‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 58 sur 123 · L'un d'eux est juge à Dieppe · texte numérisé non relu

L'un d'eux est juge à Dieppe

3. Baillé-Chérot ou la Baillée-Chérot, en Saint-Hilaire-des- Landes.

ce jay faict la présente a Sainct Mars sur la Fustaye le ciuquiesme febvrier mil cinq cent soixante dix sept. >

« J. Le Gentil. »

Philippe Chupin : Maisonrouge. Voir l'article de la Dorée.

Julienne du Bailleul : c'est Julienne de Fa vibres qu'il fallait dire. Chambresson, Camptis Bressonius, vieille seigneurie* qui appartint très longtemps à la maison du Bailleul. Louise du Bailleul dame de Chambresson, fille unique d'Etienne du Bailleul et de Radegonde de Loré, seigneur et dame de Chambresson, épousa François de Favières qui ne vivait plus en 1542. Dès 1547, dame Loyse du Bailleul, dame de Chambresson, est remariée : on la trouve, à cette date, femme de messire Pierre de la Curée, chevalier seigneur dudit lieu, goun verneur des pays Vendomois et Beaumbnt. Elle avait eu de son premier mari quatre enfants, François de Favières, Julienne, Françoise et Catherine. Julienne de Favières épousa Claude de Pontavice, seigneur de la Lande, en la Dorée : elle eut la terre de Chambresson. Par acte de 1624, René de Barat, baron de Brumelles et de la terre et seigneurie de Chambresson, hérite de Julienne de Favières sa tante. Julienne de Favières dame de Chambresson est très souvent rappelée aux titres de Goué. Le curé de Saint-Mars la nomme Julienne du Bailleul en souvenir de sa mère et de ses aïeux, les du Bailleul de Chambresson.

x DOMPIERRE-DES-LANDES

« Sont les noms et surnoms des gentilzhommes demeu-

i. Robertus de Campo Bressonio, 1002.

rans en la paroisse de Saint Pierre des Landes que moy Samson de Lespine pbre cure de lad paroisse envoys et baille à monsieur le doyen de ce doyenne pour les faire tenir a monseigneur le Cardinal et Evesque du Mans ou a messieurs ses grands vicayres suyvant une lettres missives moy adressantes dud s'' doyen en dapte du tiers jour de ce moys et premier noble Guillaume de Megaudays sieur de Lespinottiere, chevalier de l'ordre du roy et son fils mary de Theritiere de la Diiiaye ou ilz sont venuz demeurer dempuis quatre ans catholique^.

€ Noble Jean de Fontenailles sieur dudit lieu et demeurant en lad. terre de Fontenailles.

« Noble Marc de Fontenailles sieur de Rue Aulnay demeurant a présent au lieu et maison seigneurial de Vezins.

« Noble Jehan Le Porc dit Gasnerie puisné de la maison de la Mancelliere et demeurant au bourg de Dompierre catholiques'^.

€ Nobles Jehan et Pierre les Âuberts lun se disant sieur des Landes et lautre sieur de Couhourou demeurans scavoir led Pierre au lieu de la Bouverie et led Jehan aux Landes.

« Noble homme Francoys Auvinet a la Bouvrie.

« Et ce que dessus jay cure susdit et soubsigne certiffle estre vroy soubz mon sign manuel cy mis le septiesme de febvrier mil cinq cens soixante dix sept.

« Samson de Lespine. »

Samson de Lespine ne certifie pas lui-même la catholicité d*un seul de ses paroissiens : une main étrangère en qualifie trois d'orthodoxie, sans rien dire des autres.

Guillaume de Mégaudais, chevalier de Tordre, seigneur de l'Epinotière en Lévaré, se fixa peu après la

1. Le mot « catholique » a été écrit par une autre main. % Mot écrit par une autre main.

Saint-Barthélemi, avec son flls Liouis de Mégaudais, au • manoir de la Dinaie, bien de la femme de celui-ci. Guillaume de Mégaudais nous apparaît en notre histoire locale avec une vie d'aventure analogue au certificat équivoque de révôché du Mans. Dom Piolin rapporte qu'en 1574 ce seigneur n'était pas encore dégagé d'odieuses responsabilités encourues par lui lors du sac de l'église cathédrale de Saint-Julien du Mans : « Le chapitre con- » tinuait ses poursuites contre les chefs des brigands » qui avaient saccagé l'église cathédrale en 1562. . . • il > fit faire une enquête contre Jacques du Bellay, cheva- » lier de l'ordre du roy, et Guillaume de Mégaudais éga- » lement chevalier du même ordre ^ »

Les gentilshommes déguisèrent souvent par la feinte et le mystère leurs sentiments pour la nouvelle religion. Il y en a un autre exemple assez curieux aux registres protestants de Vitré en ce qui concerne le seigneur de Champlain, noble de la même paroisse de Dompierredes-Landes, du nom de la Saugère^. Le ministre Berny, mandé audii manoir pour le baptême d'un des fils du seigneur, en rédigea l'acte d'une façon étonnamment dis-

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