‹ Procès-verbaux et documents, Volume 5Chapitre 73 sur 106 · DOYENNE DE MAYENNE · texte numérisé non relu

DOYENNE DE MAYENNE

Il n'y a pas trace, au dossier, de certificats envoyés par les curés du doyenné de Mayenne.

DOYENNÉ D'ÉVRON

Rien du doyenné d'Évron.

Une toute petite localité doit être ici cependant citée comme patrie d'un gentilhomme bas-manceau qui se distingua dans l'armée d'Henri IV après s'être déjà fait un nom dans le parti de la Ligue : la localité se nomme Blandouet et le gentilhomme se nommait Michel Luette.

Blandouet, érigé en desservance depuis 1802, était auparavant succursale de Viviers. Au nord-ouest et à un kilomètre du bourg, se trouve le château abandonné de la Vallée de Blandouet dont le fief et la seigneurie relevaient de Sainte-Suzanne. Il était entouré de douves ; le portail d'entrée, assez remarquable, est à demi détruit;

on y aperçoit encore l'emplacement du pont-levis K C'est là que naquit l'auteur d'une chanson satirique intitulée Pique-Moicches. pleine de verve et d'humour, contre les royaux qui furent battus à Craon par une armée de Ligueurs. Le poète était du parti de ces derniers*-.

Michel Luette, seigneur de la Vallée de Blandouet, dit La Vallée Piquemouches, lieutenant de l'artillerie, Grand Vayer de Bretagne et chevalier de l'ordre de Saint-Michel, était fils de Guyon Luette, de la paroisse de Blandouet, au pays du Maine, et de Catherine Ayrault. C'est *à tort que Barthélémy Roger, dans son Histoire d'Anjou, p. 452, dit que ce capitaine La Vallée, auteur du Picque-Mouche, était un gentilhomme Breton, de l'armée du duc de Mercœur. Il était bien au service de ce prince, et ligueur, mais il n'était pas breton ; la Mayenne le doit revendiquer. Voir Ménage, Vita Pétri ^rodii, p. 137 : « Ce la Vallée Pique Mousche estoit un » homme de beaucoup de mérite dans sa profession^ et > pour ses belles actions militaires il fut anobli par le roi

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