quelque discussion on arrête quil sera fait une liste le plus promptement possible pour être envoyé a l’agent national du district le citoyen Tardieu est prié de la surv eiller.

Un membre demande la parole depuis longtemps dit il la Société devoit s’occuper du mode d’instruction des arts aucun travaille n’a été produit a ce sujet dont le résultat soit satisfaisant, cependant la saison accoutumé ou l’on organisoit les concour pour les chois peintres sculpteurs et architectes va bientôt passer je proposerois cjue après les artistes demandent au Comité d’instruction ces concours et fasse sentir la nécessité de les organiser au plutôt, un membre appuie cette proposition il rappelle a la Société que depuis 6 mois il avoit prié la Société de s’occupper de l’instruction des arts il développe ensuite les dilferens motif qu’il avoit allégué dans d’autres séances, il conclu dans ce principe que sans faire marcher l’instruction préliminairement on ne pourra rien statuer dans les arts. Un autre membre dit que l’organisation moral est une chose necessaire et très importante, mais quil prévoit avec douleur que la Société ne s’en occupera quinfructueusementd).

Cette idée fait naître a plusieurs membres des vues sur une plus grande reunion d’artistes possible qui puisse s’occuper des arts, un membre résumé les differentes idées en développe des nouvelles, il prouve cjue jamais il n’y aura de consistance dans l’organisation des arts si la masse de tous les artistes ne s’occupe de ces grands talents que le Comité d’instruction examinera, et renverra a la commission exécutive, ces propositions sont adoptés cependant on arrête que la première proposition aura lieu, et que le citoyen Garnier rédigera un adresse pour que la comission executive fasse droit au décret au sujet des concours qui assurent aux eleves des prix pour continuer leurs etudes cjuand a la derniere proposition qui tend a ce qu’il soit rédigé un adresse au Comité d’instruction de la Con\ ention pour qu’il convocjue les artistes en general on nomme le citoyen Detoiirnelle pour présenter a la prochaine seance des idées a ce sujet, la seance levee à q heures et demie.

Passage biffé : [La Commission d’instruction le Conservatoire la Commission temporaire des arts sont autant de pouvoirs qui ne paraissent pas remplir le but].

sG .

Plusieurs membres se sont assemblé!*) nodi 2 germinal ils etoient au nombre de 7 ils délibéraient entre eux vu le petit nombre de ne pas tenir de seance et de se retirer à leurs poste de citoyen plusieurs ayant remarqué de lagitation dans les locaux public quelques un on demandé que le Secrétaire présent prit acte de leur conduite pour en donner connoissance a la seance du 8 si elle avoit lieu.

Detournelle.

Pivces vcrhül Je la Seance Je la Socieié républicaine Jes arts tenue le S germinal l’an g Je la république française. — PresiJence Ju citoyen Bo'v^ot.

Le president n’etant pas rendu dans le sein de l’assemblée a l’heure de la reunion, on nomme par acclamation le citoyen Tardieu.

On lit une lettre dans laquelle le citoyen Boizot annonce a la Société qu’il ne peuta\oir le plaisir de présider la Société ayant une legere incomodité qui l’empeche de se rendre a son poste.

Le secrétaire fait lecture du j^rocès verbal, un membre demande que l’on change des mots cpii ne lui paroissent pas convenable il s’eleve quelcpie discussion a ce sujet, et elle se terminent par la radiation de ce qui avoit |iaru impropre.

La rédaction du procès verbal étant définitivement arreté un membre demande la lecture de celui ou est détaillé ce qui s’est passé dans la Société lors de l’expulsion du citoyen Le Sueur, l’archiviste rend conte de sa conduite a ce sujet il raj)porte a la Société qu’il avoit a la derniere seance le procès verbal dont il est question mais qu’une raison qu’il va raconter lui a empeché de le remettre sous les yeux de l’assemblé dans cette seance il cite un article du moniteur qui prouve que la Convention desaprouve les comission qui sarro-

Mots bitîés : [La Société s’est assemblé décadi 28].

gent les droits de rechercher les auteurs des 3 1 mai et entrantes la cassation d’une semblable comission crée dans la section du contrat social. II conclu a ce que l’on passe a l’ordre du jour motivé sur ce que personne n’a le droit surtout une comission qui nest pas une autorité constitué de faire rendre conte de ce qui s’est passé dans la Société plusieurs membres entament la discussion a ce sujet, ils croyent que le procès verbal ne peut être refusé a aucun citoyen, un membre dit qu’il est une marche que la Société doit tenir dans cette circonstance qui est celle de la vérité et de la dignité, dont elle doit faire profession qu’aucune commission privé n’a le droit dexiger la copie d’un procès verbal mais que cependant on ne peut refliser purement et simplement de dire aux membres de la commission que le citoyen Le Sueur a été effectivement rayé de la liste des membres de la Société, sans entrer dans les détaillés de l’expulsion. On arrête que cet extrait sera donné aux commissaires s’ils se représentent de nouveau, sinon on ne l’enverra pas a la comission.

Le citoyen Garnier donne lecture dune adresse a la comission executive d’instruction Publique, pour lui demander quelle organise d’apres la loix les concours pour les prix de peinture et de sculpture, la Société applaudit a la rédaction de cette adresse un membre voudrait que l’on joigne aux motif de la demande la continuation du prix appelé tête d’expression et celui connu sous le non du torse plusieurs discussion s’eleve a ce sujet on arrête que cette proposition sera jointe.

Un autre membre remarque quil nest pas question du prix d’architecture, la discussion s’engage sur cette matière, un membre dit qu’il est necessaire que l’ecoIe d’architecture soit organisé que le professeur actuele ne doit pas encourager seulement a ses frais les elèves qui se destine a cet art, il remarque ensuite que l’on y a pas d’eleves maintenant assez fort pour s’ocupper d’un concour dont le grand prix seroit l’objet, un membre combat cette proposition, et propose de présenter a la comission ses avis sur les prix l’architecture en demandant que cet objet soit renvoyé au jury pour qu’il prenne

une decision a ce sujet, on écarté cette proposition, motivé sur ce que cette demande auprès du jury entraineroit dans des longueurs et que d’ailleurs le jury ne peut estre permanent, l’architecture présentant des difficultés pour l’objet d’un concour on arrête (|ue la peinture et la sculpture seront alors les seules arts pour lequel l’execution précisé de la loi sera demandé on leve la seance et l’on ajourne la discussion sur l’architecture a la prochaine seance.

Detourneli.e.

Seance eie la Société républicaine des arts tenu le i S germinal.

Présidence du citoyen Bor^ot.

Apres la lecture du procès verbal, le président fait part d’une lettre de l’agence de police qui demande a la Société conformement a la loi le tableau de ses membre pour le mois germinal cette lettre est accompagné de 2 explications de questions faites par la Société, la derniere exige que le tableau soit signé individuellement des artistes présents a la seance. Un membre demande que cette liste soit envoyé le plus promptement possible. La Société arrête que le secrétaire sera chargé dexecuter la loi. Le citoyen Vosgel ayant présenté dans des séances precedentes un prospectus intitulé Muséum darchitecture moderne et la Société après en avoir entendu la lecture et applaudit au vues utiles de l’ouvrage, le meme citoyen exposa qu’il s’etoit présenté au Comité d’instruction publique pour a\oir la permission de mesurer et faire dessiner les édifices au nationaux qui doivent faire parti de sa collection le comité ayant cru devoir lui refuser, le citoyen Vosgel pria la Société d’apuyer une nouvelle demande quil devoit faire au comité la Société ne le pouvant sans avoir préalablement sue par quelqun de ses membres si les objets déjà terminé sont capable d’etre utile aux arts elle a nommé le ciloven Allais son rapport fut fait le 22 pluviôse de

maniéré a confirmer l’idée que ie prospectus du citoyen Vosgel avoit donné de son entreprise. Le citoyen Vosgel renouvelle sa demande au près de la Société en conséquence du rapport d’AlIais elle croit donc devoir assurer au Comité d’instruction publique que le citoyen Vosgel ne peut mesuser de la permission que le comité pourra lui accorder qu’au contraire son ouvrage sera très utile aux arts et au commerce, elle appuie sa demande et prie le comité de lui accorder cette permission l’engage a examiner ce qui existe déjà d’un entreprise qui ne peut que contribuer a la gloire des arts et a faire connoître tout ce qui a été produit depuis le commencement du siecle en architecture, elle arrête en outre que copie de ce procès \ erbal sera donné au citoyen Vosgel le citoyen Detournel donne la lecture d’une adresse au Comité d’instruction qui consiste a inviter le comité a rassembler les artistes pour deliberer sur l’intérêt et l’instruction des arts, il établi seulement sur 3 baze, et conclut a ce que l’assemblé general des artistes delibereroit et discuteroit ensuite le comité examineroit et en feroit rapport a la Convention pour ensuite le faire executer par une comision ad hoc. Plusieurs membres discutent sur cette adresse, on nomme le citoyen Garnier pour s’adjoindre au citoyen Détournelle, et on linvite a donner un appercu dans la nouvelle rédaction des travaux que les artistes on soumis a la Convention de puis l’origine de la Société, un membre desireroit qu’avant de porter cette adresse au comité il seroit bon que les artistes délibérassent sur le mode d’admission dans l’assemble des artistes afin quelle ne fut pas composé de gens sans talens qui osoient se dire artiste que ce motif etoit bien important la société ayant démérité beaucoup dans l’opinion publique parce quil y avoit dans son sein beaucoup de citoyens qui ne furent jamais artiste on n’arrete rien sur ces propositions, on passe a la seconde lecture d’un adresse du citoyen Garnier qui est définitivement adopté pour etre envoyé a la comision executive, elle consiste a demander la mention du decret sur le mode de concour accoutumé dans les ci de- \ ant academie de sculpture et peinture.

Un membre annonce que la comission soccuppe de ce dont il est question dans (adresse et quelle saura gré aux artistes de sen etre occuppé il en appuie l’envoi le citoyen Dufourni demande la parole il est admis dans lassemblé, il fait part dun projet qui fut fait autrefois relativement au concours, il consistoit a donner plusieurs sujets au artistes concurrent afin que chacun put choisir celui qui etoit plus propre a son caractère le president rapelle au citoyen Dufourni quil s’agit de \jll\sible'\ et dun combat a armes égalés plusieurs membres développent la proposition du president, la discussion sur cet objet étant importante est mise a l’ordre du jour pour une autre seance le secrétaire annonce quil est du I a un imprimeur et que la caisse n’est pas extraordinairement fourni, on arrête que l’on préviendra le trésorier pour faire payer le trimestre afin de solder les dettes.

La seance est levé.

Boizot Détournelle.

Président.

Seance de la Société républicaine des arts tenue le 22 germinal l'an g de la republique. — Présidence du citoyen Boijot.

Apres la lecture du procès verbal un membre demande la parole pour proposer a la Société d’ecrire une lettre circulaire aux membres qui se sont absenter afin de recouvrer leur contingent pour le trimestre et solder ce qui peut être du par la Société il demande ensuite que lorsque le jury des arts sera prêt a envoyer ses comissaires pour faire leur rapport la Société nomme des artistes pour presser le Comité d’instruction sur l’exécution et enfin pour organiser des concours dont le résultat doit être une exposition a la fin de l’anné ces differentes propositions sont adoptés, le secrétaire lit la rédaction de l’invitation suivante C tu es invité a

te rendre dans la séance du 2 prairial a 6 heures presises pour y deliberer sur des objets de la plus grande importance, tu ne peu y manquer sans préjudicier a l’interet general des arts. Cette lettre est adopté, on arrête qu’il en sera tiré 2 mille exemplaires pour servir dans d’autres convocations.

Un membre demande que quelque citoyen de la Société soit chargé de lire un discour a l’ouverture de cette seance, on nomme a cet effet le citoyen Bienaimé et Legrand, le citoyen Le Brun membre du jury rapporte que les jurés des arts ont terminé leur operation primidi et que septidi il doit se tenir une seance du soir pour déterminer le rapport a faire au Comité d’instruction et nomer les comissaires chargé d’en demander lexecution, le citoyen Garnier donne lecture de ladresse dont il avoit ete chargé pour demander au Comité d’instruction la reunion de tous les artistes. Il rapporte dans ce travaille l’histoire abrégé de la Société, il dépeint la terreur qui l’opprimoit avant le 9 thermidor il cite a cet egard la pétition qui apuyoit la dénonciation d’artistes émigrés et vouoit a la brulur les tableaux des artistes qui etoient dans les pays ennemis, il termine par le detail des operations de la Société et de ses travaux pour les arts. On applaudit cette adresse un membre desire que l’on fasse disparoitre ce qui concerne la pétition contre les artistes prétendus émigrés plusieurs s’y oppose disant que la majorité de la Société ne la pas signé et que ceux qui y ont adhéré ne l’on fait que contre leur gré. Il s’eleve plusieurs discussion a ce sujet, la Société passe a d’autre objets sans prendre d’arrete définitif un membre voudroit que l’on joignit quelques actions moral de la Société tel que celle d’avoir demandé la sortie apres le 9 thermidor du citoyen Petitot, un membre demande l’ordre du jour motivé sur ce que si la Société a fait son devoir en demandant la sortie d’un de ses membre elle a été coupable en s’opposant a ce que l’on ne signa pas une pétition en faveur de Quatremère, il s’élève de nouvelles discussion a ce sujet on demande de généraliser cet objet en disant que la Société a demander apres le 9 termi-

dor la liberté de tous les artistes. On propose donc de rajouter a l’adresse ces diflFerentes observations et on nomme Petit Coupret pour s’adjoindre a ce travaille.

Un membre qui n’avoit pas assisté au commencement de la seance croit qu’il est inutile d’envoyer des lettres circulaires qui coûteront beaucoup a la Société, et qui ne fera venire personne le reglement étant positif sur la radiation des membres qui a\ oient resté plus d’un mois absent.

Plusieurs membre demande le maintien de l’arrete, quelques un déclaré qu’il est plus que jamais intéressant de rassembler les differents membres afin de prévenir les maux incalculables

que la négligence pourroit produire.

La Société maintient son arreté et la seance est levé.

Detourneme.

Séance de la Société républicaine des arts tenue le zS germinal l'an de la republique françoise. — Présidence du citoyen Boi^ot.

Apres la lecture du procès verbal étant arreté un membre demande la parole il instruit la Société que le Comité d’instruction apris l’arreté de faire imprimer les procès verbaux et les differents mémoires des sociétés savante, que l’assemblé des artistes est plus que jamais par ses travaux de mériter cet honneur. Il desireroit qu’on fit la demande au comité de cet prérogative acordé aux autres assemblées de savant. Le president répond au citoyen que sous le rapport des procès verbaux on ne peut guerre demander de publicité, que pour les mémoires la Société feroit sans doute les démarchés dont parle le preopinant. Le secrétaire annonce que la lettre circulaire est imprimé au nombre de 2 mille exemplaire, et que les frais de l’impression se montent a 80*^ n’ayant rien de particulier a l’ordre du jour un membre demande si quelque citoyen

savent les dispositions prises par le gouvernement pour faire jouir publiquement des objets presieux déposé dans differents endrois de la comune personne ne peut donner de nouvelles affirmations a ce sujet. On rappelle cependant la démarché que la Société a fait au Comité d’instruction en proposant l’eglise Roch , et un membre remarquant que le comité avoit goûter le projet ce seroit necessaire de poursuivre cette demande au comité.

Un citoyen propose que 2 fois par decade on rassembla sous les yeux de la Société ce quelle a arreté et ce quelle peut avoir a l’ordre du jour. Qiielque membre font par des dernieres operations du jury il resuite que des comissaires au nombre de 6 ont été nommés au scrutin pour correspondre avec le Comité de d’instruction public.

Un membre ensuite invite les artistes qui ont eu des prix a donner leur nom au concierge. Il s’eleve quelque discussion sur la difficulté de connoitre tout les ouvrages couronnés, on propose de faire ouvrir les salles ou il sera aisé de le distingue les prix ayant été séparés, un membre dit que le moyen le plus simple est de venir chercher ses desseins ou tableaux et que le concierge est tenu de les rendre, il rapporte même a ce sujet la discussion qui a eu lieu au jury. On ajourne a la prochaine séance la lecture d’un discour ou l’on doit retracer ce qu’a fait la Société et ce qu’elle doit faire.

La seance levé a ^ heures.

Détournelle.

Citoyen,

La Société républicaine des arts depuis la révolution s’est constament occuppé dans ses séances de ce qui pouvoit contribùer a linteret des arts. Les circonstances et des moments de tyrannie qui pesoient sur beaucoup d’artiste on pu pour un temps vous écarter dun rassemblement dont la majorité a voulu, et a fait le bien, la

Société dans ses dernieres séances a pensé que dans ce moment les artistes devoit se reunir dans le plus grand nombre possible pour emettre leur opinion sur les moyens d’organiser les ‘arts et de les encourager vous qui fûtes la plus part nos maitres.

Petitot l'b

Vieil, Vanloo, Renou, Legrand, Macbi, Vincent, Bridan, Stouf, Boizot, Pequignot, Boichot, Cbalgrin, Lecamus, Charpentier, Poisson, de Besse'l^b

Sémce de la Société républicaine des arts tenue le 2 foreal.

Présidence du citoyen Garnier.

Le secrétaire donne lecture du procès verbal, on en adopte la rédaction, sauf quelque mots qui blessoient le mode actuel de dénomer les cidevant églises! Le president fait part d’une lettre de l’agent national de la comision de police administrative de Paris, lagent rapelle quinstruit que la Société continue a tenir ses seance elle doit au terme de la loi envoyer le tableau de ses membres un membre demande la parole pour scavoir de quel membres la Société doit être composé et s’il faut fixer la liste seulement a ceux qui ont signé le registre dans la seance présente, plusieurs veulent que cette proposition soit mise aux voix accusant dinsouciance le reste des membres qui ne sont pas présent on soppose a cette mesure, et on objecte que des maladies ou des affaires importantes pouvoit être la cause de frequentes absences, on demande que la Société persiste a regarder comme membre tout les artiste inscris sur les registres.

Deux noms biffés : [Petit Couprai, Espercieux]. — Ces noms ont été écrits sur ia feuille dans le sens de la hauteur.

Un membre croit qu’il conviendroit denvoyer à l’agent de police seulement la liste supplémentaire de ceux qui on put etre reçu depuis lepoque du i"' tableau cette proposition est combattu on allégué quil ne faut voir que la loi , cependant on répond que les mêmes membres seront retracé sur le nouveau tableau que personne n’a changé d’etat et qu’il est inutil de multiplier les tableaux apres plusieurs discussion sur ce sujet on arrête qu’il sera nommé des comissaires pour prendre des informations auprès de l’agent de police lui porter la liste des supplémentaire, et savoir si l’on peu se dispenser de recommencer un tableau qui seroit absolument pareille au premier. On nomme pour comissaires les citoyens Allais et Espercieux. Le citoyen Eynard déposé sur le bureau dilferens rapports concernant les arts, il déclaré que des occupations particulières pourroient l’empecher de communiquer a la Société les difterens rapport du Comité d’instruction, quil est necessaire de nommer un autres membres pour le charger de ce soin l’archiviste est invité de se procurer les decret et papier que le citoyen Eynard avai coutume de recœuillire.

Un membre donne lecture dun decret de la Convention extrait du moniteur qui ordonne le payement d’une somme a different artiste et hommes de lettres, il fait part ensuite de l’oubli des citoyens suivant qui se trouvoient sur la liste proposée par la Société.

Les citoyens Machi , Boizot, Legrand, Boichot, Pequignot, Chalgrin, Lecamus, Charpentier, Poisson, Deliesse, il propose a la Société de faire une démarché auprès du Comité d’instruction pour rapeller a sa mémoire ceux qui ont été oublié. Un membre observe que des représentant du peuple ont remarqué que Houdon n’etoit pas sur la liste quil invitoit la Société a ly joindre. Cette proposition n’a pas de suite, la discussion se prolonge a ce sujet, plusieurs membre témoignent leur sentiment sur la manière dont on distribue les recompenses, on s’appercoit sur ces listes quil y a des hommes recompensé qui n’en ont nullement besoin, un membre

dépeint la maniéré dont les choses se font dans les comités, que le riche obtient souvent plus que le pauvre, parce qu’il rougit moins de demander que celui qui est dans l’indigence, il ajoute qu’il n’est pas nouveau de voir des artistes qui pourroit se passer des secours de la republique oser faire des démarchés impudente, et qu’au contraire celui qui a le droit de dire j’ai travaillé pour mon pays je suis pauvre j’ai des droits a la reconnoissance national aime mieux vegeter et rougit de faire les moindres avances, il dit que les intrigant existe toujours quil scavent souvrir le passage des faveurs, en fesanta propos quelque cadots qui engagent a les servir, il voudroit donc que la Société porta une lettre au comité ou l’on eut soin de métré en note ceux qui n’auroit besoin que d’une mention honorable sans recompense pécuniaire. due par ce moyen le riche n’auroit que l’honneur qui lui est du sans ravir les secours du au indigents. Qiielques membres se plaignent de l’indifterence du jury pour porter sur la liste ou regeter ceux quil etoit convenable de secourir, 2 membres du jury présents donne les explications les plus satisfaisantes a ce sujet et observent quils nont nullement influencé le choix de la liste, que plusieurs des membres on vu avec surprise c|ue Machi et d’autres artistes recommandable etoient oubliés, on arrête que 8 comissaires seront nommés pour faire une liste de tous les artistes qui doivent etre mentionnés honorablement, avec désignation particulière de ceux qui ont besoin de secours de la nation. Ces comissaires sont Beljambe, Sergent, Allais, Bienaimé, Spercieux, Petitot, Garnier, Lebrun.

Le citoyen Legrand annonce a la Société quil a été chargé de faire un discour, conjointement avec le citoyen Bienaimé, que ne s’étant pas reuni avec son collègue il demande de l’indulgence ayant été obligé de le composet très rapidement. Il en donne lecture, il expose d’abord les raisons qui pouvoit avoir écarté des membres de la Société et développe les motif qui doivent plus que jamais reunir les arts, il annonce avec entousiasme et avec une energie applaudi par la Société quelle doit etre l’initiatrice du bonheur du monde.

que sans les arts tout la vie des hommes ne seroit quune végétation sans charme et sans jouissance, il fait les allusions mettaphisique sur les peinture il termine par un projet d’organisation consistant en demande et questions a résoudre pour cette organisation. L’assemblé applaudit vivement a ce discours. Un membre demande la parole, il dit que pénétré de ce quil vient d’entendre il propose que la Société se fasse déclarer corps constitué afin d’avoir tous les moyens de faire le bien avec le plus de fruit qu’il est possible. Un membre combat vivement cette proposition qui nest selon lui que la formation d’une nouvelle academie. On passe a l’ordre du jour sur la reflexion. Le meme membre qui setoit opposé a la motion du preopinant développe les raisons pour lesquelles la Société a été privé de plusieurs de ses membres il dit que beaucoup d’academiciens n’ont pas fait partie de la Société parcequ’il sy est trouvé des jeunes gens qui quelquefois avec une tête exalté dominoient etsembloient violenter les deliberation quil etoit temps que tous les artistes ne fassent plus cjuune Société ou les rivalités les jalousies les sistemes se confondent et saneantissent devant l’intérêt generale il avance que les cidevants académiciens sont la plus part ceux qui on formé les artistes les plus célébrés qui existent actuellement que sous le titre de reconnoissance on doit chercher a se reunir avec eux. Il développe la motion sous les rapport dinteret, de reunion de fraternité qui doit exister parmi les artistes en général, l’assemblé applaudit au discours, et elle arrête quil sera faite une invitation particulière aux artistes de la cidevant academie pour quil partage les travaux de la Société.

On renvoyé a la seance prochaine la discussion sur les propositions du citoyen Legrand et celle ci est levé a i o heures.

Détournelle.

Procès verbal de la seance de la Société républicaine des arts tenue le

S d^real l’an ^ de la republique francoise. — Présidence du citoyen

Garnier.

Après l’adoption du procès verbal un membre demande la parolle sur la liste des artistes que la Société doit porter au Comité d’instruction, il invite la Société a y porter le citoyen Lucas sculpteur a qui il est arrivé plusieurs retard dans l’execution de sa figure pour le panthéon a cause du froid excessive, un autre membre en appuyant la motion donne par écrit les detailes des raisons qui l’oblige a implorer les secours du gouvernement Les comissaires sont chargés de les examiner, le citoyen Allais rapporte a la Société le résultat de ses démarchés auprès de l’agent de police il dit que la loi exige que la liste des membres soit chaque fois transcrite, plusieurs membres demandent la parole pour en joindre la Société a déclarer quelle ne regarde pas comme ses membres ceux qui se sont trop longtemps absenté, plusieurs membres combattent la proposition comme subversif d’un arreté pris dans la seance precedente qui consistoit à inviter les artistes a se reunir, on soutient de part et d’autre la discussion, le president observe que le citoyen Legrand a des propositions a faire qui ont des rapport avec la question agité pour le moment, avant d’en entendre la lecture on arrête que la la liste des présents a la derniere seance et a la présente seront envoyé a l’agent, qu’en outre Usera fait un tableau de tout les membres qui sera affiché dans la salle, le citoyen Le Brun trésaurier se charge de l’execution de cette arreté; le citoyen Legrand fait lecture de ces proposition plusieurs membre demande la parole sur le i" article, scavoir si on admettra indistinctement tous les citoyens qui se présenteront, il rapelle les discussions qui ont eu lieu dans la commune a ce sujet cependant il conclud a ce que l’on choisisse un mode qui écarté les citoyens qui ne sont pas artistes, plusieurs membres sopposent a cette mesure il développe la neces-

sité et il établissent ces principes qui doivent engager la Société à rester comme elle est et a suivre pour les réception l’arrêté accoutumé, on passe a l’ordre du jour sur ces propositions.

Un membre engage la Société a s’occuper des concours pour donner des travaux à ceux qui n’on point eu de prix dans les dernières expositions il entretient la Société sur tous les objet quelle peut mettre a l’ordre du jour et prévient qun membre de la Société homme de lettre doit lire a la Société un discour contenant des réflexion sur la nécessité que les arts ont d’etre uni , le president reçoit une lettre de lagent national qui demande la liste des membres, on renvoi l’execution au commissaire, un membre rappelle quil doit etre afliche un placard pour reunir les different artistes qui ne sont pas de la Société, la discussion sur cet invitation est commencé mais lheur de lever la seance étant arrivé on la remet a la prochaine, seance levé a q h. 1/2.

Detournelle.

Citoyens,

Il n’eut pas été convenable lors des premiers apels que vous avez fait aux artistes de demander aucune prolongation cetait un devoir imposé au genie et son élan ne devait être ralenti en aucune maniéré.

Les peintres exposèrent leurs tableaux, les sculpteurs la statue de Jean Jacques Rousseau, le Colosse, les architectes les colonnes, le temple de l’égalité, les arènes, chacun enfin a satisfait au terme de vos arrêtés. Cette ponctualité des artistes a saisir les premiers articles des decrets de la Convention, exigaient que ceux que vous aviez chargé du soin de faire executer la suite remplissent leur devoir.

Le jury n’a point été encore rassemblé au temps résolu, depuis près d’un mois le public vient considérer les tableaux, projets, et sculpture, et dit, le temps qu’on passe a ralentir le jugement il eut mieux valu le laisser auz artistes pour perfectionner leurs idées.

COMMUNE DES ARTS

va*'' 4*^ ,*€-»-

Citoyens peignez-vous le suplice d’un artiste qui voit son ouvrage, quel peine il éprouvé quand il découvre des deffauts qu’un peu plus de temps lui eut fait appercevoir et coriger; c’est pour remedier a cet inconvénient, pour ne pas ralentir ce mouvement que vous avez donné aux arts que la Société composée en partie de concurrents vient aujourd’hui vous demander l’exécution de nos arretés, c’est a dire d’un prompt jugement. Les jours sont très long, les peintres, les sculpteurs, indécis sur le sort des objets exposé est détourné de leurs travaux, la composition pour de nouveaux sujets exige cette tranquilité d’esprit libre de tout inquiétude, vous avez arretées que des monumens civils seraient exposé dans le salon de la liberté a la fin de Messidor. Ce sont des monumens de la plus haute importance des maisons communes, des justice de paix, des bains public, nous venons vous demander une prolongation pour ces concours quoique nous ne soyons pas la majorité des artistes de la République, nous croyons ne choquer l’ame d’aucun homme de genie, car celui-ci s’il conçoit rapidement il ne doit pas trop tôt produire au jour sa pensée, il faut revoir, consulter méditer et ne pas se trouver contrarier par la brièveté du temps.

Législateurs la postérité que notre révolution doit étonner, la postérité ne saura jamais gré des choses!*) mal digéré!^) elle ne sinquiète jamais du temps qu’on a mis a exécuter une chose, mais seulement de sa bonté; nous croyons donc que pour le bien des arts, pour leur gloire, il serait nécessaire de ne donner en concour soit en sculpture et architecture qu’un seul monument a la foisetselon son importance laisser plus ou moins de temps, il en résultera d’a\antage de concurrent et le meilleur projet sera plus digne d’exécution!®).

Mot birté : [gigantesque]. forment deux pièces ditl'érentes, acquises

Mot biffé : [pensé]. après coup par le service des Archives

Ici finit le Registre des Procès- du département de la Seine.

Verbaux. Les deux séances qui suivent

PROCÈS-VERBAL DE LA SOCIÉTÉ RÉPUBLICAINE

DE PEINTURE, SCULPTURE, ARCHITECTURE ET GRAVURE, SÉANTE AU MUSEUM SALLE DU LAOCOON.

Séance du 1 2 Floréal lan /// de la R. F.

Le secrétaire fait lecture du procès-verbal, il est adopté sans réclamation. Un membre demande la parole : il exprime le désir qu’il a qu’on employé les moyens les plus prompts, pour que les jeunes gens qui sont aux frontières reviennent le plutôt possible, afin de développer leurs talens dans les prochains concours. On agite la question sur la manière dont on convoquera les élèves pour ces nouveaux concours. On propose de nomer des comissaires pour faire un travail sur cet objet. La Société nome les citoyens Détournelle,&; Tardieu. L’un d’eux observe que ce travail est difficile. On demande qui est-ce qui donnera les programmes, la discussion s’engage sur cette matière, mais il n’en résulte aucune solution; un membre observe que ce serait un grand motif d’émulation pour les élèves s’ils pouvaient être dédomagés, pendant le concours des frais de modèles etc. Cette proposition est fortement appuyée, 6c l’Assemblée arrête qu’il sera fait une adresse au Comité d’instruction publique à cette occasion. On observe que cette adresse est d’autant plus utile, qu’il est accordé des sommes considérables aux élèves de l’Ecole centrale. On demande quelle somme doit être accordée aux jeunes gens, on parle encore de l’Ecole centrale, on dit qu’elle doit fixer les regards de la Société, un membre se plaint de ce que l’on s’écarte de la question, & quelle somme enfin sera allouée aux jeunes concurrens dont les esquisses auront été adoptées.

H y a certainement une lacune entre le procès-verbal précédent et celui-ci; de même qu’il y en a une entre les deux procès-verbaux des 12 et 28 floréal.

La Société arrête que la somme de mille livres sera accordée. Un membre propose que l’on fasse passer au jury des arts, les noms de tous ceux qui ont obtenu des prix dans le dernier concours. Lassemblée arrête que le président se chargera de ce travail.

On demande si les commissaires chargés de présenter, au Comité d’instruction publique, les noms des artistes indigens que la Société avait portés sur une liste qu’elle avait envoyée mais dont plusieurs en ont été rayés injustement. Si enfin les comissaires ont rempli leur mission. Un membre dit qu’on s’occupe de faire une addition a cette liste, de plusieurs artistes, qui ont des besoins très pressans, mais (jue cette operation sera longue. On insiste vivement pour que la liste déjà connue de ceux qui n’ont rien touché soit présentée de nouveau que les artistes chargés de solliciter, auprès du comité, y mettent tout le zele dont ils sont capable.

On demande ensuite si le membre qui a été chargé, de faire une adresse d’invitation à tous les artistes a rempli sa mission, il répond que ses aflaires personnelles ne lui ont pas permis de s’occuper de ce travail 6c qu’il lui sera même impossible de le faire. Un membre demande la parole et dit : qu’on ne s’attende pas à la reunion générale de tous les artistes pour travailler utilement; il ne faut pas être un grand nombre pour faire de très bonnes choses. Cette invitation dit-il n’en fera pas venir d’avantage, il faut donc que la Société dès ce moment s’occupe de travaux digne d’elle & qu’enfin elle prenne l’énergie et le caractère qui lui convient, ce n’est que par l’importance de ses travaux, qu’elle attirera dans son sein les artistes en général, même le public qui viendra en foule assistera ses séances.

Un membre se plaint, et dit qu’on se lasse facilement parce que les travaux jusqu’à présent ont toujours pesé sur les mêmes, 6c que ceux la précisément ont été traités de meneurs et qu’enfin la calomnie a distilé sur eux ses funestes poisons voila quelle a été leur recompense. Il accuse en général les membres de la Société d’etre trop inconcians.

Un autre membre répond que la Société a toujours été calom-

niée, mais qu’on ne doit pas faire attention aux vaines clameurs, de la malveillance, Sc a toutes les vociférations, de la calomnie & de l’intrigue. Q.uand on est pur, on n’a rien à craindre; il termine par inviter les artistes de la Société a redoubler de courage Sc a ne pas s’abbandonner a une faiblesse pusillanime qui ne peut qu’être nuisible a soi-même & au progrès des arts.

Un membre propose qu’on établisse un ordre du jour & qu’un travail de consquence soit présenté. La Société invite ceux qui ont des travaux sur l’instruction, & l’organisation des arts veuillent bien les apporter pour être lus a la prochaine séance. On observe que la Commune des Arts avait fait un travail, sur ce sujet; on invite un des membres a lapporter, on le discutera article par article on prendra ce qu’il y aura de bon, &; on amelliorera ce qui sera susceptible de l’être. Boizot annonce qu’une Société d’artistes avait fait aussi un travail sur cet objet & qu’il croit en avoir un imprimé. L’assemblée l’invite a l’apporter. Enfin la Société arrête que l’archiviste apportera un ouvrage relativement a l’organisation des arts parce qu’elle va soccuper très serieusement de cet objet ce sera une des matières première mise a l’ordre du jour.

On demande ensuite si l’on s’est occupé de la veuve de Van den Berg. Le président observe qu’il y aurait un ouvrage a faire sur les réclamations des veuves des artistes qui doivent avoir part aux bienfaits de la nation. On dit qu’on en a déjà parlé mais que cela a été oublié. On agite encore la question relative a ceux qui ont été rayés de la liste qui a été envoyée au comité. Le citoyen Boizot témoigne le désir qu’il a que le nom du cit. Lucas artiste malade S>c indigent soit ajouté sur la liste qui doit être renvoyée Sc qu’il aimerait mieux que l’on otât le sien pour y substituer celui qu’il propose, il prie que la Société veuille bien avoir egard a sa demande.

L’assemblée est très sensible au malheur de Lucas. Un membre demande la parole pour rendre homage aux sentimens de Boizot Sc propose que le nom de Lucas soit inscrit sur la liste sans porter aucun préjudice a celui de Boizot. La Société arrête a l’unanimité

c[ue le nom de Lucas sera inscrit motivé sur les services que cet artiste a déjà rendus, sa maladie et son indigence.

Un autre membre rapporte un fait comme très certain qui est arrivé lors de la confection de la première liste & qui prouve combien il y a eu d’indiference dans tous ce qui a été fait alors; il dit qu’il avait proposé a Le Brun le nom d’un artiste vraiment malheureux & qui méritait a tous égards avoir part a la répartition des sommes qui ont été distribuées. Le Brun répondit c|ue la liste était faite ik il rejetta le nom; on observe que vu l’urgence des nouveaux secours a accorder justement a une quantité d’artistes véritablement indigens il sera facile au Comité d’instruction de se concerter avec le comité de finances sur ce sujet. La discussion se prolonge sur cette matière. L’assemblée témoigne beaucoup de sensibilité sur le sort d’une quantité d’artistes qui sont dans la detresse elle parait vivement desirer qu’on sollicite auprès du comité pour presser les secours qui doivent etre accordés. Un membre annonce qu’il était du nombre de quelques artistes qui avaient fait un travail lequel avait pour objet un fond mis a la disposition de la Société & dont elle ferait usage en faveur des indigens, plusieurs membres applaudissent a ce projet, l.a discussion se prolonge quelques instans, la seance est levée, il est ^ h.

Le Grand.

pkoc:ks verbal de la société hépublic:aine

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