‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 19 sur 123 · Ihid · texte numérisé non relu

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3. Selon G. Ménage, dans la Seconde partie de l'Histoire de Sablé, p. 141, la terre de la Croix appartenait aux Bignon dès le xvi® siècle.

4. M. E.-L. Couanier de Launay assigne à cette construction la date de 1594. Mais c*est bien en 1495 que cette chapelle a été érigée par les seigneurs de la Morinière.— V. le dessin ci-contre.

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te sur une petite éminence qu*ont respectée les pluies en ravinant le chemin, une chapelle d'assez grandes dimensions. On est frappé tout d'abord de la singulière disposition de son petit clocher qui semble posé par son milieu sur le pignon du mur dans lequel ouvre la porte princi-» pale : il fait saillie de moitié en dehors. Nous avons cru au premier aspect à un campanile en maçonnerie enfermé postérieurement à sa construction dans une charpente couverte d'ardoise , comme on en rencontre beaucoup ; mais non, le constructeur l'a placé sans qu'on puisse deviner pourquoi dans cet équilibre bizarre. A l'intérieur on remarque près d'une porte latérale un bénitier encastré dans le mur ; il est en granit et offre sur le devant une figure grossièrement esquissée et accostée à droite et à gauche de deux espèces de pilons sculptés dans la pierre. Sous le badigeon on découvre des cou^ leurs et des traits qui font voir que la chapelle a été décorée de peintures murales i. »

Cette CHAPELLE DE LA GuÉROUiLLÂRE est cltée OU 1595 dans le testament de René Ogier qui ordonne que l'on dise « une messe à basse voix, le premier vendredy de chacun mois, à perpétuité, et l'office de Nostre-Dame, en la chapelle de Nostre-Dame-de-la-Guérouillère. > Germain Camjb et Jehan Perton en étaient chapelains en 1617. Des messes y furent fondées par un certain nombre de fidèles : François Maillard, notaire à Grez, 1631. — Michel Bienvenu et Mathurine Amyot, 1637. — Geoffroy Pincé et sa femme, 1654. — Pierre Godron et Sé-

i. Pèlerinages et Sanctuaires, pp. 390-394. — « Un seigneur du nom de Guëroult en dût être possesseur, et la terre en prit son nom. Les paysans disent Guerouguère, ce qui a été copié textuellement par les officiers, étrangers à la Mayenne, qui ont fiiit la Carte deTÉtat-major. Nos habitants prononcent de même : Robertguèrey Enauguère, Rouaicguère. En breton ou celtique, le g se prononce dur ; ainsi, géar, qui veut dire ville, se prononce ^iWar.... » {Ibid. p. 391).

bastienne Le Roy, sa femme, 1659. — Pierre Herpin, prêtre, était titulaire de la chapelle en 1669. — Le village de la Guérouillère appartenait en 1674, en partie, à François, marquis de Montéclerc. En 1775, les messes étaient desservies dans Téglise de Saint-Denis-d'Ânjou. Le bénéficiaire allait cependant tous les dimanches dire la messe à la Guérouillère. On s'y rendait en procession un des jours des Rogations.

Les Archives de la Mayenne énumèrent : les chapelles de la Buretière, des Petits-Chérés, des Anges, desservies dans Téglise, de la Croix- Verte, de la Morinière, de Martigné, de la Guérouillère, de la Picqueraie, de Notre-Damede-Pitié, de Sainte-Barbe, a^m des Oliviers, de Saint-Nicolas, de Saint-Sébastien, aliàs des Pelletiers, de Saint- Urbain, aliàs des Jacquelots, de Notre-Dame-de-Consolation, de Notre-Dame-de-la-Gélinière, les deux chapelles fondées par Louis Quantin et par Nicolas Thomas, seigneur de Cogré, toutes desservies en l'église de Saint- Denis-d'Anjou (1543-1788)1.

Les Archives de Maine-et-Loire nomment : les chapelles des Croix-Vertes, de Sainte-Croix, de Notre-Dame, de la Passion, des Sourdrilles, en Téglise de Saint-

1. Archives de la Mayenne^ Bénéfices, chapelles, aumôneries, série G. 153, 154, 155, 156, 157, 158, 159, 160, 161, 162, 163j 164, 165, 166. — La chapelle de la Buretière avait droit à une rente de 6 livres sur la Raudière. — Louis Rezé et René-Louis Hayer étaient présentés en 1759, par les habitants, comme titulaires des chapelles des Petits-Chérés et des Anges. — La chapelle domestique de la Croix- Verte de Martigné avait été fondée et dotée en 1650 par Honoré de Martigné, seiçneur de Villenoble. — Les biens et revenus de la chapelle de la Picqueraie produisaient 90 livres 5 sous, selon la déclaration faite à Tassemnlée générale du clergé de France

§ar le titulaire, Jacques Elie..— Michel Serru était chapelain e la chapelle de Samte-Barbe en 1617 et rendait aveu à la seigneurie des Chevallières pour la maison du Puits-Morin, dépendant de son temporel. — La chapelle de Saint-Urbain avait été fondée par Renée Jacquelot, qui Pavait dotée d'une rente de 16 livres, avec quatre nommées de vignes, à charge de services religieux.

Denis-d'Anjou, qui étaient à la nomination du Chapitre*.

Le Fouillé du diocèse d'Angers en 1783 cite les chapelles suivantes :

1. Chapelle de Sainte-Anne; présentateur etcollateur le Chapitre de l'église d'Angers.

2. Chapelle de Saint-Nicolas ; présentateur et collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

3. Chapelle de Notre-Dame-de-la-Picqueraie ; présentateurs les héritiers du fondateur ; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

4. Chapelle de Saint-Antoine-de-Morin ; présentateur l'aîné des Morin ; collateur Mgr l'Evêque.

5. Chapelle He Notre-Dame-de-la-Morinière ; présentateur le seigneur du lieu ; collateur Mgr l'Evêque.

6. Chapelle de Notre-Dame-de-Pitié ; présentateur la famille Syette ; collateur le curé.

7. Chapelle de Sainte-Groix-du-Bignon ; présentateur la famille du Bignon ; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

8. Chapelle des Peignes ; présentateur l'aîné des Moussain ; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

9. Chapelle de la Loutière ou de la Toutière ; présentateur le seigneur de la Chaluère ; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

10. Chapelle de Saint-Sébastien ; présentateur le seigneur du Haut-Tronchay ; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

11. Le Collège ; présentateurs les paroissiens; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

1. Archives de Maine-et-Loire, série G. n® 330 (1421-1791). — Trois pierres tombales : celle de la famille Ménage de la Morinière, celle de la famille de Martigné-Villeaoble et celle de J. Levacher, curé, (1*^'* nov. 1751), subsistent dans l'église, mais les inscriptions sont effacées. Les peintures à fresque ont été recouvertes de badigeon. ^

|g8 COMMISSION HISTORIQUE

12, Chapelle du Pin ; présentateur Mgr l'Evoque ; collateur le Chapitre de l'église d'Angers.

La chapelle ou l'oratoire dédié à la Sainte Vierge au lieu de la Gélinière, sur la route de Pincé, fut bâtie en 1757 par un habitant nommé Lebreton, appartenant à la famille Bouchard de la Poterie.

Il existe encore aujourd'hui dans la commune cinq

chapelles :

1» La chapelle du cimetière de Saint-Denis-d'Anjou. 2» La chapelle du cimetière de Saint-Martin-de-Vil-

lenglose.

3» La chapelb du château de la Morinière.

4» La chapelle de la Guérouilière.

5» La chapelle de la Gélinière.

Une croix du cimetière de Saint-Denis-d'Anjou date du

XV II» siècle.

Le presbytère a été bâti il y a environ quarante ans.

L'église n'est pas boisée, mais simplement blanchie. La seule relique est celle de la Vraie-Croix. La grosse cloche pèse environ 1.300 k.. la moyenne 1.000 k., et la petite 700 k. La première a été nommée Perrine-Joséphine et baptisée par M. André Piednoir-Gerbeux. curé, en 1840. Elle eût pour parrain M. Rezé Gilles, curé de Saint-Martin-de-Villenglose, et pour marraine M"»» José- -phine d'Héliand, née de Baglion. La seconde, nommée Mélanie-Jemne et baptisée par M. Michel Sargeul, curé, en 1849, eut pour parrain M.Jean-Baptiste Lamotte, docteur-médecin, et pour marraine M- Françoise-Mélanie- Charlotte Déan, de Saint-Martin-de-Villenglose. La troisième, nommée Sidmie- Louise et baptisée par M. Louis- Jean Fillion, chanoine titulaire de la cathédrale du Mans, en 1836. eut pour parrain M. René Nupied, curé, et pour marraine M"» Sidonie de la Potherie.

Les statues'de l'église représentent le Sacré-Cœur, la Sainte-Vierge" la Vierge-Mère, Notre-Dame-du-Sacré-

Cœur, Saint-Joseph ouvrier, Saint-Joseph-du-Sacré-Cœur, Saint-Denis, Saint-Sébastien. Aucun autel n'est privilégié. Des fenêtres de style roman, rayonnant et flamboyant, ainsi qu'une rosace, éclairent l'édifice, comme nous l'avons dit. Trois portes avec escaliers y donnent accès. Il y a trois chapelles : 1^ celle de la Sainte-Vierge ; 2<* celle du Sacré-Cœur ; 3o celle des Fonts. Une grisaille, datée de 1872, décore la partie supérieure de la chapelle du Sacré-Cœur. Des peintures modernes ornent le fond du chœur. Du côté de l'évangile, en haut : Saint-Pierre, Saint-Martin, Saint-Maurice. Du côté de l'épitre, en haut: Saint-Paul, Saint-Julien et Saint-Vincent. Du côté de l'évangile, en bas : N. S. Jésus-Christ donnant la Sainte Communion ; de chaque côté, deux anges en adoration, tenant un chandelier. Du côté de l'épitre, en bas : N. S. Jésus-Christ donnant la communion à ses disciples à Emmaûs. Les vitraux du chœur et de la chapelle du Sacré- Cœur sont modernes. Ceux du chœur représentent Saint- Rustique, Saint-Denis et Saint-Eleuthère. On ignore quels sont les deux personnages, un saint et une sainte, représentés sur les vitraux voisins de l'autel de la Sainte-Vierge. Au-dessus de ce même autel, quelques débris de vitraux anciens ont subsisté : les têtes et costumes des personnages indiquent le xvi® siècle. Quelques autres fenêtres portent des petits écussons armoriés à demi effacés.

Plusieurs bancs seigneuriaux décoraient l'église de Saint-Denis-d'Anjou. Le banc de la famille de Martigné était placé dans le transept, non loin de celui des seigneurs de la Morinière*. Le banc des seigneurs de Bois- Dauphin, dit des Chevaliers, était établi au nord de l'autel Notre-Dame. Guillaume Leroy, écuyer, seigneur de la Roche-Vérouillère, du fief du Haut-Tronchay et autres lieux, obtint la permission d'installer son banc auprès de

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