SUBSTANCES
TERRAINS
Epoque motuelle.
[TOUBBE KOU8SBC8B.
f I. Tonrlic. < Tourbe feuilletée.
[ Tourbe compacte.
fBoiS FOSSILE.
^ El. Bols foMtIe< Terre de GoLOCifE.
'Bois ligniteux.
[Lignite maigre.
[EER. LIffliite.
ca
Ss AIT. Houille.
iT.Aatiipacite
'Lignite collant.
Jatet.
f Houille maigre.
[Cannel coal.
i Houille grasse.
Houille sèche.
( Anthracite.
Anth. graphiteux.
Terraia joYien.
Terrain pliocène.
Depuis le ter> rain miocèiie jusqu'au terrain permien iocluaivennent.
Terrain liooiller.
Terrain trilobitîqiie.
I Graphite.
I Diamant.
Terrain
stratocristalliD
et Kranite
primitif.
CLASSIFICATION GÉNÉRALE DES COMBUSTIBLES. tti
par leur gisement^ leur mode de formation, la nature des y^étaux qui ont concouru à leur production, leurs usages, leur composition chimique et leurs divers caractères physiques. Je Tais achever de démontrer que tous ces caractères sont toujours en relation plus ou moins intime avec Fftge des combustibles auxquels ils appartiennent.
La tourbe (de Tallemand, torfy en anglais, turf) est un combustible formé sur place aux dépens de plantes des marais et surtout des mousses du genre Sphagnum. Sa densité varie considérablement suivant son état de dissécationet la proportion de matière terreuse qu'elle contient. Sa richesse en carbone ' est comprise entre 55 et 60 «"/o. La tourbe est un combustible spécial à rèrc«jovienne et à Tépoque actuelle. Elle comprend trois variétés principales, reconnaissables surtout à leur structure : là tourbe moussmse ou fibreuse, la tourbe feuilletée et la tourbe compacte {posteàj page 226].
Le bois fossile (Braunkhole ou charbon brun des Allemands) est un combustible formé par charriage aux dépens des troncs de conifères et de dicotylédonées angiospermes. Sa densité est dei,i5 en moyenne. Il contient de 56 à 67 •/• de carbone. C'est un combustible qui est actuellement en voie de formation et qui ne remonte guère plus haut que la période pliocène. Ses principales variétés sont : i"* le bois fossile^ combustible qui se rapproche le plus du bois vivant par sa coloration et l'état de conservation de ses tissus : â" la terre de Cologne ou terre d'ombre , matière terreuse, brune, douce au toucher, provenant de substances ligneuses qui se sont réduites en poussière ; 3* le bois lignitetix (lignite ligneux ou xyloîde), variété qui passe d'une manière insensible à celles qui font "partie du groupe suivant.
Le lignite ( de lignum, bois ; — une partie de la houHle
Sn PHOMOilB DE «i<kLQ6IB.
des calcaires des anciens auteurs) est un combustible forftié par Yoie de charriage > quelquefois , mais très rarement, sur place^ aux dépens de dicotylédoDées angiospermes^ de conifères ou de cycadées ( stipite ). La densité moyenne est de 4,3 et sa richesse en carbone varie de 70 à 89 ^Z^. Le lignite appartient aux formations comprises entre les terrains permien et miocène inclusivement. Les principales variétés de ce combustible sont : le lignite maigre^ peu bitumineux et à éclat terne ; 3" le lignite picifatme, d'un noir luisant^ offrant souvent un aspect tout à fait semblable à celui de la houille grasse; 3^ lejaj/et, d'un noir de velours, très dur, susceptible d'un beau poli, et employé jadis pour la confection des parures de deuil.
La hotiille est un combustible formé sur place, aux dépens des cryptogames arboi^escentes et surtout des sigillaires et de leurs racines, les stigmaria. Sa densité est de 1,3; elle renferme de 84 à 91 ^/^ de carbone. Ce combustible est spécial à la période houillère. Onclasse ses principales variétés de la manière suivante : 1"* hotiille maigre, très gazeuse^ s'allufnant avec une grande facilité^ donnant une longue flamme, mais ne s'agglutinant pas; elle établit un passage entre le lignite parfait et la variété suivante ; 2» houille grasse à longue flamme, contenant beaucoup de bitume, se boursouflant au feu, s'agglutinant et donnant un coke abondant ; le cannel coal est une sous variété de houille grasse à longue flamme 0) ; 3* houille grasse
(I) c Le cafmel coal est uue variété accidentelle de houille gazeuse; elle ne colle pas, mais c'est la plus avantageuse pour la production du gaz. Elle s'al- Inme facilenient, et brûle avec une flamme blanche et claire, qui l'a fiiit aossi nonmer eandle<oal ou charbon catjfielaire; en Angleterre^ c'est le charbou d*appartement par excellence. Sa texture compacte et homogène, sa structure platense, son aspect terne et ligniteux, en font réellement une anomalie minéralogique. Le cannel coal est ainsi nommé du nom de la mine qui le foarmt'^ à Wanley, dans lelancashire; il y coostifae une seule couche dont l'épaisseur
PROPRIÉTÉS PHYSIOUKS^ DEN0ITÉ> COULBUR, ETC. 233
m^a^fShùTè'^ , se aiftfnguànt de la Tariété précédente par une moindre proportion d'oxygène qui est remplacé pardu carbone.; hi'lumilîe sèche, gris d'acier, ne brûlant qu'avec difficulté^ ne se gonflant pas, s'agglutinant légèrement ; elle établit le passage de la bouille grasse à l'anthracite ; la proportion du carbone s'y accroît aux dépens de l'oxygène et de l'hydrogène ; le contraire a lieu pour la houille maigre.
\j^ànihràcite ( av6po$, charbon) est un combustible formé ëur piaéë, quelquefois peut-être par charriage^ aux dépens des mêmes végétaux que la houille. Sa densité est de 1,4 et sa teneur en carbone de 91 à 93 ®/,^. Ce combustible est spécial à la pénoàe tribbitique. Gertaines variétés, très riches en carbone^ pe\i^nt êtte désignées sens le nom d'anthracite graphiteux.
WftprIéMk M7«kia«t; dcailié» couleor. pooitMre, éclat. — La
détisRé va en croissant depuis le bois qui flotte au dessus de l'eau, jusqu'au graphite dont la pesanteur spécifique est supéx\eo!fé à 2. Toutefois, les combustibles fossiles diffèrent peu entre eux sous le rapport de leur densité dont Taccroissement D'à lieu qtie d'une tnanière très lente lorsque l'on passe de l'uti à l'autre. Mais cet accroissement devient subitement considérable lorsqu'on arrive au graphite, sans que l'on puisse
totale est de 1 tt. 90, et ^li fait partie d'un faisceau de couchef; de houille généralement grasse. Le cannel coal a été trouvé accidentellement en France, dans la «rttode masse de Montrambert et des Lktes (bassin de la Loire), a (A. Barat).^ Voici le résultat d'une analyse du cannel coal de Coventry : carbone^ 64,7t; hydrogène, 51,56; oxygène, 77; azote, 13,78. Cette analyse Tienne l'appui de ce que nous avons dit an sujet de la prédominance du carbone et <ie l'hydrogène sur l'oxygène, dans lu cannel coèl.
(1) Ces houilles sont les plus estimées pour la forge, parce qu'elles produisent une grande éléTation de température, et qu'on peut facilement en former, au nûUeo da fea, de peUtas voûtes sous lesquelles l'ouvrier échauffe les pièces à forger.
FAODAOMB DE GÉOLOOIB.