NO JON AN
queue médiocre pointue, tronc de même grosseur de la tête à l’origine de la queue.
. S. de Russel. — Schlegel, Coronella, t. IF, p. 79, n° 44.
S. écarlate. — Heterodon coccineus, Schlegel, t. II, p. 402.
. S. bandes blanches. — Albocinctus, nobis : Indes orient.
. S. deux marques. — Binotatus, nobis : du Malabar.
. S. arrosé. — Aspersus, nobis : Indes orientales.
. S. trois raies. — Trilineatus, nobis : Indes, M. Diard.
. S. huit raies. — Elaps octolineatus, Schneider, fase. Ii,
DE LA CLASSIFICATION DES SERPENTS. rh
OPHIDIENS AGLYPHODONTES. DIACRANTÉRIENS (1).
DOUZIÈME FAMILLE
CARACTÈRES ESSENTIELS. Serpents à crochets lisses, dont les derniers susmaxillaires sont plus longs et séparés des autres.
Le nom sous lequel nous désignons ce groupe ou cette famille est destiné à indiquer la particularité qu’offrent ces Serpents dans la longueur et la distribution relatives des dents ou crochets susmaxillaires lisses, dont la série se trouve interrompue en arrière par un espace libre ou un intervalle évident qui précède les deux ou trois dernières dents, beaucoup plus longues que les autres, le plus souvent de moitié. D'ailleurs, ces crochets plus longs sont logés dans une fosse distincte, et sont probablement destinés à succéder les uns aux autres. C’est ce que nous avons cherché à dénoter, comme on le voit, par l’étymologie du nom de ce groupe.
Cette famille se trouve ainsi établie sur un caractère notable ; mais nous devons avouer que ce moyen, purement systématique et utile pour la classification, n'a été adopté par nous que parce qu'il est commode pour vaincre la difficulté que présente ce sous-ordre des Aglyphodontes. On trouvera ici réunis un très-grand nombre de Serpents dont les formes extérieures, la physionomie et les mœurs sont presque
(1) De àt&, séparément, seorsim, separatim, et de xpavtñpes, dents postérieures, dentes postremi.
toujours les mêmes. C'était une grande difficulté, et nous avons été heureux de pouvoir faire usage d’un caractère positif pour cette classification.
Quoique certains naturalistes aient indiqué pour quelques espèces, et même pour plusieurs genres, les dents postérieures plus longues que les autres, ils n'avaient pas cru devoir les séparer d’avec les Couleuvres, en les rangeant près des Tropidonotes, des Coronelles, ou avec les Homalopsis et les Psammophis.
Nous croyons que cette particularité des dents postérieures plus longues et tout à fait distinctes des autres par un intervalle, ne peut être sans but, et qu’elle est liée à la manière de vivre, ou du moins à l'acte de la préhension de la proie, qui se trouve ainsi arrêtée d’une manière beaucoup plus solide, une fois qu’elle a été introduite vers l’arrière-bouche.
Nous avons distribué les Serpents de cette famille des Diacrantériens en dix genres.
L'un d'eux peut être reconnu à la première inspection, d’après la forme bizarre de son museau, qui est comme tronqué obliquement et relevé en avant, sur le front, en forme de coin triangulaire, et dont la plaque porte même une arête ou une sorte de crête saillante médiane. On le nomme AHétérodon ; nous le plaçons le dernier, sous le numéro 10.
Dans les neuf autres genres, le museau est arrondi; mais chez les uns, les écailles sont carénées ou chacune d’elles porte une petite ligne saillante. Il y a deux de ces genres qui offrent cette conformation avec plusieurs autres particularités. Parmi celles-là on remarque la position des yeux, qui sont rapprochés entre eux et presque verticaux, ce qui annonce des espèces qui vont dans l’eau; tel est le genre Æélicops, ins-
crit sous le numéro 8, tandis que les yeux sont tout à fait latéraux dans le genre que nous avons appelé Æmphiesme, numéro 7.
Chez toutes les espèces des genres qui suivent, les flancs ne sont garnis que d’écailles lisses qui varient pour la forme; car tantôt elles sont allongées ou plus étroites en travers, et tantôt elles sont carrées, rhomboïdales ou arrondies.
Parmi les premières, celles à écailles longues, il est un des genres dans lequel le bord inférieur de l’orbite est formé par quelques-unes des plaques suslabiales : tel est le genre Z'amenis, numéro 4. Deux autres genres analogues, ou voisins par la forme des écailles, ont l’œil bordé, comme à l’ordinaire, d’écailles distinctes; mais dans les Uromacres, numéro 6, la queue est très-longue, tandis que dans les Xénodons, numéro 9, la queue est à peu près dans les proportions ordinaires, relativement au tronc.
En poursuivant cette étude comparative, il nous reste à indiquer les genres dont les écailles sont lisses et carrées sur les flancs et dont le museau est arrondi.
D’après la marche analytique que nous suivons, il reste quatre genres dont les écailles sont lisses et carrées, au moins dans la région des flancs, et qui ont lemuseau arrondi. Parmi ceux-là, il en est un bien remarquable, en ce que son dos est relevé et saillant en toit ou en dos d'âne; ce qui donne au tronc l’apparence d’avoir été comprimé, et nous a suggéré l’idée de le nommer Stégonote, n° 3.
Dans les trois derniers genres de cette famille, dont le dos est arrondi, comme dans la plupart de nos Couleuvres, la tête est large, surtout dans la région de l’occiput, qui semble alors comme portée sur un rétrécissement de l’échine. Tel est