G. Ménage, Seconde partie de l'Histoire de Sablé, p. 8i
3. Audouys, mss. 994, p. 49. — Ai^morial générai de l'Anjou, 1. 1, p. 403.
au grenier à sel de Cbangers ; et a esté nommée in honnorem sancti Stephani et sancte Bernardine. Jean Cohon, curé*. »
€ Le huictiéme jour d'octobre mil sept cent treze, Nous Jacques de Vaugirauld, p*'« doien et chanoine de l'Eglise d'Angers, et Claude Héard, aussi p*^« et chanoine de la dite Eglise, députez de Messieurs les doien, chanoines et Chapitre de la dite Eglise, pour faire la visite des églises dudit Saint Denis et Chemiré, et pour la bénédiction des cloches dudit Saint Denis, avons fait la bénédiction de deux grosses cloches dudit Saint Denis, la première desquelles a été nommée Jaôquine'Oàbrielle, par nous, doien susdit, et dame Gabrielle Boisard de Marolles, épouze de Jean Ménage, écuier, seigneur de la Morinière et Coulon, lieutenant colonel du régiment du Prat. Et la seconde, Claude-Bemardine, par nous Héard de Boissimon, chanoine susdit, et dame Bernardine Ârmenauld de Marmogne, vefve Sébastien Cohon, vivant écuier, sieur du Parc, en présence de vénérable et discret M'* Christophle Edon, ptre chapelain de l'église d'Angers^ promoteur desdits sg^' députez, et plusieurs autres soussignez :
« De Vaugirauld, doien de l'Eglise d'Angers. C. Héard de Boissimon.
G. Boisard de MaroUe. G. Ménage.
J. Ménage. V. Guénier, sénéchal.
Pierre-Augustin de Villeneufve. J.
Guénier, ptre. F. Gehére, ptre pp*'. Bouchard, promoteur fiscal.
De Vaugirauld A^. Edon, promoteur. Du Caseau, curé de Soucelles. F. Jacquelot. Guénier, greffier. P. Cimier. P. Juonis, dict Labrie^. »
i. Registres paroissiaux de Saint-Denis-d'Anjou, t. n, f> 49. 2. Registres paroissiaux^ t. iv, f>» 221, r® et v^
Il 7 avait jadis ciuq cloches. La première des grosses cloches, qui était très ancienne, pesait 1.56S 1. Elle portait l'écusson du Chapitre et fut refondue en 1687, en 1695, et une autre fois encore, plus tard. L*un des chanoines fut le parrain à chaque fois*. On ne voyait aucune armoirie sur la seconde cloche, fondue en 1665. La troisième, fondue en 1529, portait deux écussons, dont Tun était orné des armoiries du Chapitre de Saint-Maurice d'Angers. Les trois autres furent fondues du temps de M. Perrier, pour en faire deux, « sur lesquelles sont aussi les armoiries du Chapitre. »
« La cloche lite des Écoliers^ la plus petite des cinq cloches, est si vieille, constate un manuscrit, que l'écriture gothique, qui est sur icelle, ne peut être lue, néanmoins on y reconnoit un écusson chargé de trois fleurs de lys 2. > On sait que, depuis la réunion de l'Anjou à la C'Ouronne, les princes apanagistes portaient : D*azur à trois fleurs de lys d'or à la bordure de gueules. Ou simplement : D'azur à trois fleurs de lys d'or^.
Il y avait à Saint-Denis-d'Anjou, avant 1789, plusieurs cimetières. L'un entourait l'église, l'autre était le grand cimetière. On enterrait aussi dans l'église les prêtres et les notables. Le 4 février 1699, J. Cohon, curé de Saint- Denis-d'Anjou, est inhumé au grand cimetière. Le 21 décembre 1720, sépulture de N. Guénier, prêtre, flls de n. h. N. Guénier, sieur de l'Estumière^. Le 27 décembre 1727, René Piau, curé du lieu, est enterré devant la croix stationale du grand cimetière^. Le 11 mars 1740, sépulture de René d'Héliand, curé de Saint-Denis-d'Anjou et sg*" d'Ampoigné, décédé le 9 du mois, à l'âge de