‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 34 sur 116 · CAL D · texte numérisé non relu

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ñ ément vivantes ; elle rappelle seulement un peu l’Angiopis evecta par la structure de ses pinnules; mais, dans cette “plante , la fronde est deux fois pinnée, et les pinnules, bien “loin d'être adhérentes au rachis et d'être unies entre elles à | base , sont presque pétiolées et caduques.

IL nous paroit trés-probable que cette plante constituoit ün genre différent de tous ceux que nous connoïssons , et il eut-être ce genre appartient-il plutôt à la famille des Cy- *cadées qu’à celle des Fougères.

+ Une tige du même terrain, que nous venons de recevoir | pendant l'impression de cet article, nous paroit appartenir à cette même plante , et confirmer la place dans laquëlle nous l’avons mise; cette tige a tous les caractères de celles des Fougères, et se rapproche même plus des tiges des Fou- | gères vivantes que les Sigillaria äu terrain houiller. La grosseur des bases des pétioles ne permet pas de la rapporter aux fputres espèces de Fougères que nous connoissons dans ce | gl

Du: Anonorrents Mouceorir. | Grès bigarré.

X. TÆNIOPTERJS. Fronde simple, entière, étroite, à bords pa- + rallèles , traversée par une nervure moyenne , forte, épaisse, qui s’élend jusqu’à l'extrémité; nervures secondaires presque simples ou bifurquées à la base , presque perpendiculaires sur la nervure oyenne.

" La structure de ces frondes leur donne quelque analogie “avec les Fougères de la tribu des Marattiées, dont les frondes sont également ou simples ou le plus souvent une seule fois

“pétiolées, sont caduques, et ressemblent alors à une fronde

( 62 ) 1. TÆNIOPTERIS VITTATA: Scilaminea- | Lias et terrain ju é rum folium ? Sternb., fase. 3, pag. 42, | sique. tab. 37, fig. 2 ; Filicites? ejusd., fasc. 4 (in indice iconum).

2. TÆNIOPTERIS LATIFOLIA. Terr.jurass.schistoïde. 3. TæNIOPTERIS BERTRANDI. Terrain calcaréo-trap= péen du Vicentin.

XI. CLATHROPTERIS. Fronde profondément pinnatifide; pin nules traversées par une nervure moyenne, très-forte, qui s'étend jusqu’à l’extrémilé; nervures secondaires nombreuses , simples ,“ parallèles, presque perpendiculaires à la nervure moyenne, réu- | nies par des nervures transversales , qui forment sur La feuille. un réseau à mailles carrées.

La disposition remarquable des nervures de cette plante, se retrouve parmi les Fougéres vivantés dans trois genres dif férens: 1.° dans tous les Meniscium, quoique dans ces ur les nervures transversales soient moins arquées et forment plutôt des zigzags anguleux; en outre, les pinnules, au lieu. d’être adhérentes par toute leur nus sont rétrécies Và la base et courtement pétiolées ; 2.° dans plusieurs Polypodes, ÿ

Le

tels que le Polypodium quercifolium et quelques espèces voisines, dont M. Bory de Saint-Vincent a formé la section des“ Drynaria', parmi lesquels, à la grandeur prés, le Polypodium. Linnœi a une grande analogie avec l’espèce fossile ; 3° dans W quelques Acrostichum , tels que les Acrostichum nicotianæfolium, Willd.; auriculatum, Lamk., et punctulatum, WVilld. : mais dans ces espèces les pinnules sont aussi rétrécies à la base et non adhérentes au rachis. F}

cites meniscioides, Ad. Br., in Ann.| Scanie.) des sc. nat., tom. 4, p.210%-pL. 11.

1 Voyez Annal. des sc. nat., tom. 5, p. 462, pl. 12, 13, 14.

( 63 ) XI. SCHIZOPTERIS. Fronde linéaire, plane, sans nervure, A finement striée, presque flabelliforme, se divisant en plusieurs lobes linéaires dichotomes, ou plutôt irrégulièrement pinnés, dressés ; lobes dilatés et arrondis vers l'extrémité.

ser ce à .

Cette plante, que je ne range qu'avec doute dans la famille des Fougères, rappelle cependant la disposition des frondes stériles des Schizea et de quelques Asplenium; je n’en connois

qi un seul échantillon de la collection de Strasbourg, qui ne

é “suffit pas pour fixer ses rapports avec les plantes vivantes.

SCHIZOPTERIS ANOMALA. | Terrain houiller.

Ti, 19eS.

SIGILLARIA. Rhytidolepis , Alveolaria, Srbodrndron: Catenaria et Lepidendronis Spec., Siernb.

Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons déja dit sur l’analogie de ces tiges avec celles des Fougères en arbre , ni . sur la nécessité de réunir en un seul les genres Rhytidolepis et | “ Alveolaria , qui ne différent que par des caractères d’une im- | portance trés-secondaire , et surtout par l'éloignement plus ‘ou moins grand des cicatrices des feuilles, etles genres Syringodendron et Catenaria , qui ont été fondés sur des échantillons imparfaits, dépourvus de leur écorce extérieure. Nous ferons | observer seulement que, malgré les différences essentielles | qui distinguent les Lepidodendron des tiges de Fougéres, les véeux premieres espèces que nous allons indiquer, ont été placées : a tort, à ce qu’il nous semble, dans ce genre. Leur à aspect extérieur est en effet celui des Lepidodendron; mais, dans ces derniers, les disques ou mamelons rhomboïdaux qui E couvrent la surface de la tige, ne sont jamais formés par “ minente, au sommet de laquelle est HxéQla feuille, dont le

l'insertion de la feuille ; c’est une portion de la tige plus proé-

k point d'insertion est indiqué par un petit disque sd toujours plus large que haut, et terminé latéralement par deux ? angles qui indiquent les bords de la feuille.

WW

Dans les Lepidodendron punctatum et appendiculatum de M. de Sternberg , au conträire , tout le disque rhomboïdal est formé . par la cicatrice d'insertion , qui se trouve ainsi être beaucoup plus grande que dans aucun véritable Lepidodéndron , et « plus haute que large, ce qui est contraire à la forme de la base des feuilles des Lycopodiacées, auxquelles nous croyens qu’appartiennent les Lepidodendron, tandis que cela s’accorde avec la forme la plus habituelle des pétioles des Fou- « gères. Ce sont ces considérations qui nous ont fait placer ces deux espèces parmi les Fougères, et non parmi les Lycopodiacées, avec les Lepidodendron. "

Toutes ces plantes étant propres au terrain houiller , nous : n’avons pas cité leur gisement à la suite des espèces.

L F L 1. SiGiLLARIA PUNCTATA, Lepidodendron punctatum, Sternb., Flor. der V'orw., tab. 4 et tab. 8, fig. 2, B. | 2, SIGILLARIA APPENDICULATA , Lepidodendron appendiculatum ,

. Sternb., Flor. der Vorw., fasc. 3, p. 38, tab. 28 ; Aphyllum \

cristatum, Artis, Antedil. Phytol., pl. 16.

+ | 3. SIGILLARIA PELTIGERA. | F4 4° SIGILLARIA CISTIE. #4 5. SiciLLaRlA LÆvIs. M. .

G. SIGILLARIA CANALICULATA.

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