MAGNÉTISME TERRESTRE
géologiques et à Thistoire des révoIutioDS de la terre : il est douteux qu'une semblable direction donnée aux études puisse conduire à des résultats fort utiles pour la science. » {Hist. prog. géoL, 1. 1, p. 427. )
Il faut, par exemple^ considérer, comme n'appartenant nullement au domaine de la géologie^ les hypothèses en vertu desquelles on a voulu établir une relation entre la direction des grandes chaînes de montagnes et celle des lignes magnétiques, particulièrement des lignes isocliniques et isodynamiques.
J'ajouterai , en terminant, quelques mots sur la pierre d'aimant et sur ce qui a été appelé le magnétisme des montagnes. ÏA pierre d'aimant ou aimant naturel est un oxydule de fer attirant la limaille de fer et présentant les deux pôles; il existe par masses considérables en Snède^ en Sibérie, etc.
Les phénomènes désignés sous le nom de magnétisme des montagnes sont, d'après Humboldt, qui les a reconnus pour la première fois en 4796, des phénomènes partiels et locaux qui ne sauraient rentrer dans le magnétisme terrestre en général. Certaines montagnes offrent des propriétés magnétiques qu'elles doivent au fer aimantaire qu'elles contiennent en quantités souvent imperceptibles. Celle que Humboldt avait étudié avant son départ jiour l'Amérique, est le Haidberg, en Franconie; elle est formée de serpentine passant au schiste chloriteux; ses roches constitutives renferment du fer oxydulé : elle agit, à 20 pieds de distance, sur la boussole, et les axes magnétiques qu'elle présente sont perpendiculaires à la direction des couches. Le contact de l'air, dans les montagnes magnétiques, augmente leur polarité et leur force d'attraction. Ces deux propriétés sont toujours plus prononcées près de la surface du sol qu'à une grande profondeur.