XIV. Cyrropmis scutatus , Sundew. (Bologne). — Mozambique
VIII. Furina. Toutes les espèces de ce genre nous proviennent de l'Australie, où elles sont indigènes. Je considère le Cal. diadema, Schleg., comme type du genre. En voici les caractères essentiels :
1. F. diadema, Schleg. Rostrale peu élevée sur la tête ; plaque nasale simple, presque triangulaire, ne touchant pas la préoculaire ; frénale n’existant pas comme dans toutes les espèces du genre; préoculaire, 1; postoculaires, 2; temporales, 4 — 92/2. Séries d’écailles longitudi- ., à nales, 15; anale divisée ; caudales en série double ; la- * biales, 6/6. Des labiales supérieures, la première surpasse
les narines; la deuxième touche la nasale et la préfron-
tale; la troisième, la préoculaire et l'œil ; la quatrième, l'œil et la postoculaire inférieure ; la cinquième, cette même postoculaire et les deux temporales du premier rang, desquelles l’inférieure s’insinue entre cette cinquième labiale et la sixième presque jusqu'au bord même de la bouche ; la sixième touche les temporales inférieures des deux rangs.—La première paire d’inframaxillaires est en contact avec trois labiales de chaque côté du menton.
Éloignement du type, surtout dans la position des labiales, dans les autres espèces du même genre.
9. F. bimaculata, D. B. Rostrale plus haute que large, s’élevant beaucoup sur la tête; labiales, 5/6; 1 seule temporale; nasale touchant la préoculaire; des labiales supérieures, la première et la deuxième touchant seulement la nasale: la troisième, la nasale, la préoculaire et l'œil ; la quatrième, l’œil et la postoculaire inférieure; la cinquième, très-srande, cette postoculaire et la temporale.
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3. F. calonotus, D. B. Rostrale beaucoup plus large que haute, s'élevant quelque peu sur la tête; labiales, 6/7; position des cinq premières labiales comme dans l'espèce précédente; la sixième touche la temporale seulement.
4. F. textihs, D.B. Postoculaires, 3; séries d’écailles, 17, temporales, 3 = 1/2; la première labiale supérieure va presque au bout de la nasale; la deuxième touche la nasale et la préoculaire (divisée parfois par anomalie); la troisième, la préoculaire et l'œil ; la quatrième, l’œil et la postoculaire inférieure ; la cinquième, cette postoculaire même et la première temporale; la sixième, celle-ci et la temporale inférieure de la deuxième série, qui forme une sinuosité particulière.
F. bilineata. C'est une nouvelle espèce de ce genre que possède le musée de Milan, provenant peut-être aussi de l'Australie. Ce petit Serpent est noir en haut et en bas, avec un demi-collier et deux raies jaunes qui se prolongent jusqu’au bout de la queue; les ventrales et caudales bordées aussi de jaune; une seule préfrontale; les pariétales très-longues relativement à la frontale; labiales, 6/7 ; cinquième labiale inférieure la plus grande (dans les autres espèces c’est toujours la quatrième); temporales, 2 — 1/1; des labiales, la première va presque au bout de la nasale: la deuxième touche cette plaque, la préoculaire et l'œil ; Ja troisième, l'œil et la postoculaire inférieure {il y en a deux); la quatrième, cette postoculaire et la première temporale; la cinquième, les première et deuxième temporales; la sixième, cette dernière seulement; quinze séries d’écailles jusqu’au cloaque; après, 11; à la moitié de la queue, 6. — Longueur totale, 22”; queue, 26”. Après quatre écailles gulaires, 193 ventrales; anale divisée comme dans les autres espèces du genre; caudales doubles, 29.
On voit, d'après ces notes, qu'on peut, à l’aide de quelques caractères, déterminer aisément les cinq espèces dont le genre se compose aujourd’hui. Ces caractères, très-
faciles d’ailleurs à saisir, peuvent se borner à l'examen ?
attentif de la tête, qu’on voit figurée pour chaque éspète dans la planche jointe à ce mémoire.
IX. 1. PseunoeLars Mülleri, Schl. Type du genre. Rostrale beaucoup plus large que haute ; nasale double; la frénale manque ; 1 préoculaire ; 2 postoculaires ; labiales, 6/6; temporales, # — 2/2; des labiales supérieures, la première surpasse les narines ; la deuxième touche.Jla nasale et la préoculaire; la troisième, la préoculaire et l'œil; la quatrième, l'œil et la postoculaire inférieure ; la cinquième, cette même postoculaire et les deux temporales du premier rang, dont l’inférieure sépare presque jusqu'à la base la cinquième de la sixième labiale; cette dernière, enfin, touche aux temporales inférieures des deux rangs. Des labiales inférieures, la quatrième est la plus grande, et trois touchent la première paire des inframaxillaires.
k. P. Sordellii. Dos couleur d'olive foncée; ventre plus clair, avec un léger bord sur les abdominales et caudales; séries d’écailles, 17; rostrale beaucoup plus haute que large, se rabattant sur la tête; 6 labiales, la dernière desquelles est très-grande ; temporales, 3 — 1/2; position des labiales comme chez le type, si ce n’est la cinquième qui touche la postoculaire et une des temporales seulement ; la sixième offre une sinuosité dans laquelle vient se poser la temporale inférieure de la deuxième série. Longueur totale, 1'33/'; tête, 3''; queue!'. Plaques ventrales, 294: anale divisée ; caudales doubles, 71.
5. Kubingü. Même couleur que l'espèce précédente, seulement plus foncée et avec des taches noires sur les abdominales. Peu de caractères la distinguent du P. Sordell; nasale simple, presque triangulaire; les internasales et préfrontales réunies en deux plaques; première paire de labiales inférieures positivement plus grande que la première paire des inframaxillaires, ce qui n’a pas lieu dans l'espèce précédente, chez laquelleles susdites plaques sont presque d’égale dimension. Longueur totale, 115”;
NT
tête, 23/''; queue, 18”5'"". Après 4 écailles gulaires, 232 ventrales; anale divisée et caudales doubles, 64.
X. Azecro. Toutes les espèces ont la nasale et les caudales simples; la disposition des labiales, relativement aux autres plaques de la tête, est presque la même chez toutes les espèces, dont le type est l'A. curta. En voici les traits plus saillants :
4. À. curta, Schleg. 1 préoculaire; 2 postoculaires ; & temporales — 2/2; 7 labiales, dont la première surpasse les narines; la deuxième touche la nasale et la préoculaire ; la troisième, la préoculaire et l'œil; la quatrième, l’œil et la postoculaire ; la cinquième, la postoculaire et la temporale inférieure de la première série (qui sépare cette labiale de la sixième, comme cela s’observe dans la plupart des Serpents australiens); la sixième touche d’abord la temporale inférieure de chaque série ; des labiales inférieures, la quatrième est la plus grande, et 3 sont en contact avec la première paire des inframaxillaires; séries d'écailles, 19-17; anale simple.
… Voici le groupement des espèces selon le nombre des séries d’écailles longitudinales :
15 séries : À. coronata, Gouldii, labialis.
17 à 19 séries : À. curta, signata.
21 séries : À. bungaroides, bitorquata.
2. À..labialis. Ce Serpent, au corps couleur d’acier, se distingue de ses congénères par les labiales, moitié jaunes, moitié noires; la partie inférieure de la tête est de couleur très-foncée, excepté la tête, variée aussi de jaune et de noir; bout de la queue blanc ; 15 séries d’écailles; après le cloaque, 11. Plaques ventrales, 136; anale simple; caudales simples, 42; longueur totale, 55 ’; queue, 9”.
5. À. signata. Couleur du fond gris vert: partie inférieure du corps couleur de plomb, à reflets métalliques: bout de la queue rougeâtre; plaques labiales parcourues par une ligne blanche; autre ligne blanche en avant et derrière les yeux; séries d’écailles, 17; avant le cloaque,
ni —
15; après, 11; plaques ventrales, 164; anale divisée; plaques caudales simples, 49; longueur totale, 46!'4 queue, 8”.
6. A. bitorquata. Partie supérieure du corps d’un vert olive; partie inférieure d’un vert plus clair à reflet soyeux; une ligne noirâtre au milieu du dos, plus visible sur la queue ; sur la tête, quelques taches noireset un rudiment de collier; conformation et position des labiales comme dans le type; dans l'individu observé, on voit, au côté gauche de la tête, 7 labiales, la cinquième labiale étant divisée par anomalie; de la sorte, la quatrième touche la postoculaire sans être en contact avec les temporales comme la sixième. Séries d’écailles, 21 ; avant le cloaque, 15; après, 13. Longueur totale, 33"; queue, 5'2'".
XIE. Naya. La coloration des trois espèces de Naja est très-variable, et quelquefois d’une ressemblance parfaite dans des individus d'espèces différentes. Mais l’inspection seule des labiales suffit pour les distinguer au premier coup d'œil. — Le Naja tripudians et N. haje ont, tous les deux, 7 labiales; mais, dans la première espèce, la sixième est très-basse et touche la temporale seulement ; dans l’autre espèce, le N. haje, la sixième est haute par rapportaux autres labiales, et touche aux postoculaires.— On peut aussi aisément distinguer le Naja haje du Cap et de l’Afrique occidentale de celui d'Egypte, parce qu'il a 3 postoculaires, et les troisième et quatrième labiales touchent immédiatement l'œil. Le N. haje d'Egypte a, au contraire, l'œil entouré par un anneau formé par la suroculaire, la préoculaire et 4 écailles, derrière et dessous l'œil; de sorte qu'aucune des labiales n’est en contact avec l’œil. Le Naja nigricollis n’a que 6 labiales; la préoculaire est divisée en deux plaques, l’une sur l’autre: la troisième labiale touche l'œil; la sixième labiale est trèsbasse.
TrimeresuRUus (sous-genre de Naja). L'inspection des exemplaires qui ont servi à M. Schlegel pour établir ses
SN ET deux espèces très-distinctes, le Naja bungarus et le Naja "elaps, m'a donné la certitude qu’on doit conserver ces deux noms spécifiques, et que le synonyme du N. bungarus c'est L'amadryas ophiophagus , Cantor; tandis que le Naja elaps n’est que le Coluber ikaheca, Less. Le T. bungarus a 7 labiales; 3 postoculaires, en arrière des pariétales, deux grandes plaques ; 4 temporales 2/2; les cinquième et sixième labiales beaucoup plus basses que les autres; 19 rangées d’écailles au cou; 15 sur le reste du corps jusqu’à l'anus. Les T. porphyreus et elaps ont 6 labiales; 2 postoculaires et, entre la cinquième et la sixième labiale, est enchâssée la temporale inférieure de la première série ; temporales, 4 — 9/2. Je conserve le T. elaps dans ce sous-genre, quoiqu'il n’ait pas le caractère que le nom indique, c’est-à-dire la queue offrant trois sortes d’écailles, ayant toutes les sous-caudales doubles. (Voyez Dum. Bib., Erpét. gén., t. VII, p. 1244.)
Les Serpents de mer.
XV. 1. PLaTurus (Latr.) fasciatus, Daud. (M. P., Pesth). — Mer des Indes.