‹ Prodrome de géologieChapitre 149 sur 170 · SYSIÈ3IB CRÉTACÉ INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

SYSIÈ3IB CRÉTACÉ INFÉRIEUR

à lui seul les montagnes de la Chartreuse et la chatae du Ver^ cors; il se prolonge jusque sur les bords de la Méditerranée, vers les environs de Nice, d'un côté, et le département des Pyrénées Orientales, de Taiitre. L'étage néocomien est, suivant les localités, tantôt marneux, tantôt calcaire; lorsqu'il se présente sous ces deux formes, ce sont les calcaires qui se trouvent à la partie supérieure de l'étage. La partie inférieure du terrain néocomien, connue sous le nom d'étage valengien, se rencontre dans le Gard et les Bouches du Rhône, où il est représenté par des couches à Strombtis Sautieri. Le terrain néocomien du sud-est de la France se présente sous deux faciès principaux : le faciès alpin caractérisé par l'abondance des céphalopodes et le faciès ordinaire où prédominent, comme dans le Jura, les gastéropodes, les acéphales et les rayonnes. L'étage urgonien (calcaire à Chama) est le plus souvent formé de bancs calcaires puissants, blanchâtres, très durs et empâtés de Chama; mais il arrive quelquefois que la roche est moins dure, prend uu aspect crayeux et devient facile à travailler; c'est ainsi qu'on peut la voir à Martigues, à Orgon, etc. La faune de cet étage se compose surtout de cames, de rudistes, de nérinéesetde quelques rares oursins. (Reynès.)

ïïjt 07tlèiDe crcueé Inférieur émuâ le keMln parisien. — Dans ieS

départements de TAube et de la Haute Marne, le système crétacé inférieur présente la disposition suivante. — L'étage néocomien débute d'abord par une marne argileuse nvirdtre, puis par des sables tantôt purs, tantôt ferrugineux, et renfermant quelquefois du minerai exploité; cette première assise est sans doute le terme correspondant de la limonite de Métabief. Ail dessus vient le calcaire à spatangttes (Spa-tangus ou Toxaster retmus très abondant), ordinairement

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grisâtre^ grossier, quelquefois employé pour moellou. Fossiles: Nautilus pseiido-elegans, Pleurotomaria neocomiensis, Pteroceras pelagi, Terebratula acuta, Pkoladomya neocomiensis, Astarte gtgaiiiea, Corbis cordiformis , Pertia MiUleti ^ Jmiira atava, Ostrœa Couloîu, Toxastcr retusus. — L'étage urgonien comprend deux assises : 1^ Vargile ostréenne, consistant en uneargilefiguline de couleur claire, caractérisée pari'0^/ra?â Leymeriei, et accompagnée de bancs lumachelliques. Fossiks ; ÀUarte similis, Corbula ptmcttwi, Exogyra subplieata. — 2? Des argiles et des sables bigarrés, fornuint une assise qui se distingue de l'assise précédente par ses couleurs vives etvariées. Cette assise est peu fossilifère; elle se termine par des sables ferrugineux, avec minerai de fer exploité.

Le système crétacé inférieur ne s'obsreve que dans la partie orientale du bassin parisien. 11 reparait pourtant encore dans le pays de Bray ; il y est composé d'alternances de saMes versicolores, souvent ferrugineux, et d'argiles dont les nuances sont variables; les fossiles, ordinairement marins, sont quel? quefois mêlés à des fossiles d'eau douce^ qui ont été entraînés avec des débris de.végétaux et de fougères.

Le système crétacé inférieur existe encore dans le Hanovre, en Ba\ière, dans l'est et le sud de TEspagne, où il est quelquefois constitué par des calcaires à orbilolines, dans le Vicentin et les Alpes Vénitiennes, etc.

vorflMUon wcftMieuic d^Anfictcrre. — Le terrain néocomien n'existe pas en Angleterre avec son faciès marin; il y est représenté |)ar la formation wealdienne {wealden formation), ainsi nommée parce qu'elle se présente dans certaines parties des comtés de Kent, de Surrey et de Susses, appelées WeaW. Cette formation, presque exclusivement lacustre, se divise en deux

SYâTÈME CnÉTAC* INFÉBIEUU. CM

groupes: les sables dHasting (Hasting's sand) et Y argile du Weald(Weald-clayy

Le groupe des sables d'ffasttfig a une puissance de 120 à 300 mètres; il consiste en sables^ grès calcarifères ^ argile et schiste. On y a découvert de nombreux débris de corps orga* nisés^ tels que des ossements de reptiles ayant appartenu aux genres Pterodactyhis , Plesiosaurus , Megalosatirus j Iguanodon, des restes de poissons se rapportant aux ordres des ganoïdesetdesplacoides^ des débris d*A'my5 et de Tryonix, des coquilles appartenant aux genres Melanopsis, Uelania, Paindhia, Cyrena, Cyclas^ Vnio et autres qui habitent les lacs et les rivières; mais on a trouvé à Punfield^ comté de Dorset^ un banc qui indique des eaux saumâtres où vivaient les genres Corbula [Corbula alata) , Mytilus et Ostrœa. Dans quelques endroits^ la formation wealdicnne prend un caractère compté* tement marin par ses fossiles; plusieurs de ces fossiles sont communs au grès vert inférieur: telle est V Ammonites Des^ hayesii. Ces faits démontrent les rapports intimes qui lient entre elles les faunes de périodes wealdienne et crétacée. Non seulement le groupe de l'argile du IVeald est en stratification concordante avec h*, grès vert inférieur^ mais il lui ressemble sous le rapport de sa composition minérale. Pour expliquer ce fait^ on peut supposer que ce groupe, dont l'épaisseur est de 40 mètres , est un ancien delta et que le fleuve auquel ce delta correspondait^ après y avoir déposé une partie des matériaux transpoi*tés par lui , charriait le surplus vers la mer. Les carapaces de Cypris {Cypris Wealdensis, C. Spiniger) sont quelquefois très nombreuses et impriment à la roche une structure feuilletée. On rencontre accidentellement des bancs de calcaire (marbre de Sussex) presque entièrement composé de Paludina. \jô groupe de Targile wealdienne a

fourni des restes de VIgtumodon Mantelliy qui a été également reucontré, près de Maidstone, dans le grès Tcrt inférieur.

Dans le Hanovre et la Wcstphalic on retrouve le terrain wealdien avec les mômes fossiles et les mêmes caractères mi^ néralogiques qu'en Angleterre.

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