NirsoniA dt Ad. Br., Ann. | Grès du liasP (Hür
D des sc. nat., 4, p.218, pl: 12, fig 4.
0 h D . ELONGATA, Ad. Br... loc. | Ibid. “# eil,, pl. 12, fig. 3. |
Pa
SE
Ga :
ee. :
us Tiges.
V. MANTELLIA. Tiges cylindriques ou presque sphéroïdalés , sans axe central distinct, couvertes de cicatrices rhomboiïdales,
dont le diamètre horizontal est plus grand que le diamèlre vertical.
1. ManTELLtA NIDIFORMIS. Calcaire de Portland. 2. MANTELLIA CYLINDRICA. Calcaire conchylien.
10 Famiite. CONIFÈRES. :
Les végétaux de cette famille sont tous arborescens; leurs tiges, ordinairement très-rameuses et se divisant le plus souvent d’une manière trèés-régulière, ne sont jamais dichotomes comme celles des Lycopodes, et comme le seroient probablement celles des Cycadées, si elles se divisoient naturellement ; les rameaux des Coniféres sont au contraire ou verticillés, comme on l’observe dans les branches principales des Pins, des Sapins, des Mélèzes, des Araucauria, des Cunninghamia , Ou opposés, comme dans quelques Genévriers et dans les Ephedra ; ou alternes et distiques, comme les rameaux secondaires des Sapins, des Mélèzes, des Araucaria, des Cunninghamia, des Ifs, et toutes les branches des Thuya; ou, enfin, alternes et disposés sans ordre, comme dans les Podocarpus, le Gingko biloba, et quelques autres genres.
La structure interne de ces tiges offre au premier aspect beaucoup d’analogie avec celle des arbres dicotylédons, c'esta-dire que leur mode d’accroissement a lieu. également par la formation successive de couches de bois qui enveloppent les précédentes, et de couches corticales placées à l’intérieur des plus anciennes; mais le bois lui-même a une structure trés- différente de celui des véritables arbres dicotylédons: structure qu’il seroit cependant trop long d'exposer ici",
1 Kieser, dans un appendice de son excellent mémoire sur FOrga-
… #4 SRE Li LEN \ , hp.
mais qui, jointe à la particularité de leurs organes repro-
ducteurs, les éloigne complétement des autres végétaux di-
cotylédons. Il résulte néanmoins du mode d’accroissement de ces arbres que leur écorce devient bientôt irrégulière, et ne conserve plus, au bout de peu d'années, aucune trace de l’insertion des feuilles; aussi extérieurement ces tiges ressemblent tout-à-fait à celles des arbres dicotylédons, et n’ont aucune analogie avec celles des Cycadées.
Les feuilles des Conifères offrent des différences trés-remarquables, suivant les genres dans lesquels on les observe ; différences qui permettent dans beaucoup de cas de reconnoitre les genres auxquels.elles appartiennent. Dans plusieurs genres ces feuilles sont linéaires, portées sur un court pétiole et articulées sur la tige; tels sont les Ifs, les Podocarpus, les Sapins ; dans les Pins les feuilles sont réunies et même soudées
plusieurs par leur base dans une gaine commune : elles sont
alors parfaitement aciculaires. Dans les Genévriers, les Cyprés et les Thuya elles sont sessiles et même élargies à leur base, opposées ou verticillées; mais dans les deux premiers genres
lès rameaux sont dirigés dans tous les sens; dans le dernier
ils sont tous disposés dans un même plan et d’une régularité admirable.
Dans les Cunninghamia ( Pinus lanceolata, L.; Belis, Salisb.)
les feuilles sont planes, lancéolées ou sétacées, aiguës, sessiles ou même un peu décurrentes, insérées en spirale et déjetées
de deux côtés sur les rameaux.
Une disposition analogue s’observe sur les Araucaria d'Amérique, tandis que sur l’Araucaria excelsa de l'ile Norfolk les
feuilles presque ane et épaisses sont étalées tout autour .
des rameaux. | Enfin , ces feuilles prennent une forme tout-à-fait différente Æ
nisation des plantes (un volume in-4.°, Harlem, 1814), a fait assez bien
» connoître celle organisation particulière du bois des Conifères.
| Li
Ca:
we" ( 98 )
dans quelques genres ; dans le Dammara de Rumphius ( Agthis, Rich.), elles sont planes, ovales, entières et traversées par une infinité de petites nervures trés-fines et parallèles.
Dans le Phyllocladus ( Podocarpus asplenioides, Labill. ) les feuilles sont rhomboïdales , et leur nervure moyenne donne naissance à des nervures obliques, parallèles entre elles , trèsfines, ce qui fait ressembler ces feuilles aux pinnüles de certains Asplenium ; dans le Gingko (Salisburya adianthoides, Rich.) les feuilles ont tout-à-fait la forme de certains Adianthum ou Trichomanes à feuilles simples, et cette feuille en éventail est parcourue par des nervures fines toutes égales et dichotomes , comme celles des Fougères. |
On voit par ces exemples que la forme des feuilles propre aux Coniféres d'Europe ou du nord de l'Amérique n’est pas commune à toutes les plantes de cette famille.
La fructification de ces végétaux n’est pas moins variée; quant aux formes extérieures : les fleurs mâles consistent tantôt en des chatons composés d’anthéres sessiles ä deux loges, surmontées d’une crête membraneuse , tantôt en des épis formés d’écailles peltées, portant des anthères uniloculaires à leur face inférieure. La première forme s’observe dans les Pins, les Sapins, les Mélézes, les Cédres; la seconde ji les Ifs, les Genévriers, les Thuya, etc.
Les fleurs femelles, ou plutôt les ovules, sont tantôt isolées, nues ou enveloppées d’une sorte d’arille; le plus souvent elles sont groupées plusieurs à l’aisselle ou plutôt sur
la face supérieure d’écailles dont la réunion forme des cônes
plus ou moins réguliers ou des sortes de sphères composées d’écailles peltées. | "
La forme et la disposition de ces écailles varie assez d'un genre à l'autre pour qu’on puisse presque toujours les recon-
- noïtre par ce seul caractère; quant à la structure des organes femelles eux-mêmes, il seroit trop long et presque compléte- «
ment inutile de la faire connoître ici. On peut consulter sur
LS à er
ce sujet le beau travail de feu Richard! et le mémoire de M. Rob. Brown’; nous rappellerons seulement que, d’après les observations de ces deux célèbres botanistes, l’analogie la plus grande existe entre cette famille et celle des Cycadées sous ce rapport, et nous pouvons présumer qu ’àa des époques antérieures à celle où nous existons, des modifications de structure , semblables à celles que nous observons dans les fruits des Coniféres, se présentoient aussi dans les Cycadées
Si nous appliquons ces connoïssances de la structure des Coniféres à l'étude des fossiles, nous verrons que plusieurs plantes de l’ancien monde doivent se rapporter à cette fa+ mille, soit aux mêmes genres qui existent actuellement, soit à des genres voisins.
Nous distinguerons d’abord facilèement les plantes du genré Pinus à la forme de leur fruit et à la disposition de leurs feuilles : nous connoissons huit fruits de ce genre bien distincts les uns des autres, mais dont deux se rapprochent beaucoup des espèces vivantes. |
Nous n’avons vu de feuilles du même genre que celles trouvées à Armissan pres Narbonne, par M. Tournal. Ces feuilles paroissent réunies cinq par cinq, disposition qui n’est connue que dans trois espèces vivantes, et la longueur de ces feuilles annonce une espèce nouvelle. On a trouvé dans ce même lieu des rämeaux dépourvus de feuilles, mais tout-a-fait analogues à ceux des Pins et surtout à ceux du Pinus mugho; enfin, on y a également observé des chatons mâles semblables à ceux des Pins ; maïs qui paroîtroient appartenir à deux espèces distinctes, d'aprés la différence qui existe quant à la grandeur de
| Lie 1 Mémoires sur les Conifères et les Cycadées, 1 vol.in-4.°, avec planches, 1826.
2 Appendice botanique du Voyage du capitaine King à la Nouvelle-
Hollande, et Annales des sciences naturelles, tom. 8, p. 221.
| ( 100 ) ces chatons et à la forme des étamines dans les deux échantillons que j'ai vus.
Une graine aïlée, trouvée dans ce même lieu, provient aussi probablement d’une plante de ce genre.
Nous pouvons donc présumer que ces rameaux, ces feuilles, un des chatons et peut-être la graine, provenoient d'une même espèce de Pin, que nous désignerons sous le nom de Pinus pseudo-strobus.
Un second groupe de Coniféères comprend les genres à feuilles simples, isolées par la base , plus ou moins linéaires, ‘articulées sur la tige et caduques : tels sont les genres Tazxus, Podocarpus, Taxodium , Abies et Larix. Ces genres se distinguent bien par leurs fruits, mais nous n’en connoissons aucun de
bien conservé qui puisse s’y rapporter. Quant à la disposition .
des feuilles, elle permet de distinguer trois groupes différens gr ces plantes:
° Les Cèdres et les Mélèzes (Lane dans lesquels les Dore sont fasciculées en grand nombre sur les jeunes ra- Meaux. |
2° Les Sapins ( Abies), dont les feuilles sont insérées isolément en double spirale de quatre feuilles chacune, et par conséquent sur huit rangs. -
3.° Les Ifs, les Podocarpus et le Cyprès chauve (Taxodium), dont les feuilles offrent une disposition semblable , c’est-à-dire qu’elles sont insérées en une spirale simple de huit feuilles, qui fait trois tours avant qu’il se retrouve une feuille (la neuvième ) exactement au-dessus de la première; les feuilles, qui paroissent éparses, sont déjetées sur deux rangs, mais sont bien moins nombreuses que dans les Sapins; ce qui donne aux rameaux un aspect tout-a-fait différent.
Nous ne connoissons d'une manière un peu complète aucune plante fossile qui puisse se rapporter aux deux premiers groupes, c’est-à-dire aux Mélèzes, Cèdres ou Sapins, soit par leurs feuilles, soit par leurs fruits. Un seul fruit incomplet se
( 10% rapproche de ceux des Sapins ; nous l’indiquerons plus bas.
Plusieurs espèces au contraire paroiïssent se ranger dans le troisième ; la plupart ont été trouvées dans les terrains de sé-
diment supérieurs, soit dans les formations de lignites, tels
que celles du Meisner, de l’Habichtwald, de Comothau en Bohème , soit dans des terrains d'eau douce, comme à Armissan. On n’y a jamais vu de fruit ; un échantillon d'Armis-
san paroîtroit cependant offrir un petit bourgeon arrondi,
analogue à ceux qui constituent les fleurs femelles des Ifs. A Stonesfield on a trouvé une plante qui, par la disposition
et la forme de ses feuilles, semble aussi appartenir à ce groupe,
et qui en outre est accompagnée de fruits qui paroissent en
dépendre et qui ont une forme tres-analogue à celle des fruits
des Podocarpus, enveloppés de leur sorte d’arille charnue. Nous désignerons toutes ces plantes, analogues d’une part aux Ifs(Tazxus) et aux Podocarpus, qui autrefois n’étoient pas séparés des Ifs, et de l’autre au Cyprés chauve ( Taxodium, Rich. , Schubbertia, Mirb.), par le nom de Taxites. | Une autre division des Coniféres, sous le rapport de la disposition des feuilles , contient les genres Cunninghamia et Araucaria : dans ces plantes les feuilles, ordinairement planes, sont insérées en spirales serrées : elles sont complétement sessiles, même un peu décurrentes par leurs bords, non articulées sur la tige , et souvent déjetées sur deux rangs. Ce sont ces Coniféres qui, par leur feuillage, se rapprochent beaucoup de certaines espèces de Lycopodes et sur lesquels nous conservons le plus de doutes par rapport aux fossiles qui paroissent leur ressembler. La manière dont les
feuilles, insérées en spirale et semblables pour leur forme
et leur grandeur dans la même partie d’un rameau , sont déjetées sur deux rangs, paroît cependant propre à ces végétaux, et dépendre de la position horizontale de ces rameaux, position qui est liée à la structure de la tige de ces plantes et qu’on ne retrouve pas dans les Lycopodes, La disposition
réguliérement pinnée des branches de ces arbres est encore un caractère qu’on ne voit que rarement dans les Lycopodes. Enfin, les interruptions de développement, indiquées à la surface de ces rameaux, soit par une sorte d’étranglement et de bourrelet, soit par le rapprochement de l'insertion des feuilles, est tout-à-fait incompatible avec le mode de développement des Lycopodes.
Ces divers caractères nous avoient déjà fait présumer que quelques plantes fossiles du grès bigarré de Soultz-aux-bains, dans la chaîne des Vosges, appartenoient plutôt à cette famille qu’à celle des Lycopodiacées; de nouveaux échantillons, et surtout des portions de fructification, découvertes par M. Voltz, auquel nous devons presque tout ce que nous connoissons sur les végétaux fossiles de cette formation, viennent de confirmer nos idées à cet égard , et nous semblent annoncer que ces diverses plantes, au nombre de trois à quatre espèces, constituoient un genre entièrement nouveau, qui avoit surtout de l’affinité avec les genres Araucaria et Cunninghamia, et que nous sommes heureux de pouvoir désigner par le nom du sa: vant géologue, auquel la botanique fossile doit déja de si intéressantes découvertes. ;
Les rameaux des diverses espèces de Volizia sont pinnés, couverts de feuilles insérées en spirale, tantôt presque co: niques et Gxées par une base souvent élargie (comme dans l’Araucaria excelsa ), tantôt planes, sétacées , sessiles et légèrement décurrentes (comme dans les Araucaria d'Amérique et dans le Cunninghamia) : ces feuilles sont souvent légèrement courbées en faux.
Les fructifications consistent en des sortes de cônes formés d'écailles lächement imbriquées, dont la forme et la disposition paroissent un peu varier, suivant les espèces : dans celles du Voltzia brevifolia, que nous avons vu fixées à l’extrémité d’un rameau de cette espèce, les écailles sont assez rapprochées, courtes , larges et très-distinctement trilobées;
on voit sur les lobes latéraux de plusieurs d’entre elles un sillon se terminant supérieurement par un petit mamelon ou cicatrice qui paroît correspondre a l’attache d’une graine. Je doute s’il y en a une sur la ligne médiane; mais ces sillons paroissent pratiqués sur la surface intérieure d’une écaille creuse , dans l’intérieur de laquelle les graines auroïent été logées : il faudroit des échantillons plus nombreux et plus nets pour bien éclaircir cette singulière structure; mais, si les apparences ne m'ont pas trompé, chaque écaille contiendroit ainsi dans son intérieur deux ou trois graines, comme les écailles des Araucaria en contiennent une seule.
.. Une autre empreinte me paroît représenter un cône analogue, appartenant à une espèce différente dont il est isolé, et probablement à celle que nous nommons Voltzia rigida; il a moins que le précédent l’apparence d’un fruit, mais il semble également formé d’écailles lâches et espacées, oblongues, fronquéés et légérement trilobées à leur extrémité : elles paroissent plus minces, et on n’y voit pas d'indication bien distincte de l'insertion des graines. | %*.
Nous présumons que ces deux fruits ne répondent pas à. l’époque de la maturité des graines, mais plutôt à celle de la floraison ou peu aprés, ce qui rend la présence des graines beaucoup moins distincte. Sur le second échantillon , dont nous ayons parlé, on voit en outre une sorte de gros chaton dont les détails ne peuvent pas être bien appréciés, mais qui ressemble beaucoup, par son aspect général, à une masse de chatons mâles , comme ceux des Pins. Telles sont les notions que nous avons pu nous former sur ce genre remarqueble ; nous espérons que d’autres matériaux les éclairciront par la suite,
Quant à la distinction des espèces, nous croyons avoir pu l’établir sur un nombre suffisant d'échantillons pour qu’elle soit assez bien fondée. |
Le dernier groupe de Coniféres qu’il nous importe d’exa-
miner, comprend les espèces à feuilles opposées ou verticillé-s. plus ou moins coniques ou sétacées, sessiles et même décurrentes, rarement articulées sur la tige.
1i comprend les genres Genévrier, Cyprés et Thuya.
Dans les Thuya, les feuilles sont toujours opposées en croix, et les rameaux sont tous disposés dans un même plar. |
Cependant les feuilles du Thuya articulata sont verticillées quatre par quatre et décurrentes; elles forment ainsi des sortes de petites gaines analogues à celles des jeunes rameaux des Equisetum ; mais elles offrent ce caractère remarquable ; que les feuilles ou les dents de deux articulations successives n’alternent pas entre elles. |
Dans les Genévriers et les Cyprés les feuilles sont ou opposées ou verticillées trois par trois: ces feuilles sont souvent trés-alongéés , aiguës et subulées, et elles offrent ce caractère singulier que celles des rameaux de l’année précédente different beaucoup pour la longueur et la forme des jeunes feuilles 41 de l’année.
Parmi les fossiles nous connoissons plusieurs plantes qui doivent se ranger dans cette section.
de * Deux espèces de Thuya avec leurs fruits, faciles à dis-
tinguer de ceux des Cyprès et des Genévriers, et des feuilles semblables à celles des plantes de cette section; toutes deux viennent des terrains d’argile plastique, mais l’une, de Comothau en Bohème, est surtout remarquable par ses fruits portés sur des branches trés-alongées, sans branches latérales; l'autre, de Nidda, près Francfort, ressemble par la forme de son fruit au Thauya orientalis, mais en diffère par sa ere seur beaucoup plus considérable.
2° Deux plantes de Comothan et de Nidda, ont aussi a feuilles opposées semblables à celles des Gekersiécs et des Cyprés, ‘et se rapprochent de ces genres par leurs rameaux disposés sans ordre et dans tous les sens; né pouvant pas dé-
HE ne":
terminer ;si ce sont des Cyprès ou des Genévriers, nous les désignerons sous le nom de Juniperites.
3. Une plante fort singulière, que M. Bronp vient de faire connoitre avec beaucoup de détails', et qui se trouve au Frankenberg en Hesse. Des fragmens de cette plante ont été signalés depuis long-temps comme des épis de Graminées ou des cônes de Sapins: des portions de fruit paroissent bien indiquer que ce végétal est très-rapproché des Cyprés; cependant la disposition des feuilles n’est pas du tout celle des vrais Cyprés, ces feuilles étant disposées sur six ou sept rangs et non opposées, et sur quatre rangs, comme dans tous les Cyprés bien connus. Nous doutons aussi que toutes les modifications de feuilles qu’il a figurées, puissent appartenir à la même plante , et plusieurs nous paroissent plutôt se rapporter, comme nous l’avions établi d'aprés d’autres échantillons , à la famille des Algues, au Fucoides Brardüi?. Cette association de plantes marines et terrestres ne doit pas étonner : elle a lieu à Monte-Bolca, à Solenhofen, dans le calcaire grossier des environs de Paris, et dans plusieurs autres lieux.
4° M. de Sternberg a déjà fait connoître sous le nom de Thuytes des plantes fort remarquables, trouvées à Stonesfeld , pres Oxford , et à Solenhofen, prés Eichstædt : on n’a jamais vu les fructifications de ces végétaux, mais par la disposition de leurs rameaux et de leurs feuilles ils paroissent bien se rapprocher des Thuya; M. de Sternberg a même représenté des sortes de petits épis qui terminent les rameaux et qui ressemblent beaucoup aux chatons mâles des Thuya. Quant
1 Leonhard, Zeitschr. für Mineral., 1828.
2 Nous ne pouvons conserver le moindre doute sur les rapports des échantillons du Fucoides Brardii , venant de Pialpinson, avec la famille des Algues; le tissu étant encore conservé ‘et n'étant pas du tout ana logue à celui des plantes vasculaires, et d’un autre côté il y a des rapports frappans entre ces échantillons et plusieurs de ceux du Frankenberg. |
aux espéces de ce genre, celles que nous connoiïssons sont les mêmes que M. de Sternberg a publiées ; mais nous avons eu l'avantage de pouvoir les étudier sur les échantillons mêmes, ce qui nous permettra d'en publier par la suite des figures plus exactes. |
Ces plantes, et surtout le Thuytes divaricatus, par leur grandeur et leur régularité , rappellent le superbe Thuya dolabrata du Japon. Mais, d'un autre côté, une de ces espèces, qui s'éloigne des autres il est vrai à plusieurs égards, le Thuytes acutifolia, montroit à l'extrémité d’un de ses rameaux un petit fruit qui paroissoit en faire partie, et qui auroit alors de l’analogie en beaucoup plus petit avêc ceux des Podocarpus. Cette même espèce différe des autres par ses feuilles alternes , trèsaiguës, et pourroit peut-être se rapprocher du Podocarpus imbricata de Java. Il en seroit de même pour le Thuytes cupressiformis , et les deux premières espèces seules devroient alors se placer auprés des Thuya. De nouveaux échantillons en bon état sont nécessaires pour décider ces questions.
Il seroit surtout important de reconnoître à quelles plantes se rapportent les différens fruits qu’on trouve à Stonesfield dans les mêmes couches; quelques-uns de ces fruits appartiennent probablement à des Cycadées, d’autres à des Conifères, et quelques-uns à des plantes monocotylédones ; mais ils sont généralement en trés-mauvais état, et il faudroit, pour fixer leur rapport, les trouver attachés aux plantes dont ils proviennent. |
Il est un dernier groupe de plantes fossiles, que nous ne connoissons encore que trés-imparfaitement et que nous indiquerons pour le moment à la suite de la famille des Conifères : 1.” parce que ces plantes ont quelque analogie avec les Thuyles de Stonesfield par leur forme générale ; 2.° parce qu’elles se trouvent dans des formations à peu près de même époque. Ces fossiles ont été trouvés à Whitby: ils offrent des tiges divisées en rameaux nombreux, pinnés, flexueux, couverts
(om)
“les rameaux ne sont pas doublement pinnés avec la même ré- Y “gularité. Nous désignerons ces plantes singulières, dont il existe peut-être deux espèces à Whitby, sous le nom de Bra- | chyphyllum. |
… Nousallons maintenant présenter une énumération métho- “dique des espèces connues de cette famille.
I. PINUS. Feuilles réunies au nombre de deux, trois ou cinq dans une même gaine; cônes composés d’écailles imbriquées, élargies à leur sommet en un disque rhomboïdal.
1. Pinus PsEuDosrrogus (rami, folia, | Terrain Jlacustre paamenta et semina Ju læothérien.
2, Pinus Contesit (strobilus ). Terr. de sédiment su- CA périeur.
- 3. Pinus Dernancur { strobilus), Ibid.
| 4. Pinus Fauyasrr ( strobilus ). Ibid.
… 5. Pinus onnara (sérobilus), Sternb., | Ibid. . tab. 55,, fig. 1 et 2.
“ 6. Pinus ramicranis (sérob.) Sternb., | Ibid.
u tab. 46, fig. 2.
… 7. Pinus microcarpa (strobilus). Formation des lignites { | de sédiment supér.
| 8. PINUS UNCINATA (strobilus ).
4 9e Pinus pEcoRATA (sfrobilus ).
11. ABIES. Feuilles isolées, insérées en double spirale sur huit + rangs, souvent de longueur inégale, et déjetées sur deux rangs; . cônes composés d’écailles , ne présentant pas de disque terminal.
… | Axes LARICIONDES (sérobilus),
II. TAXITES. Feuilles isolées, portées sur un court pétiole, ar-… ticulées et insérées en spirale simple , peu nombreuses , déjetées sur deux rangs.
1. TAXITES TOURNAIH (ramuli). [Terrain lacustre pa- M sé læothérien. | 2. Taxites LanGsporrir (ramuli). Formation des lignites | de sédiment supér. .