‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 10 sur 149 · ACCROISSEMENT DE LA CHALEUR^ ETC · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT DE LA CHALEUR^ ETC

■ypotliese d*an acerolssement de la chaleur selon une prof reMion féo-

MMri«ac. — Abstraction faite de ce qui se passe sur ]es points tout à fait voisins de la surface du sol y il me parait naturel d'admettre que la température va croissant, d'après une loi analogue ou semblable à celle qui préside à la conductibilité de la chaleur, dans une barre de métal soumise par une de ses extrémités à une haute température. Dans ce cas, les distances à la source de chaleur croissant en progression arithmétique, les excès de température sur Tair ambiant diminuent en progression géométrique, ou, ce qui revient au même, les distances à la source diminuant en progression arithmétique, les excès de température sur Tair ambiant croissent en progression géométrique (a).

Le tableau de la page suivante marque de kilomètre en kilomètre la température correspondant à chaque distance : \* lorsqu'on suppose un accroissement de chaleur, selon une progression arithmétique, à raison de un degré par 30 mètres environ; 2® lorsqu'on admet que cet accroissement s'effectue selon une progression géométrique dont la raison est 1,15. Le point de départ est pris à un kilomètre de profondeur et sa température est supposée de 30".

Ce tableau montre que l'accroissement de chaleur est, au commencement, beaucoup plus lent dans le cas d'une progression géométrique que dans celui d'une progression arith' métique. Mais, à une profondeur qui varierait avec la raison de la progression géométrique, l'accroissement devient tout à coup très-rapide. Il en résulte que la ligne de démarcation entre la pyrosphère et l'écorce terrestre , est beaucoup plus nette dans le cas d'une progression géométrique que dans celui d'une progression arithmétique.

L'adoption de l'hypothèse d'un accroissement de chaleur

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